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La Dépêche

29 juin 2006

[ No 325: du 28  juin 2006]
L’opposition radicale oeuvre à l’échec du dialogue
 
 
 

Le dialogue intertogolais ouvert tambour battant par le chef de l’Etat bât de l’aile. Les leaders de l’opposition mettent les bouchés double pour faire échec à ce dialogue qui est censé sortir le pays de la crise et ramener nos partenaires à reprendre leur coopération avec notre pays.

Le parti de Gilchrist Olympio depuis le début du dialogue exigeait à cors et à cris la présence d’un médiateur. Sans le médiateur selon l’UFC, ce dialogue n’aboutira à rien.

Et depuis, ce parti rejette toujours les propositions du projet d’accord élaboré par le bureau du présidium. A chaque fois il relève les points de désaccord et fait ses propositions. On se demande alors que faire ? Faut-il prendre les propositions de l’UFC comme argent comptant et les adopter en l’état pour mettre fin à ce dialogue qui n’en finit pas ? Si tel est le cas, le dialogue n’avait pas sa raison d’être. On aurait pu seulement demander à l’UFC de faire ses propositions de sortie de crise et on les met en application comme la parole d’évangile. Si l’UFC a accepté prendre part à ce dialogue, c’est parce qu’elle est prête à faire des concessions.

Lorsque ce parti reste inflexible sur ses positions, c’est qu’il n’avait pas l’intention de dialoguer. Ce parti pourra-t-il dire au peuple togolais ce qu’il a déjà concédé depuis le démarrage du dialogue ? Ce comportement montre à suffisance que les délégués de l’UFC présents dans la salle Evala du Corinthia Hôtel 2 Février ne sont là que pour jouer au dilatoire et non pour dialoguer. Et lorsqu’on se réfère à leur première revendication notamment la présence d’un médiateur, on se demande que peut-il faire dès lors que ce parti est intransigeant sur ses positions.

La 2e version du projet d’accord proposé par le bureau du présidium prend en compte les points de vue et les remarques des uns et des autres. Mais malheureusement le parti de Gilchrist Olympio tout en reconnaissant une légère amélioration rejette pratiquement tout. Tout porte à croire que l’UFC a opté pour la politique de pourrissement, ce qui ne l’arrange même pas. 

Quand  à la CDPA
, elle adhère à l’essentiel du projet d’accord mais relève également certains points de désaccord qui ne sont pas de nature à bloquer le dialogue.

Pour le parti de Me Yawovi Agboyibo, il est prêt à adhérer à ce projet d’accord si le RPT accepte le mode de scrutin à deux tours. Cette position louche du CAR n’est pas de nature à faciliter les choses dès lors que le mode du scrutin est inscrit dans la constitution. Et pourtant Me Agboyibo juriste de son état sait pertinemment que les délégués au dialogue ne peuvent en aucun cas procéder à la modification de notre texte fondamental. Cette modification ne peut intervenir qu’après les législations. La nouvelle assemblée nationale mise en place prendra en compte les propositions de ce dialogue pour modifier la constitution.

Au regard de tout ce qui précède, l’on constate que l’opposition radicale avec à sa tête l’UFC créée l’impasse pour aboutir à un échec. Pour eux la souffrance du peuple leur importe peu, seul leurs intérêts les préoccupent.

E.D

 

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