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« Laissez le Commandant Boko parler à satiété ; cet
homme ne gêne actuellement personne au
Togo sinon notre gouvernement aurait
demandé à
la France de le rappeler à l’ordre.
Laissez le jacasser autant qu’il peut,
tant qu’il veut ; quand il en aura
assez, je pense qu’il se taira… Que
lui reste t-il encore après tant
d’agitations, après tant de bavardages
? Rien. Laissez le donc bavarder
autant que bon lui semble ; peut être
cela lui est vraiment nécessaire pour
se sentir dans la peau d’un grand
opposant ; tant mieux.»
L’homme qui tenait de tels propos au sujet
du Commandant Boko a certainement raison. Le
Commandant Boko au-delà de sa voix sonore et
retentissante ne gêne effectivement personne au Togo
et s’il a le sentiment contraire, ce ne serait
qu’une illusion. Les déclarations tonitruantes
auxquelles il se livre souvent, ont fini par ennuyer
l’opinion. C’est dire que le Commandant Boko en
voulant tout dire, s’est fait prendre dans son
propre piège.
Dans le gouvernement, le Commandant Boko
n’était en effet qu’une barbouze au service des
chancelleries occidentales et l’homme n’hésitait pas
à mettre ses interlocuteurs sur écoute. Aujourd’hui
Boko a joué toutes ses cartes. Mais le traître ne se
sent pas vaincu. Selon nos informations, le traître
passe tout son temps à Paris à harceler les proches
du ministre français de l’Intérieur M. Nicolas
Sarkozy.
En effet, selon les sondages effectués
tout récemment le ministre français de l’Intérieur
serait le possible locataire de l’Elysée. C’est
ainsi que le Commandant Boko a entrepris un intense
lobbying dans les milieux proches de Nicolas Sarkozy
rencontrant ministres et députés proches de ce
dernier.
Dans les calculs du Commandant Boko,
Nicolas Sarkozy, une fois au pouvoir peut l’aider
dans sa conquête du pouvoir à Lomé. Une illusion de
plus pour notre barbouze et ceci pour plusieurs
raisons.
1-
Le temps des militaires au pouvoir en Afrique est
révolu.
2-
Lors de son récent séjour en Afrique Nicolas Sarkozy
prône la réduction de l ‘immixtion française en
Afrique.
3-
Le dialogue national range au placard l’intrusion de
l’armée dans le jeu politique.
4-
M Nicolas Sarkozy s’il est élu s’occupera plutôt
des problèmes énormes des Français et non perdre
son temps à porter au pouvoir un petit officier
bien nourri dans l’ancien régime.
Que Aklesso Boko retienne encore au moins
les leçons sur les évènements de décembre 1992. Ceux
qui rêvaient de l’intervention de François
Mitterrand au Togo ont dû déchanter. L’homme est
donc invité à revoir sa stratégie.
Jacques Tom & KV |