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[ No 365 : du 18 avril 2007]
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La fête “Kigbèleng” en hommage au Père de
la Nation |
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Le peuple Kabyè à l'instar des autres
peuples d'Afrique est profondément
religieux. Animiste pratiquant, le
Kabyè croit à Esso, le Dieu créateur
Tout-Puissant. Il croit à sa bonté
infinie ; il croit aussi à
l'immortalité de l'âme. Pour l'homme
Kabyè les " morts ne sont pas morts ;
ils sont parmi nous et vivent toujours
avec nous ". Ainsi pratique-t-on ici à
des degrés divers le culte des morts
pour permettre à ces grands et
éternels absents de continuer à vivre
en harmonie avec les vivants, le culte
des morts constituant d'ailleurs le
meilleur confort des survivants. |
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Dans la tradition kabyè, fau-il le
souligner, la mort d'un jeune être en
pleine force est souvent tragique.
Bien que naturelle, cette mort est
toujours considérée comme résultant
d'une certaine violence. Ce que
l'homme ne peut admettre ni accepter.
D'où la pratique des consultations
assez souvent chez le fakir afin de
déterminer la cause de cette violence
gratuite et si possible la conjurer.
En revanche la mort d'un vieillard qui
a le sentiment d'avoir accompli ses
tâches ici bas, d'avoir bien réussi sa
vie sur cette terre, est accueillie
avec une certaine sérénité. Le
vieillard ne s'éteint-il pas souvent
d'une manière paisible. Et l'on a vu
chez le peuple kabyè un vieux dans
l'anti-chambre de la mort recommander
la réalisation de sa tombe ; il va
même parfois jusqu'à inspecter
lui-même les travaux. Dans son esprit,
il est clair qu'il va bientôt
rejoindre " le pays des ancêtres " et
si possible devenir l'intercepteur de
nos doléances pour " les grands qui
vivent dans l'au-delà ".
Dans la pensée kabyè, l'enfer ou le
paradis après la mort n'existe pas.
C'est une invention des Blancs
chrétiens pour tourmenter le monde. La
mort n'effraie pas le sage kabyè ; en
mourant, le vieux ne cherche qu'à
aller rejoindre les ancêtres au
royaume des Sages. Pour lui, la mort
apparaît comme la conclusion
naturelle, le point final et le
dernier accord d'une existence
heureuse. Le vieux accueille donc
cette mort avec une certaine sérénité.
Ce qu'il souhaite ardemment, c'est de
ne pas succomber sous la douleur d'une
maladie dite mauvaise et sont
considérées comme maladies mauvaises
les maladies déshumanisant l'homme
telles que la lèpre, la foudre ou la
mort qui suit une longue période de
souffrances atroces et pénibles telles
que l'ascite (ventre ballonné) abcès
de foi et de poumons.
Kigbèleng en pays Kabyè
Les réjouissances presque populaires
accompagnent souvent la mort d'un
vieux en pays kabyè. Mais quelques
mois après la mort le vieux a droit
aux funérailles qui ont généralement
eu lieu après " sangaying " une fête
traditionnelle que l'on peut
facilement considérer comme le jour de
nouvel an chez les kabyè et qui se
situe à la fin du mois de décembre.
Après " sangaying " toute réjouissance
populaire traditionnelle est autorisée
jusqu'à la clôture de la chasse au
début du mois de mars.
Les funérailles d'un sage se déroulent
donc en saison sèche temps où l'on a
peu d'activités champêtres. Pour
mémoire celles de " Tchodjo " grand
prêtre, se déroulent presque deux à
trois jours aussitôt sa mort quelque
soit la période dans laquelle il
meurt. L'importance des funérailles
dépend de la situation familiale d'un
vieux c'est-à-dire selon qu'il a eu ou
non beaucoup d'enfants.
Si de son vivant, le vieux a été de
modeste condition et par conséquent a
eu peu d'enfants, les funérailles se
limitent à ses " tam-tam et sô "
manifestations auxquelles contribue
toute la belle famille c'est-à-dire
ceux qui sont censés être les gendres.
Dans ce cas les vieilles femmes qui
meurent âgées ont droit à ce genre de
manifestations.
Pour que l'on puisse bénéficier à sa
mort du " tam-tam et sô " en son
hommage, il faut qu'il ait
sensiblement atteint et même dépassé
environ dix " waasi ". A rappeler que
un " waa " (singulier de waasi "
équivaut à une période de cinq ans que
l'on doit prendre en compte à partir
du moment où le jeune homme kabyè est
initié " kondo " (25-28 ans) ou à
partir du moment où la jeune femme a
été faite Akpeng (18-21 ans)
Avoir par exemple dix wassi, c'est
être officiellement âgé d’environ 75
ans et plus.
Si de son vivant, le vieux qui vient
de mourir était riche et a laissé une
postérité, il a droit à la fête
Kigbèleng qui dépasse largement les
simples funérailles traditionnelles
réservées à un vieux et qui se
déroulent pendant plusieurs jours
consécutifs. Il faut un grand tam-tam
nommé " yowou- souyé " littéralement
le tam-tam de la guerre. Kigbèleng,
c’est aussi une fête guerrière, un
hommage rendu à un grand homme. C’est
cet hommage ultime que les fils et la
famille de l’illustre disparu
organisent du 15 au 24 avril 2007 en
l’honneur du père de
la Nation.
En raison de l'importance que revêt
Kigbèleng il faut parfois deux ou
trois ans pour l'organiser le temps
nécessaire pour permettre à tout le
monde d'être prêt pour ce grand
rendez-vous. Ces grandes
manifestations ne se limitent pas
seulement à la participation à la
contribution des gendres du vieux
décédé, elles s'étendent à toute la
famille au sens large du terme : fils,
petits fils, arrière petits fils,
oncles maternels et paternels et
gendres et brus de plusieurs degrés.
Bref c'est presque tout le village qui
prend part à ces cérémonies.
N'a droit à Kigbèleng qui veut. Il
faut d'abord avoir atteint
sensiblement 10 à 15 waasi.
Kigbèleng, c’est en conclusion une
manifestation pour rendre hommage.
C’est une fête d’adoration à Dieu pour
ses bienfaits.
En marge des festivités, sera inauguré
le musée Eyadéma le dimanche prochain,
jour de l’apothéose à Pya.
Kigbèleng se déroule après les
premières grandes pluies au moment des
semailles. Une légende raconte que la
récolte est souvent abondante dans les
champs et les lieux où passent les
danseurs de Kigbèleng. Bref selon une
croyance traditionnelle l'année de
Kigbèleng est une année de bonne
récolte. Kigbèleng prend fin par la
bouture d'un arbre fétiche Kpintchao
après plusieurs jours de danses et
beuverie.
Gaston Rosignac.
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La date des élections législatives : le nouveau cheval de bataille
de l'UFC |
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La question relative à la publication
du chronogramme des élections
législatives de juin prochain suscite
des réactions de la part des
politiques et pour cause ! La
rencontre du jeudi, 12 avril entre
la Commission Electorale
Nationale Indépendante (CENI) et les
partis politiques légalement
constitués n'a pas permis la
publication du calendrier électoral
comme on s'y attendait. Pour se
justifier, la CENI évoque l'absence d'un appui technique des partenaires au
développement. Face à cette situation
l'Union des Forces de Changement (UFC)
par la voix de son Secrétaire général,
M. Jean-Pierre Fabre, se dit surpris.
A l'UFC, il n'y a pas de raison que le
chronogramme ne soit pas prêt à cette
date. Et pourtant, l'UFC a ses
représentants à
la CENI, qui sont censés lui rendre compte de l'évolution du processus et
des difficultés rencontrées. Il n'y a
donc pas de raison que les
responsables de l'UFC fassent les
étonnés et nourrissent des tapages
médiatiques pour rien. |
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Toujours fidèle à ses habitudes qui
consistent à créer des problèmes là où
il n'en n'existe pas, on se demande à
quel jeu l'UFC veut encore se livrer.
Que ce soit le 24 juin ou après, le
peuple togolais et la communauté
internationale dans son ensemble ont
le regard tourné vers cet évènement
qui, rappelons-le, constitue une phase
décisive dans le processus de sortie
de crise. Pour atteindre cet objectif,
tous les acteurs de la vie politique,
et la population togolaise dans leur
ensemble doivent garder leur sérénité.
Les hommes de médias doivent aussi
s'impliquer positivement en véhiculant
des informations crédibles plutôt que
de se livrer à l'intoxication et à la
désinformation.
Au sujet par exemple des kits
numériques empruntés à la RDC,
certains ont eu a spéculé que leur
utilisation au Togo pourrait servir à
alimenter la fraude à travers
l'émission des cartes d'électeurs
portant des noms congolais. M. DOUNIA,
expert de l'ONU a apporté la lumière
sur cette question en faisant valoir
que seul le logiciel peut favoriser ce
genre de désagréments. Or le Togo n'a
ramené de la RDC que le matériel
informatique indispensable et non le
logiciel utilisé par ce pays.
Le logiciel dont on se servira au Togo
est en cours de conception et sera
incessamment disponible.
Alors, du calme !
Joêl KOYE
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Crise énergétique : L'autre face de la faillite
des élites togolaise et béninoise |
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A une question de savoir pourquoi le
Sénégal premier pays africain qui
reçoit de l'aide extérieure ne se
développe pas au point de voir tous
ses jeunes diplômés émigrer vers
l'Europe, un sociologue, spécialiste
des questions africaines répond : " Le
développement ne se mesure pas au
montant de l'aide reçue. La question
c'est de savoir ce qu'on fait de
l'aide. En Afrique, les élites captent
l'aide qu'elles utilisent dans des
projets qui sont loin des
préoccupations de la population… "
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Le développement de nos pays,
parlons-en. Des théories de
développement des Nations Unies des
années 70 à la bonne gouvernance en
passant par les politiques
d'ajustement structurel de
la Banque Mondiale/FMI
et les privatisations, notre chère
Afrique ne décolle toujours pas. A
croire que l'Afrique refuse le
développement. Non, les Africains
veulent aussi le bonheur. Ils
travaillent malgré les apparences.
Mais la vérité, c'est que les
Africains ne récoltent pas les fruits
de leur labeur à cause de la collusion
d'intérêt entre la mafia
internationale et les élites
africaines.
A la différence de l'Asie où les
élites sont dévouées aux intérêts de
leurs populations, en Afrique, l'élite
est extravertie. C'est-à-dire qu'elle
est tournée vers l'extérieur pour
satisfaire ses ambitions. Tout ce
qu'elle entreprend ou initie, elle le
fait d'abord dans son propre intérêt.
Je n'en veux pour preuve que les
grands projets réalisés dans notre
pays dans les années 70 avec le boom
phosphatier. Tous ces projets ont été
tous des échecs parce que les cadres
chargés de leur conception et de leur
réalisation n'ont pensé qu'à leurs
poches avant les intérêts du pays.
La conséquence, tous les pays
africains excepté la Tunisie,
l'Egypte, le Botswana et l'Afrique du
Sud, régressent au point que certains
pays comme le Togo et le Bénin ne
disposent plus d'énergie pour faire
tourner ce qui existe encore de leurs
unités industrielles.
De l'énergie, parlons-en
Pourquoi notre pays quarante ans après
est retourné à l'époque des lampions ?
C'est encore la faute à nos élites. En
matière d'énergie, les dirigeants de
l'époque ont fait ce qu'il fallait. Le
barrage d'Akossombo au Ghana, la
centrale thermique au Togo, la CEB pour le Togo et le Bénin sont des instruments capables de fournir
de l'énergie suffisante à la sous
région. Tous ces grands projets ont
hélas servi à enrichir les cadres
chargés de leur gestion. Des problèmes
ont été reportés au lieu d'anticiper,
c'est-à-dire aller au-delà des
problèmes avant que ceux-ci ne se
posent. Sinon comment expliquer qu'au
jour d'aujourd'hui le Togo et le Bénin
retournent à l'ère de la pierre
taillée alors que
la CEB avait tout ce qu'il fallait pour garantir à nos deux pays
l'autosuffisance énergétique.
En effet, la CEB est dotée d'organes de gestion :
la Haute Autorité,
le Haut Conseil Inter-étatique, etc.
Qu'ont fait ces structures pour
qu’aujourd'hui nous soyons dans cet
état ? Les membres de ces organes se
sont remplies les poches, des
maîtresses, des voitures de derniers
cris, des appartements en Europe et
aux USA, des comptes garnis sur les
places financières internationales,
etc. L'intérêt de la CEB et de la CEET ne préoccupe personne.
Tout prêt de nous, il a fallu la
vigilance des autorités togolaises
pour éviter que l'ancien D.G. de
la CEB M. NPOH en complicité avec un escroc
international ne coule définitivement
la CEB. Dans ces conditions, à l'heure
des bilans, il ne nous reste qu'à
pleurer puisque tous les fossoyeurs
continuent de nous narguer en se
pavanant dans nos rues de Lomé à
Cotonou.
Nous saluons la montée tardive au
créneau des agents du Syndicats de
l'Encadrement du Secteur de
l'Electricité qui lors d'une journée
de réflexion samedi dernier a déclaré
avec force que le délestage est dû à
un manque de vision prospective. C'est
ce que nous n’avons cessé de souligner
K.V |
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[ No 364 : du 11 avril 2007]
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Législatives 2007 : Les membres de la
CENI formés sur l'utilisation des kits
à Notsè |
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Le 24 juin prochain, les Togolais se rendront aux
urnes pour le compte des législatives.
L'Accord politique global signé le 20
août 2006 a permis de rompre avec
l'ancienne forme de recensement. L'APG
prévoit désormais l'établissement aux
électeurs de nouvelles cartes
sécurisées avec photos numérisées.
Pour le faire il faut des kits. C'est
ainsi que depuis le 31 mars et
conformément à l'Accord intervenu
entre le Togo et
la RDC, notre pays dispose de 3000
kits empruntés de ce pays frère
permettant à la CENI de mieux faire
face aux prochaines échéances. |
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C'est dans le souci de rassurer les électeurs du bon
état de ces machines et leur mode
d'utilisation que des experts venus de
Belgique et ceux du PNUD ont tenu avec
les membres de
la CENI une séance de formation. Cette
1ère formation a eu pour cadre l'Hôtel
le Berceau à Notsè le 4 avril 2007
dans la salle Tone.
Selon l'expert belge Johan ROMMELAERE de la société
Zetes-pass, les kits permettent de
recenser la population, de prendre
toutes les informations
démographiques, les photos, les
empreintes digitales et toutes autres
informations pour éviter les fraudes.
Le kit se compose donc d'une caméra
pour les prises de photos, d'un
scanner pour prendre les empreintes
digitales, d'une imprimante servant à
imprimer les cartes, d'un laptop qui
sert à entrer les données
démographiques, d'un système de
batterie pour garantir le
fonctionnement de l'appareil pendant 9
à 10 heures en l'absence du courant.
L'expert canadien d'origine Congolaise, M. Dunia
RAMAZANI a de son côté procédé au
maniement du kit en insistant point
par point sur chaque partie de l'engin
et son rôle, suivi bien sûr des
questions qui ont permis aux membres
de
la CENI qui avaient à leur côté le
ministre de l'Administration
Territoriale et de la
Décentralisation, M. Arthème
Ahoomey-Zunu, d'être au point.
Après ces questions d'éclaircissement, les membres de
la CENI ont procédé eux-mêmes au
maniement du kit avec succès.
Il faut noter qu'afin de mieux se familiariser avec
ces kits, de rassurer les uns et les
autres, des séances de répétitions se
tiendront notamment le mardi prochain
devant les journalistes, le jeudi
devant les partis politiques.
Ce n'est qu'après ces séances de formation que
la CENI procédera à l'installation des
CELI (Commission Electorale Locale
Indépendante), des CLC (Comité de
Liste et Carte) et à leur formation.
A l'issue de cette formation des membres
de
la CENI, celle-ci a organisé le mardi
10 avril 2007 à l’Hôtel 2 Février à
Lomé, un point de presse dont le but
était de présenter un échantillon des
kits acquis, de démontrer leur
fonctionnement et de rassurer les
Togolais sur les dispositions
sécuritaires de ce matériel.
A cette occasion le président de
la CENI, M. Tozim Potopéré a annoncé
que la date du démarrage du
recensement sera débattue demain avec
les partis politiques.
Dao Bissang & Joêl KOYE |
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RPT/Législatives 2007 : Les surprises
des primaires |
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Comme prévu le RPT a dû recourir aux
primaires pour dégager ses candidats
pour les législatives du 24 juin. Le
moins qu'on puisse dire, l'exercice a
été passionnant et plein de surprises.
Les résultats des primaires de
certaines préfectures ont retenu notre
attention. |
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A Sotouboua, les yeux étaient tournés vers l'ancien
ministre des Finances. Dans Sotouboua Nord où il
affrontait M. Mawè, le ministre Boukpessi a déjoué tous
les pronostics apocalyptiques en battant par K.O. son
adversaire par 73 voix contre 7.
Malgré l'humiliation qu'on lui a infligée, le ministre
Boukpessi reste toujours populaire dans son fief d'Ayengré
où la population lui est reconnaissante pour ses
nombreuses réalisations.
A Sotouboua Centre où quatre candidats étaient en
lice, c'est M. Tchassé Corneille qui sort victorieux.
Enfin à Sotouboua Sud, le député Patchassi a été battu
par M. Kpohou Sim (43 voix contre 38).
Ce qui a frappé lors de ces primaires, c'est le
désenchantement de certaines grosses pointures du RPT.
Ainsi à l'Est Mono et à Mango, MM. Tcha Kadanga et
Natchaba sont hors jeu.
A Kara, les trois députés à l'issue des conciliabules
ont cédé leur place respectivement aux ministres Kpatcha
de
la Défense, WALLA des Petites et Moyennes Entreprises et
à M. Patassé D.G de CAP ESSO.
Le tremblement de terre de ces primaires est venu de
Mango où M. Natchaba est détrôné par le jeune LAMBONI
Mindi et dans l’Amou Mme Ihou a mordu de la poussière
tantdis que dans le Wawa l’ancien ministre Adadé revient
en force et à Tsévié Mme Obiang terrasse un jeune loup.
Comme on le voit, rien ne sera plus comme auparavant
au RPT où les hommes et les femmes veulent être
gouvernés autrement. Ça promet.
K.V. |
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Le jeu trouble du GRAD |
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Quelle mouche aurait piqué notre ancien ministre des
Finances, le ghanéo-togolais Victor Komlan Alipui ? Et
la GRAD qu'il pilote vaille que vaille afin de se faire
une place sur l'échiquier politique national ne
serait-elle pas par hasard un autre machin au service de
l'opposition radicale dont on dit que Victor Komla
Alipui se serait rapproché ? |
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Ces derniers temps en effet, on a vu notre ancien
ministres des Finances d’Eyadèma s'agiter énormément à
tel point qu'on se demande pour qui roulerait sa fameuse
GRAD. L'homme tient partout des propos alarmistes sur
les élections législatives à venir, parle du sang qui va
couler et réclame même le report de la date des
élections. A l'entendre, on a l'impression qu'après ces
élections, la voûte du ciel devrait tomber sur la tête
des Togolais. L'homme joue bien les Cassandre de notre
époque.
Il faut que notre ancien ministre se rassure : rien ne
va se passer au Togo après la date du 24 juin à
condition que Victor Komla Alipui, s'il veut rendre
service à
la Nation, devrait s'entretenir avec les radicaux dont
il tire quelque peu les marrons du feu pour les prier
d'essayer désormais de rappeler pour une fois leurs
militants à l'ordre afin d'éviter de nouveaux bains de
sang au prochain scrutin. Nos radicaux, voilà l'ennemi.
Ne sont-ils pas connus comme des irresponsables qui
ravagent tout sur leur passage à chaque élection.
Les militants de l'UFC, pour les désigner par leur
nom, utilisent souvent des moyens que tout démocrate
sincère ne peut que réprouver. Ils mènent dans le pays
un terrorisme intellectuel qui consiste à affirmer que
tous ceux qui ne partagent pas leurs opinions sont des
partisans de la dictature, des anti-démocrates ou mieux
ceux qui ne veulent pas des changements au Togo. Pour
les militants de l'UFC, l'on ne va aux urnes que pour
élire Gilchrist Olympio ou un membre de l'UFC sinon ces
élections sont considérées d'officice entachées de "
fraudes massives " . Et s’en suivent alors les casses,
les destructions des biens, des tueries, etc.
Les responsables de l'UFC s'imaginent souvent que le
monde entier et l'opinion internationale a les yeux
fixés sur eux. C'est ce qui les pousse à une
exacerbation des positions, une radicalisation du parti
uniquement pour s'attirer les sympathies du monde. Cette
surenchère amène à tous les excès de la part de ce parti
au Togo : mensonges, intoxications, désinformation, etc.
Tout est utilisé pour faire croire que l'UFC est victime
de quelque chose au Togo. C'est tromper l'opinion quand
ce parti fait tout pour fausser le jeu démocratique en
passant son temps à contester tout systématiquement, à
rejeter tous ceux qui refusent de suivre aveuglement la
logique d'affrontement généralisé que ce parti préconise
pour arriver au pouvoir.
Si pour les législatives, aucune précaution n'est
prise pour empêcher ces radicaux forcenés d'attaquer les
passants dans nos rues, si les forces de l'ordre contre
lesquelles on mène actuellement un tapage médiatique
pour les affaiblir moralement ne réagissent pas aux
“exploits” de ces voyous, il y aura partout des gens
pour leur apprendre à cohabiter pacifiquement avec les
autres ethnies. Des élections viennent de se dérouler au
Sénégal. Wade contre tous est passé en force sans que
personne ne bronche. Si c’était au Togo, le pays allait
partir en fumée. C'est ce que Victor Komla Alipui
ignorait. Les autres ethnies sont prêtes à se défendre.
Les futures législatives seront l'occasion d'un
véritable test pour eux. La balle est dans leur camp.
Jacques Tom |
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Formation des Urbanistes et Architectes à Lomé : La
jeunesse togolaise ne profite pas des avantages
qu'offre l'EAMAU |
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L'Ecole Africaine des Métiers de l'Architecture et de
l'Urbanisme (E.A.M.A.U.), institution inter-Etats
d'Enseignement Supérieur, a été créée en 1976 par
l'ensemble des pays de l'OCAM à Kigali. A l'instar
des écoles inter-états du Burkina Faso (EIR/ETSER),
de
la Côte d'Ivoire (Ecole des Statistiques d'Abidjan)
ou de Niamey (EAMAC : Ecole de formation des cadres
de l'Asecna), l'EAMAU s'est assigné comme objectif
premier la formation des étudiants qui au bout de 3
à 6 ans sont aptes à remodeler la construction et
l'aménagement des cités et villes africaines. Ainsi,
au bout de 6 ans l'étudiant est nanti d'un diplôme
d'Architecte-Urbaniste ou de Technicien Supérieur en
Gestion Urbaine en 3ans. Le siège actuel de l'E.A.M.A.U.
se trouve fort heureusement au Togo, plus
précisément à Lomé, et chaque ministre Togolais de
l'Enseignement Technique et de la Formation
professionnelle est automatiquement Vice-président
du Conseil d'administration de l'Ecole. |
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L'EAMAU regroupe donc 14 états pour un effectif de 204
étudiants dont 19 Togolais. L'admission au sein de
l'école est conditionnée par un concours d'entrée
international à l'issue duquel l'étudiant admis est
pris en charge par son Etat d'origine.
L'institution EAMAU fonctionne par une cotisation
annuelle des Etats membres. Chaque Etat verse par
étudiant 1.500.000Fcfa/an. Mais tout étudiant privé
verse par contre une somme de 2.512.500fcfa/an
exclusivement réservée aux frais de scolarité. Les
frais connexes de matériels et de Logements qui sont
d'ailleurs parfois plus chers sont versés aux
étudiants directement par leurs Etats d'origine.
Depuis bientôt 9ans, l'EAMAU a connu une raréfaction
des étudiants togolais, et pour cause !
En 1999, le gouvernement togolais, sous la
représentation du ministre AGBOBLI Edoh Maurille de
l'Enseignement Technique et de !a Formation
Professionnelle (vice-président du Conseil
d'administration de l'institution), a décidé de
rompre la participation du Togo au sein de
l'institution. De ce fait tout étudiant togolais
désireux d'étudier à l'EAMAU se devait de se prendre
totalement en charge. Cette prise en charge se
caractérise (après nécessairement une issue positive
du concours d'entrée) par une situation totalement
privée de l'étudiant. Ceci signifie que chaque
étudiant togolais depuis cette époque solde une
somme de 2.512.500fcfa/an à l'Ecole. Cette solde est
exclue des frais de matériels et de logement qui
sont plus élevés.
En outre cette situation s'est détériorée davantage
pour les étudiants togolais. En effet, ceux-ci sont
lésés dans la répartition des chambres à la cité de
l'E.A.M.A.U. parce que l'ancien ministre AGBOBLI de
l'Enseignement Technique et de
la Formation Professionnelle de l'époque a jugé que
l'étudiant togolais n'a nullement besoin d'être logé
vu le fait que l'Ecole se trouve à Lomé. II a
cependant oublié que certains étudiants viennent de
l'intérieur du pays et il leur arrive de ne point
avoir de parents à Lomé.
Depuis seulement 1 an le Ministère de l'Enseignement
Technique et de
la Formation Professionnelle (sous tutelle duquel se
trouve l'E.A.M.A.U.) a reconnu après de dures
manifestations des rares étudiants togolais un "
semblant de statut ". Le gouvernement devait donc
payer pour chaque étudiant 1 500.000 fcfa/an. Là
encore le Togo n'est pas capable de reconnaître
cette situation. C'est au F.N.A.P.P. (Fonds National
d'Appui au Perfectionnement Professionnel) que
l'étudiant togolais doit son " petit salut ". Ce
dernier (l'étudiant) déverse 512 500fcfa/an à
l'Ecole depuis l'année scolaire dernière (tous les
autres frais sont en sa charge). Malheureusement
cette situation n'est pas retro-active du moins pour
aider ceux qui ont en 2 ans payé 5 000 000 de francs
cfa. Certains parmi eux sont actuellement exclus de
l'école pour cause de non payement de leur scolarité
de l'année en cours et de l'année précédente.
Aussi, cette participation de l'Etat reste-t-elle très
insuffisante et l'étudiant togolais à l'E.A.M.A.U
arrive toujours difficilement à subvenir à ses
besoins scolaires. Celui-ci n'a ni le statut d'un
étudiant togolais inscrit dans l'une des deux
universités du pays, ni celui de l'étudiant togolais
envoyé par l'Etat dans une Ecole inter-Etat qui
devrait être le sien. II semblerait donc que l'Etat
togolais ne reconnaît toujours pas l'étudiant
togolais inscrit à l 'E.A.M.A.U. Ce qui est encore
étrange! |
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