|
Le dialogue national est entré hier dans
sa seconde phase avec la désignation à
l’unanimité des parties prenantes, du
Président Blaise Compaoré comme
facilitateur. On se rappel qu’au début
de ces pourparlers, le gouvernement
avait proposé la tenue des discussions
à Ouagadougou mais cette proposition
avait été rejetée par l’UFC. Si ce
parti se résout aujourd’hui à accepter
les bons offices du président
burkinabé, c’est qu’il est sans doute
revenu à de meilleurs sentiments.
La désignation de Blaise Compaoré fait
suite à la demande adressée par le
présidium du dialogue à chaque
délégation d’envoyer jusqu’au 21
juillet, les noms des facilitateurs
pressentis.
A l’ouverture de la séance d’hier
seules
la CDPA et l’UFC ont proposé des noms alors que le RPT a demandé un
listing des points de désaccords afin
de pouvoir déterminer le profil du
facilitateur qui lui semble apte à
aider à la résolution de la crise
togolaise. Au CAR, parti du président
du dialogue, rien n’a été proposé. Du
côté des autres parties prenantes au
dialogue, c’était le même mutisme.
La communauté internationale quant à
elle semble être très peu préoccupé
par ce qui se passe sur notre
territoire. On peut tout de suite
deviner que la crise au Proche-Orient,
au Darfour et en Côte d’Ivoire
retienne plus son attention. Ce qui
est vrai. Mais il ne faut pas perdre
de vue que la question togolaise
divise et continue de diviser l’UE.
L’ONU pour sa part s’intéresse peu à
la question des facilitateurs depuis
que le pouvoir a décliné la médiation
de Lakhdar Brahimi, ancien ministre
des Affaires Etrangères d’Algérie
mandaté par cette organisation.
Cette situation doit interpeller les
acteurs de la scène politique
nationale. Il est donc temps que les
Togolais eux-mêmes trouvent des
solutions à leurs problèmes. Tant
qu’ils ne se résoudront pas à déblayer
le chemin d’une sortie de crise, le
bout du tunnel ne sera pas pour
aujourd’hui. On espère donc qu’avec la
désignation du président Compaoré,
tous les blocages seront levés pour
une sortie de crise.
D K & S. Ewolo |