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La Dépêche

30 Août 2007

[ No 396 : du 29 Août 2007]
Législatives 2007 : Le RPT outille ses candidats et militants des régions  Centrale, Savanes et Kara, pour la conquête de l'électorat

Une journée de formation politique initiée par le secrétariat permanent du Rassemblement du Peuple Togolais (RPT) à l'intention de ses candidats aux législatives, secrétaires préfectoraux et délégués  cantonaux du parti des régions Centrale, Savanes et de la Kara, a eu lieu le jeudi 23 août à l'hôtel Mira de Kara en présence des sommités du parti.

Cette rencontre, la première du genre, organisée par le RPT sur instruction du président national du parti, a regroupé plus de 300 délégués de toutes les préfectures et sous-préfectures des régions Centrale, Savanes et de la Kara.

L'objectif de cette session de formation politique était d'outiller les participants de connaissances nécessaires et de les familiariser avec les idées forces du parti en vue de la conquête de l'électorat aux prochaines législatives. La session a par ailleurs été une opportunité pour le secrétariat général du RPT de présenter solennellement tous ses candidats retenus pour chacune des préfectures des 3 régions concernées aux législatives 2007.

Désormais, bien imprégnés des connaissances et dotés d'aptitudes indispensables pour affronter la compétition avec la certitude de vaincre, les participants et participantes à la session de formation politique se sont déclarés très satisfaits et comblés par les enseignements reçus.

Les enjeux politiques, économiques, sociaux et stratégiques des législatives, la réconciliation nationale,  l'accès de tous à l'eau potable, la sécurité, les droits de l'Homme et les libertés, la relance économique du Togo, la promotion de l'emploi et du secteur privé, la maîtrise des nouvelles technologies de la  communication, sont donc autant d'exposés développés au cours des travaux de cette assise.

A cette occasion, le secrétaire général du RPT, M. Solitoki Esso, a au nom du président national, exprimé ses profondes reconnaissances à tous les délégués pour leur fidélité manifeste, et à travers eux à tous les militants à la base de chacune de leurs localités.

En situant l'évènement dans son contexte, il a indiqué que l'importance des enjeux des législatives prochaines ne laisse aucune place à l'improvisation ni à l'amateurisme. Pour le  secrétaire général, M.Solitoki Esso, ce scrutin législatif offre une fois encore l'occasion  de démontrer que le RPT est un grand parti de masse qui porte sur ses épaules les espoirs des millions de Togolais.

A cet effet donc, il a lancé un appel à tous à retrousser les manches pour se mettre au travail afin de garantir la victoire au parti par " un vote utile et non fantaisiste ". En assurant une majorité confortable du RPT au prochain parlement, c'est donner  les moyens nécessaires au chef de l'Etat Faure Essozimna Gnassingbé pour réaliser son programme de société en harmonie, a souligné le secrétaire général Solitoki Esso du parti.

La même  rencontre  a eu lieu le samedi 25 août à Notsè pour les régions des Plateaux et Maritimes.

Taninawè

 
Suite au succès du recensement électoral : La Communauté internationale décerne un satisfecit au président Faure

Depuis la fin de l'opération de recensement le 19 août dernier en vue des élections législatives prochaines, le chef de l'Etat Faure Gnassingbé ne finit de recevoir des encouragements et des félicitations de la communauté internationale pour le succès de cette opération capitale pour le reste du processus électoral.

Après le secrétaire général de l'ONU à travers son représentant spécial pour l'Afrique de l'Ouest, M. Ahmedou Ould Abdallah et le facilitateur du dialogue inter-togolais, le président Burkinabé Blaise Compaoré par le biais de son ministre, Djibril Bassolé des Affaires Etrangères et de la Coopération Régionale, c'est au tour de l'Union Européenne (UE) de féliciter le chef de l'Etat pour les progrès réalisés dans la préparation des élections législatives.

Ce satisfecit ainsi décerné par la communauté internationale au président Faure vient tout simplement confirmer l'unanimité autour de la détermination et de la bonne foi du jeune président qui depuis son arrivée à la tête du pays, n'a cessé de multiplier des actes courageux en vue de sortir le Togo de l'enlisement comme en témoignent les réformes institutionnelles opérées : réformes de
la HAAC, de l'appareil judiciaire, de l'Armée, recomposition de la Cour Constitutionnelle, etc.

Après ce pari gagné de la première phase du processus électoral dont la réussite est unanimement saluée par nos partenaires, il importe à présent de tout mettre en œuvre pour garantir le succès de la deuxième phase, celle des élections proprement dites. A cet effet, tous les acteurs ont l'obligation de jouer convenablement leur partition en apportant à l'action du chef de l'Etat le soutien nécessaire pour le succès du processus. L'intérêt supérieur de
la Nation et l'histoire nous y convient tous.

S. Ewolo

 
Françafrique : Sarkozy veut déstabiliser Gbagbo

Chasser le naturel, il revient au galop. Lorsque lors d'un périple africain, Nicolas Sarkozy, alors ministre français de l'Intérieur, déclarait que la France n'a pas besoin de l'Afrique, on a cru que quelque chose allait bouger dans le réseau françafricain. C'est donc avec grand intérêt que les Africains attendaient les premiers pas du nouvel hôte de l'Elysée sur l'Afrique. Le moins qu'on puisse dire, c'est la déception sur toute la ligne. Rien ne bouge et c'est la crise ivoirienne qui est une meilleure illustration. Sarkozy veut déstabiliser Gbagbo et la scène se joue en plusieurs actes :

Premier acte : lors de son premier voyage en Afrique, Sarkozy s'est moqué des africains et particulièrement des paysans africains qui, à ses yeux, refusent d'entrer dans le développement. Que peuvent les Africains et leur monde rural quand l'essentiel de leurs richesses retournent à l'Hexagone.

Deuxième acte : la déstabilisation du Président Gbagbo. Ceux qui suivent attentivement les relations franco-africaines après l'arrivée de Sarkozy à l'Elysée ont suivi ce document publié sur France 3 (la 3ème chaîne de télévision appartenant au gouvernement français) montrant un certain Bertin Seidou  accusant la présidence ivoirienne d'avoir exécuté le journaliste franco-canadien Guy André Kieffer. Dès la publication du feuilleton, la presse française a vite relayé l'information en parlant de rebondissement dans l'affaire Kieffer alors que M. Seidou avait fait les mêmes déclarations il y a déjà un an.

Acte 3 : c'est une provocation de Sarkozy vite relayée par TV5 Monde.
Dans son Journal Afrique le samedi 25 août 2007, elle ouvre son édition de 21 heures sur le titre suivant : " Ouattara l'estimé de Sarkozy a réuni la diaspora ivoirienne à Montreuil ".TV5 Monde financée par les gouvernements français et africains fait une large couverture de la réunion qui a rassemblé un millier de fans.

Et l'estimé de Sarkozy dans une interview, attaque sans vergogne le président Gbagbo au moment où en Côte d'Ivoire les bonnes volontés sont en train de recoller les morceaux d'une nation déchirée par le même Ouattara qui a fait des problèmes économiques et politiques un problème religieux. Rappelons que lors d'une audience que Sarkozy avait accordée la semaine dernière à la famille Kieffer, il a  promis de prendre le dossier en main. La suite, on la connaît. Il s'agit  d'un parti pris criard dans la politique intérieure ivoirienne au moment où le pays sort d'une longue crise  dans laquelle le prédécesseur de Sarkozy,  pour des raisons économiques et stratégiques, l'avait plongé.

La question est de savoir pourquoi au moment où la situation se normalise difficilement en Côte d'Ivoire, l'Elysée  créé la confusion en préférant Ouattara aux autres candidats ? En attendant d'expliquer le choix de Ouattara, il faut rappeler que tous les chefs d'Etats africains qui ont tenté de tenir front à
la France ont mal terminé. Ils ont été renversés ou tués.

A chaque fois qu'en Afrique francophone un chef d'Etat tente de s'affranchir de la France, il est systématiquement combattu et renversé. Les cas les plus récents sont ceux de Sankara, Lissouba et Patassé. Le malheur de Gbagbo, c'est d'avoir essayé de s'en prendre aux intérêts français en Côte d'Ivoire en préférant les sociétés chinoises et autres aux sociétés françaises par le jeu des appels d'offres. Ce qui ne se passait pas au temps du vieux Houphouët et Bédié. C'est ainsi que des sociétés comme Bolloré ont tout perdu en Côte d'Ivoire.

Or aujourd'hui, qui dit Bolloré dit Sarkozy. L'Elysée n'a pas intérêt que Gbagbo, ennemi déclaré de la France, soit reconduit car Paris n'oublie pas l'humiliation que lui a infligée Gbagbo. Mais alors pourquoi Ouattara ? Parce qu'il a une femme juive qui a fait fortune en Côte d'Ivoire au temps de Houphouët et qui prospère aujourd'hui dans le négoce international. Et comme aux USA, rien ne peut se faire aujourd'hui en France sans le puissant lobby juif.

Voilà résumé le jeu trouble que Paris s'apprête  à jouer en Côte d'Ivoire. Le nouveau président français qui fait preuve d'une fougue débordante ne veut pas s'arrêter là. De Djibouti au Soudan, en passant par la Côte d’Ivoire, Sarkozy veut créer un nouvel ordre conforme aux intérêts de la grande France qu'il appelle de tous ses vœux. Il est fort à parier que le défi de Sarkozy à Gbagbo ne restera pas sans réaction d'Abidjan. Dans ces conditions, tous les ingrédients sont réunis pour compliquer davantage la crise ivoirienne.

Kao Victoire

 
Réconciliation nationale : Les confessions religieuses sollicitées  pour apporter leur concours

On se souvient il y a un mois de cela que le président de la République, Faure Gnassingbé dans son message à Atakpamé, à l'occasion de la célébration de Odon-Tsu ou fête des ignames chez les Ifè, édition 2007, appelait tout le peuple togolais à la réconciliation nationale. La culture de la paix, de la tolérance, de la réconciliation nationale et de l'Etat de droit, a été le principal enseignement tiré de son message.

C'est sous son haut patronage que la ministre déléguée à la présidence de la République chargée de la Réconciliation nationale et des Institutions ad hoc, Mme Loretta ACOUETEY a organisé,  à l'intention des confessions religieuses de tous bords, un séminaire d'information et de formation,  les 23 et 23 août 2007 à Lomé. Ce séminaire qui a pour thème " quelles implications des confessions religieuses dans le processus de réconciliation du Togo " a été ouvert le 23 août 2007 à l'hôtel du 02 février à Lomé en présence de certains membres du gouvernement, des membres du corps diplomatiques, des partenaires en  développement et des députés à l'Assemblée Nationale.

Dans son discours, la Représentante résidente du PNUD au Togo, Mme Rosine Coulibaly a fait un bilan de l'APG et de sa mise en œuvre avant de souligner que l'élément important restant est la tenue des élections législatives libres, transparentes, apaisées,   pour une reprise effective de la coopération entre le Togo et ses partenaires.

S'adressant aux religieux, elle a indiqué qu'éduquer, informer et conscientiser sont les rôles de la société civile, considérée comme éducatrice d'opinion. Les religieux sont les messagers de paix, des médiateurs, ils ont une responsabilité, celle de veiller au respect de l'équité et de la justice sociale, a-t-elle dit avant d'exhorter les confessions religieuses à aider les Togolais à s'engager résolument dans la voie de la réconciliation.

Succédant à Mme Coulibaly, le ministre de l'administration territoriale M. Kwessi Ahoomey-Zunu a salué l'initiative prise par Mme la ministre, en estimant qu'étant donné que les confessions religieuses  prônent l'amour, la pardon, elles ne pouvaient pas rester à l'écart du processus en cours puisque la religion est un outil de construction des hommes.

Représentant le chef de l'Etat, le ministre d'Etat, Edem Kodjo a dans son intervention, montré que rien ne peut se faire sans la main de la puissance divine. " Notre processus est fragile ", les confessions religieuses possèdent des atouts moraux pour agir de façon constructive,  a-t-il poursuivi.

Saluant les initiateurs de ce séminaire, il a  émis le vœu que les fruits de ces réflexions conduisent à l'élaboration des propositions pouvant permettre aux Togolais d'exercer leur liberté retrouvée dans un cadre convivial et fraternel.

DAO Bissang

 
Les Peuhls sont-ils aussi Togolais ?

Ceci n'est pas une provocation mais une question qu'on est tenté de se poser à la lecture de certains journaux et à l'écoute de certains leaders politiques. En effet à la fin du recensement électoral qui est une réussite indiscutable, certains Togolais toujours malheureux quand le Togo va bien, se sont mis avec des loupes grossissantes à chercher la petite bête partout, juste pour provoquer.

Les provocations
La première salve de ces provocations fut tirée par un néo-politicien qui, dans son village, a vu les quelques 6 millions de Béninois venus dans un car de 15 places se faire recenser contre 3000 francs chacun payés par le préfet des lieux. II est vrai que ces temps-ci les Béninois ne sont pas très aimés au Togo après l'histoire du match à Cotonou mais ce n'est pas une raison pour leur faire une telle injure... Passons. Ensuite, on croyait avoir touché le Kilimandjaro de la bêtise, de l'ignorance et de la provocation quand un journal de la place dénonce l'inscription de plus de 600 peuhls sur les listes électorales à Gléi. Vue que ces journaux ne sont pas lus au-delà de Dékon, l'on a préféré se taire... surtout quand on sait que les journalistes en question ne mettent le pied hors de Lomé qu'à l'occasion des rares séminaires tout frais payés organisés par la HAAC, le PNUD et autres gogos qui ne savent pas encore qu'au Togo les premiers assassins de la liberté de la presse sont avant tout ces gens " difficilement certifiés ou brevetés " qui se font appeler journalistes.

Donc, on en était à répondre aux éruptions de leur ignorance quand un quidam qui se dit leader politique va sur le plateau de
la T.V.T pour reprendre à son compte l'histoire des 600 Peuhls comme s'il avait participé à leur recensement puisqu'il n'a même pas jugé utile de citer sa source.

De ces politicards de pacotilles, le Togo ne peut plus. Mais la T.V.T dépasse les limites de Dékon et Togbato... donc suivie dans tout le Togo. Vous vous imaginez la colère des Peuhls de tout le Togo de s'entendre traiter d'étrangers et de transhumants ? Leur frustration ? Qui en fait, est la frustration de tous les Togolais épris de paix, de justice et surtout de liberté de mouvement.

Secouons un peu l'ignorance
Les Peuhls sont une ethnie togolaise à part entière. Et nous mettons au défi quiconque peut nous prouver le contraire. Les officines de manipulations politiques qui manient les lapalissades nous disent que ces Peuhls sont  des transhumants. C'est comme s'étonner de voir un bouvier suivre son troupeau. Logique, les Peuhls avec leurs troupeaux sont en perpétuels mouvements. Mais l'insinuation c'est qu'on veut nous dire que les Peuhls recensés à Gléi ne seraient pas Togolais. Alors réfléchissons un peu ; si ce sont des transhumants venus des pays voisins et juste de passage à Gléi qui peut les fixer là-bas avec leurs troupeaux pour attendre le jour des élections qui n'est même pas encore connu ?

Quel parti politique peut forcer ces Peuhls épris de liberté, amoureux de leurs troupeaux et du grand air à attendre indéfiniment à Gléi s'ils ne sont pas du coin ?

Pourquoi c'est les Peuhls de Gléi seuls qui posent problèmes ? N'a-t-on pas recensé des Peuhls à Dapaong, Mango, Kanté, Kara, Sokodé, Bassar, Blitta, Atakpamé, Kpalimé, Aného, Lomé ? N'y a-t-il pas de Peuhls transhumants togolais ? Ignorance ou provocation ? Même résultat.

C'est dangereux. La vérité semble être ailleurs.

La vérité
En réalité les Peuhls de Gléï ne sont que de l'arbre qui cache la forêt d'un tribalisme primaire qui n'ose pas se montrer au grand jour. Ceux qui dénoncent les Peuhls sont ceux qui dans certaines régions du Togo ont déployé des ruses de guerre pour empêcher le recensement des allogènes soupçonnés souvent à tort-de voter pour le R.P.T. Cette fois-ci cela ne semble pas leur avoir bien réussi ; alors fou de rage ils se consolent en tapant sur les Peuhls qu'ils croient sans défenses.

Allogènes par ici, Peuhls transhumant par là, la stratégie de l'exclusion fait son chemin. Mais à cette allure qui au Togo n'est pas allogène ou transhumant quelque part ? Prenons seulement Lomé. On y trouve que des transhumants et des allogènes.

Si vous les excluez comme on veut le faire des Peuhls de Gléï, vous aurez de la peine à recenser plus de cent mille électeurs dans notre capitale.

Moralité
II est tout simplement criminel que des médias Togolais et / ou hommes politiques s'amusent avec le problème de nationalité des autres Togolais. Ce genre de blague de mauvais goût a apporté son lot de larmes et de sang dans d'autres pays dont certains assez proche du Togo pour amortir le zèle suicidaire de quelques nazis tropicaux. Quand aux médias qui à bout d'imagination et de sujets publient toutes les bêtises qu'on leur tend pourvu que ce soit accompagné d'une enveloppe -souvent misérable- ils doivent faire l'effort de se souvenir des multiples séminaires organisés à leur intention.

Dans ce pays, les médias critiquent tout en oubliant trop vite la modestie et l'autocritique.

Corruption, chantage mafieux, passions politiciennes, ignorance et surtout analphabétisme endémique et chronique minent la presse togolaise. II est temps que ceux qui veulent faire du journalisme se démarquent de ceux dont les méthodes ne sont pas loin de la pire des mafias. Car aujourd'hui au Togo, il y a assez d'observateurs nationaux et étrangers épris des droits de l'homme et avertis sur les questions des libertés de la presse pour qu'on puisse dire halte aux génocidaires de la liberté d'expression, de la liberté tout court et de la démocratie.

Gnatchiko

 
Fonds d'Entretien Routier (FER) : Le budget annuel 2007 est de 7 milliards de F CFA

Comment se porte le Fonds d'Entretien Routier plus d'un an après l'entrée en activité des postes de péage ? Pas trop bien. Pour preuve, cette année, le budget du FER dont la mission est de collecter et de pérenniser des fonds pour l'entretien routier n'est que de 7  milliards alors que les besoins urgents eux s'élèvent à plus de 22 milliards.

Ce budget annuel se décompose comme suit :
-
Recettes des péages : 980 000 000 contre une prévision de 1,6 milliard
- Redevances pétrolières : entre 550 et 600 millions par mois soit environ 5 à 6 milliards par an.

Ces chiffres, nous les avons obtenus de la direction du FER. Si nous avons pu vérifier les recettes provenant des postes de péage sur place, nos tentatives pour vérifier les redevances pétrolières à la STE ont été vaines. Des sources officieuses ont  cependant confirmé les informations fournies par le FER.

Dans ces conditions, on se demande d'où viennent ces informations circulant dans les colonnes de certains confrères selon lesquelles le FER, génère près de 2 milliards par mois ?

Quant aux allégations selon lesquelles le FER attribue des marchés gré à gré, on nous a montré des lots d'appel d'offres transmis par la direction générale des TP avec des signatures exigées qui attendent le paraphe du directeur général du FER. Ici tout se fait dans la transparence nous a-t-on rassuré.

Tout au plus, on reconnaît au FER l'attribution de marchés urgents aux quatre sociétés performantes du pays à Lomé et dans les agglomérations urbaines de l'intérieur. Quant aux critiques concernant les ponts semi métalliques, le D.G du FER nous a dit que ces ponts datent de 2002 au moment où il n'était pas encore ni aux BTP, ni au FER. Il s'agirait d'un crédit belge qui était jusque là non consommé. Ces ponts viennent d'être réceptionnés par le ministre de l'Equipement.

S'agissant de la conformité de ces ponts à notre milieu, il a souligné que ces ponts répondent à tout point de vue à la conception technique d'un pont et qu'ils sont prévus pour une durée indéterminée.

" Si tout ce qu'on nous dit est vrai, pourquoi ces informations malveillantes sur le FER ? ". Vous posez là une bonne question. Suite à plusieurs cas de marchés non exécutés, nous avons été amenés à commettre des contrôles d'effectivité des marchés. Ces contrôles nous ont permis de découvrir le pot aux roses. Des entrepreneurs venaient encaisser des chèques pour des travaux non réalisés ! C'est parce que nous avons refusé de payer des décomptes pour des travaux non réalisés qu'on nous tire dessus. Et un collaborateur du D.G du FER de citer le cas d'une entreprise défaillante à Agou où des sous ont été décaissés alors que le marché n'est pas exécuté. Nous poursuivons nos enquêtes et dès que nous réunirons d'autres informations, nous les porterons à votre connaissance. Affaire à suivre donc.

K.V

 

 
 
 
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