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Nomination
du Premier Ministre : M. Komlan MALLY,
un bon choix
Humilité et modestie. Si toute la
classe politique togolaise était comme
Komlan MALLY notre nouveau Premier
Ministre ! Humble il l'est, modeste
MALLY l'est également et l'homme sait
combiner les deux qualités. N'est-ce
pas des qualités qu'il faut pour
diriger un pays comme le nôtre.
A vrai dire, la nomination le 03
Décembre 2007 de M. MALLY à la tête du
gouvernement a été une surprise car
personne n'attendait à trouver
l'ancien ministre de la Ville et de
l'Urbanisme aussi rapidement que
possible à ce haut niveau! En le
portant à la tête du gouvernement, le
président Faure Gnassingbé vient de
déjouer tous les pronostics et toutes
les supputations même si LA DEPECHE
avait souhaité que le futur Premier
Ministre vienne des Plateaux.
Par ce choix, le président Faure vient
d'envoyer un message d'humilité et de
modestie au leader de l'UFC qui
croyait que le Président de la
République est corvéable à merci.
Un gouvernement d'union après les
législatives qui ont dégagé un parti
vainqueur, se fait avec l'entrée de
l'opposition dans le gouvernement et
non par le choix du Premier Ministre
dans l'opposition. En tout cas, le
régime de transition a désormais pris
fin au Togo.
Qui est Komlan MALLY?
M. Komlan MALLY est né en 1960 à Adiva
dans la préfecture d'Amou où il fit
ses études primaires. Il fera les
études secondaires d'abord au Collège
d'Enseignement Général de Hihéatro,
puis au Lycée d'Amlamé où il obtient
son baccalauréat série A4 avant de
poursuivre ses études supérieures à
l'Université du Bénin (actuelle
Université de Lomé) où il obtient une
maîtrise en Droit Public. Il est
ensuite admis à l'Ecole Nationale
d'Administration (ENA) d'où il sort
nanti en 1987 du diplôme du cycle III
de l'ENA, option Administration
générale. Il est également titulaire
du diplôme d'études de développement
de l'Université de Genève, du
certificat de coopération
internationale au développement de
l'Institut universitaire de hautes
études nationales de Genève ainsi que
d'un certificat de l'administration
publique de Paris. Il a ensuite
participé à plusieurs conférences
internationales sur le système
électoral et la gestion des
collectivités locales au Japon et sur
la paix mondiale à New York.
Au plan professionnel, M. Komlan MALLY
a été successivement inspecteur des
affaires administratives, secrétaire
général par intérim au Ministère de
l'Intérieur.
M. MALLY a aussi occupé
les fonctions de préfet dans la
préfecture de Wawa puis Directeur des
Affaires politiques et de la Sécurité
civile au Ministère de l'Intérieur. Il
sera de nouveau préfet dans le Golfe
et quelques temps, ministre de la
Ville et de l'Urbanisation. Il vient
d'être élu député à l'Assemblée
Nationale.
Les priorités
La tâche qui attend Komlan MALLY et le
futur gouvernement qu'il va former est
immense. Mettre le pays au travail,
redresser l'économie, combattre le
laxisme et le laisser aller, améliorer
la situation des travailleurs
togolais. Tout cela passe par des
ministres dynamiques, disponibles et
dévoués pour la patrie. Les Togolais
ne veulent plus des ministres de
copains et d'amis, mais des patriotes
qui ont une vision pour le pays.
A vrai dire, le président
Faure Gnassingbé a fait un bon choix.
Tant pis pour les éternels absents qui
pensent que sans eux la terre cessera
de tourner. Ils se trompent
énormément.
Jacques TOM
Négociation Faure/Gilchrist : “Fo”
voulait tester les intentions de Faure
Le 28 Novembre dernier, Fo (nom
affectif de Gilchrist) est reparti
après un show médiatique avec le
Président Faure à la Présidence de la
République.
De sources concordantes, les
entretiens de Faure avec le leader de
l'UFC n'ont rien donné. Il ne peut en
être autrement. Entrer dans un
gouvernement du fils du père qu'il a
combattu est le dernier souci de celui
qui a le mépris et l'arrogance dans
l'âme. De sources proches de l'UFC,
leur leader n'était pas là pour
négocier une quelconque entrée de leur
parti dans un gouvernement. Fo était
venu tester les intentions du
Président Faure.
Depuis la proclamation des résultats
du scrutin du 14 Octobre 2007, les
yeux du leader de l'UFC sont tournés
vers la présidentielle de 2010. En
effet, depuis les décomptes des
résultats de l'élection du 14 Octobre,
le leader de l'UFC et son staff
croient sérieusement que la
présidentielle de 2010 est à leur
portée. Pour cela, ils n'entendent pas
cohabiter dans un gouvernement avec le
RPT pour connaître le sort qui a été
réservé au CAR et à la CDPA.
A l'heure actuelle, un document
circule au sein de l'UFC. Le présent
document décrit toutes les stratégies
à mettre en place au plan interne et
externe pour remporter la
présidentielle de 2010, pendant ce
temps le RPT célèbre des fêtes de
prières interminables.
Le Président Faure qui a perdu le
temps à discuter inutilement avec Fo
connaît-il vraiment le leader de l'UFC?
Parce qu'à la mort de son père en
1963, personne n'est descendu dans la
rue, Gilchrist Olympio a décidé de
nous fatiguer tous. Et depuis, il nous
fatigue : des tentatives de coup
d'Etat, à la guérilla politique en
passant par des grèves générales
illimitées, le revanchard n'a rien
ménagé pour nous fatiguer.
Certes, le dialogue est l'arme des
forts. Mais peut-on passer son temps à
dialoguer avec celui-la qui n'a qu'une
seule idée en tête : se servir du
pouvoir pour venger ses morts? A
chacun d'apprécier.
Kao Victoire
La restructuration de la Banque
d'Investissement et de Développement
de la CEDEAO (BIDC) provoque des
acharnements contre son président
La vingt-deuxième session de la
conférence des chefs d'Etats et de
gouvernements de la CEDEAO tenue les
09 et 10 décembre 1999, a décidé de
transformer le Fonds de la CEDEAO en
une société Holding Régionale dénommée
Banque d'Investissement et de
Développement de la CEDEAO (BIDC) avec
à la clé deux filiales spécialisées.
Il s'agit de la Banque Régionale
d'Investissement de la CEDEAO (BRIC)
et du Fonds Régional d'Investissement
de la CEDEAO (FRDC). Cette
restructuration vise à orienter les
financements vers le secteur privé
pour promouvoir son développement au
sein de la CEDEAO. C'est d'ailleurs
pourquoi la BRIC est orientée vers le
secteur privé et le secteur public
marchand et le FRDC se consacre aux
opérations de développement dans le
secteur public notamment le
financement des infrastructures
économiques de base et la lutte contre
la pauvreté. Cette restructuration a
eu un impact sur le personnel et
certains agents ont été compressés.
Huit ans après, c'est-à-dire de 1999
en 2007, il y a nécessité de revoir le
nombre de salariés afin d'éviter la
désintégration de la Banque. C'est
ainsi que le président actuel de la
banque, M. Christian Adovelande, au
lieu de procéder à la compression
comme cela s'était fait, a opté plutôt
pour le rabattement de salaire qui
prenait effet à partir du 1er janvier
2007. Cette décision a suscité des
grincements de dents au sein du
personnel et certains cadres ont
choisi de quitter la boîte en
percevant bien sûr leurs droits.
D'autres ont choisi par contre de
rester mais malheureusement certains
d'entre eux se permettent de livrer à
la presse des informations parfois
erronées. L'autre cas de figure, c'est
le personnel étranger qui a acquis la
nationalité togolaise. Ce faisant il
perd automatiquement certains
avantages dont bénéficient les
étrangers travaillant au Togo et qui
ont un statut de diplomates. Par
exemple lorsque vous achetez un
véhicule, en tant que fonctionnaire
étranger travaillant dans une
institution, vous payez la moitié des
frais douaniers. Mais lorsque vous
devenez Togolais, vous devez payer
l'autre moitié pour être en règle. Les
étrangers dans la boîte ont un
traitement des allocations familiales
différent des nationaux. Ce qui veut
dire que lorsque vous optez pour la
nationalité togolaise, vous subissez
le même traitement que les nationaux.
Il est clair que le but visé par ces
articles de presse est de ternir
l'image du président et de fragiliser
les réformes qu'il est en train de
réaliser. Comment peut-on comprendre
que les articles publiés ne parlent
uniquement que de la version de
certains agents sans jamais mentionner
celle du président ou de ses
conseillers? Le professionnalisme du
métier de journaliste voudrait que
l'on écoute les deux parties,
c'est-à-dire les agents et leur chef
hiérarchique. Mais malheureusement,
l'article non seulement ne contient
que la version de certains agents
aigris de la banque mais reste muet
sur le point de vue du premier
responsable. Pire encore, l'article
s'attaque à la vie privée du président
et le traite de tous les noms
d'oiseaux ; ce qui frise un
acharnement contre sa personne. Et
pourtant la restructuration n'est pas
une initiative personnelle du
président. Ce sont les chefs d'Etats
de la CEDEAO qui ont demandé ces
réformes. Les résultats sont déjà
encourageants. La banque a financé
plusieurs projets dans la sous région
et dans notre pays également,
notamment le financement partiel du
projet d'équipement des centres de
santé sur toute l'étendue du
territoire national pour un montant de
10 milliards de F CFA, le financement
de la rénovation de la station
terrienne de Cacaveli, et le
financement de la Société Nouvelle des
Phosphates du Togo en cours d'étude.
En tout cas le président Adovelande
reste serein et poursuit ses réformes
pour permettre à la banque d'être plus
efficace et compétitive.
E.D. |