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*Le choix résolu de la
modernité et de
la Refondation de notre vie politique
*La société togolaise change.
Le premier ministre EDEM KODJO s’est
adressé le
3 août 2006
à l’Hôtel 2 Février à la presse
nationale et internationale. C’était
l’occasion pour notre Premier ministre
de faire le bilan d’une année passée à
la Primature. Dans
une longue déclaration liminaire qui a
fait l’objet d’un déluge de questions,
le Premier Ministre Edem KODJO a passé
en revue toutes les questions qui
assaillent la nation. De la
réconciliation aux problèmes de
sécurité en passant par les problèmes
de réfugiés, de la justice, de la
reforme de l’armée, de l’emploi de
jeunes, de l’éducation, de la santé,
les 22 engagements et les questions
socio-économique, etc. Un exercice
délicat mais réussi. |
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La réconciliation,
le cheval de bataille
Dans sa déclaration générale, le
Premier Ministre a rappelé la
situation post électorale avec son lot
de détresse, de désolation et de
climat de peur. Un climat de terreur
que le chef de l’Etat et le premier
ministre sont parvenus à réduire à
travers une politique de
réconciliation savamment orchestrée.
Celle-ci s’est traduite par une
politique d’apaisement associant des
syndicats, les autorités religieuses,
chefs traditionnels et organismes de
défenses des Droits de l’homme. Ce qui
a créé des conditions favorables au
retour des milliers de réfugiés du
Bénin et du Ghana. Ainsi sur 17 000 de
nos compatriotes réfugiés au Ghana,
9500 sont rentrés alors que sur 26500
réfugiés au Bénin, il ne reste que
9980.
Ce retour massif de réfugiés s’est
accompagné de réinstallation des
déplacés internes.
Le premier ministre assure que le
problème de réfugiés sera
définitivement réglé avec la signature
prochaine d’un accord entre le Togo,
le HCR et le Bénin d’une part et le
Togo, le HCR et le Ghana de l’autre.
Pour dissuader les hésitants, un
comité national d’accueil de réfugiés
sera prochainement mis en place. Il
s’est félicité du climat de paix en si
peu de temps qui tient du miracle
selon ses expressions. Il a salué les
résultats des rapports des commissions
de Mgr Dosseh, de Koffigoh et de l’ONU
et rassure que des engagements seront
pris pour que de tels événements ne se
répètent plus. C’est pour mieux
veiller sur le respect des droits de
l’homme que les textes de la CNDH
viennent d’être restructurés avec la
nomination de nouveaux membres pour la
hisser aux standards internationaux.
Une justice réformée
Un vaste chantier de rénovation des
bâtiments et de renforcement des
capacités des ressources humaines est
ouvert. Coût du chantier, 10 milliards
de FCFA. Une commission nationale de
modernisation de la justice est créée
pour trouver des solutions aux
dysfonctionnements.
Le juge d’application des peines, des
libertés et le juge de mise en l’état
sont installés avec pour objectif de
mettre fin aux lenteurs judiciaires.
Le citoyen recouvre désormais tous ses
droits avec le démarrage effectif des
tribunaux administratifs.
La réforme de la justice va de pair
avec l’amélioration des conditions de
détention. Les détenus ont désormais
leur droit avec la sensibilisation des
forces de police et de gendarmerie.
Celles-ci sont renforcées en nombre et
en équipement pour mieux faire face au
grand banditisme qui menace notre
société. Quant à l’armée, elle
connaîtra de nouveaux statuts et d’un
code de conduite dans le cadre de la
restructuration des textes.
Un ambitieux Projet
de
décentralisation
Ici également un grand chantier est en
cours. Des collectivités
décentralisées seront créées et dotées
de moyens financiers et humains. Il
s’agit d’une décentralisation
intégrale qui transformera tout le
pays en communes (330).
De l’emploi pour les jeunes
Le gouvernement est très sensible au chômage qui
frappe une frange importante de la jeunesse. Pour y
faire face, un fonds d’appui aux jeunes, une sorte
de garantie est créée pour donner la chance aux
jeunes diplômés de conduire leurs projets en
accédant au crédit bancaire.
Tous les 22 engagements respectés
L’expression est de notre premier ministre. Le
dialogue engagé est remarquable a souligné le
premier ministre Edem KODJO. Tous les sujets et
mêmes ceux tabous sont inscrits au dialogue. Le
médiateur est nommé consensuellement. A charge à ce
dernier de transformer les divergences persistantes
en espoir pour le peuple.
l’image
du Togo
Le
premier ministre s’est attardé sur la restauration
de l’image de notre pays suite aux déplacements du
chef de l’Etat. Ces déplacements ont permis de
tisser un faisceau de relations fraternelles. Le
Togo se positionne avec la signature des commissions
mixtes entre notre pays avec l’Iran, le Cuba et la
Tunisie.
Comme meilleure illustration de la restauration de
notre image, il a cité le renforcement des relations
entre Bruxelles et Lomé avec le décaissement en
mai-juin du Fonds Stabex de plus de 35 milliards 600
millions (Que disent les ennemis de la nation ?) Ils
ont honte !
en perspective
Signe que notre pays est sur la bonne voie, le Togo
est en train de virer du rouge au vert. Avec un
budget de relance social de près de 240 milliards,
nous nous acheminons a dit le Premier ministre vers
un redressement économique avec le renforcement des
collectes des recettes douanières et fiscales.
Ce sera bientôt le bout du tunnel avec une
croissance attendue de plus de 2% l’année prochaine.
Cette embellie économique s’est accompagnée de
mesures sociales conséquentes : plus de 8200
enseignants intégrés en janvier dernier, versement
presque régulier des salaires des fonctionnaires,
recrutement de 1700 nouveaux enseignants, création
de 13 nouveaux lycées, etc.
Cette relance économique a aussi permis la mise en
place de programme de grands travaux :
assainissement en cours de la ville de Lomé et les
travaux d’infrastructures sur l’ensemble du pays. Il
s’agit d’un choix résolu de la modernité et de la
refondation de notre vie politique, a-t-il souligné.
Priorité à l’agriculture
A entendre le premier ministre, le secteur agricole
retient l’attention. Du déficit alimentaire de
l’année passée, le Togo est excédentaire aujourd’hui
avec un stock de sécurité alimentaire de 8000
tonnes. Pour permettre à notre agriculture d’amorcer
sa modernisation, 160 tracteurs y seront injectés
avec l’appui de l’Inde. Quant à la modernité totale
de notre agriculture, nous pouvons compter sur
la Chine
pour produire des semences de qualité. L’on ne peut
moderniser le monde rural sans accès à l’eau
potable. Le gouvernement est conscient et a décidé
la réhabilitation de 1200 anciens points d’eau sur
l’ensemble du territoire. Des sujets non moins
importants comme l’éducation, le sport, l’enfant et
les personnes âgées, la santé avec la pandémie du
VIH/SIDA et autres maladies diarrhéiques ont été
abordées.
Un débat franc
La déclaration du premier Ministre a donné lieu à un
long débat au cours duquel Edem KODJO a répondu aux
questions des journalistes.
Celles-ci ont porté entre autres sur l’impunité, la
corruption dans la justice, sur les rapports du Togo
avec les Institutions de Brettons Woods, sur
l’insécurité, sur la dette intérieure, les nouvelles
Technologie de l’information et de
la Communication, les rapports avec les média, le
coût des télécommunications, la crise à la FTF
etc. Sur toutes les préoccupations des confrères, le
premier ministre a apporté des réponses
convaincantes.
En conclusion, il s’est agi d’un exercice délicat.
Un examen auquel le PM est sorti victorieux. Qui
peut aujourd’hui dire que le bilan d’une année à la
primature n’est pas positif? Ce bilan positif a été
possible grâce à une cohabitation fraternelle entre
le Premier Ministre et le Président de
la République. C’est un aspect à ne pas négliger
dans les bouleversements à venir.
Kao Victoire |