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La Dépêche

29 juin 2006

[ No 325: du 28  juin 2006]
SOS  pour la petite Akpénè
 
 

Il y a plus de deux siècles que l’esclavage a été aboli dans le monde. Mais malheureusement à ce 21e siècle, certaines personnes continuent cette pratique sans être inquiétées dans notre pays et ailleurs dans le monde. Le cas de la petite Akpénè âgée de 11 ans environ  est inquiétant et interpelle nos consciences. La petite Akpénè vit un véritable calvaire chez Da Pauline une commerçante qui réside à Sokodé au  quartier Bambou  Texaco sur la nationale N°1.

Les voisins de Da Pauline et certains clients qui viennent  chez elle acheter quelques produits de consommation témoignent que la petite Akpénè a souvent les larmes aux yeux, soit parce que sa patronne lui a donné une paire de gifles,  soit un coup de poing sur la tête ou encore des coups de fouets. Malgré tous ces sévices corporels c’est elle qui fait tout dans la maison.

Akpénè se réveille à
4h du matin et se couche  à 24h soit à peine 4 heures de temps de sommeil par jour pour une petite fillette de 11 ans environ.

Akpénè fait le ménage à la maison, prépare à manger, vend dans la boutique et s’occupe de l’enfant de la patronne malade qui urine et fait ses besoins  sur place. L’enfant est  atteint d’une maladie qui l’a cloué au sol. Tout ceci entrecoupé de coups de fouet et autres brimades.  Le comble de la méchanceté de Da Pauline c’est que Akpénè travaille beaucoup et mange peu et tard. Elle  n’a pas droit au petit déjeuner.

Pourquoi ce triste sort pour la petite Akpénè ?

Akpénè, ne connaît pas sa maman. Elle ne sait même pas si elle est décédée ou vivante. Par contre son papa est bel et bien vivant. Il réside à Wahala et s’appelle AMELESSI. Pourquoi a-t-il laissé sa fillette dans cette condition sans jamais songer la récupérer? Perçoit-il de l’argent auprès de Da Pauline?  A toutes ces questions nous  ne saurions  répondre parce que nous n’avions pas  rencontré ce papa inconscient et sans affection pour sa fille.

Pour l’heure, nous interpellons Mme Agnélé Christine, secrétaire d’Etat chargée de
la Protection de l’Enfant, Wao-Afrique et d’autres ONG à sauver cette petite fille en détresse. Il faut la soustraire de cet enfer qu’elle vit chez Da Polli le plus vite possible. La rédaction de LA DEPECHE se met à la disposition de toutes les bonnes volontés pour toute fin utile.

E.D

 

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