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Le mensonge a beau se lever tôt. Il est
toujours rattrapé par la vérité. Nous
avons toujours à La
Dépêche décrié la mission
de
la Société Civile en général et celle
de
la Ligue Togolaise
des Droits de l’Homme en particulier
dans notre temps. Chez nous, les
groupuscules qui se sont proclamés
Société Civile ne sont que des
appendices des partis politiques. Or
tout parti politique est partisan. Ce
qui n’est pas le cas des organisations
de
la Société Civile
qui poursuivent des actions d’intérêt
général ou d’intérêt spécifique. Il en
est ainsi des organisations de défense
de Droits de l’homme qui au lieu de
défendre des droits de tous les
citoyens du pays prennent fait et
cause pour des combats d’arrière garde
des partis politiques. Nous ne voulons
pour preuve que ces manipulations et
désinformations orchestrées par la
section d’Amnesty International au
Togo, et par la Ligue Togolaise des
Droits de l’Homme et envoyées
maladroitement à la FIDH et à Amnesty
International dans le but de nuire à
notre pays. Que voulez-vous qu’on
pense de ces organisations quand dans
leurs rapports suite aux douloureux
événements survenus au lendemain du 5
février et lors du scrutin d’avril
2005, on ne voit nulle part les
victimes des militants du parti au
pouvoir ? Ces organisations, il faut
le dire avec force, ne sont pas des
organisations des Droits de l’homme
mais des assassins des Droits de
l’homme.
Et la vérité triompha
La vérité finit toujours par triompher.
Elle vient de triompher au Togo et ce au sein de
la LTDH qui se prenait dans notre pays pour
détentrice exclusive des Droits de l’Homme.
Malheureusement, la LTDH n’était qu’une aile combattante de l’UFC, le parti qui poursuit la
revanche dans le pays. Il a fallu le départ du Sieur
Ghandi Adoté du pays pour que la crise qui couvait
au sein de
la LTDH explose au grand jour. Monsieur Ghandi Adoté faut-il le rappeler,
fut un syndicaliste à Air Afrique. A la disparition
de la compagnie aérienne continentale, M. Ghandi
regagne le pays et s’introduit dans
la LTDH où il fait de la fixation autour des Droits de l’Homme. Il ne
cachait jamais son aversion et même sa haine envers
le parti au pouvoir.
Heureusement, à
la LTDH il n’y avait pas que des revanchards. Il y a
ceux qui voulaient recentrer la mission de
l’association. Parmi eux, M. Clumson-Eklu. A la
suite de la dissidence et le coup de force opéré par
l’agitateur de toujours, le secrétaire général M.
Apédo-Amah, la Justice vient de trancher en
ordonnant au président par intérim de convoquer dans
un délai de 30 jours, une assemblée générale
extraordinaire en vue d’élire un nouveau bureau.
Pour s’inscrire dans la décision de la justice,
la Ligue a organisé le
22 juillet 2006 au foyer Pie XII, une journée de
réflexion de ses membres.
Lors des travaux de cette journée, M Clumson-Eklu,
le président par intérim a déclaré ce qui suit :
« … les causes profondes de la dissidence au sein de
la LTDH sont liées à la mauvaise conception du rôle
de la Ligue et au dysfonctionnement des textes.
Selon lui, la LTDH créée selon la loi du 1er juillet
1901, est une organisation apolitique à but non
lucratif. »
«La Ligue
doit demeurer un groupe de professionnels qui doit
être en contact permanent avec les autorités
togolaises afin de pouvoir leur soumettre et régler
les cas de violation des droits et libertés des
citoyens. »
Lorsque ces paroles viennent d’un membre de la LTDH, il y a lieu de se réjouir. Le changement tant réclamé ne
s’adresse pas seulement au sommet de l’Etat mais
aussi à la base. C’est ce qui vient de se passer à
la LTDH.
K.V |