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La Dépêche

13 Dec 2007

[ No 397 : du 12 Dec 2007]

Selon le secrétaire général du RPT : “Le découpage électoral relève de la souveraineté nationale”
" Le découpage électoral relève de la souveraineté nationale ". C'est la réponse du berger à la bergère de M. Solitoki ESSO, Secrétaire général du RPT en réponse aux déclarations de l'UFC et aux recommandations des observateurs de l'UE.

En effet, depuis la proclamation des résultats du scrutin du 14 Octobre 2007, l'UFC ne cesse d'imputer son échec au découpage électoral. Le même découpage que le leader de l’UFC avait rejeté dans l'Accord Global de Base. Le découpage électoral, personne n'en a parlé dans ce pays. Et c'est avec le même découpage électoral que M. Patrick LAWSON avait juré de gagner le scrutin du 14 Octobre dernier pour appliquer la politique d'exclusion de l'UFC. Et si l'UFC était sortie victorieuse à l'issue du scrutin? Tout le monde en convient que le découpage électoral ne sera pas à l'ordre du jour. Et puisque l'UFC doit gagner les élections avant qu'on ait la paix dans ce pays, le découpage est devenu le cheval de bataille du Prince de la côte.

En écho aux revendications de l'UFC, les observateurs de l'UE ont cru bon de recommander au gouvernement togolais dans leur rapport rendu public le 03 Décembre 2007, le redécoupage électoral, outrepassant de facto leur mission.

Dans ce brouhaha autour du découpage électoral, on attendait la réaction du RPT. Elle est tombée le 6 décembre 2007 de la bouche de son Secrétaire général, M. Solitoki ESSO. Après avoir souligné que le RPT prend acte des recommandations des observateurs de l'UE, il a déclaré, comme pour mettre fin  à un débat inutile, que " le découpage électoral relève de la souveraineté nationale ". C'est clair et précis. Il fallait le rappeler avec fermeté car quand il s'agit du Togo, on feint d'oublier qu'on s'adresse à un Etat souverain. Le découpage électoral est un attribut de l'Etat souverain qui dans le cadre de l'aménagement du territoire en décide souverainement. Dans tous les pays au monde (même en France), aucun découpage électoral n'est parfait. Il n’appartient pas aux observateurs, soient-ils de l'UE, d'en parler. Les observateurs de l’UE étaient là pour observer la transparence et l'équité du scrutin. Ils ont bien fait ce travail en reconnaissant que l'élection était transparente et juste. Ils devaient s'arrêter là. Vouloir sortir de ce cadre, c'est faire l'immixtion dans les affaires intérieures d'un Etat souverain. Dans ce cas, la mise au point du Secrétaire général du RPT a le mérité de la clarté.

KAO Victoire

J.A. Un envoyé spécial pas comme les autres
Vue de Paris, Londres, et autres capitales occidentales, la presse africaine est de mauvaise qualité. La presse africaine n'est pas  professionnelle, entend-on souvent dire. Pour les censeurs en déontologie de la presse, les médias africains souffrent de plusieurs lacunes. A y voir de près, la presse africaine et celle d’Occident sont logées à la même enseigne : le goût du sensationnel, des rumeurs tenant lieu d'information, le manque d'équilibre dans le traitement de l'information etc.

Si avec les moyens financiers énormes dont disposent nos confrères parisiens, londoniens, ils manquent aux règles déontologiques, que reproche-t-on alors à la presse africaine  qui n'est qu'à ses débuts ?

Tout cela pour  en venir aux confrères parisiens qui se sont intéressés à la prétendue crise entre Faure et Kpatcha. A la différence du confrère " Le Monde ", " La Lettre du Continent ",  " l'Expansion ", " La Croix " et autres dont les journalistes ont séjourné au Togo, ont soigneusement évité de rencontrer le ministre Kpatcha. Cela ne les a pas empêchés  de dire des tas de  choses sur ce dernier. Cela s'appelle être en mission commandée.

C'est dans ce contexte que notre confrère " Jeune Afrique " a aussi envoyé un envoyé spécial au Togo à la personne de Cheikh Yérim Seck.

A la différence des autres confrères blancs, le journaliste de J.A. est un pur africain. Comme tel, son comportement devait être différent des confrères blancs.

Mais hélas ! Il a été pire. N'est pas  un envoyé spécial qui le veut. Un envoyé spécial  doit maîtriser son contexte.

Un journaliste devant enquêter sur la crise au sommet de l'Etat dans un pays, doit prendre des précautions. Parmi ces précautions, faire tout pour présenter un traitement équilibré des différents protagonistes de la crise. Mais hélas ! Nos experts es science en communication l'ignorent.

Confondu par le droit de réponse du ministre Kpatcha, le fameux envoyé spécial de J. A. n'a fait que bégayer. Il n'a pas eu  le courage de dire ce qui l'a empêché d'écouter celui qu'on l'a chargé d'abattre. Dans la tradition africaine, avant de tuer la poule ou le coq, on lui donne de l'eau à boire. Malheureusement, le marabout Cheikh Yérim Seck l'ignore.

Le présent droit de réponse a le souci de clarification et non un prétendu clin d’oeil à Faure comme le prétendent des gens de mauvaise foi.

K.V.

La BIDC au service du développement de la CEDEAO
La transformation du Fonds de la CEDEAO en une société Holding Régionale dénommé Banque d'Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC) porte ses fruits. Les Etats membres de la CEDEAO bénéficient actuellement des investissements lourds dans les secteurs public et privé. La filiale BRIC (Banque Régionale d'Investissement de la CEDEAO) dont les opérations s'orientent vers le secteur privé et le secteur public marchand octroie diverses formes de prêts. Il s'agit :

- des prêts directs à long terme pour les projets à but lucratif dans tous les secteurs d'activités ;

- des prêts directs à travers les institutions financières nationales pour le financement des PME-PMI dans le cadre d'accords-cadres de refinancement et de lignes de crédits ;

- des prises de participation et financements en quasi-fonds propres ;

- des émissions de garantie d'emprunts, obligations, de bons et titres à caractère national, régional ou international ;

- des financements d'études de faisabilité des projets d'investissements ;

- d'ingénierie financière et divers services financiers.

La filiale FRDC (Fonds Régional de Développement de la CEDEAO) intervient dans le secteur public et effectue les opérations suivantes :

- des prêts directs  à moyen et à long terme, à des conditions de faveur, pour le financement d'infrastructures de base et de projets de développement économique et social dans les Etats membres ;

- des prêts pour le financement d'études de faisabilité ;

- des prêts pour le financement de programmes spéciaux communautaires définis par le secrétariat exécutif de la CEDEAO ;

- de l'assistance aux Etats membres ;

- des réalisations de diverses autres  activités relatives à la mobilisation des ressources et à la gestion des Fonds spéciaux.

Ces deux filiales, en l'occurrence la BRIC et la FRDC, ont une actionnaire majoritaire. Il s'agit de la BIDC. La BIDC est majoritaire dans le capital de la BRIC avec 51% et les autres actionnaires 49% sur un capital de 500 millions de dollars. Du côté du FRDC, la BIDC dispose de 90% du capital et les autres actionnaires, 10% sur un capital de 500 millions de dollars.

Sous l'impulsion de son président, M. Christian ADOVELANDE, la BIDC a investi plusieurs  dizaines de milliards de francs CFA dans la réalisation de plusieurs projets dans la sous région et surtout au Togo. La BIDC a participé aux financements de l'interconnexion avec le Nigéria  pour renforcer la capacité  énergétique de la CEB. Elle a également financé la réhabilitation et la modernisation des routes Aflao (frontière  du Ghana) à Hilla Condji, (frontière du Bénin) au Togo, dont l'appel d'offres a été déjà lancé. Togo Télécom a également bénéficié, de la part de la BIDC, d'une garantie partielle pour souscrire à l'emprunt obligataire 2007-2014 avec un taux d'intérêt de 6,5%. Et ce n'est pas tout ! Le Port Autonome de Lomé se  dotera bientôt de remorques pour améliorer ses prestations grâce  à un prêt de la BIDC qui s'élève à 2 milliards  de F CFA.

Tous ces financements dans divers secteurs d'activités du Togo et de la sous-région  sont à mettre à l'actif du président de la banque dont la rigueur dans la gestion de la boîte suscite la jalousie de ses détracteurs qui pensaient passer par la presse pour le déstabiliser.

Mais malheureusement, ils font fausse route. M. ADOVELANDE reste imperturbable et continue son travail. Actuellement,  plusieurs projets sont déjà étudiés et attendent l'approbation du Conseil d'Administration qui se tiendra le 19 décembre 2007 à Lomé. Le Ghana, le Sénégal, le Niger, la Sierra Léone, le Burkina Faso, le Bénin, et le Togo  ont leurs projets dans la sous main du président de la BIDC qui les défendra bec et ongle auprès du Conseil d'Administration pour approbation. Le Togo a soumis deux projets, notamment le financement partiel du projet de relance de la production de phosphates et la construction d'une centrale électrique thermique à Lomé. Le Sénégal a également soumis deux projets. Il s'agit du financement  partiel du projet de construction clé en main d'une centrale Diesel de 60MW et de la construction de l'hôtel " Radissane-SA " à Dakar. Le Ghana quant à lui sollicite le financement pour équiper les sapeurs pompiers, tandis que le Niger souscrit à un financement pour la construction  et l'aménagement de la route Niamey-Ouallam, sans oublier les autres pays qui ont également soumis des projets pour financement.

Comme on le voit, la BIDC est à la pointe du développement de la CEDEAO et répond efficacement aux objectifs fixés par les  Chefs d'Etats dont M. Christian ADOVELANDE s'est fait son credo. Le président  de la BIDC n'est pas ébranlé par cette campagne d'intoxication dont certains cadres de la boîte se sont fait maître. Il  honore valablement par sa compétence son pays le Bénin qui l'a envoyé pour être au service de la CEDEAO.

E.D.

 

 
 
 
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