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[ No 372 : du 6 juin 2007]
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Législatives 2007 :
Des députés insatiables
du RPT entrent en lice à Kabou |
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« Je ne peux pas rester sur le
cheval aujourd’hui et descendre sur l’âne demain ».
Cette phrase vient de la bouche de notre président
de l’Assemblée nationale Bonfoh Abass, en janvier
dernier à Sanda-Afohou quand il a brûlé la politesse
de Sanda-Kagbanda pour aller présenter Mlle Dikéni
à cette population comme future candidate aux
législatives. Pendant ce temps, il aurait demandé à
M. Mangani, originaire de Kabou-Sara et Conseiller
en Communication du Ministre de l’Administration
Territoriale de préparer son dossier pour les mêmes
élections et dans la même circonscription
électorale. Allez-y comprendre quelque chose. |
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M. Abass Bonfoh oublie qu’il y existe un pacte de
rotation entre les cantons de Kabou et Sanda et ceci
depuis 1994.
Alors quelle mouche l’a piqué en proposant des
candidats dans le même canton ?
Maintenant il raconte à qui veut l’entendre ceci :
« Est-ce que moi, je peux aller briguer un poste de
députation à Tchitchao ? Vous les gens de Sanda, si
vous voulez être député, allez-y dans la Kozah ».
Une manière de dire que les gens de Sanda sont des
étrangers. Voilà des propos très graves qui sortent
de la bouche de quelqu’un qui a occupé de très
hautes fonctions dans ce pays.
M. Bonfoh Abass peut nous dire en quelle année est
fondé le village de Sanda ? Peut-il nous situer à
qui les premiers occupants se sont adressés avant de
s’installer ?
Si les gens de Sanda ne peuvent pas être députés
dans Bassar, pourquoi a-t-il choisi toujours ses
suppléants à Sanda ? A savoir M. Edjéou, professeur
d’Université en 1999, Hozo professeur de CEG en 2003
et Farda, instituteur en 2007.
Voyons ! Il n’est vraiment pas bon d’avoir une
mémoire si courte. C’est quoi la démocratie ?
Comment se mesure la popularité d’un candidat ?
Aux législatives de 1985 et 1990, quand les
candidats devraient voter de leurs propres ailes,
qu’est-ce qui s’était passé ? Je crois bien que ce
sont les candidats de Sanda qui s’en étaient sortis
victorieux. Qui le dément ?
Finalement, l’homme habitué à l’escorte, aux gardes
de corps, aux sirènes, brefs aux honneurs, rêve
encore. Ah ! Qu’il est bon de rêver. Il écarte Mlle
Dikéni et met K.O. M. Manganis t repositionne
finalement candidat, semble t-il avec la complicité
de certains officiers de la région et certains
ministres beaux parleurs. Abass, député pour une 3ème
fois (1999, 2003 et 2007). Et les autres ? Même à
Kabou, les jeunes se demandent qu’est-ce qu’il a pu
fait faire concrètement dans ce village durant tout
ce beau parcours politique ?
Il ne peut pas être sur le cheval et après sur
l’âne. Il risque même de rester sur la chèvre. S’il
pense que même élu, il sera président de
l’Assemblée, il se trompe lourdement car le hasard
est un événement rare. Sa seule chance, c’est parce
qu’il s’agit du scrutin de liste. S’il est inscrit
en tête de liste, il peut être élu. Si c’était le
scrutin uninominal, les candidats « autochtones » et
« dits étrangers » devraient montrer leur
popularité. D’ailleurs, en parcourant les pages de
l’histoire, les Bonfoh viennent de Bafilo, et
personne ne peut le démentir.
Dans tous les cas, à Sanda, on est serein. Si le RPT
ne se décide pas à régler ce problème, le candidat
de Sanda, largement soutenu par une bonne partie de
la population de Kabou, sans parler des autres
cantons, devra se présenter en indépendant et va
s’en nul doute gagner un siège.
Nous interpellons le Coordinateur de la région de la
Kara M. Patassi, le Secrétaire Général du parti, M.
Solitoki et même le Président National, Président de
la République à qui revient le dernier mot à
envoyer des émissaires sur le terrain pour constater
de visu la véracité des faits.
Pour notre part, nous concluons ceci : qu ’on
déplace la gendarmerie de Sanda créée depuis 2003
parce qu’on a aujourd’hui la force militaire
n’entame en rien la détermination paisible de la
population de Sanda. Qu’on achète des motos à tel
ou tel chef, le secret reste dans l’isoloir.
Dire que vous êtes chez vous et la députation, la
présidence de l’Assemblée, la présidence de la
République sont venus vous rattrapées, c’est être
ingrat à un degré inqualifiable. Et l’ingratitude au
nom de Allah. Ça se paye.
Habib Dedediwé
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Eliminatoires CAN 2008 : Sierra Léone
– Togo (0 – 1) ; une victoire à la
Pyrrhus |
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Le peuple togolais n’a pas eu le temps
de savourer la victoire (1 à 0)
dimanche dernier à Freetown des
Eperviers du Togo devant les Lones
Stars de la Sierra Léone à l’issue de
la 4ème journée des
éliminatoires de la Coupe d’Afrique
des Nations de football que va
accueillir le Ghana en 2008. |
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L’hélicoptère assurant la liaison du
stade à l’aéroport de Lungui a pris
feu à l’atterrissage tuant
sur-le-champ 21 des 22 personnes à
bord dont 14 membres de la délégation
Togolaise parmi lesquels le ministre
Togolais de la Jeunesse et des Sports
M. Richard Attipoé, le conseiller de
la Fédération Togolaise de football M.
Théodroe Amegnran et notre Consœur
Olive Messan Amouzou, ex directrice de
la radio sport FM. L’événement s’est
produit quand, pour des raisons de
sécurité, la délégation togolaise
avait décidé de regagner Lomé le même
jour. Informé, le président de la
République a dépêché à Freetown, une
délégation conduite par le président
du Comité National Olympique
Togolais (CNOT), le Général Zoumarou
Gnofame pour s’enquérir des conditions
de survenance du crash et organiser le
retour du reste de la délégation.
Les circonstances du drame
On sait très peu sur les vraies
origines du drame survenu dimanche
dernier à Freetown emportant la vie de
14 de nos compatriotes. Néanmoins, il
y a lieu de relever que le crash s’est
produit quelques temps après le match
Sierra Léone –Togo à l’aéroport de
Lungui. L’hélicoptère assurant le
transport d’une partie de la
délégation Togolaise du stade à
l’aéroport aurait perdu subitement
l’une de ses ailes à 4m du sol après
explosion et a pris feu avant de
s’écraser. Selon certaines sources, il
n’était pas prévu que la délégation
togolaise regagne Lomé aussitôt après
le match. Le retour à Lomé devait donc
s’effectuer le lendemain. La question
se pose alors de savoir quelles sont
les raisons du retour précipité de la
délégation Togolaise ? A en croire
d’autres sources, les Togolais ne se
sentiraient pas du tout en sécurité en
Sierra Léone. « Nous ne savons pas si
nous rentrerons à Lomé sain et sauf »,
telle est la déclaration de EL Hadji
Frédi de Frédi voyage dans une
communication téléphonique avec l’un
de ses proches resté à Lomé quelques
instants avant le crash. Outre cette
déclaration, il faut relever la
violence affichée par les sierra
léonnais lors du match avec le jet de
projectiles. Il se pose ici la
question de savoir si des sierra
léonnais avaient des raisons d’en
vouloir aux Togolais au point de leur
chercher du mal. Il n’est certes pas
exclus que ce soit un simple accident
dû à un caprice de la machine, mais
la thèse d’un attentat n’est pas à
exclure lorsqu’on sait que les sierra léonnais, après avoir subi plusieurs
années de guerre sont devenus
particulièrement violent et tellement
habitué à voir des images horribles
qu’une image de plus ne pourrait
ébranler leur indifférence. La
réaction de la star sierra léonnaise
Mohamed Khalon et 3 de ses coéquipiers
le 24 mars à
Kégué après leur défaite
en est une autre preuve. Ils n’ont pas
hésité à casser des chaises et à
jurer vengeance pour on ne sait quelle
raison.
Les autorités Togolaises, la CAF et la
FIFA doivent veiller à ce que des
enquêtes internationales soient menées
afin que lumière soit faite sur ce
drame.
Un match sur fond
de polémique
La tension qui a prévalu autour du
match Togo –Sierra Léone quelques
jours avant le départ de l’équipe
nationale à Freetown était un signe
prémonitoire du drame survenu en
Sierra Léone. Tout a commencé avec la
suspension le 24 mars dernier des
cadres de la sélection nationale à
savoir : Adébayor Shéyi, Kader
Kougbadja et Nibombé Daré. Malgré les
tentatives de médiation entreprises
par la président de Gomido FC M.
Winny Dogbatsè et certains amoureux du
ballon rond pour amener Avlessi Tata ,
président de la FTF à revenir sur sa
décision, ce dernier est resté campé
sur sa position. Et plus le temps
passait, plus la situation
s’envenimait. La plupart des
coéquipiers des 3 joueurs exclus
menacent de ne pas prendre part au
match Sierra Léone –Togo si la
suspension n’est pas levée. Puis vint
enfin la levée des sanctions. Mais
hélas, cette levée tardive des
sanctions ne permet pas au
sélectionneur national Stephen Késhi
de retrouver son équipe type. Ainsi, 7
éléments clés de la sélection dont
l’apport était pourtant indispensable
pour une probable victoire en terre
Sierra léonnaise n’ont pas pu prendre
le vol avec leur coéquipiers.
L’incertitude s’installe sur l’issue
du match. L’inquiétude gagne les
supporters des Eperviers. Il a fallu
en ce moment précis l’intervention du
désormais ex ministre de la Jeunesse
et des Sports, feu Richard Attipoé
pour calmer la situation à travers
une nouvelle médiation entre les
acteurs du football togolais en
difficulté et rassurer le peuple à
l’issue d’une conférence de presse
organisée à la veille du voyage sur
Freetown. Vendredi dernier donc, ni
les journalistes présents à la
conférence de presse, ni le peuple
Togolais qui a suivi quelques heures
plus tard sur les ondes, les
déclarations pleine d’espoir de
Richard Attipoé à l’endroit de la
jeunesse Togolaise et pour l’avenir
prometteur du football togolais ne
pouvaient s’imaginer qu’il nous
faisait alors ses adieux. Personne ne
pouvait deviner que les 14 togolais
qui nourrissaient tous de grandes
ambitions pour le sport au Togo et
pour le football togolais n’allaient
plus jamais fouler le sol togolais ;
terre de nos aïeux. La Dépêche
présente toutes ses condoléances aux
familles éplorées et que la Terre soit
légère aux illustres disparus. Ils
sont morts sur-le-champ de bataille
après une mission bien accomplie. Pour
leur rendre hommage et honneur, le
peuple Togolais s’engage à lutter
jusqu’au bout dans cette campagne du
football et promet briller de victoire
en victoire.
Joël KOYE
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Dapaong : ADDI et les
autres |
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M. Aimé GOGUE est
certainement heureux ; son plus grand
rêve qui a toujours été d’avoir à
diriger ne serait-ce qu’un jour
quelque chose au Togo, est en train de
se concrétiser. L’homme a
effectivement atteint aujourd’hui son
objectif en se faisant projeter tout
récemment au devant de l’Alliance pour
la Démocratie et le Développement
Intégral (ADDI), un parti créé,
KANKPATIBE et basé spécialement à
Dapaong et dont l’unique but est
d’arriver à barrer politiquement la
route au RPT dans le grand Tône.
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En l’absence donc du président fondateur
(il est parti pour d’autres cieux plus
Cléments), notre ambitieux nouveau
dirigeant s’est vu obliger de monter un
congrès statuaire (le premier de ce genre
depuis la création en 1991 de ce parti)
pour se faire bombarder à la tête de cette
formation politique.
ADDI, est un exemple de formation
politique, créée pour être au service
exclusif de la population de far northen
mais qui laisse cependant indifférente
cette même population. A Dapaong et dans
d’autres importantes villes de cet extrême
nord, l’existence de ce parti politique
n’est connue que des initiés de la vie
politique togolaise. « Nous en avions
assez de ces partis politiques, ces
marchands d’illusions, déclare un
instituteur aux environs de Bidjenga.
Qu’attendre d’ADDI à Dapaong dont tous les
responsables vivent à Lomé et ne viennent
ici qu’en touristes au moment des
élections ? Le professeur GOGUE lui-même
est pratiquement inconnu du grand public
de Tône et le parti qu’il dirige
aujourd’hui n’a presque pas de siège dans
les grands centres de la Savane. Est-ce de
cette manière que l’on prétend vivre avec
le peuple ? On en a assez de ces leaders.
Ce que nous les habitants de Tône
demandons au ciel clément, c’est de nous
envoyer la pluie pour nos champs et pour
nos cultures. Le reste, ne nous intéresse
pas dès lors qu’il y a la pluie. Si et
seulement si ADDI pouvait faire tomber
régulièrement la pluie dans sa région,
elle arriverait facilement à contrer le
RPT dans Tône... ».
Or ADDI n’est aujourd’hui qu’une espèce de
l’aile marchande de l’UFC un parti
politique de qui elle reçoit le plus
souvent des directives et applique les
consignes. Cet acoquinement avec l’UFC que
les responsables d’ADDI cherchent à
camoufler ne trompe que les naïfs. On
comprend pourquoi le professeur GOGUE se
montre fier que le parti qu’il dirige n’a
pas participé à la fête du 27 avril 2007 à
Dapaong alléguant que le peuple n’a pas
été invité à s’asseoir à l’organisation de
ces manifestations.
L’explorateur français Louis Gustave
BINGER avait raison de dire que ce qui
manque vraiment à un nègre, c’est l’amour
de la patrie et c’est ce que l’on voit ici
avec le professeur GOGUE. L’argument qu’il
avance pour expliquer l’absence de son
parti aux festivités du 27 avril à Dapaong
est fallacieux ; l’Indépendance à Dapaong
n’a pas été faite d’une manière spontanée
pour être déclarée avoir pris la
population de la localité au dépourvu.
C’est depuis le début de l’année que le
gouvernement a pris la décision
d’organiser la fête de l’Indépendance dans
la métropole de la Savane et la population
a été effectivement avertie. Libre à cette
population d’apporter ce qu’elle peut pour
réussite de cette fête. A moins que notre
professeur émérite souhaite que l’on
contraigne la population de la localité à
y participer. Ceci étant, si l’ADDI n’a
pas participé aux manifestations de
l’Indépendance dans sa localité c’est pour
d’autres raisons et l’on sait que si l’UFC
avait, décidé d’y prendre part, l’ADDI
devrait se sentir vite concernée.
Le nouveau leader a du mal à expliquer
pourquoi ADDI qui totalise aujourd’hui
seize ans d’existence n’a pas participé à
la fête alors que l’Union Populaire
Républicaine (UPR) de Denis NAYONE
actuellement en gestation en a pris une
part active. En réalité, malgré une
quinzaine d’années d’existence, ADDI peine
toujours à trouver des militants et
fonctionne finalement comme une simple
association ; elle ne peut faire entendre
sa voix qu’à travers celle l’UFC.
ADDI reproche au gouvernement de n’avoir
pas achevé les réalisations prévues pour
la réussite de la fête à Dapaong. Mais les
travaux ne sont pas non plus interrompus
après les festivités. Il est facile de
reprocher à chaque fois au RPT de n’avoir
rien fait à Dapaong. Mais qu’est-ce que
les “ Dapangolais’’ eux-mêmes ont
-ils fait pour leur ville ? Ne demandez
pas ce que l’Etat peut faire pour votre
région. Demandez-vous ce que vous pouvez
faire pour votre région a dit un dirigeant
politique. A Dapaong comme partout au
Togo, le RPT a fait de son mieux et ne
peut être seul à le faire. Le 27 avril
1958, le CUT a remporté les trois sièges
parlementaires dans le cercle de Dapaong.
Qu’ont fait par la suite les trois députés
pour le développement de leur cercle à
part les règlements de compte dans
lesquels ces trois parlementaires se
complaisaient.
A Tandjouaré, quelque part au Nord du
Mango, en 1958, le fils de Bilénoume N’Mongbé
avait été assassiné par les cutards. Son
père venu porter plainte, fut mis à
l’amende d’un bœuf et de 25.000 F CFA.
Qu’ont dit les trois députés de Dapaong
face à cette injustice flagrante ? Ils ont
gardé un silence complice ... le
professeur GOGUE accuse le RPT de n’avoir
rien fait pour la réussite de la fête,
fête à laquelle il a préféré aller se
balader à Tandjouaré mais pour dire quoi à
la population ? Le professeur GOGUE qui se
plaint contre le RPT a été de ceux qui
étaient favorables à la suspension de la
coopération entre l’Union Européenne et le
Togo. Qu’attendait-il de cette suspension
? Un économiste qui réclame la suspension
de la coopération contre son pays et qui
le premier aussi accuse le gouvernement de
n’avoir rien fait pour sa région ! Mais
quelle leçon a-t-il tiré de ses études
supérieures ? Rien et ils sont nombreux à
ne pas savoir ce qu’ils peuvent tirer de
leurs études. A-t-il au moins construit
une maison dans son Tandjouaré pour
essayer d’embellir la ville ? Qu’a-t-il
promis à la population le 27 avril ? M.
Aimé GOGUE est un démagogue. Rien de plus.
Jacques Tom
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Le ministre Gilbert
Bawara et les autres
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Notre ministre de la Coopération et du
NEPAD M. Gilbert Bawara est-il
finalement devenu aux yeux des
responsables de l’UFC une bête à
abattre ? A chaque fois qu’il répond à
une question relative à la politique
togolaise et surtout à chaque fois
qu’il émet une opinion à l’endroit des
agissements de l’UFC, celle-ci
s’insurge contre lui et réclame des
excuses publiques. Des excuses
publiques, oui mais pour avoir offensé
qui ? Est-il interdit d’émettre son
point de vue qui n’engage que
soi-même ? |
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Rappelons que lors de l’émission
« Plateau de la Semaine » de la TVT du
13 mai dernier, répondant à une
question, Gilbert Bawara avait déclaré
que « Gilchrist Olympio et la
délégation qui se sont rendus à
Kpalimé le 27 avril 2007 en provenance
d’Accra, ont emprunté des frontières
de contrebandiers et qu’il existe des
frontières pour des gens normaux ». On
voit mal ce qu’il y aurait d’offensant
dans une telle déclaration. En tout
cas le code de bonne conduite, annexé
à l’Accord Politique Global et auquel
se réfèrent les responsables de l’UFC,
n’engage que les partis politiques qui
l’ont signé et le ministre Bawara n’a
jamais dit qu’il s’exprimait au nom
d’un parti quelconque.
Gilchrist Olympio qui se comporte au
Togo comme un chef d’Etat bis et qui
se livre souvent à des déclarations
hostiles aux autorités togolaises,
a-t-il osé une fois présenter des
excuses à nos responsables
politiques ? N’est-ce pas le même
Gilchrist Olympio qui parlant souvent
du président Eyadema le désigne
toujours avec une certaine
irrévérence ? Tantôt il l’appelle
Monsieur Eyadema, tantôt le sergent
chef Eyadema. A ses yeux, le président
Faure n’est que le petit Gnassingbé.
Son orgueil, sa suffisance ne lui
permet de croire que le président
Eyadema est chef d’Etat du Togo et
encore plus il est le général de
l’armée togolaise. Ne fais pas à
autrui …
Dès lors des excuses publiques de la
part de Gilbert Bawara, fils
spirituel du président Eyadema ! Ce
serait trop demander à un membre du
RPT de la part du parti politique de
l’homme qui entre temps ensanglanta
le pays parce qu’il voulait le pouvoir
au Togo. Le ministre Bawara n’a
diffamé personne. Gilchrist Olympio
n’a qu’à sen prendre à lui-même et
surtout à sa hauteur qu’il affiche
éperdument pour ne pas se rabaisser au
plus commun des mortels togolais .
Le Togo dispose d’un aéroport
international à Lomé. Pour venir à
Lomé, Gilchrist Olympio quitte Paris
ou Londres atterrit à Accra avant
d’emprunter des frontières de
contrebandiers d’Aflao. Très souvent,
il refusa de se plier aux formalités
nécessaires pour son entrée au Togo,
sa prétendue popularité lui fait
croire que tout le monde est à son
service. Ce qui est sûr est que
l’homme gêne trop le pays. Le moment
n’est-il pas venu de lui vouer qu’il y
a une autorité au Togo ?
Gaston ROSIGNAC
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