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La Dépêche

26 Oct 2007

[ No 391 : du 24 Oct 2007]

Résultats des législatives 2007 : Les fraudes imaginaires de l'UFC
Après la proclamation des résultats partiels et provisoires des élections législatives 2007 par la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), l'Union des Forces de Changement (UFC) qui croyait rafler à elle seule une majorité écrasante des sièges a vite déchanté.

Les résultats proclamés lui donnent 27 sièges alors que le RPT s'en sort avec 50 sièges. Cette large avance du RPT a surpris l'UFC qui ne comprend pas ce qui s'est passé. Face à cette débâcle, les premiers responsables de l'UFC, notamment Jean-Pierre Fabre et Patrick Lawson,  ne sachant à quel saint se vouer, ont coupé leur portable. Les journalistes nationaux et internationaux ont tenté le lendemain de la proclamation, d'obtenir leur avis sur ces résultats en vain. Notre consoeur de RFI, Carine Franck a fait les pieds de grue au siège de l'UFC pour rencontrer un haut responsable de ce parti, mais n'a vu personne. C'est quelques militants de dernière catégorie qui déambulaient au siège de ce parti. Où étaient-ils donc ? En réalité, face au score minable qu'ils ont réalisé alors qu'ils se targuaient d'être le plus grand parti au Togo, le staff s'est retrouvé dans un bunker pour imaginer des inepties à servir au public et à la Communauté internationale. Eh bien, au sortir de ce conclave, c'est le secrétaire général Jean-Pierre Fabre qui cherche et trouve la correspondante de RFI pour passer à l'offensive face à leur débâcle. Le mot idéal trouvé pour se justifier est la ‘’fraude.’’

Pour lui, le RPT a massivement fraudé dans le nord en procédant par l'annulation de plusieurs bulletins de vote censés leur donner la victoire. Plus de 40 000 bulletins votés UFC ont été invalidés sur toute l'étendue du territoire. Et pourtant, le dépouillement a été fait devant les représentants des six partis politiques signataires de l'APG  (RPT, CAR, UFC, CDPA, PDR, CPP) et surtout devant les observateurs internationaux. Les bulletins déclarés nuls sont signés par le président du bureau de vote et le rapporteur devant les délégués des partis politiques, les observateurs et surtout les militants de ces partis. Dans ces conditions de transparence, à quel moment le RPT ou la CENI ou encore le président de la CELI peuvent intervenir pour invalider des bulletins appartenant à l'UFC. Pire encore, les bulletins nuls dans certaines circonscriptions ajoutés au score de l'UFC ne lui permettent pas de décrocher un siège.

Par exemple dans la préfecture de la Kozah :
Nombre d'inscrits  121041
Nombre de votants 105 868
Bulletins nuls     5 210
Suffrage exprimé  100 658
L'UFC a obtenu    3 694
Le RPT a obtenu   85 654

Lorsque vous ajoutez tous les bulletins nuls au score de l'UFC (5 210 + 3 694 = 8 904) vous trouverez un total de 8 904. Ce chiffre comparé au score réalisé par le RPT qui a obtenu 85 654 explique clairement que les allégations de l'UFC sont sans fondement d'une part et d'autre part les bulletins nuls n'appartiennent pas tous à l'UFC.

            Il est évident que les militants des autres partis auraient également mal voté entraînant du coup leur annulation. …/…

Si au Nord, le RPT a annulé massivement les bulletins de l'UFC pour gagner, comment se fait-il que dans le Sud, là où l'UFC a eu cent pour cent, il existe également des bulletins nuls ? Dans la préfecture des Lacs, on dénombre 7 432 bulletins nuls sur un suffrage exprimé de 100 076. Et pourtant l'UFC a réalisé un bon score (68 029) alors que le RPT n'obtenait que 7 404 voix. Pourquoi l'accusé RPT n'a pas suffisamment invalidé des voix pour gagner au moins 1 siège dans les Lacs ? Ou alors, l'UFC a elle aussi invalidé les voix du RPT pour lui permettre de décrocher les trois sièges ?

            Au-delà de tout ce qui précède, l'on peut aisément affirmer que l'UFC joue au mauvais perdant. Sous d'autres cieux, le leader de ce parti au lieu d'appeler ses militants au -vandalisme,  devait plutôt saluer son adversaire, le RPT, pour avoir proprement gagné, et surtout accepter de travailler avec celui-ci pour bâtir le pays.

            L'échec cuisant de l'UFC trouve sa source ailleurs. D'abord avant et pendant la campagne, l'UFC avec comme credo la destruction de ses alliés d'hier notamment le CAR, la CDPA qui avaient formé une coalition avec elle pour aller à la présidentielle de 2005. Les responsables appelaient les militants de l'opposition à voter soit pour l'UFC pour un changement total ou soit pour le RPT qu'ils prennent comme un parti diabolique. Mais jamais ils ne devaient pas voter pour le CAR, la CDPA, la CPP etc. Le résultat est là, les populations ont choisi les deux extrêmes, soit l'UFC, soit le RPT mais jamais le centre.

            Ensuite, pendant la campagne électorale, les responsables de l'UFC passaient  leur temps à insulter les autres partis, les traitant de tous les noms d'oiseau au lieu de montrer à leurs militants comment voter. Selon un membre de la CELI Lomé-Commune, certains militants de l'UFC après avoir fait la croix dans la case réservé à l'UFC, écrivent des insultes dans la case réservée au RPT. Cela ne peut donner qu'un résultat nul. A qui la faute ? L'UFC devrait plutôt s'en prendre à elle-même au lieu de faire du tapage inutile qui n'émeut personne. Heureusement que la Communauté internationale, plus précisément l'UE, a suivi le processus en amont depuis le recensement et en aval après le dépouillement.

E.D

Elections législatives : Qui a encore " volé la victoire " de Gilchrist Olympio ?
Désappointement ; tel est actuellement l'état d'âme des responsables de l'UFC, qui croyaient depuis longtemps que les élections législatives n'allaient constituer qu'une simple formalité pour leur parti. Ici, l'on est désormais dans une certaine désillusion.

            Assuré de la victoire de son parti, Gilchrist Olympio se montrait très optimiste et allait jusqu'à déclarer : " La majorité absolue de l'UFC au parlement permettra de débarrasser de la Constitution des rajouts anti-démocratiques. Quant à la forme que prendra le gouvernement, nous le verrons bien ". Un autre membre de l'UFC quelque part à Avedzi renchérit en livrant la vraie intention de ses dirigeants : " Nous ferons de l'opposition une pâtée que les chiens mêmes ne voudraient pas ".

            Avant le scrutin, les responsables de l'UFC sonnaient déjà le hallali des vainqueurs. N'est-ce pas cela vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué ?

            C'est en prévision de la victoire de son parti que Gilchrist Olympio avait fait savoir qu'il mettrait fin à son exil volontaire. On comprend donc à l'heure actuelle les mécomptes de cet homme qui a toujours considéré son parti comme le plus populaire au Togo.

            Et pourtant La Dépêche a souvent averti cet homme pédant que la masse humaine qu'il draine sur son passage lors de ses séjours au Togo n'est le plus souvent constituée que des curieux et que les curieux ne sont pas les militants. A Kara par exemple, Gilchrist Olympio n'est pas sans savoir que la Kozah n'a jamais été CUT et ne sera jamais UFC, du moins dans les circonstances actuelles. Ceux qui dans la Kozah ont adhéré à son parti ne l'ont fait que par opportunisme. Rien de plus. Ce sont le plus souvent ceux qui ont maille à partir avec l'administration, une administration qu'ils confondent avec le RPT.

            En tout cas, Gilchrist Olympio est la seule personne à s'illusionner sur sa popularité. S'il était conscient, il devrait savoir que cette prétendue popularité s'effrite chaque fois à chacun de ses séjours au Togo. Lors des campagnes qu'il a dirigées lui-même, il devrait savoir que le courant ne passe plus. " Qu'appelle-t-il souvent changement intégral ou vrai changement, se demande un étudiant hier militant fanatique dont les yeux commencent à dessiller. C'est toujours la même chanson ; à l'entendre, une UFC au pouvoir fera fleurir partout les jardins et fera couler le lait et le miel chaque jour… Pourquoi avoir installé une usine au Ghana et n'avoir rien fait au Togo. C'est ici qu'il faut venir pour diriger le pays… Il déclare être populaire ; quand on est populaire, on se sacrifie pour son pays sans être au préalable au pouvoir. L'homme veut le pouvoir seulement pour autre chose… "

            Avec la victoire du RPT, Gilchrist Olympio semble ne rien comprendre. " Lorsque les Européens disent que tout s'est bien passé, qu'ils nous disent ce qu'ils ont en tête ", déclare-t-il amèrement dès qu'il a eu vent de la victoire du RPT. En d'autres termes, l'homme s'étonne que l'Union Européenne sur laquelle il comptait pour sa victoire va reprendre définitivement sa coopération avec le Togo alors qu'il n'est pas encore au pouvoir ! L'Union Européenne s'est aussi illusionnée en croyant à la popularité de l'UFC. Ce sont les tonneaux vides qui font assez du bruit. Ce n'est pas parce que Gilchrist Olympio crie fort sur les antennes internationales qu'il est populaire.

            Non satisfaite d'avoir comme à son habitude crié aux " fraudes " du RPT, l'UFC s'en prend à la CENI accusée d'avoir organisé sa défaite. La CENI était-elle indépendante ou non ? La CENI indépendante ne signifie pas qu'elle devrait chercher à donner satisfaction à l'UFC. Elle était indépendante vis-à-vis de tous les partis. UFC prétend que la CENI a radié une partie de son électorat. On a parlé entre temps des fraudes au moment d'établissement des cartes d'électeurs. En accusant la CENI de radiation d'une partie de son électorat, l'UFC reconnaît qu'elle avait organisé des fraudes pour gagner, sinon comment sait-elle que ceux qu'on a radiés devraient voter pour elle ?

            Les élections législatives ont permis de voir le vrai visage de l'UFC et de son chef. Mais pourquoi s'étonner ? Le vaincu doit toujours chercher à justifier sa défaite. Il y a toujours des boucs émissaires pour cela.

Jacques Tom

Résultats provisoires des législatives du 14 octobre : Le Parti de Gilchrist Olympio perd la raison
Les résultats provisoires des législatives anticipées du 14 octobre dernier sont connus depuis le 17 octobre. Classés deuxième grande formation politique avec 27 députés contre 50 pour le Rassemblement du Peuple Togolais  (RPT), l'Union des Forces de Changement (UFC) a encore du mal à digérer son impopularité par rapport à son adversaire de tous les temps, et pour cause : les résultats d'un scrutin aussi libre, crédible et transparent, viennent de révéler à la face du monde que le parti de Gilchrist Olympio est encore loin d'être le parti le plus populaire du Togo comme il le prétendait. Les résultats transparents prouvent ensuite que le RPT a toujours gagné les élections présidentielles précédentes dont il prétend qu'on lui a volé la victoire. L'attitude actuelle de l'UFC (la violence comme voie de recours) prouve enfin que la violation des lois dans ce pays est beaucoup plus l'apanage de l'UFC qui passe pourtant tout son temps à s'ériger en donneuse de leçons de démocratie. Le souvenir des violences orchestrées par les militants de l'UFC sur ceux du RPT lors des dernières campagnes électorales est encore frais dans les mémoires. Il s'agit en  effet de l'agression de deux militants du RPT à Nykonakpoè et celle de M. Kalipé, ancien préfet de Vo sur la route de Kégué. De cela s'ajoute la bagarre provoquée au siège de la CENI par M. Atantsi de l'UFC, membre de la CELI Lomé-Commune et la marche illicite de l'UFC qui a conduit les hooligans de ce parti à la CENI le week-end dernier.

Dans le cas de M. Lamboni du RPT contre M. Atantsi de l'UFC, la mauvaise foi de ce dernier ne fait l'ombre d'aucun doute lorsqu'on analyse les explications données par chacun des deux boxeurs au sujet de leur dispute. Nous n'allons pas nous appesantir ici sur la cause immédiate de leur dispute mais plutôt sur la cause lointaine de cette bagarre qui, selon M. Atantsi, trouve son origine de son refus de signer le procès verbal consécutif aux problèmes rencontrés lors de la centralisation des résultats de la commune de Lomé. "  Je ne signerai pas un document qui veut prendre en compte de faux doublons qui ont été introduits de manière illégale dans le listing de la centralisation …. ", a-t-il déclaré à un de nos confrères avant de poursuivre que ces doublons introduits dans le listing de centralisation étaient l'œuvre des personnes appelées en renfort par la CENI et qui sont pour la plupart des membres du RPT. Sans chercher  à savoir qui a introduit ces doublons dans le listing, il y a lieu d'attirer l'attention de tout un chacun sur le fait que la CENI a procédé à la correction de cette anomalie en supprimant  une des deux données constatées dans 9 bureaux de vote. Et cela, M. Atantsi ne l'a pas démenti.

Ceci dit, la raison par lui évoquée pour refuser de signer le procès verbal n'est nullement valable.

En ce qui concerne les 34 bureaux de vote où il a été constaté deux fiches de résultat par bureau de vote et avec des données différentes en faveur de l'UFC  (ce qui porte à croire qu'à ce niveau, ce sont les présidents et rapporteurs des bureaux de vote favorables à l'UFC qui ont introduit ces fiches), ni M. Atantsi, ni les responsables  de l'UFC n'ont rien trouvé à dire. Ils continuent cependant de tout mettre en œuvre pour troubler la tranquillité des Togolais en envoyant des bandits dans la rue au lieu d'opter pour un recours légal.  Des militants de l'UFC qui envahissent le siège de la CENI, c'est pourquoi faire ? Au moment où toute l'opinion internationale s'accorde sur la crédibilité et la transparence de cette élection, l'UFC devrait comprendre que ses manœuvres visant à régler les comptes aux Gnassingbé et à ternir  l'image du RPT ne fonctionnent  plus. Elle ferait mieux de changer de politique et de jouer le franc jeu de peur que sa côte ne continue de baisser.

Parfait WEMBO

L'UFC battue dans les urnes et sur le ring
Plus rien ne sourit au leader de l'UFC et à son clan. Après avoir confondu la côte à tout le Togo, il vient de se rendre à l'évidence. Le Togo ne saurait être limité à la côte. Le Togo de 1960 où régnait le clan des Afro-brésiliens n'est pas le Togo de 2007. Aujourd'hui, toutes les ethnies se valent.

Après avoir axé la campagne électorale en exaltant les préjugés les plus primaires, Gilchrist et ses milices se retrouvent confus. La victoire annoncée pour la politique d'exclusion n'est qu'une chimère, une désillusion.

Battue dans les urnes, l'UFC transporte le combat dans la rue et sur le ring dans l'enceinte de la CENI.

La manifestation du 20 octobre 2007 visait à détourner l'attention de l'opinion et s'attirer ce qui reste de la sympathie de ses sponsors internationaux à coup de mensonge et de désinformation. L'opinion a été indifférente, fatiguée des coups d'éclat de l'UFC à chaque scrutin.

Dans le ring qui a opposé à la CENI, M. Lamboni du RPT à M. Atantsi de l'UFC, ce fut un combat inégal. M. Lamboni l'a emporté par un coup K.O. Il ne peut en être autrement. Le maïs, c'est la force et la robustesse alors que le sodabi, c'est la tuberculose et la mort.

La leçon, gare à l'alcool et gare à sodabi.

K.V.

Le vrai visage du GRAD
Dans une de nos publications, nous nous posions la question  de savoir pour qui roule le Groupe de Réflexion et d'Action pour le Dialogue, la Démocratie et le Développement (GRAD). En effet,  ce machin de Victor Komlan Alipui, un ancien ministre des Finances de feu président Eyadema, se caractérise par ses prises de positions toujours alignées sur celle de l'opposition dite radicale. Ce monsieur vient de publier un communiqué de presse suite au scrutin du 14 octobre 2007. Plus Ufciste, M. Alipui émet des doutes sur la victoire du RPT. Reprenant les termes de l'UFC, le GRAD s'interroge sur le nombre élevé de bulletins de vote annulés.

Malgré le concert de réactions des observateurs nationaux et internationaux saluant la transparence des électeurs, M. Alipui déclare sans sourciller "  que les électeurs ne se retrouvent pas dans ces résultats ". Cachant à peine son aversion pour le RPT qui l'a enrichi précédemment, M. Alipui estime que le clivage ethnique, tribal et régionaliste résultant des élections  " traduit et perpétue la politique du pouvoir RPT qui cherche toujours à opposer le Nord au Sud ", etc.

Voilà comment fonctionne la société civile dans notre pays. Au lieu de travailler dans l'intérêt de toute la nation, la société civile togolaise adopte des positions écoeurantes. Dans ce cas, la société civile togolaise apparaît comme des caisses de résonance de nos partis politiques.

K.V

Monitoring de l'OTM : Pourquoi Francis Pedro s'acharne-t-il contre ‘’La Dépêche’’ ?
L'organisation des élections législatives anticipées qui viennent d'avoir lieu le 14 octobre a permis à certaines organisations et associations de bénéficier de financements auprès des bailleurs de fonds, notamment l'OIF, les ambassades des USA de France et de l'Allemagne, le PNUD, l'UE pour organiser soit un séminaire, soit pour éditer des brochures etc.

Les organisations de presse ont été parmi les mieux lotis de ce financement. C'est ainsi que l'Observatoire Togolais des Médias (OTM) présidé par l'éternel président trésorier Francis Pédro Amuzun a obtenu auprès de l'ambassade des USA une somme de près  10 millions pour faire le monitoring en cette période électorale. Le monitoring  consiste à relever les dérapages constater dans les médias (presse écrite, télévision, radio) et produire un rapport. Dans son deuxième rapport, l'OTM a incriminé un article publié dans notre parution N° 389 du 10 octobre 2007 dont le titre est : " Projet de l'UFC pour le Togo : une vision incohérente et  dépassée portée par un homme du passé ". Le passage incriminé : " Heureusement que le ridicule et l'ingratitude ne tuent pas, car durant cette parade électorale de M. Gilchrist Olympio, on voit bien sur les images que la sécurité du président de l'UFC est justement assurée…. ".

La décision de l'OTM : le titre de l'article tel que libellé est injurieux et diffamatoire, article 4 du code de déontologie. Le contenu par le fait que le Journaliste auteur de l'article incriminé se prononce sur le projet de société du parti, se  devait de donner l'information au lieu de faire l'amalgame avec son commentaire. L'article 3 du code de déontologie invite les journalistes au respect de la vérité.

En conséquence, l'OTM appelle le journal La Dépêche au respect du code de déontologie et à éviter de titiller la haine ethnique (article 12 du code de déontologie).

La décision de l'OTM frise l'acharnement contre le journal La Dépêche. En quoi le titre pose-t-il problème ? Le code de déontologie interdit-il  à un journal de  critiquer un projet de société d'un parti politique ? Lorsque le journaliste a lu le projet de société de l'UFC, il a constaté que ce projet est incohérent et dépassé. Et il a démontré et relevé les incohérences sans diffamer le parti. C'est  les mots ridicules et ingratitude qui constituent les injures ? Que l'OTM nous le dise ?

Le comble de cette décision, c'est lorsque l'OTM se permet de condamner La Dépêche en demandant au Journal " d'éviter de titiller sur la haine ethnique ".  La décision  de l'OTM ne précise pas à quel niveau le journal a titillé sur la haine ethnique ?  Est-ce dans l'article incriminé ou dans un autre article ? Si tel n'est pas le cas, pourquoi alors la décision nous colle cette étiquette ? L'on constate que le président de l'OTM, M. Francis Pedro Amuzun qui a fini son mandat depuis  deux  ans en refusant de convoquer une assemblée générale veut délibérément ternir l'image du journal auprès du public et des institutions. Sinon comment comprendre que ce rapport de l'OTM rédigé par Francis Pedro seul ne se contente pas de l'article  incriminé mais extrapole sur un sujet dont le journal n'a même pas fait cas. C'est regrettable que M. Pedro qui gère seul les 10 millions accordés  à l'OTM sans rendre compte aux autres membres du bureau, puisse se permettre d'incriminer  injustement notre journal de titiller sur la haine ethnique.

Ce qui est encore bizarre dans son  monitoring, c'est seulement les journaux  qui  ont critiqué l'UFC et son leader qui sont indexés. Les journaux qui ont attaqué les autres partis ne sont pas concernés. Vous ne trouverez nulle part dans ce rapport qu'un journal a attaqué le RPT ou la CPP, le CAR,  etc.…  Et pourtant c'est ce qui est plus visible et lisible dans certains  journaux proches de l'UFC. Le Monitoring de Pedro n'a d'objectif, ni de sérieux puisque son fameux rapport ne dit rien,  des insanités qu'il a lui-même crachées sur le RPT dans les médias privées  de la place. N'a-t-il pas déclaré sur Kanal FM que le RPT a fraudé les élections sans apporter la moindre preuve ? Tout porte  à croire que l'ambassade des USA  rejettera ce deuxième rapport qui a été rédigé par le seul président de Francis Amuzun Pedro qui est plus militant de l'UFC que président de l'OTM.

E. Dominique

 Où va l'école togolaise ?
Cette année, la rentrée scolaire a été éclipsée par les élections législatives. Initialement prévue pour le 17 septembre, cette rentrée a fait l'objet de report pour le 17 octobre à cause, dit-on des inondations qui affectent le pays quelque part à Kpendjal où un certain nombre de classes et même d'écoles ont été emportées par le flux d'eau.

Mais avec quels matériels avait-on construit ces écoles ? Cette question mérite d'être posée quand on sait qu'au niveau de chaque village, les services administratifs sont représentés par l'école et l'infirmerie dont les bâtiments sont habituellement construits avec du ciment, donc en dur ; ce qui tranche nettement avec les misérables cases des villageois. En ce sens, une inondation devrait au contraire consolider les bâtiments en dur. Ceci est une autre histoire.

Cela étant, quelle mission a-t-on assignée à l'école togolaise d'aujourd'hui ? Cette école semble actuellement aller à va l'eau et les pouvoirs ne font pratiquement rien pour arrêter cette dérive. L'école togolaise ne répond plus aux aspirations de la population et laisse les consommateurs eux-mêmes dans l'indifférence presque totale.

Si au temps colonial le rôle de l'école se limite à former des interprètes et des commis aux écritures pour l'administration coloniale, de nos jours, le rôle de l'école a évolué et même s'est diversifié.

La mission de l'école d'aujourd'hui est d'abord la transmission des connaissances. Mais qu'est-ce qu'une connaissance et que doit-on faire connaître aux élèves dès lors que ces derniers semblent aujourd'hui tout connaître sans avoir mis pied à l'école. S'il s'agit des connaissances livresques, l'on peut facilement s'en passer. De quelle connaissance parle-t-on alors ? Celle-ci est symbolisée par l'obtention des diplômes. Mais que dire de faux diplômes qui circulent librement au Togo et dont la presse avait entre temps fait écho ? De plus on assiste depuis un certain temps à des tricheries à outrance lors des examens. On note aussi la fuite des épreuves et surtout des réclamations intempestives après les résultats. Ces réclamations semblent être un autre moyen de réussite au Togo.

L'autre mission assignée à l'école est la préparation à la vie professionnelle. Le nombre exponentiel des diplômés sans emplois montre que l'école a ici échoué. On ajoute que le rôle de l'école est aussi de former les futurs citoyens. Le recul de nos jours de l'enseignement moral et de l'instruction civique ne milite pas en faveur de la formation des citoyens.

Ce qui est sûr,  c'est que l'école ne remplit plus sa mission. Un huitième des élèves quitte le CM2 sans maîtriser les bases de la lecture et de calcul. Un exemple " quel nombre faut-il ajouter à vingt pour cent (20 %) des élèves qui entrent en 6e comprennent mal ou pas du tout ce qu'ils lisent. Beaucoup n'ont pas la compétence de base en calcul et en géométrie et surtout en français. Les trois quarts des élèves du secondaire ne maîtrisent pas le programme enseigné et 35 %  sont en grande difficulté. Une dictée de brevet datant de 1972 aux élèves de 3e en 2007, la moitié des copies avait 0/20, c'est-à-dire vingt fautes et plus. Un élève de 4e en
2007 a le même niveau qu'un élève de CM2 en 1975. Que dire de tout cela ?

Assurément, l'école togolaise va mal. On a tenté d'incriminer l'effectif pléthorique des classes avec partout jusqu'à cent vingt élèves par classes notamment dans les écoles officielles des villes. Cela n'explique pas tout. D'abord, les enseignants sont mal formés. Depuis une décennie, les écoles normales ont fermé les portes. Les maîtres recrutés sont formés sur le tas. De plus, la plupart des enseignants sont d'un niveau faible et s'expriment souvent mal en français. Il faut noter que la plupart des professeurs qui enseignent le français dans les collèges n'ont jamais lu un roman. Peuvent-ils comprendre un texte et l'expliquer aux élèves ? Nous reviendrons assurément là-dessus.
Jacques Tom

[ No 390 : du 19 Oct 2007]
De Détia à fio fio kpoé le yi
: Le RPT vit et vivra
Le RPT vit et vivra. Qui dit mieux au regard des résultats du scrutin du 14 octobre 2007. Beaucoup  de bruit pour rien. Que de complots, de mensonges, de diffamations et tant de discrédit dans le seul but de nuire et de voir un parti disparaître  de la scène non pas parce qu'il est vomi par le peuple comme ils aiment le dire mais parce que son enracinement dans le pays leur fait peur. Et comme le mensonge se lève tôt, il est vite rattrapé par la vérité crue. Cette vérité, c'est que le RPT est le plus grand parti du pays à l'issue du scrutin du 14 octobre. Dans un scrutin transparent,  équitable  et sans chantage sur les électeurs et particulièrement sur ceux  du Sud, le RPT gagne. Il vient de le prouver.

De détia à fio fio fio kpoé le yi
Malgré le calme et le climat apaisé qui a caractérisé le scrutin, il s'est passé dans l'ensemble  du Sud du pays un phénomène extraordinaire que les fameux observateurs internationaux n'ont ni entendu, ni vu. Les commandos de l'UFC ont été déployés sur l'ensemble de la partie australe du pays avec pour mission de faire véhiculer les mots d'ordre suivants :

-  Fio fio fio kpoé le yi
-  Akrevia kpoé le yi
-  Ankara kpoé le yi…..
-  Alovia kpoé le yi ……
- Assiglanli kpoé le yi.....


Ce sont des slogans invitant  devant les bureaux de vote des électeurs à voter  pour l'UFC. En effet,  tous ses slogans sont les différentes appellations de “SODABI”, liqueur extraite du vin blanc du palmier,  symbole de l'UFC. Voilà comment astucieusement l'UFC a violé sans être inquiétée le code électoral. Le nom Détia que les militants de l'UFC soufflent devant les bureaux de vote est connu de tous. Pour y parer, les spécialistes de l'intégrisme dans la différence ont eu recours à ces différentes appellations de " SODABI " pour influer sur le vote.

Si cette pratique de fraude silencieuse a fait du tort aux partis comme la CPP, le CAR, la CDPA etc. car partageant le même électorat, elle semble ne pas troubler les électeurs du RPT.

En effet, l'épi de maïs a fait une grande percée dans bon nombre de préfectures du Sud. Ainsi donc le RPT est sorti victorieux dans un scrutin  verrouillé comme on en a jamais vu ailleurs. Devant le monde entier, et dans un scrutin, oh ! Combien transparent, le RPT a gagné devant tous les sponsors internationaux qui soutiennent l'UFC. Que disent tous ceux qui abordent les problèmes togolais avec tant d'émotion ? Ils ont tous honte.

K. V.

 

 
 
 
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