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La Dépêche

14 Déc 2006

[ No 347 : du 13 Déc 2006]
Participation du Chef de l’Etat  aux fêtes traditionnelles : Et si le président  Faure communiquait avec son peuple ?

Depuis son accession à la magistrature suprême, le président Faure Gnassingbé s’est engagé à honorer de sa présence la célébration  des différentes fêtes traditionnelles dans nos préfectures. De Ekpessosso dans la préfecture des Lacs en passant par Agbogbozan dans le Haho, D’Pontre dans le Bassar, OVAZU dans l’Akposso etc.,… le président Faure Gnassingbé était présent aux festivités. Mais ce qui est regrettable et qui suscite de supputation et des commentaires, c’est que le président ne s’adresse jamais   à la population lors de ses manifestations. 

Il ne prononce aucun mot ne serait-ce que pour remercier ces populations pour lui avoir fait confiance en votant pour lui. Le Président pouvait plus d’un an après son accession au pouvoir effleurer les actions qu’il mène nuit et jour pour améliorer leur quotidien. Ce n’est pas les arguments qui manquent. Depuis un an et  demi qu’il est au pouvoir, le président Faure s’est consacré à la résolution de la crise politique du pays, à la réconciliation nationale et aussi aux actions sociales notamment le dialogue social.

            Toutes ses actions peuvent être  portées par lui-même à la connaissance des populations qui après l’avoir vu, veulent également l’entendre. Ce n’est pas  chaque jour que les populations voient leur président. Et à chaque fois que le président se déplace vers son peuple il doit communiquer avec lui. Communiquer pour faire savoir ce que l’on fait pour le peuple c’est la mission essentielle de tous dirigeant à l’ère des  Nouvelles  Technologies de la Communication. Le peuple sera à son tour heureux d’avoir vu et entendu son dirigeant.

            Au Bénin  voisin, à peine le président Yayi BONI a pris les rênes du pouvoir qu’il ne cesse  à chaque fois que l’occasion lui est  offerte de remercier  son peuple pour la confiance qu’il lui a faite en portant son choix sur sa personne pour diriger le pays. Le vendredi passé, le Président Yayi BONI a assisté à une séance de prière musulmane à Djougou dans le Nord du pays.  A cette occasion le président n’a pas manqué de s’adresser à la population.  Que  dire du président Gbagbo qui se rend au culte dans une église, et après la prêche du pasteur ou du prêtre prend la parole pour s’adresser aux  fidèles. Idem pour le président WADE du Sénégal et Toumani TOURE du Mali qui à  chaque sortie vers la masse, disent toujours quelque chose à leurs peuples. En communiquant avec son peuple on maintient un lien permanent avec lui et le peuple à son tour est toujours mobilisé autour de son Chef. Actuellement les commentaires vont bon train face au mutisme du président dans certaines localités.  Le président du Burkina Faso Blaise Compaoré, malgré sa timidité, s’adresse toujours à la population à chaque fois qu’il est en face d’elle.

            Il est donc temps que le président Faure s’inscrive dans cette logique en communiquant directement avec son peuple au  risque de laisser le champ libre à ses adversaires politiques d’exploiter son silence pour intoxiquer la population. D’ores et déjà, des ragots vont bon train dans certaines localités visitées. Pour certains, le silence du président traduit son mépris envers eux ; pour d’autres, c’est parce qu’il n’a aucun bilan positif à son actif. Toutes ces spéculations sont de nature à ternir l’image  du chef de l’Etat auprès des populations. Nous savons notre Président discret met les charges de l’Etat lui recommandent de communiquer avec son peuple car, c’est à lui et lui seul qu’il doit rendre compte.

            Le président Faure doit rompre avec ce mutisme et communiquer avec as population car en ce 21e siècle, seule la communication permet une visibilité des  actions qu’on mène à la tête de l’Etat.

                                                                                                                 E.D

 
Gilchrist Olympio

Mais l’individu hautain et arrogant voudrait qu’on lui présente au contraire des excuses dans le cadre d’une éventuelle formule « vérité et réconciliation » à  la sud-africaine qu’il rêve de voir s’instaurer au Togo? Dans une récente interview accordée à TV5, Gilchrist Olympio parle de ce « monsieur qui a été pointé directement par les Nations Unies comme responsable des meurtres dans ce pays, est aujourd’hui celui qui est ministre de l’Intérieur et de la Sécurité de Faure Gnassingbé… ».

Le rapport de l’ONU sur la violence électorale a rendu responsables  les services de sécurité, les partis politiques d’opposition et leurs milices et si Gilchrist Olympio veut dire autre chose du rapport, ce n’est que du mensonge.

            Mais comment se fait-il que ce soiten les milices de l’UFC qui se trouvaient face à l’armée ? Qui les a envoyé dans les rues. Avant ces élections, les tracts venant du siège de l’UFC circulaient librement appelant la population à faire cette fois-ci comme Madagascar pour permettre au mourant candidat de gagner enfin les élections. Gilchrist Olympio ignorait-il ces tracts ? Nullement. Par la suite lorsque le leader de l’UFC se ridiculise en parlant constamment de « plus de 1000 morts »  lors de cette violence, la réflexion devrait lui permettre de se poser la question suivante : où sont-ils finalement enterrés ? Le chiffre de mille morts est une pure imagination de la fameuse Ligue des Droits de l’Homme, un chiffre avancé sans enquête préalable, la Ligue des Droits de l’Homme étant une aile marchante de l’UFC. Gilchrist Olympio doit savoir que le HACAME n’est pas une milice mais bien une association d’Etudiant et Pascal Bodjona n’a jamais été à  la tête de cette association.

            Il faut que Gilchrist Olympio se renseigne auprès des étudiants dits démocrates : OULD, MELD, GRAD, donc proches de l’UFC. S’ils sont de bonne foi, ils lui diront la vérité sur le HACAME.

Cela dit, lorsque les étudiants proches de l’opposition radicale sèment les troubles à l’Université et que le mouvement HACAME les tient en  respect, ils voient toujours la paluche des militaires comme si les étudiants militants du HACAME seraient tous des lépreux incapables de se battre. Ce sont ces mensonges qui sont colportés par Gilchrist Olympio.

La Dépêche a tout récemment fait savoir que la reprise de la coopération européenne faisait grincer les dents à Gilchrist Olympio qui avait espéré que cette reprise se ferait avec lui au pouvoir. « L’argent de l’UE, dit-il, c’est l’argent des contribuables européens ». La reprise de la coopération européenne n’est pas seulement une affaire de sous. C’est avant tout la reconnaissance de la situation politique par la communauté internationale. Sur ce point, le Togo de Faure Gnassingbé a obtenu un bon point.  Autre grossier mensonge, après avoir soutenu à plusieurs reprises que sans l’aide de l’UE,  le Togo ne peut pas se relever, il se déjuge en déclarant sur TV5 Monde que l’aide de l’UE vient en complément.

Avant de quitter notre pays pour le Tchad, Gilles Desesquelles a bien fait savoir qu’en dépit de la longue suspension de la coopération européenne la situation au Togo sur le plan sanitaire et sur le plan éducationnel n’est pas si mal par rapport aux autres pays qui ont continué à bénéficier de la coopération européenne sans interruption. Ceci est un hommage directement au président Eyadema. Il est étonnant qu’une telle observation ait échappé à  ceux qui épinglent aveuglement notre pays. N’est-il pas aussi temps que Gilchrist Olympio vieillissant aille se reposer. Le pays se construit toujours sans ou avec lui.

 Jacques Tom.

 
 
 

 

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