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Le dialogue intertogolais ouvert
tambour battant par le chef de l’Etat
bât de l’aile. Les leaders de
l’opposition mettent les bouchés
double pour faire échec à ce dialogue
qui est censé sortir le pays de la
crise et ramener nos partenaires à
reprendre leur coopération avec notre
pays.
Le parti de Gilchrist Olympio depuis
le début du dialogue exigeait à cors
et à cris la présence d’un médiateur.
Sans le médiateur selon l’UFC, ce
dialogue n’aboutira à rien.
Et depuis, ce parti rejette toujours
les propositions du projet d’accord
élaboré par le bureau du présidium. A
chaque fois il relève les points de
désaccord et fait ses propositions. On
se demande alors que faire ? Faut-il
prendre les propositions de l’UFC
comme argent comptant et les adopter
en l’état pour mettre fin à ce
dialogue qui n’en finit pas ? Si tel
est le cas, le dialogue n’avait pas sa
raison d’être. On aurait pu seulement
demander à l’UFC de faire ses
propositions de sortie de crise et on
les met en application comme la parole
d’évangile. Si l’UFC a accepté prendre
part à ce dialogue, c’est parce
qu’elle est prête à faire des
concessions.
Lorsque ce parti reste inflexible sur
ses positions, c’est qu’il n’avait pas
l’intention de dialoguer. Ce parti
pourra-t-il dire au peuple togolais ce
qu’il a déjà concédé depuis le
démarrage du dialogue ? Ce
comportement montre à suffisance que
les délégués de l’UFC présents dans la
salle Evala du Corinthia Hôtel 2
Février ne sont là que pour jouer au
dilatoire et non pour dialoguer. Et
lorsqu’on se réfère à leur première
revendication notamment la présence
d’un médiateur, on se demande que
peut-il faire dès lors que ce parti
est intransigeant sur ses positions.
La 2e version
du projet d’accord proposé par le
bureau du présidium prend en compte
les points de vue et les remarques des
uns et des autres. Mais
malheureusement le parti de Gilchrist
Olympio tout en reconnaissant une
légère amélioration rejette
pratiquement tout. Tout porte à croire
que l’UFC a opté pour la politique de
pourrissement, ce qui ne l’arrange
même pas.
Quand à la CDPA,
elle adhère à l’essentiel du projet
d’accord mais relève également
certains points de désaccord qui ne
sont pas de nature à bloquer le
dialogue.
Pour le parti de Me Yawovi Agboyibo,
il est prêt à adhérer à ce projet
d’accord si le RPT accepte le mode de
scrutin à deux tours. Cette position
louche du CAR n’est pas de nature à
faciliter les choses dès lors que le
mode du scrutin est inscrit dans la
constitution. Et pourtant Me Agboyibo
juriste de son état sait pertinemment
que les délégués au dialogue ne
peuvent en aucun cas procéder à la
modification de notre texte
fondamental. Cette modification ne
peut intervenir qu’après les
législations. La nouvelle assemblée
nationale mise en place prendra en
compte les propositions de ce dialogue
pour modifier la constitution.
Au regard de tout ce qui précède, l’on
constate que l’opposition radicale
avec à sa tête l’UFC créée l’impasse
pour aboutir à un échec. Pour eux la
souffrance du peuple leur importe peu,
seul leurs intérêts les préoccupent.
E.D |