|
Dans notre édition précédente (LA
DEPECHE n° 327 du
12 juillet 2006),
nous vous annoncions la naissance d’un
Conseil d’Appui au RPT (CAP-RPT), une
cellule de réflexion de Conseil et
d’Appui au RPT par des actions de
proximité en vue de remobiliser les
militants du parti. En moins d’un mois
d’existence, le CAP-RPT a mis le cap
sur l’avenir en affichant ses
ambitions. Après avoir rencontré le
19 juillet 2006
les responsables de syndicats de
taxi-moto et les revendeuses du grand
marché de Kara, les membres du bureau
ont rencontré le 21 juillet 2006 au
siège des Affaires Sociales de Kara,
les chefs de zones et délégués
cantonaux de la préfecture de
la Kozah. Au
centre des discussions, explorer des
voies et moyens en vue de redynamiser
les activités du RPT dans
la Kozah et sur l’ensemble du pays.
Le CAP-RPT n’est ni
Les travaux de la rencontre avec les
chefs de zones et les délégués
cantonaux de la préfecture de
la Kozah ont débuté aux environs de
15h30
pour prendre fin à
18h15 dans une salle des Affaires Sociales de Kara pleine à craquer.
Dans son mot de bienvenue, le
président du CAP-RPT, M. BEGUEDOU
Atani, a remercié les participants
pour avoir répondu massivement à
l’appel de son groupement. D’entrée de
jeu, il a tenu à lever l’équivoque
autour du rôle, la mission et les
objectifs de son association. Le
CAP-RPT n’est ni un nouveau parti, ni
un RPT nouveau. Mais une cellule de
réflexion regroupant des cadres du
parti interpellés par l’immobilisme
des instances de leur parti. Dans un
environnement difficile, le CAP-RPT
nourrit l’ambition d’apporter sa
modeste contribution au RPT au moment
où des partis concurrents sillonnent
le pays pour intoxiquer l’opinion
publique.
Il a invité les participants à oublier
le passé et à se mobiliser pour lever
les défis qui attendent le parti au
pouvoir. Faisant allusion à ceux qui
sillonnent le pays pour promettre ciel
et terre, le Président du CAP-RPT a
convié les militants à engager une
profonde réflexion sur notre vie
commune.
Auparavant M. MELEBOU Koffi et Mme
ELINO respectivement secrétaire
général et conseillère de la cellule
ont convié les participants à un débat
franc et sincère afin de parvenir à
des conclusions judicieuses qui seront
adressées aux grandes instances du
Parti.
Des critiques acerbes
Suite aux interventions des
responsables du bureau, la parole fut
donnée aux chefs de zones et aux
délégués cantonaux pour présenter les
conclusions de leurs rencontres avec
la base. Le moins qu’on puisse dire
est que la situation du parti au
pouvoir est grave. Nous assistons à
une démobilisation générale des
militants dans l’un des fiefs le plus
sûr du Parti. Il y a eu des
déballages. Pour les uns, le RPT est
atteint de palu. Pour le guérir, il
faut un changement radical de ses
structures d’encadrement. Pour
d’autres, le Parti est à genou…
« A chaque enjeu, on nous envoie au
front mais après la lutte c’est
toujours les mêmes qui en tirent
profit », a lancé un délégué. Nous
sommes fatigués du RPT. Il faut que ça
change, a renchérit un autre.
Aux problèmes d’immobilisme du RPT, on
a aussi parlé des problèmes, sociaux,
d’emplois de jeunes, et de ceux
spécifiques à
la Kozah. S’agissant
des problèmes de la préfecture, il a
été notamment question de l’absence
des infrastructures (eau, routes,
électricité, école etc.) dans la
commune et ses environs. Les problèmes
de chômage des diplômés, des
étudiants, des taxi-motos et des
revendeuses du grand marché sont
préoccupants.
Les étudiants ont demandé qu’on cesse de
les traiter de bandits en prenant à bras le corps
leurs problèmes qui sont sérieux.
Quant aux conducteurs de taxi-motos, ils
se sont demandés si
la Kozah et particulièrement la ville de Kara sont
un territoire à part où sans cesse ils subissent des
harcèlements des policiers et des douaniers dans les
rues.
Les revendeuses du grand marché se plaignent de
l’insalubrité et de la santé des jeunes avec le VIH/Sida.
Les députés de la préfecture n’ont pas été épargnés.
Leur action a été jugée négative. C’est ainsi
qu’on s’est plaint du comportement d’un des députés
qui aurait déclaré que si les électeurs de sa
circonscription électorale ne votent pas pour lui,
il sera élu.
Sport et politique
A cette assise de déballages, on a aussi parlé du
dialogue national et du sport. S’agissant du
dialogue, les différents délégués se sont interrogés
sur le sort qui lui est réservé. Les participants
ont l’impression que la mouvance présidentielle cède
tout à l’opposition. Sur ce point M. MELEBOU a
rassuré. Quant au sport, certains participants ont
déploré la débâcle des Eperviers à
la CAN et au Mondial. Sur ce dernier point, d’aucuns se sont inquiétés du
comportement du président de
la FTF. Si on ne prend pas garde, la crise à la FTF
risque d’entamer le crédit du RPT lors des échéances
électorales à venir a averti un délégué.
Les débats, ont été vifs. Mais enfin de
compte on s’est félicité de la mise en place du
CAP-RPT qui vient à point nommé redynamiser le RPT
avec une démarche nouvelle en approchant et en
écoutant les militants à la base. Pour ce faire, les
participants ont vivement souhaité que le CAP-RPT
devienne un cadre de suivi des activités du RPT sur
toute l’étendue du territoire. Le RPT dispose de
compétences et des ressources qui n’attendent que
les orientations des grandes instances du Parti. Les
membres du bureau ont salué le sens de
responsabilité des participants tout en les conviant
au resserrement des rangs en vue d’une
remobilisation générale pour les batailles à venir.
Ils ont promis de transmettre les conclusions des
débats aux dirigeants du parti qui décideront de la
conduite à tenir.
K.V |