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Eviction de Kpatcha Gnassingbé du
gouvernement Des déclarations
fâcheuses, regrettables et
irresponsables sur Rfi
Dans notre édition N°396 du 28
Novembre 2007, nous écrivions que la
campagne de presse sans précédent
contre le député Kpatcha Gnassingbé
avait pour but de préparer l'opinion
nationale et internationale à une
éventuelle décision contre l'ancien
ministre de la Défense et des Anciens
combattants. Nous ne nous sommes pas
trompés. Comme il fallait donc s’y
attendre, M. Kpatcha Gnassingbé ne
fait plus parti du gouvernement. Ceux
qui se sont coalisés contre Kpatcha
viennent donc d'atteindre leur but.
Ils viennent de remporter une bataille
mais nous ne pensons pas que la guerre
soit gagnée
Des accusations de coup d'Etat aux
prétendus réseaux mafieux
Dans leur guerre larvée contre le
député Kpatcha, les adversaires de ce
dernier qui ne sont autres que les
amis et proches de Faure qui tapissent
dans les couloirs de
la Présidence et ailleurs avaient
invoqué les accusations de coup d'Etat
que l’ancien ministre de la Défense
fomenterait. Jusqu’à son éviction du
gouvernement, aucune preuve n’est
venue étayer ces allégations. Des
campagnes de presse ont été
orchestrées et des tracts injurieux
ont été distribués. Des journalistes
nationaux et internationaux ont été
payés pour accomplir la sale besogne.
Le dernier en date avant l'assaut
final est un certain Cheikh SECK de
Jeune Afrique. Après avoir atteint
leur but on pensait que Faure et ses
amis allaient s'assagir et se taire.
Mais hélas. Sur RFI le 15 décembre ils
ont franchi le rubicond dans la
confrontation en déclarant que Kpatcha
est évincé pour sa cupidité et pour
ses réseaux mafieux ! Une attaque de
trop.
Dans les milieux proches de l'ancien
ministre de la Défense, on parle de
trahison. Pour notre part nous disons
que c'est plus que la trahison. C'est
de la méchanceté qui trouve ses
origines dans une querelle familiale
qu’on utilise pour rendre des comptes
politiques.. Nous ne sommes pas loin
de Caïn et Abel. Si les proches de la
présidence sont allés si loin, c'est
qu'ils sont décidés. Mais
malheureusement pour eux, ils se sont
trompés d'arguments pour justifier
leur forfait car dans ce pays trop
petit, nous nous connaissons. Les
accusations sur RFI ne sont que des
diversions pour cacher des lacunes.
Et eux-mêmes ? Est-ce que c’est M.
Kpatcha qui pille les recettes de Togo
Cellulaire, de Togo Télécom, des
Impôts, des Douanes etc. A notre
connaissance M. Kpatcha n'est de loin
ou de près lié au réseau mafieux qui
entourent ces régies précitées. Il
s'agit de véritables rackets qu'on
opère au sein de ses sociétés au point
qu'on a toutes les peines à croire ce
qui s'y passe car c’est impensable.
Deux fois de suite, le Togo a lancé
des emprunts obligataires. On nous
avait promis d'utiliser cet argent
pour améliorer nos infrastructures.
Nos structures d'Etat sont toujours
dans leur état de délabrement. Pendant
ce temps, on veut utiliser ces
milliards pour engraisser un opérateur
économique de l’énergie qui n’est pas
crédible. Il y a quelques années, une
note confidentielle d’une ambassade de
la place estimait la fortune des gens
à de milliards de francs CFA.
Etaient-ils des PDG de Chrysler ou de
Microsoft pour amasser autant
d’argent. M. Kpatcha ne figurait pas
sur la liste.
On connaît aussi ce que d’autres
ont fait aux USA avant leur retour au
pays.
Alors qu'on gaspille les deniers entre
amis et copains, on s'humilie pour
quémander l'aide de l'UE. Combien nous
coûtent Debbasch et le co-beau Bidamon
et autres amis ?
C'est le droit absolu du Président de
la République de préférer ses amis à
ses frères. Mais de grâce, il ne faut
pas aller plus loin dans le
déchirement familial.
Si ce n'est une autre mafia qu'on nous
sert, qu'est-ce qui peut justifier, le
maintien de DOGBE dans le
gouvernement. L'homme a passé tout son
temps à massacrer le ministère de
l'Equipement en autorisant les
payements des travaux mal réalisés
(route de Tchamba, mont Alédjo) alors
que les entrepreneurs qui ont soutenu
la campagne de Faure en 2005 ne sont
pas jusqu’ici payés. N'est-ce pas là
une cupidité et une autre mafia? On
croit nuire à M. Kpatcha sans oublier
qu'on se fragilise. Si entre frère on
est prêt à en découdre par médias
interposés on peut alors comprendre
le radicalisme de l’UFC. Puisque la
haine et les règlements entre frères
sont aussi rudes. Après avoir signé
leur forfait sur RFI le matin et sablé
champagne dans les bureaux somptueux
de la Présidence, Pascal Bodjona
(toujours lui) revient le soir sur la
même chaîne pour dire que tout va bien
entre Faure et son frère. Après avoir
poignardé Kpatcha dans le dos le
matin, on vient le soir le caresser
dans le sens des poils. C’est du
cynisme.
M. Kpatcha Gnassingbé a prouvé ses
compétences et son efficacité au
ministère de
la Défense, à la SAZOF et lors de la
présidentielle de 2005 et législatives
de 2007. Il est un élu propre qui
draine des foules. Ceux qui combattent
le député Kpatcha souffrent
d'impopularité dans leur localité.
Nous sommes en démocratie. Ce qui
compte, c'est de se demander de quel
poids pèse tel ou tel en politique. Le
ministre DOGBE et autres qu'on gaffe
de postes sont des hommes seuls qui
n'apportent rien au RPT. Le député
Kpatcha a assez encaissé de coups.
Mais nous lui demandons de garder sa
sérénité et son calme car comme le dit
l’adage le plus fort de tous les
guerriers sont le temps et la
patience.
Kao Victoire
Formation du nouveau gouvernement : La
Kozah s'interroge
A l'issue de la formation du nouveau
gouvernement intervenu dans la nuit du
jeudi dernier, la déception était
perceptible aux visages des jeunes de
la Kozah qui se demandent pourquoi
aucun de leurs députés ne figure dans
le gouvernement. C'est ce que
révèle un rapide sondage que nous
avons réalisé.
“Faure ne donne qu'à ses amis
d'enfance”, a martelé un étudiant de
l'UK (Université de Kara). " Avec ce
gouvernement nous n'irons pas loin ",
rétorque une militante du RPT à Kara
" Nous sommes fatigués de nous battre
pour les autres " souligne un
opérateur économique proche du RPT. Au
nom de quoi la préfecture des Lacs
hostile au RPT doit avoir trois
ministres Les déclarations des proches
de la Présidence sur RFI le 15
Décembre 2007 n'ont rien arrangé.
Celles-ci ont irrité plus d'un dans la
Kozah. Pour un sage de la Kozah qui a
requis l'anonymat " Faure doit faire
le ménage autour de lui. Cet entourage
est composé d'amateurs en politique.
Pour rien au monde, on ne peut
permettre qu'on traite son propre
frère de tous les noms sur les
antennes. S'ils veulent
s'entre-déchirer, il aura des gens
pour les aider." A chacun d'apprécier.
K.V.
Séjour des Institutions de Brettons
Wood au Togo Le oui mais de la Banque
Mondiale
Du 28 Novembre au 11 Décembre 2007,
une mission conjointe de la Banque
Mondiale, du Fonds Monétaire
International et de la Banque
Africaine de Développement (BAD) a
séjourné dans notre pays.
Au cours de leur séjour dans notre
pays, les représentants de ces trois
institutions financières
internationales ont eu des entretiens
avec le Chef de l'Etat, le Premier
Ministre sortant, le président de
l'Assemblée Nationale et rencontré les
directeurs de sociétés publiques et
les acteurs socio-économiques.
Au terme de leur séjour, M. James BOND
(pas l'acteur de cinéma) membre de la
délégation et directeur des Opérations
de la Banque Mondiale pour le Togo a
tenu une conférence de presse, qui
s'est déroulée le 12 Décembre 2007 à
la Salle CEDEAO du CASEF. Lors du
point de presse M. James BOND a passé
en revue le temps du Togo bon élève
des institutions de Bretton Woods
avant les années 90 et le mauvais
élève après les années 90.
Selon l'orateur, notre pays pendant
plus de 15 ans a fait du surplace.
Conséquence, notre économie a stagné
voire régressé. Pour rompre avec la
descente aux enfers, les nouvelles
autorités du pays se sont engagées à
assainir tous les rouages de
l'économie.
Pour soutenir l'engagement du
gouvernement, M. James BOND a promis
de soutenir le Togo auprès des
bailleurs de fonds. Pour ce faire,
notre pays doit améliorer la gestion
des finances publiques promouvoir la
bonne gouvernance, assurer la
transparence des différentes
entreprises publiques et du secteur
bancaire.
Les membres de la mission conjointe
ont néanmoins jugé positifs les
efforts qu'accomplissent le Chef de
l'Etat et son gouvernement dans le
redressement de notre économie.
Pour encourager notre pays à
persévérer dans la voie de réformes,
la Banque Mondiale a octroyé trois
dons d'un montant global de 5 034 000
dollars au Togo soit environ 2,5
milliards de F CFA dont la signature
est prévue dans les semaines à venir.
Le premier don d'un montant de 1 573
630 dollars US soit environ 750
millions de F CFA servira à préparer
le programme de reforme économique
prioritaire du gouvernement en vue de
stimuler la croissance et renforcer la
gestion des finances publiques. Le
deuxième don qui s'élève à 1 400 000
dollars US soit 700 millions de nos
francs vient en appui à l'extension du
programme d'urgence de réduction de la
pauvreté (PURP), actuellement en cours
d'exécution dans les régions maritime
et des Savanes et qui va s'étendre aux
trois autres régions du pays à savoir
: Plateaux, Centrale et Kara. Le
troisième don d'un montant de 559 500
dollars US sera consacré au projet de
réponse et de contrôle de la grippe
aviaire.
S'agissant de l'efficacité de la
relance économique, la mission
recommande au gouvernement togolais
l'exécution des actions à court terme
qui pourraient former la base d'un
réengagement avec les bailleurs. En
outre, la Banque Mondiale a promis
d'apporter son appui à l'effacement de
notre dette auprès des bailleurs de
fonds. Celle-ci est estimée à 135
millions de dollars US.
Rappelons que les ministres de
l'Economie et du Développement et de
l'Agriculture et
la Pêche avaient pris part au point de
presse. Selon le ministre Daniel
KLUTSE, le gouvernement tiendra dans
les prochaines semaines une conférence
de presse pour livrer à la presse son
point de vue sur la question.
K.V. & J.K |