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[ No 371 : du 30 mai 2007]
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Obsèques dans la Kozah : Le pays
déchiré entre le christianisme et la
tradition |
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Le week-end dernier a été marqué dans
la Kozah par l’enterrement du Pasteur
Pascal Esalya Kitéma de l’Eglise
Evangélique Presbytérienne du Togo
(EEPT) et celui de Mme Rosa Labou
Tchohou. Le pasteur, un proche de feu
Président Eyadema a trouvé
accidentellement la mort le 14 mai
dernier et Mme Rosa Tchohou, mère de
Egbarè Tchohou Pierre Antoine, un
proche aussi du père de la Nation
rendu célèbre par le chorale Saints
Pierre et Paul qu’il a fondée. C’est
vous dire que les deux enterrements
intervenus concomitamment le samedi 26
mai 2007 ont connu tant d’affluence. |
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On retiendra de ces deux enterrements le
choc culturel dans lequel le pays kabyè
est plongé avec un mélange de
christianisme et de tradition. C’est dans
une ferveur religieuse teintée que le
Pasteur Kitema et Mme Rosa Tchohou ont été
conduits en leur dernière demeure. Le
premier à Landa et la seconde à Yadè. Les
obsèques des deux disparus ont été
marquées des cultes d’enterrement à
l’Eglise Evangélique Presbytérienne de
Kara pour le pasteur Kitema et à la
Paroisse Saints Pierre et Paul de Yadè
Bohou pour Mme Rosa Tchohou..
Les obsèques du Pasteur Kitema se sont
déroulées en présence du Président de la
République Faure Essozimna, de plusieurs
membres du gouvernement, des députés à
l’Assemblée Nationale et de nombreux
cadres de la région. Le culte a été
concélébré par un collège de Pasteurs sous
la direction du secrétaire synodal de l’EEPT,
le pasteur Luther Dogbévi assisté du
président du corps pastoral Kokou Saku
Labah et de l’inspecteur ecclésiastique
Jacques Assih. Le culte a été précédé par
le dépôt de gerbes de fleurs sur le
cercueil de l’illustre serviteur de Dieu
par le Président Faure Gnassingbé.
A Yadè Bohou, changement de décor lors de
la messe d’absoute en l’honneur de Mme
Rosa Tchohou. Ici aussi, la messe a été
dite par un collège de prêtres que dirige
le curé de la paroisse de Yadè en présence
d’un représentant du Chef de l’Etat et
d’une foule de parents, d’amis venus de la
localité et d’ailleurs.
Le choc culturel
Chrétiens convaincus, les obsèques du
pasteur Kitema et de Mme Rosa Tchohou se
sont-elles déroulées dans le strict
respect de la volonté du Seigneur ? Il est
difficile d’y répondre. A Landa comme à
Yadè, nous avons assisté à un mélange de
genre avec une juxtaposition des rites
traditionnels et des pratiques religieuses
chrétiennes. A tel point que des gens en
sont venus à se poser des questions. A
Yadè Bohou, ce fut un scandale. Après la
messe en l’Eglise Sacré-Cœur de la
localité, alors que tout le monde pensait
tout naturellement devait être conduite à
sa dernière demeure, le cadavre fut entré
dans son cercueil et soumis à des rites
traditionnels avec un aller et retour
entre Yadè et Tchitchao (Tchitchao étant
le village d’origine de Mme Rosa Tchohou).
« Que voulons-nous exactement ? », s’est
exclamée une catholique pratiquante.
« Allons nous transformer l’Eglise
catholique en un lieu de pratiques
sataniques ? » a renchérit un autre
chrétien pratiquant. Que dire ? La parole
de Dieu est unique. Mais elle est
difficile à mettre en pratique par des
humains que nous sommes.
K. V. |
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Eliminatoires CAN 2008 : L’incertitude
plane sur le face à face Sierra Léone
–Togo du 3 juin prochain |
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On joue ce week-end les matchs
comptant pour la 4ème
journée des éliminatoires de la Coupe
d’Afrique des Nations de football,
Ghana 2008. Classés en tête de leur
poule avec 6 points devant le Mali (5
pts), le Bénin (4 pts) et la Sierra
Léone (1 pt), les Eperviers du Togo
seront dimanche prochain à Freetown
face aux Lones Stars de la Sierra
Léone pour disputer un match capital.
Malheureusement, l’entraîneur nigérian
du Togo, Stephen Késhi risque d’être
privé des services des joueurs clés
de la sélection nationale, notamment,
Adébayor Shéyi, Kader Koubadja,
Nibombé Daré, Kossi Agassa, Oloufadé
Adékambi et Tchangaï. |
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Les joueurs ci-dessus nommés boudent
les séances d’entraînement démarrées
depuis pratiquement deux semaines et
pour cause : la suspension de la
sélection nationale de trois joueurs,
à savoir, Daré, Kader et Shéyi. Malgré
la levée par la FTF le jeudi dernier
de ces sanctions intervenues le 24
mars passé après la victoire des
Eperviers (3 buts à 1) face à la
Sierra Léone, le doute plane encore
sur la participation de ces joueurs au
prochain match des Eperviers à
Freetown.
En effet, la levée tardive de ces
sanctions n’a pas permis à la FTF
d’envoyer à temps les convocations des
joueurs à leurs clubs respectifs. Ces
convocations n’ont été envoyées que le
samedi 26 Mai, soit à une semaine du
match alors que cela aurait dû se
faire 15 jours avant la rencontre. Mis
à part ce manquement grave lié à
l’obstination de Tata Avlessi à
laisser perdurer une sanction fondée
sur une cause stérile voire
inexistante, l’indifférence actuelle
des joueurs concernés fait craindre le
pire. Les sanctions auraient été
levées plus tôt que les différents
acteurs du football togolais auraient
eu le temps nécessaire pour régler les
malentendus qui persistent encore et
permettre au sélectionneur de disposer
d’une équipe compétitive, capable de
gagner et de procurer au public
sportif togolais le plaisir et le
bonheur habituel.
Pour le sélectionneur national Stephen
Késhi, l’essentiel est fait avec la
levée des sanctions. Tout dépend
maintenant des joueurs qui sont libres
de venir jouer pour leur pays ou non.
« Je respecterai leur décision. S’ils
viennent, c’est tant mieux ; s’ils ne
viennent pas, ce n’est pas grave », a
déclaré Késhi.
Les joueurs disposent encore de 24
heures pour se décider. De nombreux
amoureux du ballon rond sont à pied
d’œuvre pour convaincre Adébayor et
les autres à privilégier l’intérêt
national en allant mouiller le maillot
à Freetown pour le bonheur des
Togolais. De l’autre côté, les membres
de la FTF et le président Avlessi
doivent apprendre à gérer le football
togolais avec beaucoup plus de
professionnalisme en privilégiant le
dialogue et la négociation à tous les
coups avec nos ambassadeurs sans
lesquels leur mission actuelle à la
tête de la FTF n’aurait pas sa raison
d’être.
Joël KOYE |
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Affaire de Charles Debbash et la
gueule de bois de Jean Pierre Fabre |
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« … Il faut laisser Charles Debbash
tranquille ; il n’a pas fait de mal à
une mouche au Togo ». L’homme
gênait-il l’opposition togolaise dite
radicale et de quelle manière ? Ce
dont on accuse aujourd’hui Charles
Debbash a été fait en France et non au
Togo. Et pourquoi des individus comme
Jean Pierre Fabre passe-t-il leur
temps à s’intéresser à lui ? |
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On dit que le conseiller juridique
de notre chef d’Etat a été l’auteur de
la modification de notre constitution.
Mais qui avait rédigé celle non
modifiée ? C’est Bruno Délaye
ambassadeur de France au Togo.
Qu’était concrètement le rôle de
Delaye au Togo ? Bruno Délaye se
comportait comme un gouverneur de
colonie au Togo. Il s’intéressait à
tout et c’est lui qui rédigea
également le fameux nouveau Contrat
social qui permettait à Me Joseph
Koffigoh de diriger. Au-dessus de Me
Koffigoh ce n’était pas le président
Eyadema qui était son chef direct
c’est bien Bruno Delaye dont notre
premier ministre avait fait un maître
à penser. La Dépêche reviendra sur cet
ancien lugubre ambassadeur.
Ceux qui s’intéressent à la vie
privée de Charles Debbash n’ont pas
réagi au moment où Bruno Delaye
régentait le pays. En tout cas, ce
qu’on reproche au conseiller juridique
du président de la République Faure
Gnassingbé en France paraît bien
mineur. On accuse Charles Debbash
d’être également un délinquant. Fort
bien.
Ce qui étonne dans l’interpellation
de Charles Debbash en Belgique, c’est
la déclaration à laquelle Jean Pierre
Fabre s’est allégrement livré.
Ecoutons-le : « Il y a une chose qui
me préoccupe, c’est que M. Charles
Debbash qui est Français est poursuivi
par les autorités françaises. Un
mandat international est lancé contre
lui, mais il se rend régulièrement en
France sans être inquiété par les
autorités de ce pays. Il a un
passeport diplomatique togolais, mais
il a aussi un passeport français.
Est-ce les autorités françaises ne
veulent plus le poursuivre parce qu’il
a un passeport diplomatique togolais ?
Je crois qu’il est Français et qu’à
cet égard, il devrait être soumis aux
lois françaises. Est-ce que c’est
l’hypocrisie de la part des Français ?
On n’en sait rien. Je crois qu’on
devrait penser à la manière de faire
payer à M. Charles Debbash tous les
drames dont il est responsable au
Togo… »
Si Jean Pierre Fabre disait aux
Togolais, en quoi consistent les
drames dont M. Debbash serait
responsable. Charles Debbash, quelle
que soit sa faute en France, n’a tué
personne au Togo. M. Jean Pierre Fabre
oublie qu’après les évènements
sanglants du 23 septembre 1986,
Gilchrist Olympio, auteur de
l’agression terroriste qui a fait plus
d’une quarantaine de victimes au Togo,
a été condamné à mort par contumace.
Un mandat d’arrêt international avait
été aussi lancé contre lui. Gilchrist
Olympio disposait d’un passeport
britannique, d’un passeport indien et
d’un passeport ghanéen. Il se balade
également entre la France,
l’Angleterre, le Ghana sans nullement
être inquiété. Est-ce l’hypocrisie de
la part de ces pays ? Le Togo a
pourtant signé un pacte de
non-agression avec le Ghana. On
n’avait pas vu Jean Pierre Fabre
réagir de cette manière. N’est-ce pas
aussi l’hypocrisie de sa part ? « Il
fit pour nos défauts la poche de
derrière ; et celle de devant pour les
défauts d’autrui » (Besace)
Jacques TOM |
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Jerry John Rawlings chez le président
Faure Gnassingbé ! |
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La semaine passée, l’ancien chef d’Etat du Ghana,
Jerry John Rawlings était dans nos murs. Il était à
Lomé, dit-on, pour soutenir le jeune président
Faure Gnassingbé et l’encourager à poursuivre ses
réformes politiques, sociales et économiques qu’il a
entamées ! |
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Dans une déclaration à la presse au sortir du palais
de la présidence, l’ancien président du Ghana a
laissé entendre qu’il est « venu à Lomé pour
écouter et apporter son soutien au président Faure
Gnassingbé dans son action et qu’ils ont eu une très
bonne discussion. Je voudrais, poursuit-il, dire
tout haut devant la presse que le président Faure
Gnassingbé a besoin du soutien surtout interne pour
poursuivre sa politique …. ».
M. Jerry John Rawlings est aujourd’hui devenu un
simple citoyen, on le sait, et sa déclaration
enthousiaste après une rencontre avec le président
Faure Gnassingbé est empreinte d’une certaine
sincérité. On ne peut que prendre acte de sa bonne
foi à vouloir soutenir le président Faure Gnassingbé
qui tente actuellement de naviguer entre les
écueils. M. Rawlings a raison de dire que le
président Faure a besoin de soutien surtout interne
pour consolider les réformes entreprises. Si et
seulement si le leader de ce qu’il a passé le temps
à soutenir dans ses agressions contre le Togo
comprenait. Ce parti a toujours compté sur le Ghana
de Rawlings dans sa politique de conquête du pouvoir
au Togo. Bref disons que l’ancien chef du Ghana
vient de loin après avoir vilipendé le même Faure
lors des rencontres internationales.
Après avoir permis, durant son séjour à la tête du
Ghana, à son pays de servir de base arrière à son
cousin Gilchrist Olympio dans sa conquête du
pouvoir, John Rawlings s’est vite ressaisi et a su
qu’il perdait finalement assez de temps à soutenir
Gilchrist Olympio. Ce dernier n’est qu’un aventurier
qui se sert de ses relations amicales avec John
Rawlings au pouvoir pour embrouiller les relations
entre le Togo et le Ghana et uniquement dans son
intérêt personnel. « Que de brouilles inutiles entre
le Togo et le Ghana au grand plaisir de Gilchrist
Olympio ».
A chaque fois notre opposant dit historique, pour
se donner une certaine importance, entretient avec
sa bande une psychose de peur et pour démoraliser la
population fait souvent courir les rumeurs selon
lesquelles la branche armée de l’opposition
togolaise va bientôt envahir le Togo pour chasser le
président Eyadema du pouvoir et on fixe à celui-ci
un délai pour le départ avant qu’il ne soit trop
tard. Pour aggraver la peur au sein de la
population, on ajoute que l’invasion du Togo se fera
avec l’aide de l’armée Ghanéenne. L’étonnement,
c’est que les responsables de l’armée ghanéenne ne
font rien pour démentir de telles déclarations
belliqueuses de notre opposition en mal de
publicité. Il faut ajouter que par certains moments,
l’UFC se comportait comme si elle avait
affectivement le soutien de l’armée ghanéenne.
En demandant aux Togolais de bonne volonté de
soutenir le président Faure Gnassingbé, M. Rawlings
a déjà apporté sa pierre dans la normalisation en
cours dans notre pays. L’UFC ne va t-elle pas
interpréter cet appel comme un lâchage. Du côté du
Ghana, Gilchrist Olympio est aujourd’hui encombrant
car on ne sait pas ce qu’il veut. Du côté du Togo,
il est devenu opportuniste. A chaque élection, il
s’illusionne sur sa popularité en prétendant qu’on
lui aurait volé la victoire.
On sait que si Rawlings du Ghana est
conscient que le président Faure Gnassingbé fait des
efforts et qu’il faudrait le soutenir, pour
Gilchrist Olympio et sa bande d’opposants radicaux,
rien n’est fait au Togo depuis le 13 janvier 1963
c’est-à-dire date de la mort de son père. C’est cela
être de mauvaise foi.
En définitive, l’unité togolaise sera toujours dure
à maintenir avec UFC comme parti politique, un parti
politique qui veut une chose et son contraire. En
tout cas, de nombreux membres de l’UFC ne sont pas
encore mûrs pour une franche et loyale
collaboration. L’esprit revanchard du parti et le
goût de l’opportunisme l’emportent toujours sur les
réalités et le dévouement à la cause nationale.
Trop de membres de l’UFC se sentent d’abord
« révolutionnaires » au sens africain des années
soixante où il suffisait de crier fort contre
l’impérialisme et le néo-colonialisme pour attitrer
la sympathie de la gauche française. Ils sont aussi
souvent intoxiqués par ce qui se passent dans les
pays voisins. L’UFC pourrait-elle un jour s’unir aux
autres acteurs politiques du pays dans l’intérêt de
la nation. Le pays ne peut que gagner.
Jacques TOM |
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