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La Dépêche

22 mai 2007

[ No 369 : du 22 mai 2007]
France / Togo  Qu'attendre de Nicolas SARKOZY ?

Ce que l'on peut dire de l'opposition togolaise, surtout de celle dite radicale, est qu'elle est aujourd'hui déçue, profondément déçue par la France, une France dont elle attendait beaucoup dans sa conquête pour le pouvoir. Il ne faut pas oublier que Gilchrist OLYMPIO habitait auparavant à Londres et avait décidé d'aller vivre en France dans le but de faire mieux comprendre aux autorités françaises le sens de sa lutte pour la conquête du pouvoir au Togo. Peut-être croyait-il naïvement que c'est la France qui l'empêchait de réaliser ses rêves? Mais il s'est vite rendu compte que chez nous le pouvoir n'a jamais été à terre. Le temps n’est-il pas pour lui aux désillusions ?

La déception de l'opposition radicale togolaise à l'égard de la France est telle qu'actuellement cette opposition semble ne plus rien attendre encore de l'élection de Nicolas SARKOZY, quoi que tout récemment, un de nos confrères, ait fait beaucoup sourire les Togolais lorsqu'il a claironné que Gilchrist OLYMPIO va bientôt rencontrer Nicolas SARKOZY dans le cadre de la coopération. Une rencontre prévue avant même que le nouveau chef d'Etat français ne rentre en fonction ? Cette rencontre est-elle déjà programmée ? Que Gilcrhist OLYMPIO ne se donne pas trop d'illusions ; il n'est pas aussi important qu'il le pense au point qu'une rencontre puisse être programmée entre lui et un chef d'Etat français.

Il reste à savoir de  quelle coopération parle notre de confrère. Celle entre la France et le Togo ? Elle se fait d'Etat à Etat et Nicolas Sarkozy  nommera un ministre dans ce sens, lequel ministre s'il est nommé ne perdra jamais son temps à rencontrer officiellement des individus de la clique OLYMPIO. Il peut toutefois le faire mais dans le cadre strictement privé et cela ne pourra engager le gouvernement français. Mais quant à rencontrer Nicolas SARKOZY en tant que président de la République française, c'est un rêve.

Le nouveau chef d'Etat français est élu pour aider la France à sortir de la crise à savoir le chômage, l'inflation, l'insécurité. Son programme est centré sur l'Europe et l'insertion de la France  dans les grandes puissances. Il ne viendra donc pas au pouvoir pour s'amuser. A moins que Gilchrist OLYMPIO ne prenne Nicolas SARKOZY pour Kofi ANNAN l'ancien secrétaire général de l'ONU au service des intérêts américains à l'ONU et qui n'avait pas hésité à vouloir internationaliser les affaires togolais dans le but d'aider Gilchrist OLYMPIO. Il est évident qu'à l'heure actuelle Nicoals SARKOZY ignore pratiquement qu'il y a actuellement en France un Togolais nommé Gilchrist OLYMPIO et qui chercherait à le rencontrer. SARKOZY a d'autres chats à fouetter.

Ce que nous venons de dire  de Gilchrist OLYMPIO s'applique également à François BOKO, notre officier félon qui se targuait d'être l'ami de Nicolas SARKOZY à tel point qu'il s'agitait à vouloir se porter témoin de l'affaire dite " bombardement de Bouaké " pour monter qu'il en sait quelque chose alors qu'il ignore les commanditaires. En tout cas la justice française a refusé de se laisser aller au ridicule avec un témoignage quelconque pouvant venir de l'homme qui voulait tenter un coup de force avant de prendre la clé des champs. Il claironne à qui veut l'entendre qu'il a démissionné lui-même de son poste mais pourquoi a-t-il pris la fuite ? A-t-il réussi à voir son ami SARKOZY depuis qu'il est en France ? Il n'y a pas d'amitié entre les confrères mais seulement une certaines courtoisie. Et BOKO lui doit le savoir.

Cela dit, s'il y a aujourd'hui un Togolais qui compte ardemment sur l'extérieur pour parvenir au pouvoir c'est bien Gilchrist OLYMPIO. Dans les années quatre vingt dix dès qu'il était question de la Conférence nationale, on l'avait vu s'agiter énormément comme un beau diable - son heure n'était elle pas arrivée ? - et tenir des propos triomphalistes "  nous pouvons rapidement arriver à une amnistie pour toutes les personnes ayant milité dans le RPT Eyadéma pourra vivre au Togo ou à l'étranger s'il le souhaite ".

Pourquoi une amnistie pour toutes les personnes ayant milité dans le RPT et militer dans ce parti est-ce un crime ? A vrai  dire Gilchrist OLYMPIO voudrait le pouvoir uniquement pour régler quelques comptes personnels et l'homme qui s'appelle Eyadéma n'était pas né de la dernière pluie. " C'est  Dieu seul qui aura ma peau ". Plus de quinze ans après les propos triomphalistes, Gilchrist  OLYMPIO n'a pas réussi à prendre le pouvoir qui est censé être à terre. N'empêche qu'il continue à compter sur la France dans sa conquête du pouvoir. Ce ne sont pas les agressions et les troubles qu'il fomente ça et là qui le démentira. Que peut Nicolas SARKOZY  pour lui ? Rien ;

Or François MITTERAND a déjà tracé la voie ; il ne reste qu'à SARKOZY de la suivre pour que les bœufs soient mieux gardés en Afrique. " Quand il y a des évènements comme  au Togo ou ailleurs, déclare François MITTERAND, on nous presse d'intervenir au nom des droits de l'homme. Jamais tant que je serai président, je ne laisserai la France intervenir dans les affaires intérieures des pays africains. Ce serait revenir aux pires périodes du colonialisme. La mission de l'armée française n'est pas d'installer au pouvoir les opposants qui attendent leur heure à l'ombre du parti  socialiste … ". Cette doctrine reste valable avec SARKOZY. Pas d'ingérence dans les affaires intérieures des pays africains, mais aussi pas d'indifférence. La France n'intervient que si le péril qui menace un pays africains vient de l'extérieur.

On a prétendu qu'avec SARKOZY disparaîtront les réseaux françafricains. Ces réseaux sont nés avec la gauche au pouvoir en France. SARKOZY est un homme de la droite pure à la Reagan. Les immigrés sans papier en France en sauront quelque chose.

                        Jacques Tom

 
Rencontre du comité de suivi à Ouaga : Les élections législatives sont repoussées au 05 août 2007

*Volte face de l'UFC
Décidément le parti de Gilchrist ne finit jamais de surprendre les Togolais. Ce parti (l'UFC) est prêt à signer un accord le matin et le renier l'après-midi. C'est ce à quoi nous assistons aujourd'hui. Après avoir adhéré à la proposition de la CENI de repousser la date des élections législatives au 5 août prochain, après avoir signé le communiqué final devant le facilitateur, Blaise Compaoré qui mentionnait cette date, le secrétaire général de l'UFC, M. Jean-Pierre Fabre surprend tous les Togolais hier matin sur RFI en annonçant le rejet par son parti de la date retenue de commun accord pour les élections.

 Le comble dans cette histoire, c'est le fait que la CENI avait consensuellement adopté par ces membres dont fait parti l'UFC ce chronogramme. Si les représentants de l'UFC au sein de la CENI ont accepté la date retenue sans broncher, si les représentants de ce  parti à la rencontre du comité de suivi de l'APG à Ouagadougou ont également souscrit à ce chronogramme quelle interprètation l'ont peut  faire de ce volte face de l'UFC ? Pour certains,  la réaction de Jean-Pierre Fabre sur RFI, fait  parti de la stratégie de son parti qui vise à aller vers le boycott  des prochaines échéances. L'on se demande si la communauté internationale va se laisser distraire par l'UFC ? Nous pensons que le peuple Togolais attend impatiemment ces élections qui détermineront la reprise totale de la coopération avec l'Union Européenne et d'autres partenaires.

En navigant à contre-courant, Gilchrist Olympio et ses compères donnent l'impression de se réjouir de la souffrance du peuple. Ce parti ne semble pas avoir tiré les leçons de la dernière tournée effectuée par son leader  Gilchrist  Olympio qui n'a pas vu la grande foule d'antan sortir massivement l'ovationner ? A Kpalimé, l'on n'a vu des bus transporter les gens dans les contrés en vue d'augmenter la masse. Mais malgré ces manœuvres, ce fut peine perdue. Or cette méthode jadis utilisée par le RPT pour ses meetings était dénoncée par l'UFC qui en fait aujourd'hui une méthode de mobilisation. Les temps ont vraiment changé et l'UFC déphasée recourt à la méthode abandonnée par le RPT qui n'a plus besoin de transporter des gens d'une ville à l'autre pour  ses meetings. C'est la preuve que l'UFC est en perte de vitesse dans les villes et villages.

La déclaration de Jean-Pierre Fabre sur RFI permet aux Togolais et à la communauté internationale de découvrir la vraie face  de l'UFC. Heureusement que le peuple Togolais avance inexorablement vers les élections qui constituent la porte de la sortie de crise.

ED

 
 
Qui a intérêt que le RPT perde les futures législatives ?

La question mérite sérieusement d'être posée. Voici  deux ans que le Président FAURE a été porté au pouvoir. Après avoir mené à bien les réformes politiques (la signature de l'Accord Politique Global, libéralisation des média, réforme de la HAAC et de la CNDH,  réforme de la justice, la signature de …), on pensait que le pays allait poursuivre dans d'autres réformes (économiques et sociales, transformation de l'administration centrale,  etc.). Mais hélas ! Le pays paraît aujourd'hui comme bloqué. Même les militants qui ont porté Faure au pouvoir sont dans leur ensemble déçus, le Parti et ses militants abandonnés. A quelques pas des futures législatives, on a l'impression qu'une main invisible œuvre dans l'ombre pour la disparition du parti du père de la nation.

Silence, crise énergétique.

 Le plus surprenant, c'est l'incapacité de nos autorités à trouver une solution à la crise énergétique qui a ramené notre pays au siècle  passé. Certes,  de temps en temps, le professeur GNININVI monte au créneau pour dire quelques vérités. Mais,  cela ne suffit pas. Tout le gouvernement, le chef de l'Etat en tête doit prendre le taureau par les cornes comme BONI Yayi le fait au Bénin. De sources dignes de fois, la première facture de l'interconnexion avec le Nigeria serait déjà tombée. Montant de la facture : 1,8 milliards. Et devant notre immobilisme, c'est le Bénin qui a payé toute la somme. Où est notre fierté de Togolais ? A l'heure actuelle les Togolais commencent à pleurer feu président EYADEMA. Même ceux qui l'ont combattu le pleurent. Il serait là que cette crise énergétique trouverait depuis une solution. Comme le Général avait l'habitude de le dire, on n'apprécie le bien que l'on a que quand on le perd.

Le front social en ébullition

Ne parlons pas des fonctionnaires et des salariés togolais. Ils tirent le diable par la queue. Les derniers de la sous région avec des salaires de misère. Les temporaires et autres contractuels laissés pour compte. Peut-on gouverner et refuser d'être à l'écoute de son  peuple ? Après le dialogue social, on pensait que le côté social allait évoluer. On  ne s'est même pas déranger pour mettre  en place les organes prévus par les conclusions du dialogue social. Il a fallu que l'Inter syndicale monte au front pour qu'on le fasse sous pression.

Les militants du RPT résignés

Le RPT parti au pouvoir gouverne t-il réellement le pays ? Les militants n'en croient pas. Les résolutions et organes issus du dernier congrès sont hypnotisés. Faute de moyens financiers, tous les acteurs passent le plus clair de leur temps à s'observer parce que après la disparition du père de la Nation,  le parti est resté orphelin. Après les problèmes nés des primaires, le président du RPT devait intervenir pour calmer le jeu. Mais rien n'est fait.

Faure doit changer de cap

Dans un pays,  quand les choses ne marchent pas,  les yeux  sont naturellement tournés vers le sommet de l'Etat. Monsieur le président, votre élection avait nourri les espoirs à cause de votre jeune âge. Avec vous,  on s'attendait que le pays soit propulsé dans le modernisme. Ce n'est pas trop tard. Pour y parvenir vous devez revoir votre entourage pléthorique. On a rien contre vos amis d'enfance. Mais ces amis d'enfance doivent vous aider au lieu de vous enfoncer. Et il vous revient le dernier mot. On ne dirige pas un pays avec des sentiments. Les Togolais ne comprennent pas qu'un DOGBE soit à vos côtés alors qu'il passe tout son temps à narguer tout le monde. Les commis de l'Etat sont au service de l'Etat et non pour leurs beaux yeux. Et devant l'irresponsabilité d'un ministre, il appartient au chef du gouvernement et au chef de l'Etat de faire le rappel à l'ordre.

KAO Victoire

 
Bénin - Togo – Ghana : Une crise énergétique aux contours complexes

Le 13 février 2007, les chefs d'Etat du Nigeria, du Bénin, du Togo, et du Ghana signaient à Sakété au Bénin, une convention  d'interconnexion par laquelle le géant de l'Afrique de l'Ouest devait fournir aux trois autres pays,  de l'énergie qui leur manque cruellement. La première facture de l'énergie  reçue du Nigeria  vient  de tomber. Le montant de la cagnotte : 1,8 milliards de F CFA que le Bénin aurait acquitté tout seul.

Trois mois après l'accord de Sakété, la situation énergétique au Bénin et au Togo est loin de se stabiliser. Elle s'aggrave car mathématiquement, on est loin des comptes.

En effet, en temps normal, le Ghana et la Côte d'Ivoire fournissaient respectivement à la CEB 100 et 40 mégawatts et Nangbéto produit 65 mégawatts. Ce qui fait un total de 205 mégawatts contre un besoin estimé à environ 220 mégawatts. Pour pallier au déficit, deux turbines (l’une au Togo et l'autre au Bénin) apportaient le complément.

La détérioration

Aujourd'hui, la situation se détériore et paraît sans issue. Au jour d'aujourd'hui,  les fournitures antérieures se présentent comme suite : la Côte d'Ivoire et le Ghana, 0 mégawatt et 25 mégawatts. Quant à Nangbéto, il a cessé carrément de produire alors que le Nigéria ne nous accorde que 75 mégawatts. Donc, la CEB dispose pour les deux pays seulement 100 mégawatts et se retrouve avec un déficit de 120 mégawatts.

Pour apporter le complément,  la CEB doit recourir aux turbines à gaz. Celles-ci ont une capacité de production qui ne dépasse pas 40 mégawatts.

Et les deux sociétés de distribution, la CEET (au Togo) et la SBEE (Bénin) totalisent seulement une production de 63 mégawatts (SBEE 50 et CEET 13).

Il faut rappeler que les turbines de la CEB, de la CEET et de la SBEE tournent à perte.

Ainsi, la CEB tourne avec une perte de 2 milliards de F CFA.

Le plus coriace, c'est qu'aucune banque ne veut prêter à la CEB pour surmonter ses difficultés.

Vers l'éclatement de la CEB ?

Pour sauver la situation, il faut l'intervention des deux pays au moins qui doivent payer leurs dettes à l'égard de la CEB. Le Bénin veut éponger les siennes d'un montant de 14 milliards alors que du côté de notre pays,  on se retrouve avec une ardoise de 9 milliards. Et comme à nos habitudes, c'est l'immobilisme.

Mais le plus inquiétant,  au lieu de conjuguer leurs efforts pour sauver  ce qui peut l'être, les deux Etats vont chacun de son côté avec en filigrane une tentative de détruire la CEB.

C'est ainsi qu'au Bénin, le gouvernement s'est mis dans l'achat des turbines  qui produisent exclusivement pour la consommation intérieure béninoise alors qu'au Togo, on se fie à " Contour Global ",  un opérateur économique qui ne serait pas dit-on crédible.

Voilà présentée la situation de l'énergie entre le Bénin et le Togo. Inutile de dire qu'aucune lueur d'espoir ne pointe à l'horizon. Ce qui surprend,  c'est l'indifférence de nos autorités à l'égard du fléau. Et dire que nous sommes à la veille d'un scrutin capital.

KAO Victoire

 
Primaires à Sotouboua (suite)
Quand les pratiques occultes prennent le pas sur les règles démocratiques

Le Rassemblement du Peuple Togolais (RPT) est un grand parti, au sein duquel se retrouvent toutes les couches. Cette richesse en ressources humaines, pose de sérieux problèmes aux responsables du parti, surtout en périodes législatives.

Depuis le décès du père Fondateur du RPT, chaque militant qu'il soit de base ou de sommet, perçoit le fonctionnement du parti autrement. Chacun y va de son commentaire avec très peux de considération pour l'autre avec une passivité déconcertante au sommet du parti si aujourd'hui le RPT peut se vanter d'être le parti où la démocratie se traduit le plus dans les faits, avec les congrès et des primaires et ses candidats aux législatives, il faut avouer que la pagaille s'installe quelques fois. En effet, les primaires auxquels nous assistons en ce moment ont été salués unanimement par tous à la vue du document cadre que le secrétariat général  du parti a élaboré comme code de conduite.

Dans certaines localités, le choix des candidats  s'est fait sur une base consensuelle mais dans la douleur. Ailleurs, la désignation des candidats pour les législatives anticipés a été une rude épreuve. Si tous les  candidats approuvent  l'idée des primaires, la réalité est tout autre encas de défaite.

Le cas le plus frappant nous vient de la préfecture de Sotouboua, où un certain Mawê, candidat dans la zone nord, refuse de se soumettre  au verdict des urnes. Opposé au ministre BOUKPESSI, il a recueilli 7 vois sur 80 votants. Malgré cette défaite spectaculaire, il envoie délégation sur délégation au siège du RPT et surtout à la présidence de la République comme si c'était  la fin du monde pour lui. Partout il raconte des contre vérités. Les montages et les mensonges sont monnaies courantes chez ce membre du comité central qui ne fait pas honneur à son titre.

M Mawê a accepté aller aux primaires. Dans le même temps, il a donné des consignes à sa harde de jeunes manipulés de faire des casses au cas où il ne passait pas. Le principe des élections c'est la victoire ou la défaite, et tout candidat doit s'y soumettre  pour se préparer par l'amour et ne peut se comporter  comme Gilchrist ou BOB Akitani.

Le comble, c'est lorsque Mawê va chercher Emmanuel GNASSINGBE pour le positionner dans la zone nord au lieu et place  du candidat issu  des urnes ? Ce comportement qui élève de l'indiscipline ne doit pas être toléré. Il faut éviter de faire des émules. Voilà  un candidat qui perd lamentablement les primaires, qui conteste sa défaite en envoyant pour battre campagne dans les villages, fait  appel à Emmanuel GNASSINGBE. Ce désordre  est ……..

Il faut du courge ces ….n fortement par de sanctions exemplaires. En moins qu'une force nuisible comme le bruit court œuvre en sous mains par l disparition du RPT. Selon certaines informations, la tenue  des primaires à Sotouboua a été précédée de rites maléfiques chez notre candidat malheur avec interdiction de lumière dans sa maison pendant 4 jours, sacrifice de canards chaque nuit.

Ces mêmes  sources signalent qu'un colis composé d'un chat et d'une poule noire, serait embarqué pour Cinkassé, avec pour mission d'éliminer le ministre BOUKPESSI  et certains de ses pro  qu'en 1999, lorsque le même Mawê  était confronté à Bini, les charlatans béninois s'étaient mêlés de la partie avec pour objectif d'éliminer ce dernier. Le RPT doit discipliner ses troupes établir,  un code de conduite pour  les futurs candidats à toutes les consultations, doublé d'un engagement ferme à se soumettre  au verdict des primaires et à la discipline du porte  sous la peine de sanctions sévères c'est la seule manière de mettre de l’ordre dans ce grand parti où depuis la disparition du président Eyadema, chacun se croit tout permis.

Salomon EDJARE

 
Les atrocités commises par les Ablodé-Sodja à Lama Kara

De toutes les préfectures au Togo, la circonscription administrative de Lama-Kara  comme on appelait naguère la préfecture de la Kozah, est la préfecture qui a trop souffert des manœuvres d'Ablodé après la victoire du CUT en avril 1958. Ici les règlements de compte contre les vaincus ont atteint une certaine gravité à tel point qu'ils ont nécessité des interpellations du gouvernement par certains députés de la minorité.

Le 16 mai 1958, trois jours après avoir formé son gouvernement, le premier ministre désigné Sylvanus OLYMPIO prononçait son discours d'investiture devant la Chambre des députés.

Pour proclamer que dans le domaine des droits de l'Homme le " gouvernement assurera à tous les citoyens et à touts les partis politiques une liberté totale de parole, de mouvement et de réunion ".

Belle déclaration sédative quand  on sait que dans un télégramme daté du 14 juin 1958, un certain Akpaki, membre de la section locale du PTP envoyait au député  Nicolas GRUNITZKY alors à Paris ce qui suit : " Recrudescences atrocités ; hauts fonctionnaires frappés et humiliés ; femmes flagellées et promenées nues à travers la ville : le CUT menace d'assaillir  Gnagna si la population et le chef n'adhérent pas ". Quelques semaines plus tard et plus précisément le 19 juillet 1958 le député de Lama-Kara ouest Albert Lama Abalo Kpatcha est attaqué à Somdina par la bande de Pierre MAMANI et d'un certain KATANGA, responsables locaux de CUT alors qu'i se rendait à Kétao.

Laissé pour mort, souffrant de multiples fractures, baignant dans son sang, Albert KPATCHA resta plusieurs heures sur le bord de la route. Une voiture s'arrêta et le chauffeur a voulu transporter le blessé à l'hôpital. Les agresseurs le lui interdirent. Ce n'est que tard dans la nuit qu'une autre voiture put amener  le député jusqu'au dispensaire de Kétao, puis à l'hôpital de Pagouda. Mais,  il était dans un tel état qu'il fallut le transporter dans la même nuit à Sokodé où il gardera le lit pendant trois semaines. " Après ma guérison, déclare-t-il, j'ai porté plainte, en vain, contre mes agresseurs. Comme député, j'ai demandé à rencontrer Sylvanus OLYMPIO. Il m'a simplement fait comprendre que j'avais encore de la chance d'être vivant ".

Le frère du député, il est vrai, n'eut pas cette chance. En effet, Bakoudi KPATCHA, chef du canton de Yadè, fut agressé par des gens du CUT après  sa destitution par Sylvanus OLYMPIO. Transporté dans le coma à l'hôpital de Lama-Kara, évacué sur celui de Sokodé puis sur celui de Lomé, il est mort sans avoir repris connaissance. Le médecin m'avait fait entendre qu'il ne méritait pas de soins ", se souvenait le député. Voulait-il dire qu'il n'y avait plus rien à faire pour rendre le malheureux à la vie ? Ou bien insinuait-il " qu'un traître " ne méritait pas d'être soigné, Nous sommes en présence de la non assistance à une personne en danger. Tant pis, c'est la démocratie, la vraie démocratie sous Sylvanus OLYMPIO.

La famille du député Pagouda Antoine MEATCHI a été victime d'une vindicte étendue à l'extrême : le beau frère de MEATCHI, l'adjudant chef Tchanilé a été assassiné à Sokodé. Militaire  de carrière, l'homme ne faisait pas de politique. Mais il était le beau frère et c'est son crime. Un oncle et une sœur du député MEATCHI victimes d'un accident de circulation se sont vus refuser l'entrée de l'hôpital à cause de liens de parenté. Ils ont succombé. La femme de MEATCHI, Joséphine, fut à son tour arrêtée. Elle refusa de singer une demande en divorce contre son mari. Elle fut battue. Enceinte, on lui refusa l'entrée de la maternité, où elle exerçait depuis plusieurs années étant puéricultrice diplômée. Elle réussit à s'enfuir en Côte d'Ivoire où naîtra leur troisième enfant. Le chef de canton de Sirka, TCHOKOSSI oncle de MEATCHI a été agressé et laissé pour mort sur le terrain.

Ses assaillants du chef TCHOKOSSI se rendant compte qu'il bougeait encore le ramenèrent chez lui, enfermèrent la victime dans sa case et y mirent le feu. M. TCHOKOSSI est mort brûlé vif. Ses assaillants connus n'ont jamais été inquiétés. Nous ne pouvons pas citer ici toutes les victimes du régime OLYMPIO à Lama-Kara. Tous les chefs traditionnels ont été démis de leur fonction  et remplacés par des fanatiques, cependant non élus. Le respectable chef de canton de Pya Robert ASSIH fut menotté et conduit à la gendarmerie comme un voleur. A Tcharè c'est le chef de canton Aram TCHANGAÏ qui a dansé nu devant ses assaillants, sa maison a été détruite.

La situation de la violence à travers le pays plus particulièrement à Lama-Lara est telle que Antoine MEATCHI procéda le 11 juin 1958 à l'interpellation du gouvernement en qualité du président du groupe UCPN. " … Des brigades de choc, véritables bandes armées organisées par le Parti de l'Unité Togolaise (ancien CUT) existait dans toutes les localités du territoire, ne font plus de doute. Certaines par exemple, celles de Blitta, Sokodé, Lama-Kara, Mango, menacent, pillent, cassent, ensanglantent le pays. Le gouvernement demeure indifférent devant ces actes qui durent depuis plus d'un mois. L'insécurité règne, il n y a plus de liberté,  c'est la dictature pour imposer à tous les paisibles citoyens qu'étaient autrefois les Togolais, le régime totalitaire.

" Le groupe UCPN et apparent, soucieux de l'intérêt supérieur du Togo, inquiet devant une situation aussi confuse, décidé de défendre par tous les moyens la démocratie préconisée par le Premier ministre Sylvanus OLYMPIO lui-même lors de son investiture, ainsi que les libertés demande : si le gouvernement que vous présidez ignore ces faits, sinon depuis quand connaît-il l'existence de ces incidents ? Quelle réaction manifeste-t-il ? Considérant que de tels faits, véritable anéantissement de la personne humaine, ne peuvent plus durer, demande au gouvernement que vous présidez quelle mesure il compte prendre pour faire cesser ces incidents ? "

Le 20 juin 1958 dans une autre interpellation, Léonard Baguilma YWASSA député de Niamtougou déplorait " les pillages, le terrorisme, les attaques à mains armées qui ont désolé et désolent en ce moment le pays kabrais resté jusque là paisible " et demandait au gouvernement  de " mettre fin à ces incidents graves qui engendraient des malheurs au sein du peuple kabrais ".

A toutes ces interpellations, le gouvernement était resté sourd. A vrai dire, le pouvoir central cautionnait ces actes de violence  puisqu'il commençait à jeter presque tous les membres UDPT et les chefs traditionnels en prison. Le 2 mai 1961 Antoine MEATCHI était incarcéré à la prison de Lama-Kara. Mais auparavant, le 9 avril, Albert Lama Abalo KPATCHA, Marcel Tchao AGBA député de Lama-Kara nord et BATCHASSI François député indépendant de Lama-Kara retrouveront le chemin de la prison civile de Lama-Kara. Dans le prochain numéro, nous parlerons des victimes  des autres régions. (À suivre)

Jacques Tom

 
 
 
 

 
 
 
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