|
|
|
|
[ No 369 : du 22 mai 2007]
|
|
France / Togo Qu'attendre de
Nicolas SARKOZY ? |
|
Ce que l'on peut dire de l'opposition
togolaise, surtout de celle dite
radicale, est qu'elle est aujourd'hui
déçue, profondément déçue par
la France, une France dont elle
attendait beaucoup dans sa conquête
pour le pouvoir. Il ne faut pas
oublier que Gilchrist OLYMPIO habitait
auparavant à Londres et avait décidé
d'aller vivre en France dans le but de
faire mieux comprendre aux autorités
françaises le sens de sa lutte pour la
conquête du pouvoir au Togo. Peut-être
croyait-il naïvement que c'est la
France qui l'empêchait de réaliser ses
rêves? Mais il s'est vite rendu compte
que chez nous le pouvoir n'a jamais
été à terre. Le temps n’est-il pas
pour lui aux désillusions ? |
|
La déception de l'opposition radicale
togolaise à l'égard de
la France est telle qu'actuellement
cette opposition semble ne plus rien
attendre encore de l'élection de
Nicolas SARKOZY,
quoi que tout récemment, un de nos
confrères, ait
fait beaucoup sourire
les
Togolais lorsqu'il a claironné que
Gilchrist OLYMPIO va bientôt
rencontrer Nicolas SARKOZY dans le
cadre de la coopération. Une rencontre
prévue avant même que le nouveau chef
d'Etat français ne rentre en fonction
? Cette rencontre est-elle déjà
programmée ? Que Gilcrhist OLYMPIO ne
se donne pas trop d'illusions ; il
n'est pas aussi important qu'il le
pense au point qu'une rencontre puisse
être programmée entre lui et un chef
d'Etat français.
Il reste à savoir de quelle
coopération parle notre de confrère.
Celle entre
la France et le Togo ? Elle se fait
d'Etat
à
Etat et Nicolas Sarkozy nommera un
ministre dans ce sens, lequel ministre
s'il est nommé ne perdra jamais son
temps à rencontrer officiellement des
individus de la clique OLYMPIO. Il
peut toutefois le faire mais dans le
cadre strictement privé et cela ne
pourra engager le gouvernement
français. Mais quant à rencontrer
Nicolas SARKOZY en tant que président
de la République française, c'est un
rêve.
Le nouveau chef d'Etat français est
élu pour aider
la France à sortir de la crise à
savoir le chômage, l'inflation,
l'insécurité. Son programme est centré
sur l'Europe et l'insertion de la
France dans les grandes puissances.
Il ne viendra donc pas au pouvoir pour
s'amuser. A moins que Gilchrist
OLYMPIO ne prenne Nicolas SARKOZY pour
Kofi ANNAN l'ancien secrétaire général
de l'ONU au service des intérêts
américains à l'ONU et qui n'avait pas
hésité à vouloir internationaliser les
affaires togolais dans le but d'aider
Gilchrist OLYMPIO. Il est évident qu'à
l'heure actuelle Nicoals SARKOZY
ignore pratiquement qu'il y a
actuellement en France un Togolais
nommé Gilchrist OLYMPIO et qui
chercherait à le rencontrer. SARKOZY a
d'autres chats à fouetter.
Ce que nous venons de dire de
Gilchrist OLYMPIO s'applique également
à François BOKO, notre officier félon
qui se targuait d'être l'ami de
Nicolas SARKOZY à tel point qu'il
s'agitait à vouloir se porter témoin
de l'affaire dite " bombardement de
Bouaké " pour monter qu'il en sait
quelque chose alors qu'il ignore les
commanditaires. En tout cas la justice
française a refusé de se laisser aller
au ridicule avec un témoignage
quelconque pouvant venir de l'homme
qui voulait tenter un coup de force
avant de prendre la clé des champs. Il
claironne à qui veut l'entendre qu'il
a démissionné lui-même de son poste
mais pourquoi a-t-il pris la fuite ?
A-t-il réussi à voir son ami SARKOZY
depuis qu'il est en France ? Il n'y a
pas d'amitié entre les confrères mais
seulement une certaines courtoisie. Et
BOKO lui
doit
le savoir.
Cela dit, s'il y a aujourd'hui un
Togolais qui compte ardemment sur
l'extérieur pour parvenir au pouvoir
c'est bien Gilchrist OLYMPIO. Dans les
années quatre vingt dix dès qu'il
était question de
la Conférence nationale, on l'avait vu
s'agiter énormément comme un beau
diable - son heure n'était elle pas
arrivée ? - et tenir des propos
triomphalistes " nous pouvons
rapidement arriver à une amnistie pour
toutes les personnes ayant milité dans
le RPT Eyadéma pourra vivre au Togo ou
à l'étranger s'il le souhaite ".
Pourquoi une amnistie pour toutes les
personnes ayant milité dans le RPT et
militer dans ce parti est-ce un crime
? A vrai dire Gilchrist OLYMPIO
voudrait le pouvoir uniquement pour
régler quelques comptes personnels et
l'homme qui s'appelle Eyadéma n'était
pas né de la dernière pluie. " C'est
Dieu seul qui aura ma peau ". Plus de
quinze ans après les propos
triomphalistes, Gilchrist OLYMPIO n'a
pas réussi à prendre le pouvoir qui
est censé être à terre. N'empêche
qu'il continue à compter sur
la France dans sa conquête du pouvoir.
Ce ne sont pas les agressions et les
troubles qu'il fomente ça et là qui le
démentira. Que peut Nicolas SARKOZY
pour lui ? Rien ;
Or François MITTERAND a déjà tracé la
voie ; il ne reste qu'à SARKOZY de la
suivre pour que les bœufs soient mieux
gardés en Afrique. " Quand il y a des
évènements comme au Togo ou ailleurs,
déclare François MITTERAND, on nous
presse d'intervenir au nom des droits
de l'homme. Jamais tant que je serai
président, je ne laisserai
la France intervenir dans les affaires
intérieures des pays africains. Ce
serait revenir aux pires périodes du
colonialisme. La mission de l'armée
française n'est pas d'installer au
pouvoir les opposants qui attendent
leur heure à l'ombre du parti
socialiste … ". Cette doctrine reste
valable avec SARKOZY. Pas d'ingérence
dans les affaires intérieures des pays
africains, mais aussi pas
d'indifférence. La France n'intervient
que si le péril qui menace un pays
africains vient de l'extérieur.
On a prétendu qu'avec SARKOZY
disparaîtront les réseaux
françafricains. Ces réseaux sont nés
avec la gauche au pouvoir en France.
SARKOZY est un homme de la droite pure
à
la Reagan. Les immigrés sans papier en
France en sauront quelque chose.
Jacques
Tom |
|
|
|
Rencontre du comité de suivi à Ouaga
:
Les élections législatives sont
repoussées au 05 août 2007 |
|
*Volte face de l'UFC
Décidément le parti de Gilchrist ne
finit jamais de surprendre les
Togolais. Ce parti (l'UFC) est prêt à
signer un accord le matin et le renier
l'après-midi. C'est ce à quoi nous
assistons aujourd'hui. Après avoir
adhéré à la proposition de la CENI de
repousser la date des élections
législatives au 5 août prochain, après
avoir signé le communiqué final devant
le facilitateur, Blaise Compaoré qui
mentionnait cette date, le secrétaire
général de l'UFC, M. Jean-Pierre Fabre
surprend tous les Togolais hier matin
sur RFI en annonçant le rejet par son
parti de la date retenue de commun
accord pour les élections. |
|
Le
comble dans cette histoire, c'est le fait
que la CENI avait consensuellement adopté
par ces membres dont fait parti l'UFC ce
chronogramme. Si les représentants de l'UFC
au sein de la CENI ont accepté la date
retenue sans broncher, si les
représentants de ce parti à la rencontre
du comité de suivi de l'APG à Ouagadougou
ont également souscrit à ce chronogramme
quelle interprètation l'ont peut faire de
ce volte face de l'UFC ? Pour certains,
la réaction de Jean-Pierre Fabre sur RFI,
fait parti de la stratégie de son parti
qui vise à aller vers le boycott des
prochaines échéances. L'on se demande si
la communauté internationale va se laisser
distraire par l'UFC ? Nous pensons que le
peuple Togolais attend impatiemment ces
élections qui détermineront la reprise
totale de la coopération avec l'Union
Européenne et d'autres partenaires.
En navigant à contre-courant, Gilchrist
Olympio et ses compères donnent
l'impression de se réjouir de la
souffrance du peuple. Ce parti ne semble
pas avoir tiré les leçons de la dernière
tournée effectuée par son leader
Gilchrist Olympio qui n'a pas vu la
grande foule d'antan sortir massivement
l'ovationner ? A Kpalimé, l'on n'a vu des
bus transporter les gens dans les contrés
en vue d'augmenter la masse. Mais malgré
ces manœuvres, ce fut peine perdue. Or
cette méthode jadis utilisée par le RPT
pour ses meetings était dénoncée par l'UFC
qui en fait aujourd'hui une méthode de
mobilisation. Les temps ont vraiment
changé et l'UFC déphasée recourt à la
méthode abandonnée par le RPT qui n'a plus
besoin de transporter des gens d'une ville
à l'autre pour ses meetings. C'est la
preuve que l'UFC est en perte de vitesse
dans les villes et villages.
La déclaration de Jean-Pierre Fabre sur
RFI permet aux Togolais et à la communauté
internationale de découvrir la vraie face
de l'UFC. Heureusement que le peuple
Togolais avance inexorablement vers les
élections qui constituent la porte de la
sortie de crise.
ED |
|
|
|
|
|
Qui a intérêt que le RPT perde les
futures législatives ? |
|
La question mérite sérieusement d'être
posée. Voici deux ans que le Président
FAURE a été porté au pouvoir. Après
avoir mené à bien les réformes
politiques (la signature de l'Accord
Politique Global, libéralisation des
média, réforme de
la HAAC
et de
la CNDH, réforme de la justice, la
signature de …), on pensait que le pays
allait poursuivre dans d'autres
réformes (économiques et sociales,
transformation de l'administration
centrale, etc.). Mais hélas ! Le pays
paraît aujourd'hui comme bloqué. Même
les militants qui ont porté Faure au
pouvoir sont dans leur ensemble déçus,
le Parti et ses militants abandonnés. A
quelques pas des futures législatives,
on a l'impression qu'une main invisible
œuvre dans l'ombre pour la disparition
du parti du père de la nation. |
|
Silence, crise énergétique.
Le plus surprenant, c'est
l'incapacité de nos autorités à
trouver une solution à la crise
énergétique qui a ramené notre pays au
siècle passé. Certes, de temps en
temps, le professeur GNININVI monte au
créneau pour dire quelques vérités.
Mais, cela ne suffit pas. Tout le
gouvernement, le chef de l'Etat en
tête doit prendre le taureau par les
cornes comme BONI Yayi le fait au
Bénin. De sources dignes de fois, la
première facture de l'interconnexion
avec le Nigeria serait déjà tombée.
Montant de la facture : 1,8 milliards.
Et devant notre immobilisme, c'est le
Bénin qui a payé toute la somme. Où
est notre fierté de Togolais ? A
l'heure actuelle les Togolais
commencent à pleurer feu président
EYADEMA. Même ceux qui l'ont combattu
le pleurent. Il serait là que cette
crise énergétique trouverait depuis
une solution. Comme le Général avait
l'habitude de le dire, on n'apprécie
le bien que l'on a que quand on le
perd.
Le front social en ébullition
Ne parlons pas des fonctionnaires et
des salariés togolais. Ils tirent le
diable par la queue. Les derniers de
la sous région avec des salaires de
misère. Les temporaires et autres
contractuels laissés pour compte.
Peut-on gouverner et refuser d'être à
l'écoute de son peuple ? Après le
dialogue social, on pensait que le
côté social allait évoluer. On ne
s'est même pas déranger pour mettre
en place les organes prévus par les
conclusions du dialogue social. Il a
fallu que l'Inter syndicale monte au
front pour qu'on le fasse sous
pression.
Les militants du RPT résignés
Le RPT parti au pouvoir gouverne t-il
réellement le pays ? Les militants
n'en croient pas. Les résolutions et
organes issus du dernier congrès sont
hypnotisés. Faute de moyens
financiers, tous les acteurs passent
le plus clair de leur temps à
s'observer parce que après la
disparition du père de
la Nation, le parti est resté
orphelin. Après les problèmes nés des
primaires, le président du RPT devait
intervenir pour calmer le jeu. Mais
rien n'est fait.
Faure doit changer de cap
Dans un pays, quand les choses ne
marchent pas, les yeux sont
naturellement tournés vers le sommet
de l'Etat. Monsieur le président,
votre élection avait nourri les
espoirs à cause de votre jeune âge.
Avec vous, on s'attendait que le pays
soit propulsé dans le modernisme. Ce
n'est pas trop tard. Pour y parvenir
vous devez revoir votre entourage
pléthorique. On a rien contre vos amis
d'enfance. Mais ces amis d'enfance
doivent vous aider au lieu de vous
enfoncer. Et il vous revient le
dernier mot. On ne dirige pas un pays
avec des sentiments. Les Togolais ne
comprennent pas qu'un DOGBE soit à vos
côtés alors qu'il passe tout son temps
à narguer tout le monde. Les commis de
l'Etat sont au service de l'Etat et
non pour leurs beaux yeux. Et devant
l'irresponsabilité d'un ministre, il
appartient au chef du gouvernement et
au chef de l'Etat de faire le rappel à
l'ordre.
KAO Victoire |
|
|
|
Bénin - Togo – Ghana : Une crise
énergétique aux contours complexes |
|
Le 13 février 2007, les chefs d'Etat
du Nigeria, du Bénin, du Togo, et du
Ghana signaient à Sakété au Bénin, une
convention d'interconnexion par
laquelle le géant de l'Afrique de
l'Ouest devait fournir aux trois
autres pays, de l'énergie qui leur
manque cruellement. La première
facture de l'énergie reçue du
Nigeria vient de tomber. Le montant
de la cagnotte : 1,8 milliards de F
CFA que le Bénin aurait acquitté tout
seul. |
|
Trois mois après l'accord de Sakété,
la situation énergétique au Bénin et
au Togo est loin de se stabiliser.
Elle s'aggrave car mathématiquement,
on est loin des comptes.
En effet, en temps normal, le Ghana et
la Côte d'Ivoire fournissaient
respectivement à la CEB 100 et 40
mégawatts et Nangbéto produit 65
mégawatts. Ce qui fait un total de 205
mégawatts contre un besoin estimé à
environ 220 mégawatts. Pour pallier au
déficit, deux turbines (l’une au Togo
et l'autre au Bénin) apportaient le
complément.
La détérioration
Aujourd'hui, la situation se détériore
et paraît sans issue. Au jour
d'aujourd'hui, les fournitures
antérieures se présentent comme suite
:
la Côte d'Ivoire et le Ghana, 0
mégawatt et 25 mégawatts. Quant à
Nangbéto, il a cessé carrément de
produire alors que le Nigéria ne nous
accorde que 75 mégawatts. Donc, la CEB
dispose pour les deux pays seulement
100 mégawatts et se retrouve avec un
déficit de 120 mégawatts.
Pour apporter le complément,
la CEB doit recourir aux turbines à
gaz. Celles-ci ont une capacité de
production qui ne dépasse pas 40
mégawatts.
Et les deux sociétés de distribution,
la CEET (au Togo) et la SBEE (Bénin)
totalisent seulement une production de
63 mégawatts (SBEE 50 et CEET 13).
Il faut rappeler que les turbines de
la CEB, de la CEET et de la SBEE
tournent à perte.
Ainsi,
la CEB tourne avec une perte de 2
milliards de F CFA.
Le plus coriace, c'est qu'aucune
banque ne veut prêter à
la CEB pour surmonter ses difficultés.
Vers l'éclatement de la CEB ?
Pour sauver la situation, il faut
l'intervention des deux pays au moins
qui doivent payer leurs dettes à
l'égard de la CEB. Le Bénin veut
éponger les siennes d'un montant de 14
milliards alors que du côté de notre
pays, on se retrouve avec une ardoise
de 9 milliards. Et comme à nos
habitudes, c'est l'immobilisme.
Mais le plus inquiétant, au lieu de
conjuguer leurs efforts pour sauver
ce qui peut l'être, les deux Etats
vont chacun de son côté avec en
filigrane une tentative de détruire la
CEB.
C'est ainsi qu'au Bénin, le
gouvernement s'est mis dans l'achat
des turbines qui produisent
exclusivement pour la consommation
intérieure béninoise alors qu'au Togo,
on se fie à " Contour Global ", un
opérateur économique qui ne serait pas
dit-on crédible.
Voilà présentée la situation de
l'énergie entre le Bénin et le Togo.
Inutile de dire qu'aucune lueur
d'espoir ne pointe à l'horizon. Ce qui
surprend, c'est l'indifférence de nos
autorités à l'égard du fléau. Et dire
que nous sommes à la veille d'un
scrutin capital.
KAO Victoire |
|
|
Primaires à Sotouboua (suite)
Quand les pratiques occultes prennent
le pas sur les règles démocratiques |
|
Le Rassemblement du Peuple Togolais
(RPT) est un grand parti, au sein
duquel se retrouvent toutes les
couches. Cette richesse en ressources
humaines, pose de sérieux problèmes
aux responsables du parti, surtout en
périodes législatives. |
|
Depuis
le décès du père Fondateur du RPT, chaque militant qu'il
soit de base ou de sommet, perçoit le fonctionnement du
parti autrement. Chacun y va de son commentaire avec
très peux de considération pour l'autre avec une
passivité déconcertante au sommet du parti si
aujourd'hui le RPT peut se vanter d'être le parti où la
démocratie se traduit le plus dans les faits, avec les
congrès et des primaires et ses candidats aux
législatives, il faut avouer que la pagaille s'installe
quelques fois. En effet, les primaires auxquels nous
assistons en ce moment ont été salués unanimement par
tous à la vue du document cadre que le secrétariat
général du parti a élaboré comme code de conduite.
Dans
certaines localités, le choix des candidats s'est fait
sur une base consensuelle mais dans la douleur.
Ailleurs, la désignation des candidats pour les
législatives anticipés a été une rude épreuve. Si tous
les candidats approuvent l'idée des primaires, la
réalité est tout autre encas de défaite.
Le cas
le plus frappant nous vient de la préfecture de
Sotouboua, où un certain Mawê, candidat dans la zone
nord, refuse de se soumettre au verdict des urnes.
Opposé au ministre BOUKPESSI, il a recueilli 7 vois sur
80 votants. Malgré cette défaite spectaculaire, il
envoie délégation sur délégation au siège du RPT et
surtout à la présidence de la République comme si
c'était la fin du monde pour lui. Partout il raconte
des contre vérités. Les montages et les mensonges sont
monnaies courantes chez ce membre du comité central qui
ne fait pas honneur à son titre.
M Mawê
a accepté aller aux primaires. Dans le même temps, il a
donné des consignes à sa harde de jeunes manipulés de
faire des casses au cas où il ne passait pas. Le
principe des élections c'est la victoire ou la défaite,
et tout candidat doit s'y soumettre pour se préparer
par l'amour et ne peut se comporter comme Gilchrist ou
BOB Akitani.
Le
comble, c'est lorsque Mawê va chercher Emmanuel
GNASSINGBE pour le positionner dans la zone nord au lieu
et place du candidat issu des urnes ? Ce comportement
qui élève de l'indiscipline ne doit pas être toléré. Il
faut éviter de faire des émules. Voilà un candidat qui
perd lamentablement les primaires, qui conteste sa
défaite en envoyant pour battre campagne dans les
villages, fait appel à Emmanuel GNASSINGBE. Ce
désordre est ……..
Il
faut du courge ces ….n fortement par de sanctions
exemplaires. En moins qu'une force nuisible comme le
bruit court œuvre en sous mains par l disparition du RPT.
Selon certaines informations, la tenue des primaires à
Sotouboua a été précédée de rites maléfiques chez notre
candidat malheur avec interdiction de lumière dans sa
maison pendant 4 jours, sacrifice de canards chaque
nuit.
Ces
mêmes sources signalent qu'un colis composé d'un chat
et d'une poule noire, serait embarqué pour Cinkassé,
avec pour mission d'éliminer le ministre BOUKPESSI et
certains de ses pro qu'en 1999, lorsque le même Mawê
était confronté à Bini, les charlatans béninois
s'étaient mêlés de la partie avec pour objectif
d'éliminer ce dernier. Le RPT doit discipliner ses
troupes établir, un code de conduite pour les futurs
candidats à toutes les consultations, doublé d'un
engagement ferme à se soumettre au verdict des
primaires et à la discipline du porte sous la peine de
sanctions sévères c'est la seule manière de mettre de
l’ordre dans ce grand parti où depuis la disparition du
président Eyadema, chacun se croit tout permis.
Salomon EDJARE |
|
|
|
Les atrocités commises par les Ablodé-Sodja à Lama
Kara |
|
De toutes les préfectures au Togo, la
circonscription administrative de Lama-Kara comme
on appelait naguère la préfecture de la Kozah, est
la préfecture qui a trop souffert des manœuvres d'Ablodé
après la victoire du CUT en avril 1958. Ici les
règlements de compte contre les vaincus ont atteint
une certaine gravité à tel point qu'ils ont
nécessité des interpellations du gouvernement par
certains députés de la minorité. |
|
Le
16 mai 1958, trois jours après avoir formé son
gouvernement, le premier ministre désigné Sylvanus
OLYMPIO prononçait son discours d'investiture devant
la
Chambre des députés.
Pour proclamer que dans le domaine des droits de
l'Homme le " gouvernement assurera à tous les
citoyens et à touts les partis politiques une
liberté totale de parole, de mouvement et de réunion
".
Belle déclaration sédative quand on sait que dans
un télégramme daté du 14 juin 1958, un certain
Akpaki, membre de la section locale du PTP envoyait
au député Nicolas GRUNITZKY alors à Paris ce qui
suit : " Recrudescences atrocités ; hauts
fonctionnaires frappés et humiliés ; femmes
flagellées et promenées nues à travers la ville : le
CUT menace d'assaillir Gnagna si la population et
le chef n'adhérent pas ". Quelques semaines plus
tard et plus précisément le 19 juillet 1958 le
député de Lama-Kara ouest Albert Lama Abalo Kpatcha
est attaqué à Somdina par la bande de Pierre MAMANI
et d'un certain KATANGA, responsables locaux de CUT
alors qu'i se rendait à Kétao.
Laissé pour mort, souffrant de multiples fractures,
baignant dans son sang, Albert KPATCHA resta
plusieurs heures sur le bord de la route. Une
voiture s'arrêta et le chauffeur a voulu transporter
le blessé à l'hôpital. Les agresseurs le lui
interdirent. Ce n'est que tard dans la nuit qu'une
autre voiture put amener le député jusqu'au
dispensaire de Kétao, puis à l'hôpital de Pagouda.
Mais, il était dans un tel état qu'il fallut le
transporter dans la même nuit à Sokodé où il gardera
le lit pendant trois semaines. " Après ma guérison,
déclare-t-il, j'ai porté plainte, en vain, contre
mes agresseurs. Comme député, j'ai demandé à
rencontrer Sylvanus OLYMPIO. Il m'a simplement fait
comprendre que j'avais encore de la chance d'être
vivant ".
Le
frère du député, il est vrai, n'eut pas cette
chance. En effet, Bakoudi KPATCHA, chef du canton de
Yadè, fut agressé par des gens du CUT après sa
destitution par Sylvanus OLYMPIO. Transporté dans le
coma à l'hôpital de Lama-Kara, évacué sur celui de
Sokodé puis sur celui de Lomé, il est mort sans
avoir repris connaissance. Le médecin m'avait fait
entendre qu'il ne méritait pas de soins ", se
souvenait le député. Voulait-il dire qu'il n'y avait
plus rien à faire pour rendre le malheureux à la vie
? Ou bien insinuait-il " qu'un traître " ne méritait
pas d'être soigné, Nous sommes en présence de la non
assistance à une personne en danger. Tant pis, c'est
la démocratie, la vraie démocratie sous Sylvanus
OLYMPIO.
La
famille du député Pagouda Antoine MEATCHI a été
victime d'une vindicte étendue à l'extrême : le beau
frère de MEATCHI, l'adjudant chef Tchanilé a été
assassiné à Sokodé. Militaire de carrière, l'homme
ne faisait pas de politique. Mais il était le beau
frère et c'est son crime. Un oncle et une sœur du
député MEATCHI victimes d'un accident de circulation
se sont vus refuser l'entrée de l'hôpital à cause de
liens de parenté. Ils ont succombé. La femme de
MEATCHI, Joséphine, fut à son tour arrêtée. Elle
refusa de singer une demande en divorce contre son
mari. Elle fut battue. Enceinte, on lui refusa
l'entrée de la maternité, où elle exerçait depuis
plusieurs années étant puéricultrice diplômée. Elle
réussit à s'enfuir en Côte d'Ivoire où naîtra leur
troisième enfant. Le chef de canton de Sirka,
TCHOKOSSI oncle de MEATCHI a été agressé et laissé
pour mort sur le terrain.
Ses assaillants du chef TCHOKOSSI se rendant compte
qu'il bougeait encore le ramenèrent chez lui,
enfermèrent la victime dans sa case et y mirent le
feu. M. TCHOKOSSI est mort brûlé vif. Ses
assaillants connus n'ont jamais été inquiétés. Nous
ne pouvons pas citer ici toutes les victimes du
régime OLYMPIO à Lama-Kara. Tous les chefs
traditionnels ont été démis de leur fonction et
remplacés par des fanatiques, cependant non élus. Le
respectable chef de canton de Pya Robert ASSIH fut
menotté et conduit à la gendarmerie comme un voleur.
A Tcharè c'est le chef de canton Aram TCHANGAÏ qui a
dansé nu devant ses assaillants, sa maison a été
détruite.
La
situation de la violence à travers le pays plus
particulièrement à Lama-Lara est telle que Antoine
MEATCHI procéda le 11 juin 1958 à l'interpellation
du gouvernement en qualité du président du groupe
UCPN. " … Des brigades de choc, véritables bandes
armées organisées par le Parti de l'Unité Togolaise
(ancien CUT) existait dans toutes les localités du
territoire, ne font plus de doute. Certaines par
exemple, celles de Blitta, Sokodé, Lama-Kara, Mango,
menacent, pillent, cassent, ensanglantent le pays.
Le gouvernement demeure indifférent devant ces actes
qui durent depuis plus d'un mois. L'insécurité
règne, il n y a plus de liberté, c'est la dictature
pour imposer à tous les paisibles citoyens
qu'étaient autrefois les Togolais, le régime
totalitaire.
"
Le groupe UCPN et apparent, soucieux de l'intérêt
supérieur du Togo, inquiet devant une situation
aussi confuse, décidé de défendre par tous les
moyens la démocratie préconisée par le Premier
ministre Sylvanus OLYMPIO lui-même lors de son
investiture, ainsi que les libertés demande : si le
gouvernement que vous présidez ignore ces faits,
sinon depuis quand connaît-il l'existence de ces
incidents ? Quelle réaction manifeste-t-il ?
Considérant que de tels faits, véritable
anéantissement de la personne humaine, ne peuvent
plus durer, demande au gouvernement que vous
présidez quelle mesure il compte prendre pour faire
cesser ces incidents ? "
Le
20 juin 1958 dans une autre interpellation, Léonard
Baguilma YWASSA député de Niamtougou déplorait " les
pillages, le terrorisme, les attaques à mains armées
qui ont désolé et désolent en ce moment le pays
kabrais resté jusque là paisible " et demandait au
gouvernement de " mettre fin à ces incidents graves
qui engendraient des malheurs au sein du peuple
kabrais ".
A
toutes ces interpellations, le gouvernement était
resté sourd. A vrai dire, le pouvoir central
cautionnait ces actes de violence puisqu'il
commençait à jeter presque tous les membres UDPT et
les chefs traditionnels en prison. Le 2 mai 1961
Antoine MEATCHI était incarcéré à la prison de
Lama-Kara. Mais auparavant, le 9 avril, Albert Lama
Abalo KPATCHA, Marcel Tchao AGBA député de Lama-Kara
nord et BATCHASSI François député indépendant de
Lama-Kara retrouveront le chemin de la prison civile
de Lama-Kara. Dans le prochain numéro, nous
parlerons des victimes des autres régions. (À
suivre)
Jacques Tom |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
 |
|
|
|