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Pour qui roule la section Amnesty International au
Togo ? Amnesty International dispose
d’une section au Togo. A défaut de
trouver quelque chose contre le Togo
en matière de violation des droits de
l’Homme, cette branche est obligée de
répéter inlassablement les mêmes
choses. Ici les victimes sont toujours
les membres de l’opposition radicale
et les coupables étant toujours
l’armée, les milices du parti au
pouvoir. Cela se comprend.
Comme chaque année, AI vient de pondre
cette année encore un autre rapport sur la situation
des droits de l’Homme au Togo pour le compte,
dit-on, de l’année 2005. C’est toujours du radotage,
du « déjà maintes fois entendu » que l’attaché de
presse de cette organisation (il s’appelle,
paraît-il, Modeste Hotowossi) essaie encore de
seriner les Togolais qui, à vrai dire, en sont
tellement rassasiés d’écouter les mêmes chansons.
Ecoutons quelques extraits de son rapport.
« Dans le quartier de Tokoin-Séminaire, 15
militaires (le sieur Hotowossi les a bien comptés)
ont pénétré chez un membre de l’opposition. Après
l’avoir traîné à l’extérieur et forcé à s’allonger
sur le sol, ils lui ont maintenu les bras et les
jambes pendant que d’autres soldats le frappaient
avec les gourdins et le fouettaient. L’homme était
inconscient lorsque les soldats sont partis… »
Quelque part, il poursuit : « Kogbé Koffi un tôlier
de 28 ans, a apparemment été tué (pourquoi cette
supposition ?) d’une balle dans le dos le 26 avril à
Atakpamé, lorsque les forces de sécurité ont tiré
sur les manifestants qui protestaient contre le
résultat de l’élection. » Quel crédit accorder à de
telles déclarations ? Cela s’appelle intoxication.
Nulle part le curieux défenseur des Droits de
l’homme ne dit mot des victimes du RPT dans les
localités citées.
Le sieur Modeste Hotowossi montre ici que
c’est AI section Togo qui aurait remis quelques
jours plus tôt après la violence électorale un
rapport, que le même texte que cet individu fait
aujourd’hui publier, à
la Fédération internationale des Droits de l’Homme (FIDH),
rapport dans lequel l’armée et les milices du parti
au pouvoir éternels accusés de l’AI section Togo
proche de l’opposition togolaise consacrent toutes
leurs énergies à tirer sur tout militant de
l’opposition dite radicale qui ose balader dans la
rue. Comme cela ne suffit pas ces éternels
coupables n’hésitent pas à rentrer dans des maisons
pour massacrer les femmes, violer surtout celles qui
sont en grossesse, égorger même les enfants devant
les pères et maris impuissants.
C’est bien de telles images que tous les
organismes qui prétendent défendre les droits des
humains qu’ils s’appellent Amnesty International, la
FIDH, la Ligue togolaise des Droits de l’Homme font
circuler à travers le monde sur le Togo. Jusqu’ici
dans tous les rapports que ces organismes font
circuler sur le Togo, les victimes font l’objet
d’une drastique sélection : ce sont le plus souvent
celles qui appartiennent aux partis politiques
d’opposition ou qui sont originaires du Sud du pays
qui retiennent l’attention de ces associations de
défense des droits de l’homme. Les victimes proches
du RPT et autres étrangers égorgés par les
insurrectionnels sont ignorées. Ceux-ci ont tort
d’être militants du RPT ou tort d’être étrangers.
Le comportement sélectif et partial de ces
organismes de défense des droits de l’homme au Togo
se comprend facilement quand on sait que ceux qui
animent les sections locales de ces organismes sont
tous originaires de
la Côte et qui sont en même temps militants des
partis politiques d’opposition radicale. A Atakpamé
par exemple, Modeste Hotowossi a oublié dans son
rapport le cas du directeur de CEG d’Agbonou dont la
maison a été attaquée la nuit, tous ses biens pillés
par les milices qui se réclament de l’UFC. Fâcheux
oubli de la part de l’homme qui défend nos droits
n’est-ce pas ?
L’attaché de presse d’AI section Togo a
également oublié le cas d’une femme Bassar (elle est
commerçante face au marché d’Awatamé à Adidogomé)
dont la maison et les marchandises sont parties en
fumée provoquées par les voyous qui se réclament de
l’UFC. Le tort de cette femme est d’avoir applaudi à
la victoire de Faure Gnassingbé au moment où
passaient ces crève-la-faim. Nous arrêtons ici nos
exemples.
A entendre le contenu du rapport Hotowossi, les
militants de l’opposition dite radicale et dont il
serait bien membre et qu’il désire à tout prix
protéger restent souvent et à chaque fois passifs
face aux exploits de l’armée et des milices du
pouvoir. Le rapport ne reconnaît pas que ce soit les
militants de l’opposition qui sont responsables du
désordre public qui a poussé l’armée à intervenir.
Aux yeux des organismes des défendeurs des droits de
l’homme, il faut laisser le désordre s’installer et
si le sang coule c’est toujours la faute à l’armée
et aux prétendues milices du pouvoir. Au reste, à
qui profit toutes ces manipulations auxquelles se
livrent ces organismes ? Ils racontent souvent sur
le Togo des histoires à dormir debout. En tout cas
seuls ceux qui aiment du sensationnel peuvent
accorder foi à ces campagnes de manipulations à des
fins politiques.
Jacques Tom |