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La Dépêche

31 mai 2006

[ No 321: 31 mai 2006]

La désinformation de la Section d’Amnesty International au Togo
 
 

Pour qui roule la section Amnesty International au Togo ? Amnesty International dispose d’une section au Togo. A défaut de trouver quelque  chose contre le Togo en matière de violation des droits de l’Homme, cette branche est obligée de répéter inlassablement les mêmes choses. Ici les victimes sont toujours les membres de l’opposition radicale et les coupables étant toujours l’armée, les milices du parti au pouvoir. Cela se comprend.

            Comme chaque année, AI vient de pondre cette année encore un autre rapport sur la situation des droits de l’Homme au Togo pour le compte, dit-on, de l’année 2005. C’est toujours du radotage, du « déjà maintes fois entendu » que l’attaché de presse de cette organisation (il s’appelle, paraît-il, Modeste Hotowossi) essaie encore de seriner les Togolais qui, à vrai dire, en sont tellement rassasiés d’écouter les mêmes chansons. Ecoutons quelques extraits de son rapport.

            « Dans le quartier de Tokoin-Séminaire, 15 militaires (le sieur Hotowossi les a bien comptés) ont pénétré chez un membre de l’opposition. Après l’avoir traîné à l’extérieur et forcé à s’allonger sur le sol, ils lui ont maintenu les bras et les jambes pendant que d’autres soldats le frappaient avec les gourdins et le fouettaient. L’homme était inconscient lorsque les soldats sont partis… » Quelque part, il poursuit : « Kogbé Koffi un tôlier de 28 ans, a apparemment été tué (pourquoi cette supposition ?) d’une balle dans le dos le 26 avril à Atakpamé, lorsque les forces de sécurité ont tiré sur les manifestants qui protestaient contre le résultat de l’élection. » Quel crédit accorder à de telles déclarations ? Cela s’appelle intoxication. Nulle part le curieux défenseur des Droits de l’homme ne dit mot des victimes du RPT dans les localités citées.

            Le sieur Modeste Hotowossi montre ici que c’est AI section Togo qui aurait remis quelques jours plus tôt après la violence électorale un rapport, que  le même texte que cet individu fait aujourd’hui publier, à la Fédération internationale des Droits de l’Homme (FIDH), rapport dans lequel l’armée et les milices du parti au pouvoir éternels accusés de l’AI section Togo proche de l’opposition togolaise consacrent toutes leurs énergies à tirer sur tout militant de l’opposition dite radicale qui ose balader dans la rue. Comme cela ne suffit pas ces éternels coupables  n’hésitent pas à rentrer dans des maisons pour massacrer les femmes, violer surtout celles qui sont en grossesse, égorger même les enfants devant les pères et maris impuissants.

             C’est  bien de telles images que tous les organismes qui prétendent défendre les droits des humains qu’ils s’appellent Amnesty International, la FIDH, la Ligue togolaise des Droits de l’Homme font circuler à travers le monde sur le Togo. Jusqu’ici dans tous les rapports que ces organismes font circuler sur le Togo, les victimes font l’objet d’une drastique sélection : ce sont le plus souvent celles qui appartiennent aux partis politiques d’opposition ou qui sont originaires du Sud du pays qui retiennent l’attention de ces associations de défense des droits de l’homme. Les victimes proches du RPT et autres étrangers égorgés par les insurrectionnels sont ignorées. Ceux-ci ont tort d’être militants du RPT ou tort d’être  étrangers.

            Le comportement sélectif et partial de ces organismes de défense des droits de l’homme au Togo se comprend facilement quand on sait que ceux qui animent les sections locales de ces organismes sont tous originaires de la Côte et qui sont en même temps militants des partis politiques d’opposition radicale. A Atakpamé par exemple, Modeste Hotowossi a oublié dans son rapport le cas du directeur de CEG d’Agbonou dont la maison a été attaquée la nuit, tous ses biens pillés par les milices qui se réclament de l’UFC. Fâcheux oubli de la  part de l’homme qui défend nos droits n’est-ce pas ?

            L’attaché de presse d’AI section Togo a également oublié le cas d’une femme Bassar (elle est commerçante face au marché d’Awatamé à Adidogomé) dont la maison et les marchandises sont parties en fumée provoquées par les voyous qui se réclament de l’UFC. Le tort de cette femme est d’avoir applaudi à la victoire de Faure Gnassingbé au moment où passaient ces crève-la-faim. Nous arrêtons ici nos exemples.

            A entendre le contenu du rapport Hotowossi, les militants de l’opposition dite radicale et dont il serait bien membre et qu’il désire à tout prix protéger restent souvent et à chaque fois passifs face aux exploits de l’armée et des milices du pouvoir. Le rapport ne reconnaît pas que ce soit les militants de l’opposition qui sont responsables du désordre public qui a poussé l’armée à intervenir. Aux yeux des organismes des défendeurs des droits de l’homme, il faut laisser le désordre s’installer et si le sang coule c’est toujours la faute à l’armée et aux prétendues milices du pouvoir. Au reste, à qui profit toutes ces manipulations auxquelles se livrent ces organismes ? Ils racontent souvent sur le Togo des histoires à dormir debout. En tout cas seuls ceux qui aiment du sensationnel peuvent accorder foi à ces campagnes de manipulations à des fins politiques.

Jacques Tom

 

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