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Selon le
secrétaire général du RPT :
“Le découpage
électoral relève de la souveraineté
nationale”
" Le découpage électoral relève de la
souveraineté nationale ". C'est la
réponse du berger à la bergère de M.
Solitoki ESSO, Secrétaire général du
RPT en réponse aux déclarations de l'UFC
et aux recommandations des
observateurs de l'UE.
En effet, depuis la proclamation des
résultats du scrutin du 14 Octobre
2007, l'UFC ne cesse d'imputer son
échec au découpage électoral. Le même
découpage que le leader de l’UFC avait
rejeté dans l'Accord Global de Base.
Le découpage électoral, personne n'en
a parlé dans ce pays. Et c'est avec le
même découpage électoral que M.
Patrick LAWSON avait juré de gagner le
scrutin du 14 Octobre dernier pour
appliquer la politique d'exclusion de
l'UFC. Et si l'UFC était sortie
victorieuse à l'issue du scrutin? Tout
le monde en convient que le découpage
électoral ne sera pas à l'ordre du
jour. Et puisque l'UFC doit gagner les
élections avant qu'on ait la paix dans
ce pays, le découpage est devenu le
cheval de bataille du Prince de la
côte.
En écho aux revendications de l'UFC,
les observateurs de l'UE ont cru bon
de recommander au gouvernement
togolais dans leur rapport rendu
public le 03 Décembre 2007, le
redécoupage électoral, outrepassant de
facto leur mission.
Dans ce brouhaha autour du découpage
électoral, on attendait la réaction du
RPT. Elle est tombée le 6 décembre
2007 de la bouche de son Secrétaire
général, M. Solitoki ESSO. Après avoir
souligné que le RPT prend acte des
recommandations des observateurs de
l'UE, il a déclaré, comme pour mettre
fin à un débat inutile, que " le
découpage électoral relève de la
souveraineté nationale ". C'est clair
et précis. Il fallait le rappeler avec
fermeté car quand il s'agit du Togo,
on feint d'oublier qu'on s'adresse à
un Etat souverain. Le découpage
électoral est un attribut de l'Etat
souverain qui dans le cadre de
l'aménagement du territoire en décide
souverainement. Dans tous les pays au
monde (même en France), aucun
découpage électoral n'est parfait. Il
n’appartient pas aux observateurs,
soient-ils de l'UE, d'en parler. Les
observateurs de l’UE étaient là pour
observer la transparence et l'équité
du scrutin. Ils ont bien fait ce
travail en reconnaissant que
l'élection était transparente et
juste. Ils devaient s'arrêter là.
Vouloir sortir de ce cadre, c'est
faire l'immixtion dans les affaires
intérieures d'un Etat souverain. Dans
ce cas, la mise au point du Secrétaire
général du RPT a le mérité de la
clarté.
KAO Victoire
J.A. Un envoyé
spécial pas comme les autres
Vue de Paris, Londres, et autres
capitales occidentales, la presse
africaine est de mauvaise qualité. La
presse africaine n'est pas
professionnelle, entend-on souvent
dire. Pour les censeurs en déontologie
de la presse, les médias africains
souffrent de plusieurs lacunes. A y
voir de près, la presse africaine et
celle d’Occident sont logées à la même
enseigne : le goût du sensationnel,
des rumeurs tenant lieu d'information,
le manque d'équilibre dans le
traitement de l'information etc.
Si avec les moyens financiers énormes
dont disposent nos confrères
parisiens, londoniens, ils manquent
aux règles déontologiques, que
reproche-t-on alors à la presse
africaine qui n'est qu'à ses débuts ?
Tout cela pour en venir aux confrères
parisiens qui se sont intéressés à la
prétendue crise entre Faure et Kpatcha.
A la différence du confrère " Le Monde
", " La Lettre du Continent ", "
l'Expansion ", " La Croix " et autres
dont les journalistes ont séjourné au
Togo, ont soigneusement évité de
rencontrer le ministre Kpatcha. Cela
ne les a pas empêchés de dire des tas
de choses sur ce dernier. Cela
s'appelle être en mission commandée.
C'est dans ce contexte que notre
confrère " Jeune Afrique " a aussi
envoyé un envoyé spécial au Togo à la
personne de Cheikh Yérim Seck.
A la différence des autres confrères
blancs, le journaliste de J.A. est un
pur africain. Comme tel, son
comportement devait être différent des
confrères blancs.
Mais hélas ! Il a été pire. N'est pas
un envoyé spécial qui le veut. Un
envoyé spécial doit maîtriser son
contexte.
Un journaliste devant enquêter sur la
crise au sommet de l'Etat dans un
pays, doit prendre des précautions.
Parmi ces précautions, faire tout pour
présenter un traitement équilibré des
différents protagonistes de la crise.
Mais hélas ! Nos experts es science en
communication l'ignorent.
Confondu par le droit de réponse du
ministre Kpatcha, le fameux envoyé
spécial de J. A. n'a fait que bégayer.
Il n'a pas eu le courage de dire ce
qui l'a empêché d'écouter celui qu'on
l'a chargé d'abattre. Dans la
tradition africaine, avant de tuer la
poule ou le coq, on lui donne de l'eau
à boire. Malheureusement, le marabout
Cheikh Yérim Seck l'ignore.
Le présent droit de réponse a le souci
de clarification et non un prétendu
clin d’oeil à Faure comme le
prétendent des gens de mauvaise foi.
K.V.
La BIDC au
service du développement de la CEDEAO
La transformation du Fonds de la
CEDEAO en une société Holding
Régionale dénommé Banque
d'Investissement et de Développement
de la CEDEAO (BIDC) porte ses fruits.
Les Etats membres de la CEDEAO
bénéficient actuellement des
investissements lourds dans les
secteurs public et privé. La filiale
BRIC (Banque Régionale
d'Investissement de la CEDEAO) dont
les opérations s'orientent vers le
secteur privé et le secteur public
marchand octroie diverses formes de
prêts. Il s'agit :
- des prêts directs à long terme pour
les projets à but lucratif dans tous
les secteurs d'activités ;
- des prêts directs à travers les
institutions financières nationales
pour le financement des PME-PMI dans
le cadre d'accords-cadres de
refinancement et de lignes de crédits
;
- des prises de participation et
financements en quasi-fonds propres ;
- des émissions de garantie
d'emprunts, obligations, de bons et
titres à caractère national, régional
ou international ;
- des financements d'études de
faisabilité des projets
d'investissements ;
- d'ingénierie financière et divers
services financiers.
La filiale FRDC (Fonds Régional de
Développement de
la CEDEAO) intervient dans le secteur
public et effectue les opérations
suivantes :
- des prêts directs à moyen et à long
terme, à des conditions de faveur,
pour le financement d'infrastructures
de base et de projets de développement
économique et social dans les Etats
membres ;
- des prêts pour le financement
d'études de faisabilité ;
- des prêts pour le financement de
programmes spéciaux communautaires
définis par le secrétariat exécutif de
la CEDEAO ;
- de l'assistance aux Etats membres ;
- des réalisations de diverses autres
activités relatives à la mobilisation
des ressources et à la gestion des
Fonds spéciaux.
Ces deux filiales, en l'occurrence la
BRIC et la FRDC, ont une actionnaire
majoritaire. Il s'agit de la BIDC. La
BIDC est majoritaire dans le capital
de la BRIC avec 51% et les autres
actionnaires 49% sur un capital de 500
millions de dollars. Du côté du FRDC,
la BIDC dispose de 90% du capital et
les autres actionnaires, 10% sur un
capital de 500 millions de dollars.
Sous l'impulsion de son président, M.
Christian ADOVELANDE, la BIDC a
investi plusieurs dizaines de
milliards de francs CFA dans la
réalisation de plusieurs projets dans
la sous région et surtout au Togo. La
BIDC a participé aux financements de
l'interconnexion avec le Nigéria pour
renforcer la capacité énergétique de
la CEB. Elle a également financé la
réhabilitation et la modernisation des
routes Aflao (frontière du Ghana) à
Hilla Condji, (frontière du Bénin) au
Togo, dont l'appel d'offres a été déjà
lancé. Togo Télécom a également
bénéficié, de la part de la BIDC,
d'une garantie partielle pour
souscrire à l'emprunt obligataire
2007-2014 avec un taux d'intérêt de
6,5%. Et ce n'est pas tout ! Le Port
Autonome de Lomé se dotera bientôt de
remorques pour améliorer ses
prestations grâce à un prêt de la
BIDC qui s'élève à 2 milliards de F
CFA.
Tous ces financements dans divers
secteurs d'activités du Togo et de la
sous-région sont à mettre à l'actif
du président de la banque dont la
rigueur dans la gestion de la boîte
suscite la jalousie de ses détracteurs
qui pensaient passer par la presse
pour le déstabiliser.
Mais malheureusement, ils font fausse
route. M. ADOVELANDE reste
imperturbable et continue son travail.
Actuellement, plusieurs projets sont
déjà étudiés et attendent
l'approbation du Conseil
d'Administration qui se tiendra le 19
décembre 2007 à Lomé. Le Ghana, le
Sénégal, le Niger, la Sierra Léone, le
Burkina Faso, le Bénin, et le Togo
ont leurs projets dans la sous main du
président de la BIDC qui les défendra
bec et ongle auprès du Conseil
d'Administration pour approbation. Le
Togo a soumis deux projets, notamment
le financement partiel du projet de
relance de la production de phosphates
et la construction d'une centrale
électrique thermique à Lomé. Le
Sénégal a également soumis deux
projets. Il s'agit du financement
partiel du projet de construction clé
en main d'une centrale Diesel de 60MW
et de la construction de l'hôtel "
Radissane-SA " à Dakar. Le Ghana quant
à lui sollicite le financement pour
équiper les sapeurs pompiers, tandis
que le Niger souscrit à un financement
pour la construction et l'aménagement
de la route Niamey-Ouallam, sans
oublier les autres pays qui ont
également soumis des projets pour
financement.
Comme on le voit, la BIDC est à la
pointe du développement de
la CEDEAO
et répond efficacement aux objectifs
fixés par les Chefs d'Etats dont M.
Christian ADOVELANDE s'est fait son
credo. Le président de la BIDC n'est
pas ébranlé par cette campagne
d'intoxication dont certains cadres de
la boîte se sont fait maître. Il
honore valablement par sa compétence
son pays le Bénin qui l'a envoyé pour
être au service de la CEDEAO.
E.D. |