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La Dépêche

8 Dec 2007

[ No 396 : du 6 Dec 2007]

Nomination du Premier Ministre : M. Komlan MALLY, un bon choix
Humilité et modestie. Si toute la classe politique togolaise était comme Komlan MALLY notre nouveau Premier Ministre ! Humble il l'est, modeste MALLY l'est également et l'homme sait combiner les deux qualités. N'est-ce pas des qualités qu'il faut pour diriger un pays comme le nôtre.

A vrai dire, la nomination le 03 Décembre 2007 de M. MALLY à la tête du gouvernement a été une surprise car personne n'attendait à trouver l'ancien ministre de la Ville  et de l'Urbanisme aussi rapidement que possible à ce haut niveau! En le portant à la tête du gouvernement, le président Faure Gnassingbé vient de déjouer tous les pronostics et  toutes les supputations même si LA DEPECHE avait souhaité que le futur Premier Ministre vienne des Plateaux.


Par ce choix, le président Faure vient d'envoyer un message d'humilité et de modestie au leader de l'UFC qui croyait que le Président de la République est corvéable à merci.

Un gouvernement d'union après les législatives qui ont dégagé un parti vainqueur, se fait avec l'entrée de l'opposition dans le gouvernement et non par le choix du Premier Ministre dans l'opposition. En tout cas, le régime de transition a désormais pris fin au Togo.

Qui est Komlan MALLY?

M. Komlan MALLY est né en 1960 à Adiva dans la préfecture d'Amou où il fit ses études primaires. Il fera les études secondaires d'abord au Collège d'Enseignement Général de Hihéatro, puis au Lycée d'Amlamé où il obtient son baccalauréat série A4 avant de poursuivre ses études supérieures à l'Université du Bénin (actuelle Université de Lomé) où il obtient une maîtrise en Droit Public. Il est ensuite admis à l'Ecole Nationale d'Administration (ENA) d'où il sort nanti en 1987 du diplôme du cycle III de l'ENA, option Administration générale. Il est également titulaire du diplôme d'études de développement de l'Université de Genève, du certificat de coopération internationale au développement de l'Institut universitaire de hautes études nationales de Genève ainsi que d'un certificat de l'administration publique de Paris. Il a ensuite participé à plusieurs conférences internationales sur le système électoral et la gestion des collectivités locales au Japon et sur la paix mondiale à New York.

Au plan professionnel, M. Komlan MALLY a été successivement inspecteur des affaires administratives, secrétaire général par intérim au Ministère de l'Intérieur.

            M. MALLY a aussi occupé les fonctions de préfet dans la préfecture de Wawa puis Directeur des Affaires politiques et de la Sécurité civile au Ministère de l'Intérieur. Il sera de nouveau préfet dans le Golfe et quelques temps, ministre de la Ville et de l'Urbanisation. Il vient d'être élu député à l'Assemblée Nationale.

Les priorités     

La tâche qui attend Komlan MALLY et le futur gouvernement qu'il va former est immense. Mettre le pays au travail, redresser l'économie, combattre le laxisme et le laisser aller, améliorer la situation des travailleurs togolais. Tout cela passe par des ministres dynamiques, disponibles et dévoués pour la patrie. Les Togolais ne veulent plus des ministres de copains et d'amis, mais des patriotes qui ont une vision pour le pays.

            A vrai dire, le président Faure Gnassingbé a fait un bon choix. Tant pis pour les éternels absents qui pensent que sans eux la terre cessera de tourner. Ils se trompent énormément.

Jacques TOM

Négociation Faure/Gilchrist : “Fo” voulait tester les intentions de Faure
Le 28 Novembre dernier, Fo (nom affectif de Gilchrist) est reparti après un show médiatique avec le Président Faure à la Présidence de la République.

De sources concordantes, les entretiens de Faure avec le leader de l'UFC n'ont rien donné. Il ne peut en être autrement. Entrer dans un gouvernement du fils du père qu'il a combattu est le dernier souci de celui qui a le mépris et l'arrogance dans l'âme. De sources proches de l'UFC, leur leader n'était pas là pour négocier une quelconque entrée de leur parti dans un gouvernement. Fo était venu tester les intentions du Président Faure.

Depuis la proclamation des résultats du scrutin du 14 Octobre 2007, les yeux du leader de l'UFC sont tournés vers la présidentielle de 2010. En effet, depuis les décomptes des résultats de l'élection du 14 Octobre, le leader de l'UFC et son staff croient sérieusement que la présidentielle de 2010 est à leur portée. Pour cela, ils n'entendent pas cohabiter dans un gouvernement avec le RPT pour connaître le sort qui a été réservé au CAR et à la CDPA.

A l'heure actuelle, un document circule au sein de l'UFC. Le présent document décrit toutes les stratégies à mettre en place au plan interne et externe pour remporter la présidentielle de 2010, pendant ce temps le RPT célèbre des fêtes de prières interminables.

Le Président Faure qui a perdu le temps à discuter inutilement avec Fo connaît-il vraiment le leader de l'UFC?

Parce qu'à la mort de son père en 1963, personne n'est descendu dans la rue, Gilchrist Olympio a décidé de nous fatiguer tous. Et depuis, il nous fatigue : des tentatives de coup d'Etat, à la guérilla politique en passant par des  grèves générales illimitées, le revanchard n'a rien ménagé pour nous fatiguer.

Certes, le dialogue est l'arme des forts. Mais peut-on passer son temps à dialoguer avec celui-la qui n'a qu'une seule idée en tête : se servir du pouvoir pour venger ses morts? A chacun d'apprécier.

Kao Victoire 

La restructuration de la Banque d'Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC) provoque des acharnements contre son président
La vingt-deuxième session de la conférence des chefs d'Etats et de gouvernements de la CEDEAO tenue les 09 et 10 décembre 1999, a décidé de transformer le Fonds de la CEDEAO en une société Holding Régionale dénommée Banque d'Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC) avec à la clé deux filiales spécialisées. Il s'agit de la Banque Régionale d'Investissement de la CEDEAO (BRIC) et du Fonds Régional d'Investissement de la CEDEAO (FRDC). Cette restructuration  vise à orienter les financements vers le secteur privé pour promouvoir son développement au sein de la CEDEAO. C'est d'ailleurs pourquoi la BRIC est orientée vers le secteur privé et le secteur public marchand et le FRDC se consacre aux opérations de développement dans le secteur public notamment le financement des infrastructures économiques de base et la lutte contre la pauvreté. Cette restructuration a eu un impact sur le personnel et certains agents ont été compressés. Huit ans après, c'est-à-dire de 1999 en 2007, il y a nécessité de revoir le nombre de salariés afin d'éviter la désintégration de la Banque. C'est ainsi que le président actuel de la banque, M. Christian Adovelande, au lieu de procéder à la compression comme cela s'était fait, a opté plutôt pour le rabattement de salaire qui prenait effet à partir du 1er janvier 2007. Cette décision  a suscité des grincements de dents au sein du personnel et certains cadres ont choisi de quitter la boîte en percevant bien sûr leurs droits. D'autres ont choisi par contre de rester mais malheureusement certains d'entre eux se permettent de livrer à la presse des informations parfois erronées. L'autre cas de figure, c'est le personnel étranger qui a acquis la nationalité togolaise. Ce faisant il perd automatiquement certains avantages dont bénéficient les étrangers travaillant au Togo et qui ont un statut de diplomates. Par exemple lorsque vous achetez un véhicule, en tant que fonctionnaire étranger travaillant dans une institution, vous payez la moitié des frais douaniers. Mais lorsque vous devenez Togolais, vous devez payer l'autre moitié pour être en règle. Les étrangers dans la boîte ont un traitement des allocations familiales différent des nationaux. Ce qui veut dire que lorsque vous optez pour la nationalité togolaise, vous subissez le même traitement que les nationaux.

 Il est clair que le but visé par ces articles de presse est de ternir  l'image du président et de fragiliser  les réformes qu'il est en train de réaliser. Comment peut-on comprendre que les articles publiés ne parlent uniquement que de la version de certains agents sans jamais mentionner celle du président  ou de ses conseillers? Le professionnalisme du métier de journaliste voudrait que l'on écoute les deux parties, c'est-à-dire les agents et leur chef hiérarchique. Mais malheureusement, l'article non seulement ne contient que la version de certains agents aigris de la banque mais reste muet sur le point de vue du premier responsable. Pire encore, l'article  s'attaque à la vie privée du président et le traite de tous les noms d'oiseaux ; ce qui frise un acharnement contre sa personne. Et pourtant la restructuration  n'est pas une initiative personnelle du président. Ce sont  les chefs d'Etats de la CEDEAO qui ont demandé ces réformes. Les résultats sont déjà encourageants. La banque a financé plusieurs projets dans la sous région et dans notre pays également, notamment le financement partiel du projet d'équipement des centres de santé  sur toute l'étendue du territoire national pour un montant de 10 milliards de F CFA, le financement de la rénovation de la station terrienne de Cacaveli, et le financement de la Société Nouvelle des Phosphates du Togo en cours d'étude.

En tout cas le président Adovelande reste serein et poursuit  ses réformes pour permettre à la banque d'être plus efficace et compétitive.

E.D.

 

 
 
 
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