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Résultats des
législatives 2007 : Les fraudes
imaginaires de l'UFC
Après la proclamation des résultats
partiels et provisoires des élections
législatives 2007 par la Commission
Electorale Nationale Indépendante (CENI),
l'Union des Forces de Changement (UFC)
qui croyait rafler à elle seule une
majorité écrasante des sièges a vite
déchanté.
Les résultats proclamés lui donnent 27
sièges alors que le RPT s'en sort avec
50 sièges. Cette large avance du RPT a
surpris l'UFC qui ne comprend pas ce
qui s'est passé. Face à cette débâcle,
les premiers responsables de l'UFC,
notamment Jean-Pierre Fabre et Patrick
Lawson, ne sachant à quel saint se
vouer, ont coupé leur portable. Les
journalistes nationaux et
internationaux ont tenté le lendemain
de la proclamation, d'obtenir leur
avis sur ces résultats en vain. Notre
consoeur de RFI, Carine Franck a fait
les pieds de grue au siège de l'UFC
pour rencontrer un haut responsable de
ce parti, mais n'a vu personne. C'est
quelques militants de dernière
catégorie qui déambulaient au siège de
ce parti. Où étaient-ils donc ? En
réalité, face au score minable qu'ils
ont réalisé alors qu'ils se targuaient
d'être le plus grand parti au Togo, le
staff s'est retrouvé dans un bunker
pour imaginer des inepties à servir au
public et à la Communauté
internationale. Eh bien, au sortir de
ce conclave, c'est le secrétaire
général Jean-Pierre Fabre qui cherche
et trouve la correspondante de RFI
pour passer à l'offensive face à leur
débâcle. Le mot idéal trouvé pour se
justifier est la ‘’fraude.’’
Pour lui, le RPT a massivement fraudé
dans le nord en procédant par
l'annulation de plusieurs bulletins de
vote censés leur donner la victoire.
Plus de 40 000 bulletins votés UFC ont
été invalidés sur toute l'étendue du
territoire. Et pourtant, le
dépouillement a été fait devant les
représentants des six partis
politiques signataires de l'APG (RPT,
CAR, UFC, CDPA, PDR, CPP) et surtout
devant les observateurs
internationaux. Les bulletins déclarés
nuls sont signés par le président du
bureau de vote et le rapporteur devant
les délégués des partis politiques,
les observateurs et surtout les
militants de ces partis. Dans ces
conditions de transparence, à quel
moment le RPT ou la CENI ou encore le
président de la CELI peuvent
intervenir pour invalider des
bulletins appartenant à l'UFC. Pire
encore, les bulletins nuls dans
certaines circonscriptions ajoutés au
score de l'UFC ne lui permettent pas
de décrocher un siège.
Par exemple dans la préfecture de la
Kozah :
Nombre d'inscrits 121041
Nombre de votants 105 868
Bulletins nuls 5 210
Suffrage exprimé 100 658
L'UFC a obtenu 3 694
Le RPT a obtenu 85 654
Lorsque vous ajoutez tous les
bulletins nuls au score de l'UFC (5
210 + 3 694 = 8 904) vous trouverez un
total de 8 904. Ce chiffre comparé au
score réalisé par le RPT qui a obtenu
85 654 explique clairement que les
allégations de l'UFC sont sans
fondement d'une part et d'autre part
les bulletins nuls n'appartiennent pas
tous à l'UFC.
Il est évident que les
militants des autres partis auraient
également mal voté entraînant du coup
leur annulation. …/…
Si au Nord, le RPT a annulé
massivement les bulletins de l'UFC
pour gagner, comment se fait-il que
dans le Sud, là où l'UFC a eu cent
pour cent, il existe également des
bulletins nuls ? Dans la préfecture
des Lacs, on dénombre 7 432 bulletins
nuls sur un suffrage exprimé de 100
076. Et pourtant l'UFC a réalisé un
bon score (68 029) alors que le RPT
n'obtenait que 7 404 voix. Pourquoi
l'accusé RPT n'a pas suffisamment
invalidé des voix pour gagner au moins
1 siège dans les Lacs ? Ou alors, l'UFC
a elle aussi invalidé les voix du RPT
pour lui permettre de décrocher les
trois sièges ?
Au-delà de tout ce qui
précède, l'on peut aisément affirmer
que l'UFC joue au mauvais perdant.
Sous d'autres cieux, le leader de ce
parti au lieu d'appeler ses militants
au -vandalisme, devait plutôt saluer
son adversaire, le RPT, pour avoir
proprement gagné, et surtout accepter
de travailler avec celui-ci pour bâtir
le pays.
L'échec cuisant de l'UFC
trouve sa source ailleurs. D'abord
avant et pendant la campagne, l'UFC
avec comme credo la destruction de ses
alliés d'hier notamment le CAR,
la CDPA qui avaient formé une
coalition avec elle pour aller à la
présidentielle de 2005. Les
responsables appelaient les militants
de l'opposition à voter soit pour l'UFC
pour un changement total ou soit pour
le RPT qu'ils prennent comme un parti
diabolique. Mais jamais ils ne
devaient pas voter pour le CAR, la
CDPA, la CPP etc. Le résultat est là,
les populations ont choisi les deux
extrêmes, soit l'UFC, soit le RPT mais
jamais le centre.
Ensuite, pendant la
campagne électorale, les responsables
de l'UFC passaient leur temps à
insulter les autres partis, les
traitant de tous les noms d'oiseau au
lieu de montrer à leurs militants
comment voter. Selon un membre de
la CELI Lomé-Commune,
certains militants de l'UFC après
avoir fait la croix dans la case
réservé à l'UFC, écrivent des insultes
dans la case réservée au RPT. Cela ne
peut donner qu'un résultat nul. A qui
la faute ? L'UFC devrait plutôt s'en
prendre à elle-même au lieu de faire
du tapage inutile qui n'émeut
personne. Heureusement que
la Communauté internationale, plus
précisément l'UE, a suivi le processus
en amont depuis le recensement et en
aval après le dépouillement.
E.D
Elections législatives : Qui a encore
" volé la victoire " de Gilchrist
Olympio ?
Désappointement ; tel est actuellement
l'état d'âme des responsables de l'UFC,
qui croyaient depuis longtemps que les
élections législatives n'allaient
constituer qu'une simple formalité
pour leur parti. Ici, l'on est
désormais dans une certaine
désillusion.
Assuré de la victoire de
son parti, Gilchrist Olympio se
montrait très optimiste et allait
jusqu'à déclarer : " La majorité
absolue de l'UFC au parlement
permettra de débarrasser de
la Constitution des rajouts
anti-démocratiques. Quant à la forme
que prendra le gouvernement, nous le
verrons bien ". Un autre membre de l'UFC
quelque part à Avedzi renchérit en
livrant la vraie intention de ses
dirigeants : " Nous ferons de
l'opposition une pâtée que les chiens
mêmes ne voudraient pas ".
Avant le scrutin, les
responsables de l'UFC sonnaient déjà
le hallali des vainqueurs. N'est-ce
pas cela vendre la peau de l'ours
avant de l'avoir tué ?
C'est en prévision de la
victoire de son parti que Gilchrist
Olympio avait fait savoir qu'il
mettrait fin à son exil volontaire. On
comprend donc à l'heure actuelle les
mécomptes de cet homme qui a toujours
considéré son parti comme le plus
populaire au Togo.
Et pourtant
La Dépêche a souvent averti cet homme
pédant que la masse humaine qu'il
draine sur son passage lors de ses
séjours au Togo n'est le plus souvent
constituée que des curieux et que les
curieux ne sont pas les militants. A
Kara par exemple, Gilchrist Olympio
n'est pas sans savoir que la Kozah n'a
jamais été CUT et ne sera jamais UFC,
du moins dans les circonstances
actuelles. Ceux qui dans la Kozah ont
adhéré à son parti ne l'ont fait que
par opportunisme. Rien de plus. Ce
sont le plus souvent ceux qui ont
maille à partir avec l'administration,
une administration qu'ils confondent
avec le RPT.
En tout cas, Gilchrist
Olympio est la seule personne à
s'illusionner sur sa popularité. S'il
était conscient, il devrait savoir que
cette prétendue popularité s'effrite
chaque fois à chacun de ses séjours au
Togo. Lors des campagnes qu'il a
dirigées lui-même, il devrait savoir
que le courant ne passe plus. "
Qu'appelle-t-il souvent changement
intégral ou vrai changement, se
demande un étudiant hier militant
fanatique dont les yeux commencent à
dessiller. C'est toujours la même
chanson ; à l'entendre, une UFC au
pouvoir fera fleurir partout les
jardins et fera couler le lait et le
miel chaque jour… Pourquoi avoir
installé une usine au Ghana et n'avoir
rien fait au Togo. C'est ici qu'il
faut venir pour diriger le pays… Il
déclare être populaire ; quand on est
populaire, on se sacrifie pour son
pays sans être au préalable au
pouvoir. L'homme veut le pouvoir
seulement pour autre chose… "
Avec la victoire du RPT,
Gilchrist Olympio semble ne rien
comprendre. " Lorsque les Européens
disent que tout s'est bien passé,
qu'ils nous disent ce qu'ils ont en
tête ", déclare-t-il amèrement dès
qu'il a eu vent de la victoire du RPT.
En d'autres termes, l'homme s'étonne
que l'Union Européenne sur laquelle il
comptait pour sa victoire va reprendre
définitivement sa coopération avec le
Togo alors qu'il n'est pas encore au
pouvoir ! L'Union Européenne s'est
aussi illusionnée en croyant à la
popularité de l'UFC. Ce sont les
tonneaux vides qui font assez du
bruit. Ce n'est pas parce que
Gilchrist Olympio crie fort sur les
antennes internationales qu'il est
populaire.
Non satisfaite d'avoir
comme à son habitude crié aux "
fraudes " du RPT, l'UFC s'en prend à
la CENI accusée d'avoir organisé sa
défaite. La CENI était-elle
indépendante ou non ? La CENI
indépendante ne signifie pas qu'elle
devrait chercher à donner satisfaction
à l'UFC. Elle était indépendante
vis-à-vis de tous les partis. UFC
prétend que la CENI a radié une partie
de son électorat. On a parlé entre
temps des fraudes au moment
d'établissement des cartes
d'électeurs. En accusant la CENI de
radiation d'une partie de son
électorat, l'UFC reconnaît qu'elle
avait organisé des fraudes pour
gagner, sinon comment sait-elle que
ceux qu'on a radiés devraient voter
pour elle ?
Les élections législatives
ont permis de voir le vrai visage de
l'UFC et de son chef. Mais pourquoi
s'étonner ? Le vaincu doit toujours
chercher à justifier sa défaite. Il y
a toujours des boucs émissaires pour
cela.
Jacques Tom
Résultats
provisoires des législatives du 14
octobre : Le Parti de Gilchrist
Olympio perd la raison
Les résultats provisoires des
législatives anticipées du 14 octobre
dernier sont connus depuis le 17
octobre. Classés deuxième grande
formation politique avec 27 députés
contre 50 pour le Rassemblement du
Peuple Togolais (RPT), l'Union des
Forces de Changement (UFC) a encore du
mal à digérer son impopularité par
rapport à son adversaire de tous les
temps, et pour cause : les résultats
d'un scrutin aussi libre, crédible et
transparent, viennent de révéler à la
face du monde que le parti de
Gilchrist Olympio est encore loin
d'être le parti le plus populaire du
Togo comme il le prétendait. Les
résultats transparents prouvent
ensuite que le RPT a toujours gagné
les élections présidentielles
précédentes dont il prétend qu'on lui
a volé la victoire. L'attitude
actuelle de l'UFC (la violence comme
voie de recours) prouve enfin que la
violation des lois dans ce pays est
beaucoup plus l'apanage de l'UFC qui
passe pourtant tout son temps à
s'ériger en donneuse de leçons de
démocratie. Le souvenir des violences
orchestrées par les militants de l'UFC
sur ceux du RPT lors des dernières
campagnes électorales est encore frais
dans les mémoires. Il s'agit en effet
de l'agression de deux militants du
RPT à Nykonakpoè et celle de M. Kalipé,
ancien préfet de Vo sur la route de
Kégué. De cela s'ajoute la bagarre
provoquée au siège de la CENI par M.
Atantsi de l'UFC, membre de la CELI
Lomé-Commune
et la marche illicite de l'UFC qui a
conduit les hooligans de ce parti à
la CENI le week-end dernier.
Dans le cas de M. Lamboni du RPT
contre M. Atantsi de l'UFC, la
mauvaise foi de ce dernier ne fait
l'ombre d'aucun doute lorsqu'on
analyse les explications données par
chacun des deux boxeurs au sujet de
leur dispute. Nous n'allons pas nous
appesantir ici sur la cause immédiate
de leur dispute mais plutôt sur la
cause lointaine de cette bagarre qui,
selon M. Atantsi, trouve son origine
de son refus de signer le procès
verbal consécutif aux problèmes
rencontrés lors de la centralisation
des résultats de la commune de Lomé.
" Je ne signerai pas un document qui
veut prendre en compte de faux
doublons qui ont été introduits de
manière illégale dans le listing de la
centralisation …. ", a-t-il déclaré à
un de nos confrères avant de
poursuivre que ces doublons introduits
dans le listing de centralisation
étaient l'œuvre des personnes appelées
en renfort par la CENI et qui sont
pour la plupart des membres du RPT.
Sans chercher à savoir qui a
introduit ces doublons dans le
listing, il y a lieu d'attirer
l'attention de tout un chacun sur le
fait que la CENI a procédé à la
correction de cette anomalie en
supprimant une des deux données
constatées dans 9 bureaux de vote. Et
cela, M. Atantsi ne l'a pas démenti.
Ceci dit, la raison par lui évoquée
pour refuser de signer le procès
verbal n'est nullement valable.
En ce qui concerne les 34 bureaux de
vote où il a été constaté deux fiches
de résultat par bureau de vote et avec
des données différentes en faveur de
l'UFC (ce qui porte à croire qu'à ce
niveau, ce sont les présidents et
rapporteurs des bureaux de vote
favorables à l'UFC qui ont introduit
ces fiches), ni M. Atantsi, ni les
responsables de l'UFC n'ont rien
trouvé à dire. Ils continuent
cependant de tout mettre en œuvre pour
troubler la tranquillité des Togolais
en envoyant des bandits dans la rue au
lieu d'opter pour un recours légal.
Des militants de l'UFC qui envahissent
le siège de la CENI, c'est pourquoi
faire ? Au moment où toute l'opinion
internationale s'accorde sur la
crédibilité et la transparence de
cette élection, l'UFC devrait
comprendre que ses manœuvres visant à
régler les comptes aux Gnassingbé et à
ternir l'image du RPT ne
fonctionnent plus. Elle ferait mieux
de changer de politique et de jouer le
franc jeu de peur que sa côte ne
continue de baisser.
Parfait WEMBO
L'UFC battue
dans les urnes et sur le ring
Plus rien ne sourit au leader de l'UFC
et à son clan. Après avoir confondu la
côte à tout le Togo, il vient de se
rendre à l'évidence. Le Togo ne
saurait être limité à la côte. Le Togo
de 1960 où régnait le clan des
Afro-brésiliens n'est pas le Togo de
2007. Aujourd'hui, toutes les ethnies
se valent.
Après avoir axé la campagne électorale
en exaltant les préjugés les plus
primaires, Gilchrist et ses milices se
retrouvent confus. La victoire
annoncée pour la politique d'exclusion
n'est qu'une chimère, une désillusion.
Battue dans les urnes, l'UFC
transporte le combat dans la rue et
sur le ring dans l'enceinte de
la CENI.
La manifestation du 20 octobre 2007
visait à détourner l'attention de
l'opinion et s'attirer ce qui reste de
la sympathie de ses sponsors
internationaux à coup de mensonge et
de désinformation. L'opinion a été
indifférente, fatiguée des coups
d'éclat de l'UFC à chaque scrutin.
Dans le ring qui a opposé à la CENI,
M. Lamboni du RPT à M. Atantsi de l'UFC,
ce fut un combat inégal. M. Lamboni
l'a emporté par un coup K.O. Il ne
peut en être autrement. Le maïs, c'est
la force et la robustesse alors que le
sodabi, c'est la tuberculose et la
mort.
La leçon, gare à l'alcool et gare à
sodabi.
K.V.
Le vrai visage
du GRAD
Dans une de nos publications, nous
nous posions la question de savoir
pour qui roule le Groupe de Réflexion
et d'Action pour le Dialogue, la
Démocratie et le Développement (GRAD).
En effet, ce machin de Victor Komlan
Alipui, un ancien ministre des
Finances de feu président Eyadema, se
caractérise par ses prises de
positions toujours alignées sur celle
de l'opposition dite radicale. Ce
monsieur vient de publier un
communiqué de presse suite au scrutin
du 14 octobre 2007. Plus Ufciste, M.
Alipui émet des doutes sur la victoire
du RPT. Reprenant les termes de l'UFC,
le GRAD s'interroge sur le nombre
élevé de bulletins de vote annulés.
Malgré le concert de réactions des
observateurs nationaux et
internationaux saluant la transparence
des électeurs, M. Alipui déclare sans
sourciller " que les électeurs ne se
retrouvent pas dans ces résultats ".
Cachant à peine son aversion pour le
RPT qui l'a enrichi précédemment, M.
Alipui estime que le clivage ethnique,
tribal et régionaliste résultant des
élections " traduit et perpétue la
politique du pouvoir RPT qui cherche
toujours à opposer le Nord au Sud ",
etc.
Voilà comment fonctionne la société
civile dans notre pays. Au lieu de
travailler dans l'intérêt de toute la
nation, la société civile togolaise
adopte des positions écoeurantes. Dans
ce cas, la société civile togolaise
apparaît comme des caisses de
résonance de nos partis politiques.
K.V
Monitoring de l'OTM : Pourquoi Francis
Pedro s'acharne-t-il contre ‘’La
Dépêche’’
?
L'organisation des élections
législatives anticipées qui viennent
d'avoir lieu le 14 octobre a permis à
certaines organisations et
associations de bénéficier de
financements auprès des bailleurs de
fonds, notamment l'OIF, les ambassades
des USA de France et de l'Allemagne,
le PNUD, l'UE pour organiser soit un
séminaire, soit pour éditer des
brochures etc.
Les organisations de presse ont été
parmi les mieux lotis de ce
financement. C'est ainsi que
l'Observatoire Togolais des Médias (OTM)
présidé par l'éternel président
trésorier Francis Pédro Amuzun a
obtenu auprès de l'ambassade des USA
une somme de près 10 millions pour
faire le monitoring en cette période
électorale. Le monitoring consiste à
relever les dérapages constater dans
les médias (presse écrite, télévision,
radio) et produire un rapport. Dans
son deuxième rapport, l'OTM a
incriminé un article publié dans notre
parution N° 389 du 10 octobre 2007
dont le titre est : " Projet de l'UFC
pour le Togo : une vision incohérente
et dépassée portée par un homme du
passé ". Le passage incriminé : "
Heureusement que le ridicule et
l'ingratitude ne tuent pas, car durant
cette parade électorale de M.
Gilchrist Olympio, on voit bien sur
les images que la sécurité du
président de l'UFC est justement
assurée…. ".
La décision de l'OTM : le titre de
l'article tel que libellé est
injurieux et diffamatoire, article 4
du code de déontologie. Le contenu par
le fait que le Journaliste auteur de
l'article incriminé se prononce sur le
projet de société du parti, se devait
de donner l'information au lieu de
faire l'amalgame avec son commentaire.
L'article 3 du code de déontologie
invite les journalistes au respect de
la vérité.
En conséquence, l'OTM appelle le
journal
La Dépêche au respect du code de
déontologie et à éviter de titiller la
haine ethnique (article 12 du code de
déontologie).
La décision de l'OTM frise
l'acharnement contre le journal La
Dépêche. En quoi le titre pose-t-il
problème ? Le code de déontologie
interdit-il à un journal de
critiquer un projet de société d'un
parti politique ? Lorsque le
journaliste a lu le projet de société
de l'UFC, il a constaté que ce projet
est incohérent et dépassé. Et il a
démontré et relevé les incohérences
sans diffamer le parti. C'est les
mots ridicules et ingratitude qui
constituent les injures ? Que l'OTM
nous le dise ?
Le comble de cette décision, c'est
lorsque l'OTM se permet de condamner
La Dépêche en demandant au Journal "
d'éviter de titiller sur la haine
ethnique ". La décision de l'OTM ne
précise pas à quel niveau le journal a
titillé sur la haine ethnique ?
Est-ce dans l'article incriminé ou
dans un autre article ? Si tel n'est
pas le cas, pourquoi alors la décision
nous colle cette étiquette ? L'on
constate que le président de l'OTM, M.
Francis Pedro Amuzun qui a fini son
mandat depuis deux ans en refusant
de convoquer une assemblée générale
veut délibérément ternir l'image du
journal auprès du public et des
institutions. Sinon comment comprendre
que ce rapport de l'OTM rédigé par
Francis Pedro seul ne se contente pas
de l'article incriminé mais extrapole
sur un sujet dont le journal n'a même
pas fait cas. C'est regrettable que M.
Pedro qui gère seul les 10 millions
accordés à l'OTM sans rendre compte
aux autres membres du bureau, puisse
se permettre d'incriminer injustement
notre journal de titiller sur la haine
ethnique.
Ce qui est encore bizarre dans son
monitoring, c'est seulement les
journaux qui ont critiqué l'UFC et
son leader qui sont indexés. Les
journaux qui ont attaqué les autres
partis ne sont pas concernés. Vous ne
trouverez nulle part dans ce rapport
qu'un journal a attaqué le RPT ou la
CPP, le CAR, etc.… Et pourtant c'est
ce qui est plus visible et lisible
dans certains journaux proches de l'UFC.
Le Monitoring de Pedro n'a d'objectif,
ni de sérieux puisque son fameux
rapport ne dit rien, des insanités
qu'il a lui-même crachées sur le RPT
dans les médias privées de la place.
N'a-t-il pas déclaré sur Kanal FM que
le RPT a fraudé les élections sans
apporter la moindre preuve ? Tout
porte à croire que l'ambassade des
USA rejettera ce deuxième rapport qui
a été rédigé par le seul président de
Francis Amuzun Pedro qui est plus
militant de l'UFC que président de l'OTM.
E. Dominique
Où
va l'école togolaise ?
Cette année, la rentrée scolaire a été
éclipsée par les élections
législatives. Initialement prévue pour
le 17 septembre, cette rentrée a fait
l'objet de report pour le 17 octobre à
cause, dit-on des inondations qui
affectent le pays quelque part à
Kpendjal où un certain nombre de
classes et même d'écoles ont été
emportées par le flux d'eau.
Mais avec quels matériels avait-on
construit ces écoles ? Cette question
mérite d'être posée quand on sait
qu'au niveau de chaque village, les
services administratifs sont
représentés par l'école et
l'infirmerie dont les bâtiments sont
habituellement construits avec du
ciment, donc en dur ; ce qui tranche
nettement avec les misérables cases
des villageois. En ce sens, une
inondation devrait au contraire
consolider les bâtiments en dur. Ceci
est une autre histoire.
Cela étant, quelle mission a-t-on
assignée à l'école togolaise
d'aujourd'hui ? Cette école semble
actuellement aller à va l'eau et les
pouvoirs ne font pratiquement rien
pour arrêter cette dérive. L'école
togolaise ne répond plus aux
aspirations de la population et laisse
les consommateurs eux-mêmes dans
l'indifférence presque totale.
Si au temps colonial le rôle de
l'école se limite à former des
interprètes et des commis aux
écritures pour l'administration
coloniale, de nos jours, le rôle de
l'école a évolué et même s'est
diversifié.
La mission de l'école d'aujourd'hui
est d'abord la transmission des
connaissances. Mais qu'est-ce qu'une
connaissance et que doit-on faire
connaître aux élèves dès lors que ces
derniers semblent aujourd'hui tout
connaître sans avoir mis pied à
l'école. S'il s'agit des connaissances
livresques, l'on peut facilement s'en
passer. De quelle connaissance
parle-t-on alors ? Celle-ci est
symbolisée par l'obtention des
diplômes. Mais que dire de faux
diplômes qui circulent librement au
Togo et dont la presse avait entre
temps fait écho ? De plus on assiste
depuis un certain temps à des
tricheries à outrance lors des
examens. On note aussi la fuite des
épreuves et surtout des réclamations
intempestives après les résultats. Ces
réclamations semblent être un autre
moyen de réussite au Togo.
L'autre mission assignée à l'école est
la préparation à la vie
professionnelle. Le nombre exponentiel
des diplômés sans emplois montre que
l'école a ici échoué. On ajoute que le
rôle de l'école est aussi de former
les futurs citoyens. Le recul de nos
jours de l'enseignement moral et de
l'instruction civique ne milite pas en
faveur de la formation des citoyens.
Ce qui est sûr, c'est que l'école ne
remplit plus sa mission. Un huitième
des élèves quitte le CM2 sans
maîtriser les bases de la lecture et
de calcul. Un exemple " quel nombre
faut-il ajouter à vingt pour cent (20
%) des élèves qui entrent en 6e
comprennent mal ou pas du tout ce
qu'ils lisent. Beaucoup n'ont pas la
compétence de base en calcul et en
géométrie et surtout en français. Les
trois quarts des élèves du secondaire
ne maîtrisent pas le programme
enseigné et 35 % sont en grande
difficulté. Une dictée de brevet
datant de 1972 aux élèves de 3e en
2007, la moitié des copies avait 0/20,
c'est-à-dire vingt fautes et plus. Un
élève de 4e en
2007 a le même niveau qu'un élève de
CM2 en 1975. Que dire de tout cela ?
Assurément, l'école togolaise va mal.
On a tenté d'incriminer l'effectif
pléthorique des classes avec partout
jusqu'à cent vingt élèves par classes
notamment dans les écoles officielles
des villes. Cela n'explique pas tout.
D'abord, les enseignants sont mal
formés. Depuis une décennie, les
écoles normales ont fermé les portes.
Les maîtres recrutés sont formés sur
le tas. De plus, la plupart des
enseignants sont d'un niveau faible et
s'expriment souvent mal en français.
Il faut noter que la plupart des
professeurs qui enseignent le français
dans les collèges n'ont jamais lu un
roman. Peuvent-ils comprendre un texte
et l'expliquer aux élèves ? Nous
reviendrons assurément là-dessus.
Jacques Tom
[ No 390 : du 19 Oct
2007]
De Détia à fio
fio kpoé le yi
:
Le RPT vit et
vivra
Le RPT vit et vivra. Qui dit mieux au regard des
résultats du scrutin du 14 octobre
2007. Beaucoup de bruit pour rien.
Que de complots, de mensonges, de
diffamations et tant de discrédit dans
le seul but de nuire et de voir un
parti disparaître de la scène non pas
parce qu'il est vomi par le peuple
comme ils aiment le dire mais parce
que son enracinement dans le pays leur
fait peur. Et comme le mensonge se
lève tôt, il est vite rattrapé par la
vérité crue. Cette vérité, c'est que
le RPT est le plus grand parti du pays
à l'issue du scrutin du 14 octobre.
Dans un scrutin transparent,
équitable et sans chantage sur les
électeurs et particulièrement sur
ceux du Sud, le RPT gagne. Il vient
de le prouver.
De détia à fio fio fio kpoé le yi
Malgré le calme et le climat apaisé
qui a caractérisé le scrutin, il s'est
passé dans l'ensemble du Sud du pays
un phénomène extraordinaire que les
fameux observateurs internationaux
n'ont ni entendu, ni vu. Les commandos
de l'UFC ont été déployés sur
l'ensemble de la partie australe du
pays avec pour mission de faire
véhiculer les mots d'ordre suivants :
- Fio fio fio kpoé le yi
- Akrevia kpoé le yi
- Ankara kpoé le yi…..
- Alovia kpoé le yi ……
- Assiglanli kpoé le yi.....
Ce sont des slogans invitant devant
les bureaux de vote des électeurs à
voter pour l'UFC. En effet, tous ses
slogans sont les différentes
appellations de “SODABI”, liqueur
extraite du vin blanc du palmier,
symbole de l'UFC. Voilà comment
astucieusement l'UFC a violé sans être
inquiétée le code électoral. Le nom
Détia que les militants de l'UFC
soufflent devant les bureaux de vote
est connu de tous. Pour y parer, les
spécialistes de l'intégrisme dans la
différence ont eu recours à ces
différentes appellations de " SODABI "
pour influer sur le vote.
Si cette pratique de fraude
silencieuse a fait du tort aux partis
comme la CPP, le CAR, la CDPA etc. car
partageant le même électorat, elle
semble ne pas troubler les électeurs
du RPT.
En effet, l'épi de maïs a fait une
grande percée dans bon nombre de
préfectures du Sud. Ainsi donc le RPT
est sorti victorieux dans un scrutin
verrouillé comme on en a jamais vu
ailleurs. Devant le monde entier, et
dans un scrutin, oh ! Combien
transparent, le RPT a gagné devant
tous les sponsors internationaux qui
soutiennent l'UFC. Que disent tous
ceux qui abordent les problèmes
togolais avec tant d'émotion ? Ils ont
tous honte.
K. V. |