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La Dépêche

05 mai 2007

[ No 367 : du 2 mai 2007]
« Merci président pour la décentralisation de la fête de l’indépendance »

« Merci président pour la décentralisation de la fête de l’indépendance ». C’est un des messages qu’on pouvait lire sur les nombreuses pancartes lors du gigantesque défilé militaire et civil marquant le 47e anniversaire de notre accession à la souveraineté internationale. Oui, pour la première dans notre tumultueuse histoire,  le 27 Avril a été commémoré non pas dans la capitale envahissante, mais à l’intérieur du pays. Et c’est à Dapaong, chef lieu de la Région des Savanes qui a eu,  la première l’honneur d’abriter cette fête nationale.

L’idée a été géniale et il faut remercier ses producteurs, le chef de l’Etat, le Premier ministre et tout le gouvernement d’union. Région spéciale, fête spéciale. De mémoire des Togolais, une fête n’a connu autant de succès ! A l’unisson (excepté le loup entré dans la bergerie avec un one man show à Kpalimé), les togolais ont fait vibrer la corde nationaliste. Tous les partis politiques (excepté l’UFC) étaient représentés. Le spectacle était beau avec le défilé des communautés étrangère installées dans la Savane.

            La Région des Savanes n’est pas sclérosée comme on le croit. Elle est riche et fière de ses valeurs et de ses spécificités culturelles.

Le sourire de Dapaong

            Ce qu’on retiendra de la célébration du 47e anniversaire de notre indépendance à Dapaong, ce sont les réalisations qui ont poussé comme des champignons et qui ont fait sourire Dapaong et ses environs. En effet, pour la circonstance,  quatre chantiers d’un coût total de 400 millions F CFA ont été ouverts : La construction des marché modernes, les travaux d’extension du nouvel hôtel le campement de Dapaong, l’ouverture de l’Agence de la BTCI, la construction d’une maternité, le bitumage des rues et des travaux d’assainissements.

            Des investissements sont tous modestes, mais largement suffisants pour changer tant soit peut le visage de Dapaong, la porte d’entrée des pays du Sahel.

            Le développement c’est d’abord les bonnes idées et l’argent après. La décision de décentraliser le 27 Avril est une bonne idée porteuse d’espoir pour nos populations de l’intérieur. En espérant que tous les projets initiés ici seront achevés pour le bien des populations de la Région des Savanes, il faut déjà penser l’après Dapaong. C’est-à-dire faire le choix sans tarder de la région qui va abriter le 48e anniversaire et prévoir les moyens conséquents. Il s’agit de faire de la célébration du 27 Avril, un moyen de développement de nos cinq régions faute de l’avoir fait auparavant. Il faut rompre avec l’emprise de la capitale sur l’intérieur du pays. Les conséquences du « tout Lomé » sont encore vivace dans nos esprits. Quand la capitale éternue l’intérieur du pays tousse. Il faut en finir avec ces aberrations.

            KV

 
Dapaong : Vive la fête du 27 Avril 2007

La première édition de la fête de l’Indépendance organisée hors de la capitale vient d’avoir lieu a Dapaong, métropole de la Région des Savanes. Il semble que les Dapangolais se souviendront encore longtemps de cette fête ; on a défilé, on a bu, on a mangé et on a dansé. Bref, on s’est beaucoup réjoui. La population souhaiterait voir organiser encore d’autres fêtes. Mais cela n’est pas exclu à condition que les moyens du gouvernement le permettent. C’est-à-dire que dans l’ensemble les populations des Savanes ont bien accueilli l’organisation de cette première édition de la fête du 27 Avril chez eux.

Tel n’est pas cependant le cas des militants de l’opposition dite radicale en l’occurrence les membres de l’UFC. Pour sa presse, l’idée d’organiser la fête de l’indépendance à Dapaong cette année ne repose que sur des raisons électorales. C’est-à-dire? Pourtant cette même presse, reconnaît que cela n’est pas une innovation et que cela se passe constamment en Côte d’Ivoire. Et là bas pour quelle raison ?

Faut-il d’abord rappeler aux responsables de l’UFC et à leurs journaux que la fête du 27 avril 2007 a été organisée par le gouvernement d’union nationale et non par le RPT leur principale bête noire? D’autre part, la population de la Région des Savanes n’a jamais dit qu’elle était hostile au gouvernement d’union ou au RPT pas plus qu’elle n’a jamais affirmé qu’elle épousait les idéaux de l’UFC. Il n’y a pas d’illusions à faire ici.

Si le gouvernement a organisé la fête à Dapaong uniquement pour des raisons électorales, quelle était la raison de Gilchrist Olympio le jour de l’Indépendance à Kpalimé? Cet homme se dit populaire, faut-il perdre son temps à battre encore campagne quand on est très populaire ? C’est le type même du démagogue. Et l’on sait que ce démagogue poursuit sa population sans redouter les futures responsabilités. L’UFC et son leader expriment le plus souvent leurs opinions les plus extrêmes, font appel aux passions les plus dangereuses du peuple sans doute de voir leur sincérité ou leur sagesse mise à l’épreuve, en se trouvant amenés à montrer leur capacité véritable au contact avec des réalités.

Le problème de la crise de l’énergie électrique avec ses délestages qui rendent la vie dure aux Togolais montre bien les limites des démagogues. Si maître Agboyibo et le professeur Gnininvi n’étaient pas dans le gouvernement, ils trouveront depuis longtemps verbalement des solutions à cette crise de l’énergie électrique qui affecte durablement le pays et la sous région. Aujourd’hui chargé du ministère de l’Energie, c’est Léopold Gnininvi qui demande aux Togolais de se montrer compréhensifs sur la nature des coupures intempestives du courant. La seule solution pour lui est de dire aux Togolais d’attendre en 2010, la construction du barrage d’Adjaraba. Pour ne pas le faire immédiatement.

Il est aujourd’hui admis que si le Président Eyadema vivait encore, le problème de délestage aurait depuis longtemps trouvé une solution. L’homme était pragmatique et non pas démagogue. On se rend maintenant compte que les premières places des rangs de l’opposition sont souvent occupées par des hommes de la clique de Gilchrist Olympio aux passions excessives, ardents à déclamer, niais fort peu occupés de reformer les abus dont ils font la matière de leur excitation. L’étonnant le plus clair est que certains Togolais irréfléchis suivent ce leader irresponsable qui passe le temps à exprimer sa haine du gouvernement actuel sans nul risque et va jusqu’à promettre à la population les choses les plus fantastiques, les plus impossibles. Qu’était-il parti faire à Kpalimé ? On le saura après.

Jacques TOM

 
Meeting de Gilchrist Olympio dans le grand Kloto : Les ABROFO refont surface

On les appelle des chasseurs guerriers dotés de pouvoir surnaturel et capables de les protéger contre les balles. Ce sont les ABRAFO. Ces sinistres personnages qui ont fait parler d’eux au plus haut fort de notre crise socio-politique entre 1990 – 1993.

On retiendra de leurs retentissantes sorties dans le Kloto, les massacre qui perpétraient sur les paysans du Nord installés dans les champs de café et cacao. Ils avaient mêmes été recrutés par les fonds de la Fondation Olympio pour venir affronter une armé entière. Mal leur en prit. Encerclés dans des maisons à Adidogomé, Djodjolé et à Adéwui, ils n’ont eu leur vie sauve qu’en révélant aux forces de l’ordre ceux qui les ont recruté, payés pour venir tuer les populations du nord à Lomé.

Depuis, on a plus entendu parler des ABRAFO. Mais à la faveur de la tournée de l’UFC dans le grand Kloto, on les a aperçu dans leurs accoutrements guerriers. Au parti violent, des militaires guerriers, serait-on tenter de dire. A entendre ceux qui suivaient le déplacement du gourou de l’UFC, le meeting dans le Kloto n’avait rien de démocratique. Mais il avait l’air d’une préparation de guerre par la violence de la parole et l’exaltation des passions les plus primaires.

            K. V.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

     
 

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