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La Dépêche

12 avril 2007

[ No 362 : du 28 mars 2007]
Fin de la tournée du ministre de la Défense et des Anciens Combattants dans les garnisons du pays : Le ministre KPATCHA GNASSINGBE plébiscité par la grande muette 

* Les leçons d’une tournée
Commencée dans la garnison de la capitale les 19 et 20 mars, la tournée de prise de contact et d'échanges que le ministre Kpatcha Gnassingbé a entreprise dans les différentes garnissons du pays a connu son apothéose le samedi 24 mars dans la garnison “Général AMEYI” de  Kara. Pendant une semaine, le jeune ministre de la Défense s'est entretenu avec les officiers supérieurs, sous-officiers, officiers subalternes et hommes de rangs de nos garnisons sur le nouveau statut de l'armée, la sécurité dans le pays, les conditions de travail au sein des FAT, la mutuelle en voie de création. Partout, le ministre Kpatcha a été ovationné et acclamé non pas parce qu'il est le fils du père de la Nation, fondateur des Forces Armées Togolaises, mais pour sa politique de contact, d'écoute, d'échange et surtout de sa générosité et la solidarité qu'il a su  initier au sein des Forces Armées Togolaises.

La visite de l'immense garnison de TEMEDJA
C'est par la garnison de TEMEDJA que le ministre Kpatcha a entamé la visite des garnisons de l'intérieur après celle de la capitale. Le ministre Kpatcha est arrivée à la garnison aux environs de 9 h 25 accompagné par le chef d'Etat-Major de l'Armée de Terre, le général de Brigade BERENA, du chef de la Division Budget de l'Etat-Major général des Forces Armées Togolaises, le colonel Béléi et du Consultant en Sécurité Sociale, M. BAMBARA Vincent de Paul. Il a été accueilli à son arrivée par le commandant de la garnison. Comme il l'avait fait dans la garnison de Lomé, le message du ministre de la Défense a porté sur le nouveau statut des FAT, sur la mutuelle en création au sein des Forces Armées et des problèmes de sécurité à la veille d'un scrutin législatif qu'il a qualifié de tournant décisif pour notre pays.

L'entretien du ministre de la Défense avec l'immense garnison de TEMEDJA (pour le plus grand nombre de préfectures qu'elle couvre) a pris fin à 10 h 55 sur une note de satisfaction.

La visite de la Base Chasse de Niamtougou
Après Niamtougou, le ministre de la Défense et sa suite sont arrivés à la Base Chasse de Niamtougou (BCN) à 16 h 26. Bain de foule suivi d'honneur militaire. Chaque entretien avec les éléments d'une garnison est toujours précédé d'une séance de travail avec le commandant de la garnison.

Comme partout où il est passé, le ministre Kpatcha inspire partout estime et admiration au sein de toutes les garnisons pour son dévouement à la cause des militaires. Imperturbable et déterminé, le ministre de la Défense se prête au même exercice. Le message qu'il a livré dans toutes les garnisons met toujours l'accent sur les problèmes spécifiques vécus par chaque garnison. Ici le problème porte sur les avions de chasse à acquérir. Ceux que nous avons vus sur le tarmacle sont amortis et ne volent plus, nous a-t-on dit. Mais comme à son habitude, le ministre Kpatcha réitéra la même parole : " Les problèmes, il y en aura. Mais c'est graduellement que nous les résolvons ". Enfin le ministre Kpatcha décernera une bonne note à la BCN pour la “qualité de ses techniciens ".

Le 4e RIA salue la politique de proximité du ministre Kpatcha
C'est sous un air sec et chaud que le ministre Kpatcha est arrivé à 8 h 33 à la garnison de Nikourma à Dapaong le 22 mars 2007, sous un harmattan finissant Même décor empreint de cordialité. Même cérémonial. Mais ici plus qu'ailleurs, on se veut plus admiratif. Dans les débats qui suivront le message du ministre, un militaire trouvera le mot juste " Votre politique de proximité nous réconforte ". Un autre militaire d'ajouter " Du fond du cœur, nous vous promettons de mettre en pratique vos conseils et d'œuvrer pour la bonne image des Forces Armées ". Qui dit mieux ?

L'apothéose à la garnison Général AMEYI
L'apothéose de la tournée du ministre de la Défense et des Anciens Combattants restera incontestablement l'entretien avec les militaires de la garnison Général Améyi de Kara qui regroupe le RPC, la CNI, la 6e Compagnie du RCGP de Pya, l'EFOFAT et le groupement de gendarmerie de Kara.

C'est dans une ambiance des grands jours que le ministre fera son entrée dans l'enceinte de la garnison à 6 h 20 sous les acclamations des femmes FAT. La cérémonie se déroulera au stade du Régiment Parachutiste de la garnison.


Dans son mot de bienvenue, le colonel commandant la garnison de Kara se félicite des actes posés par le ministre Kpatcha en si peu de temps, que ce soit sur le plan opérationnel, de la tenue militaire, du bien-être du soldat ou de la réhabilitation des infrastructures etc.

Pour ce faire, le commandant de la garnison Général Ameyi de Kara " réaffirme la fidélité, la loyauté et la disponibilité de l'Armée au Président Faure, chef Suprême des Armées et prie Dieu le Tout-Puissant et très miséricordieux de le garder toujours en bonne santé et de renforcer chaque jour davantage la confiance qu'il place en vous, Excellence Monsieur le ministre "

Comme dans les autres garnisons, l'allocution du commandant de la garnison de Kara a donné lieu à la réponse du ministre de la Défense même sur les questions les plus délicates.


C'est sur une note de satisfaction générale que la tournée du ministre de la Défense Nationale prendra fin à 8 h 20.

Dans une interview qu'il a accordée à la presse à la fin de la tournée, le ministre Kpatcha n'a pas caché sa satisfaction. Répondant à une question à la tenue militaire qu'il s'est vêtue tout le long de la tournée, il a souligné qu'elle ne cachait aucune arrière pensée, qu'il s'agit tout simplement pour lui de se conformer à la tenue des garnisons.


Les leçons d'une tournée
Au terme de la tournée du ministre, il y a lieu de tirer plusieurs enseignements dont les principaux seront ramassés ci-après.

. L'armée fidèle aux institutions de l'Etat
Tout le long du parcours, les militaires de nos différentes garnisons ont réaffirmé leur soutien au chef de l'Etat, chef suprême des Armées, à leur ministre et à toute la nation.

. Une volonté affichée de résoudre tous les problèmes des militaires togolais
A chaque étape de la tournée, le ministre de la Défense - un fait nouveau - n'a pas escamoté les problèmes dans les garnisons. " Les problèmes existent. Il y aura toujours des problèmes dans le meilleur des mondes. Mais c'est graduellement que nous les aborderons ", n'a cessé de marteler le ministre Kpatcha.

Une politique de proximité unanimement saluée
C'est dans un esprit nouveau que le ministre Kpatcha se propose d'aborder les problèmes de notre Armée. Cet esprit nouveau se résume aux contacts réguliers et aux échanges. Si le ministre Kpatcha est si populaire dans nos camps c'est en partie grâce à cette politique d'ouverture envers tout le personnel des Armées. C'est si fort pour être signalé car il s'agit bel et bien de la rupture avec le passé récent.

. La parole libérée dans les garnisons

Ce qui a surpris les journalistes qui ont accompagné le ministre dans sa tournée, c'est le débat contradictoire auquel le ministre Kpatcha s'est livré dans les garnisons. Les militaires ont posé des questions embarrassantes et le ministre Kpatcha a été franc dans les réponses. La théorie de la grande muette est battue en brèche et ça fait du bien au moral des militaires qui le lui rendent bien.

. Le ministre Kpatcha, un homme généreux
Aussi paradoxal que cela puisse être, la perception que l'opinion se fait du ministre Kpatcha ne ressemble pas à l'homme. Un premier ministre du pays dont nous taisons le nom, était même surpris de la mauvaise image qu'on colle au ministre Kpatcha avant d'ajouter que s'il y avait un ministre de son gouvernement avec qui il n'avait aucun problème, c'était bien le ministre Kpatcha ! Le ministre Kpatcha est un homme bon. Un homme généreux mais de principe. Que tous ceux qui en doutent en fassent l'expérience. Ils apprécieront.

En tout cas dans nos différentes garnisons, le ministre Kpatcha est adulé, non seulement pour la manière dont il aborde les problèmes de l'armée, mais surtout pour sa générosité. A l'instar de son père, le ministre Kpatcha donne sans compter. Il est à l'écoute des autres. Son souci de partage et de solidarité avec les autres, qu'ils soient grands ou petits, est vivement salué par tous les militaires togolais.

Enfin la grande leçon à tirer de la tournée est la grande mutation en cours au sein de nos garnisons. Celle-ci est rendue possible grâce à la volonté du chef Suprême des Armées et de son ministre de la Défense d'engager notre Armée sur la voie de la modernisation et de la professionnalisation. On ne peut que s'en féliciter.

K.V.

 
Héroïque défaite des Eperviers cadets devant les Green Eagles du Nigéria
* Les Eperviers Seniors se repositionnent pour Accra 2008

Dimanche dernier les Eperviers Cadets ont disputé la finale de la 7ème édition de la CAN des moins de 17 ans contre les Green Eagles du Nigéria. Tout le monde le sait, ces derniers étaient donnés favoris face aux jeunes Eperviers. Galvanisés par le public, les Eperviers ont livré un beau match. Très déterminés à remporter le trophée, nos jeunes ambassadeurs ont pendant la demie heure de la première partie inquiété la défense nigériane, mais plusieurs occasions ont été ratées par les poulains d'Abraw Samer jusqu'au coup de sifflet final de la 1ère partie. Du retour des vingtaines, la situation semble équilibrée jusqu'à la fin des 90 minuties. Les  deux équipes seront renvoyées aux prolongations et ce n'est qu'à la 2ème minute de la seconde mi-temps de la prolongation que l'attaquant nigérian Akim Sola réussit grâce à une erreur de la défense togolaise à clouer les Eperviers qui n'ont pas pu malgré leur ardeur  revenir au score.

Malgré cette défaite, il faut le dire les Eperviers sortent en héro classés 2ème suivis du Ghana et de la Tunisie  tous qualifiés  pour la coupe du monde des moins de 17 ans en Août prochain à Séoul en Corée du Sud.

Notons qu'à la veille de cette finale, les Eperviers seniors ont disputé face à la Sierra Léone leur match comptant pour la 3ème journée' des éliminatoires de la CAN Ghana 2008. Nos ambassadeurs se sont illustrés en battant la  Sierra  Léone par 3 buts à 1. Ce qui les propulse à la tête du groupe 9.

 
 
Martin Kofi Yamgnane et son ouvrage séditieux

C'est devenu une donnée communément admise qu'en France, celui qui a réussi à exercer une portion de pouvoir, écrit un mémoire lorsqu'il traverse le désert, le mémoire n'étant qu'un moyen d'attirer de nouveau l'attention de l'opinion sur lui. Selon le contenu, cet essai peut ramener notre homme proche du pouvoir ou l'éloigner cette fois d'une manière définitivement. Chaque homme politique français s'efforce, à la fin de son mandat d'écrire au moins un livre et notre compatriote Kofi Yamgnane qui a été secrétaire d'Etat français aux Affaires sociales et l'Intégration ne voudrait pas être du reste.

Il va publier, annonce la lettre du Continent en date du 8 mars, un livre chez l'Harmattan dont le titre serait Main basse sur le Togo. Il s'agit d'un livre qui, dit on, attaque ce que l'opposition radicale appelle souvent le clan Gnassingbé. " L'on doit se taire sur les puissants, nous dit La Bruyère ; il y a presque toujours de la flatterie à en dire du bien ; il y a du péril à en dire du mal pendant qu'ils vivent et de la lâcheté quand ils sont morts ". Si notre ancien maire de Saint Coulitz comprenait cela. Il serait facilement héro si son livre annoncé à grand tapage médiatique avait été écrit du vivant du président Eyadema qui l’accueillait à chaque retour au pays aux bruits des ronronronements des motards. Maintenant, il n'est qu'un lâche.

On espère que ce livre ne sera pas un simple plagiat de ce que Mongo Béti avait écrit il y a plus de vingt cinq ans sur le Cameroun  que le fameux essayiste aurait tenté de mettre du sien pour en faire un livre attrayant. Tel n’est pas le cas de Kofi Yamgnane. Du vivant du Président Eyadèma, l’homme était reçu toujours avec tous les honneurs et repartait avec deqs sacs de malboro pleins de CFA. Il mettait toujours à sa disposition une voiture d'Etat avec chauffeur et un garde de corps pour lui permettre de se balader au Togo. Les hôtels où il logeait lors de chacun de ses passages au Togo sont souvent pris en charge par le contribuable togolais.

Dans ces conditions, le livre qu'il va publier bientôt manquerait d'objectivité et laisserait le lecteur averti dans le doute s'il ne relatait pas les relations qu'entretenait Yamgnane lui-même avec le clan Gnassingbé.

Cela dit, qui Kofi Yamgnane veut-il abuser au Togo? Notre confrère La lettre du Continent dans son numéro du 8 mars retient bien notre attention. " Pour Kofi Yamgnane ce livre qu'il compte publier chez l'Harmattan fait partie d'une " offensive générale ". Mais pour l'instant, le seul ministre de la Vème République issu de l'immigration africaine bat surtout le rappel des troupes Bassar, son ethnie voisine des Kabyè (NDLR : Kofi Yamgnane est Konkomba et non Bassar) (auxquels l'oppose une rivalité historique attisé par la colonisation) dans le Nord du Togo.

" Par l'intermédiaire du PDG d'une société d'affrètement, Laurent T., Kofi Yamgnane est ainsi en contact avec deux généraux, un ministre et du moins dans la hiérarchie protocolaire, l'un des protagonistes de l'Etat. Pour une " renaissance démocratique ", poursuit notre confrère, c'est un peu tribal. Du reste, ses sources très " françafricaines " l'exposent à un risque : son brûlot pourrait " rapporter " bien plus mais - pas à lui : sa non parution serait alors négociée par ceux qui connaissent les dessous de son offensive générale. "

Ce passage de notre confrère La Lettre du Continent dans sa parution N° 513 du 8 mars appelle quelques remarques de notre part. D'abord les Kabyè et les Bassar n'ont jamais été dans une quelconque rivalité dite historique. Si rivalité il y a dans le Nord, elle concerne bien les Bassar et les Konkomba dont Kofi Yamgnane est issu. Les troubles sont fréquents entre les deux ethnies. La dernière rivalité entre les deux tribus est la récente affaire des marchés qui a fait deux morts et plusieurs blessés, les Konkomba voulant empêcher les Bassar d'aller dans leur marché et ceci à cause d'un conflit foncier qui oppose les deux ethnies au niveau de certains villages limitrophes des deux préfectures Bassar et Dankpen.

Cela étant, les noms cités dans l'article de La Lettre du Continent ne souffrent d'aucune discrétion. Ils sont tels que l'on peut facilement les reconnaître. Enfin le ministre en question peut être identifié aussi facilement. Dénominateur commun : ils sont tous de Bassar, ressortissants de Kabou. Que dire de tout cela ? Hasard ou coïncidence ?

Sont-ils des agents doubles ou Kofi Yamgnane cherche seulement à les mouiller, ayant quelques comptes à régler avec cette élite de Kabou ? Il se dit être en contact avec les deux généraux et le ministre d'Etat mais à quelle fin ? A moins que l'on se trompe ici, il est clair que ni la famille Gnassingbé, ni l'élite de Kabou qu'il cherche sûrement à mouiller ne lui ont fait aucun mal. Le fait qu'il cite des noms sans aucune discrétion montre bien que l'homme veut régler quelques comptes avec les Bassar de Kabou puisque partout  on cherche à couvrir un informateur. En tout cas, la parution du livre nous dira bien qui a fait quoi pour lui. Peut-être qu'il est en train aussi de faire connaître aux Togolais quelques traîtres. On le saura bien.

Jacques Tom

 
L'alliance au jour le jour

L'Alliance pour la Démocratie et la Patrie serait-elle actuellement au bord de l'éclatement ? Ces derniers temps en effet, la vie et ce qui tient lieu des activités du parti ont fait couler beaucoup d'encre dans la presse togolaise. Presque un an après sa création, l'Alliance commence déjà par se fissurer. Mais que se passe -t-il au juste au sein de ce parti ?

La cause de la crise que traverse actuellement l'Alliance est à rechercher, semble-t-il, dans la lutte d'influence à laquelle se livrent aujourd'hui au sein du parti et par partisans interposés, les deux " pères fondateurs " du parti à savoir le Président Maurice Péré  et son vice président et ami Gabriel Agbéyomé Kodjo. Ici il s'agit d'une lutte des places et la situation entre les deux hommes semble être complexe. En tout cas la fissure du parti est telle qu'à l'heure actuelle ses activités semblent être bloquées du fait de la mésentente entre les deux hommes et l'on passe le temps de part et d'autre à se livrer aux communiqués assortis des mises au point sans que l'on puisse savoir qui a raison et qui a tort.

Tout est parti d'une lettre ouverte adressée au Président du parti c'est à dire à M. Péré, lui sommant de s'entendre avec le vice-président dans un délai de quinze jours faute de quoi il, serait considéré comme démissionnaire. Il faut dire jusque là le différend entre les deux hommes à la tête du parti est tel que Agbéyomé Kodjo a commencé par ne plus assister aux réunions ; il se déclare lui même être en rupture de ban avec le parti. La raison est très simple.

Il semble que Kodjo n'a jamais accepté un quelconque rapprochement entre l'Alliance et le CAR ; pour  Maurice Péré, " Si l'Alliance avec le CAR est jugée utile par les deux partis, elle sera conclue en temps opportun. C'est toujours mieux de faire avec les autres plutôt que seul ". Or un conflit de leadership oppose depuis longtemps Agbéyomé Kodjo et maître Yaovi Agboyibo dans leur fief à Yoto et Agbéyomé Kodjo voit d'un mauvais œil toute alliance entre son parti et le CAR. Ici l'homme veut être catégorique.

" Des rumeurs avaient circulé dans les médias que Péré avait conclu une alliance avec le CAR. A supposer que ces rumeurs sont exactes. Si je dois me présenter avec ce mode de scrutin dans le Yoto, je dois m'inscrire sur la liste d'Agboyibo. Je crois quand même que les deux fils de Yoto ont la volonté de développer Yoto et tout le Togo. Nous avons deux politiques différentes pour parvenir au même résultat. Je ne peux pas me présenter sur la liste de Me Yaovi Agboyibo. Je ne peux pas me retrouver sur une liste qui conduirait Me Agboyibo aux législatives. C'est encore un sujet de divergence. "

Quelques jours plus tard interviendra la lettre ouverte dont il est question plus haut et qui sonne M ; Péré de démissionner, l'accusant même d'avoir transformé le bureau provisoire en définitif. Mais qui a écrit cette lettre ? L'enquête montrera qu'elle est l'œuvrer d'un certain Gaston Vidada, membre du parti et proche de Gabriel Agbéyomé Kodjo et qui a usé de " faut et usage de faux " pour recueillir quelques signatures. Quelques jours plus tard, c'est le secrétaire général du parti, M. Clément Boessi, encore un proche de Agbéyomé Kodjo au sein du parti qui accuse Péré d'être à la base du différend qui l'oppose à son vice-président ; pour Clément Boessi, la mésentente actuelle entre les deux hommes, c'est le mode de gouvernance du parti qui est loin d'être consensuel car M ; Péré n'est pas adepte des principes démocratiques ; il centralise à son niveau les attributions des autres membres du bureau.

Face à de telles accusations les partisans de Péré n'ont pas tardé à monter sur le créneau. Au cours d'une mise au point Kao Pérézi et Assima Kpatcha ont montré du doigt Agbéyomé Kodjo l'accusant de vouloir prendre la tête du parti par des voies antidémocratiques. Ce qui  se passe au sein de l'Alliance actuellement c'est la lutte des places. Rien de plus. M. Agbéyomé Kodjo n'acceptant pas de jouer les seconds. A ce rythme, l'on est en présence d'un langage des sourds, chacun campa avec ses partisans sur ses positions et pense avoir raison contre l'autre.

En réalité la prétendue amitié entre Péré et Kodjo et qui a abouti à la formation de l'Alliance a été un leurre. C'était un mariage entre la carpe et le lapin. Si Maurice Péré joue sincèrement l'amitié avec M. Agbéyomé, en revanche ce dernier ne mène qu'un jeu de cache-cache avec son patriote du Nord et n'a jamais accepté jouer les seconds dans quel jeu que ce soit. Actuellement tout le clivage entre le Nord pauvre et le Sud riche et intellectuel se trouve au sein de l'Alliance. Il semble que les jours de l'Alliance sont déjà comptés.

Jacques Tom.

 
[ No 363 : du 4 avril 2007]
Le Grand Bassar à la recherche de son identité

Le " Mouvement Citoyen pour le Renaissance du Grand Bassar " tel est le nom d'un mouvement au relent politique que se propose de créer les hauts cadres civils et militaires des préfectures de Bassar et de Dankpen. Le congrès constitutif dudit mouvement se tiendra du 28 au 30 avril 2007 à Bassar, chef lieu du Grand Bassar.

Dans un programme d'action envoyé aux congressistes, les promoteurs dudit mouvement déclarent que depuis deux décennies notre pays traverse une crise caractérisée par une régression généralisée sur les plans politique, économique, social et culturel qui a pris l'allure d'un véritable désastre dans le Grand Bassar (lire vision et programme ci-contre)

            A la lecture de la vision et programme d'action du Mouvement, plusieurs questions nous viennent à l'esprit. S'agit-il d'un mouvement de redynamisation du RPT quand on sait que depuis des décennies le Grand Bassar est acquis au RPT ?

Quelle nature et quels objectifs réels poursuit le M.C.R.G.B. ? De quel côté de l'échiquier politique se situera le mouvement ? Dans l'opposition, dans la mouvance présidentielle ou au centre ? S'agit-il d'un mouvement à l'instar du CAK ? Ou s'agit-il d'une suite logique du brûlot du franco-togolais Kofi YAMGNAME ? En tout cas, l'activisme de ces derniers de MM. Laurent TAKASSI, DJERI Kossi et Lantam-NINSAO le laisse penser.

            De sources proches des milieux Bassar à Lomé et à Bassar, c'est un véritable mouvement politique qui est en gestation. Il y aurait certains poids lourds de Bassar derrière le mouvement. On parle d'un ministre d'Etat  et de certains officiers supérieurs mécontents de la manière dont la succession du père de la Nation a été opérée. Comme quoi on n'est mieux servi que par les siens. Si le président Eyadema devait savoir les intrigues de ses proches, il allait se remuer deux fois dans sa tombe. Ainsi va la vie.

Le Togo, notre chère patrie traverse depuis deux décennies une crise qui se traduit par une régression généralisée sur les plans politique, économique, social et culturel. Cette situation dramatique a pris l'allure d'un véritable désastre dans le Grand Bassar caractérisé par :

-les divisions claniques exacerbées par les querelles politiques partisanes ;

-les violences politiques physiques et morales sur les personnes et les biens ;

-les violations des droits humains et des libertés fondamentales des citoyens ;

-les trafics d'influence, les détournements et abus de pouvoir ;

-l'absence totale d'infrastructures économiques modernes poussant les jeunes à l'exode, au chômage, à la délinquance, à l'abus des drogues etc.

-l'absence quasi-totale de couverture sanitaire, éducative et sociale ;

Face à cette situation d'arriération politique, économique sociale et culturelle, des femmes et des hommes de bonnes volonté s'inscrivant résolument d'une part dans la logique des signataires de l'Accord Politique Global du 20 Août 2006 et d'autre part dans la ligne du projet de décentralisation politique et administrative, ont pris l'initiative de réfléchir sur les voies et moyens à mettre en œuvre pour sensibiliser, rassembler et mobiliser toutes les forces vives du Grand Bassar en vue  de travailler ensemble pour la renaissance civique, la restauration de l'unité et de la fraternité ancestrales de notre communauté, la promotion et la modernisation de la vie politique, économique, sociale et culturelle dans l'ensemble du Grand Bassar.

            Parmi les propositions issues de leur réflexion figure la création d'un cadre structuré d'action concertée sous la forme d'un mouvement citoyen qui rassemblera tous les citoyens et toutes les citoyennes du Grand Bassar sans distinction ni exclusive en vue de la réalisation des conditions favorables au développement humain durable de notre communauté à savoir :

-le pardon et la réconciliation des populations du Grand Bassar en particulier les acteurs politiques et sociaux ;

-l'éradication de l'impunité et des violences politiques ;

-le retour et la réinsertion économique et sociale des exilés politiques ;

-la tolérance, la coexistence pacifique, l'harmonie et la solidarité pour la paix sociale et la sécurité collective ;

-la bonne gouvernance par l'instauration effective de la démocratie de l'Etat de droit du respect des droits humains et des libertés fondamentales du citoyen dans le Grand Bassar.

Les travaux du congrès constitutifs du mouvement comporteront, entre autres des communications suivies de débats en plénière et en atelier sur les thèmes suivants :

-les peuples du Grand Bassar ; mise en perspective historique et rapports régionaux ;

-les violences politiques dans le Grand Bassar : qu'en est-il sorti ?

-Typologie des partis politiques dans le Grand Bassar : rapports et emprises sur la conscience collective de l'identité communautaire à l'échelle locale régionale et nationale ;

-  La position du Grand Bassar dans la région de la Kara : hier, aujourd'hui et demain

-les étapes incontournables pour la réconciliation dans le Grand Bassar ;

-la problématique foncière dans le Grand Bassar : l'épée de Damoclès ?

-les potentialités économiques locales et les perspectives du développement économique et social du Grand Bassar ;

-les potentialités culturelles et artistiques du Grand Bassar.

 
Législatives 2007 Les 3000 kits d'enregistrement des électeurs sont arrivés à Lomé

" …Il n'y a rien qui puisse encore bloquer les élections, étant entendu que les kits vont arriver cette semaine. Donc, tout est pratiquement prêt ", déclarait M. Tozim Potopéré, président de la CENI la semaine dernière dans une interview que lui a accordée notre confrère Le Regard.

         Les 3000 kits de recensement que devait prêter la RDC à notre pays sont arrivés effectivement et ont été réceptionnés le mercredi 28, le jeudi 29 et le samedi 31 mars à l'aéroport Gnassingbé Eyadéma de Lomé par les membres du gouvernement et de la Commission Electorale Nationale Indépendante.

            La réception de ces kits s'est faite en trois phases. Le premier lot au nombre de 880, est arrivé dans la nuit du mardi à mercredi par vol spécial à bord d'un cargo. Il a été déchargé sur le tarmac de l'aéroport en présence de plusieurs personnalités, notamment le ministre de l'Administration territoriale, M.  Séléagodji Ahoomey-Zunu, du président de la CENI ainsi que des membres de l'institution et un parterre de journalistes de la presse nationale et internationale. Le 2e lot au nombre de 1060 et le 3e lot ont foulé le sol togolais respectivement  le jeudi et samedi dernier comme annoncé ci-haut.

           

 Le président de la CENI qui s'est réjoui de l'arrivée des kits a déclaré que la réception de ces kits permettra désormais à son institution de poursuivre en toute tranquillité l'organisation des législatives anticipées.

            Il vous souvient que la RDC avait émis des doutes sur la disponibilité des 3000 kits. Mais lors de la réception du premier lot, M. Tozim Potopéré a déclaré que la RDC a finalement accepté de prêter les 3000 kits, au complet. Il a par ailleurs déclaré que l'étape suivante après la réception des Kits est celle du reconditionnement qui consistera à développer un logiciel nécessaire au fonctionnement de ces kits dans le contexte togolais, suivant les spécifications de la CENI.

            Tout compte fait, si le gouvernement de concert avec la CENI a décidé d'emprunter les kits à la RDC, c'est pour respecter la date du 24 juin car selon le gouvernement et la CENI, l'achat des kits nécessite un délai plus long que l'emprunt.           

Notons qu'un kit est un système intégré mobile et compact comprenant un matériel informatique et un logiciel nécessaires pour procéder à l'identification des électeurs. A la base, il s'agit d'une mallette robuste contenant un ordinateur portable avec son système d'exploitation, une application logicielle de collecte de données alphanumérique et biométrique, un appareil photo numérique, un capteur d'empreintes digitale, une imprimante à jet d'encre permettant la production d'une carte d'électeur sécurisée à délivrer lors de l'enregistrement et un lot de consommables.

  1. Méhèza
 
RPT/ Législatives 2007 : Le temps des conciliabules

L'agitation qui s'est emparée du RPT depuis l'annonce de la date des législatives du 24 juin 2007 n'est pas sur le point de se calmer selon des sources proches du parti du chef de l'Etat. En effet, la situation au RPT était proche de l'insurrection ces dernières semaines. Au mépris des textes régissant le parti, tout le monde voulait être candidat. Aux députés actuels issus du parti unique qui ne veulent rien entendre, s'est ajoutée une longue liste d'indépendants. La pagaille et le désordre se sont installés. Face à la situation ainsi créée, la haute instance du parti s'est contentée d'observer et de laisser faire

Les conciliabules
Dans toutes les localités et tout particulièrement dans l'Amou, à Sotouboua et dans la Kozah, le désordre est à son comble. Des individus inconnus jusque là veulent tenter leur chance oubliant de reconnaître que le Parlement à venir n'aura rein de comparable avec les députés du parti unique où des farfelus étaient choisis selon les humeurs. Le temps des députés bureaucrates est révolu. Aujourd'hui plus qu'hier, il nous faut des députés notables, pleins d'initiatives pour propulser le développement local. Face aux ambitions des uns et des autres, les hautes instances du RPT font preuve de sagesse. C'est ainsi que la période du 02 au 07 avril 2007 a été réservée pour concilier et réconcilier les différents protagonistes.

L'exercice consiste à écouter les différents candidats et à les amener à s'entendre. A partir du consensus créé seraient dégagés les candidats à retenir. L'exercice aurait réussi dans la plupart des cas exceptées les brebis galeuses qui ont voulu faire à leur tête.


Cette gestion de la tension trouve son origine dans la solution proposée par le chef de l'Etat à la fin de l'année dernière à Notsè où le président Faure avait conseillé à la base de procéder aux primaires pour dégager leurs candidats.

Cette gestion des tensions est à saluer. Premier parti à renouveler ses instances, le RPT que l'opposition traitait de réfractaire aux changements, vient une fois encore d'administrer aux autres partis une véritable leçon de démocratie interne. Ce que aucun adversaire du RPT ne peut contester. Comme quoi, le changement ce n'est pas une chanson, mais un comportement.

K.V.

 
Encore une manipulation politique d'Amnesty International

Amnesty International (AI) fait encore parler de lui chez nous. On apprend en dernières minutes qu'il vient d'adresser une lettre au chef de l'Etat et au Premier ministre pour demander la suite donnée au problème de l'impunité. Mais qu'est-ce qui pourrait bien intéresser AI dans ces histoires d'impunité au point de rabattre souvent les oreilles des Togolais ? On sait que la mission d'AI est de défendre partout les prisonniers d'opinions à condition qu'ils n'aient pas eux-mêmes fait l'usage de violence. Au Togo, AI défend les provocateurs. Mais rien n'autorise cependant AI à dicter une conduite à ternir à un gouvernement.

Le 23 septembre 1986 beaucoup de sang a coulé au Togo du fait des agressions de Gilchrist Olympio en vue de prendre le pouvoir par la force.  Il y a eu officiellement 36 morts. AI n'a pas levé un seul doigt pour dénoncer cette violence, ni demander une enquête internationale réclamée d'ailleurs par notre gouvernement. Est-ce parce ces 36 victimes de tels désordres venaient de l'opposition et aux yeux d'AI l'opposition a toujours raison ?  Au Togo tout est permis y compris la provocation contre les forces de l'ordre.

      On aimerait aussi voir AI écrire aux responsables de l'UFC pour leur demander de rappeler à chaque fois que besoin est nécessaire leurs milices et leurs militants à l'ordre. Ils sont en effet responsables des actes de provocation à l'égard des forces de l'ordre qu'elles n'hésitent pas à attaquer comme dans les évènements d'avril 2005. Ce sont eux qui se livrent souvent à des démonstrations de force dans nos rues. Personne ne peut accepter être victime de l'agression de ces insensés dont la plupart sont recrutés au Bénin et au Ghana.

Tout compte fait, AI n'est-il pas actuellement en service commandé puisqu'il revient encore sur ce qui s'est passé au Togo il y a deux ans alors que normalement ce qui devrait l'intéresser à l'heure actuelle c'est l'Irak et la Somalie où on tue impunément des innocents. Ne s'est-il pas engagé à défendre les droits des prisonniers et c'est dans ces deux pays qu'il trouvera quelques os à croquer. C'est là qu'il peut faire valoir ses compétences.

      En fait, pour qui roule AI au Togo ? AI s'est tu lors des évènements sanglants du 23 septembre 1986 et lors des massacres des populations du Nord dans le Sud en avril 2005. Il deviendra aussi muet avec les évènements sanglants de Kpélé Madjé, Bodjé, Akata en avril 1991. Jusqu'ici AI ignore les évènement intervenus dans ce qui est toujours le grand  Kloto. Faut-il lui rappeler que l'enquête est toujours possible. En revanche on a vu AI s'agiter énormément, secouer même tous les saints du paradis avec l'attentat de Soudou comme si la vie de Gilchrist Olympio valait mieux que tous les innocents qu'il a fait tuer lors des agressions répétées. Comment comprendre cette partialité de cet ONG international qui prétend souvent n'agir que objectivement. Il est désormais clair que  les intrusions répétées d'AI à l'approche des législatives à venir ne vise qu'un seul but : aider par ce pousse-pousse ses alliés de l'opposition radicale à glaner des voix. C'est dommage qu'une organisation de défense des droits de l'homme se dévoie tant de sa mission.

Gaston Rosignac

 
Echos des garnisons " Murmures dans nos rangs "

Le 24 mars dernier prenait fin au camp général Améyi de Kara la tournée du ministre de la Défense Nationale et des Anciens Combattants, son Excellence Kpatcha Gnassingbé dans les garnisons du pays. De toutes les garnisons du pays, celle de Kara revêt un intérêt particulier parce qu'elle abrite le corps d'élite de l'Armée togolaise. Ici plus qu'ailleurs, les discussions du ministre Kpatcha avec les hommes en uniformes ont été plus franches et sincères que dans les autres garnisons. Signe des temps, les militaires ont fait sienne l'ouverture des débats dans les garnisons.

Le ministre ouvre les débats après les séries de discours. Ceux qui ont quelque chose à cœur passe devant le micro, fait le garde à vous, donne son nom et le numéro de son matricule et pose sa ou ses questions. L'exercice était fascinant de voir les militaires les langues aussi déliées.

Vint alors le tour d'un militaire pas comme les autres qui après s'être présenté débite : " Merci pour tous vos efforts en vue de résoudre nos problèmes. Nous promettons d'être à vos côtés dans la discipline. Mais souffrez que je vous présente quelques doléances qui sont nos murmures dans nos rangs. Beaucoup ignorent que nous sommes tous des Togolais. Il y a des gens qui rôdent pour dire que tout va bien alors qu'il existe des problèmes. Il y a des injustices. Des récompenses partisanes. Des échecs aux examens pour ceux qui n'ont personne. Des mises à pied injustes. Refus de nous payer nos droits. L'arbitraire dans les avancements, des mutations injustifiées, des primes non payées etc. Tout le monde retient son souffle. Des questions du genre, la hiérarchie militaire ne s'attendait.

      Dans sa réponse le ministre de la Défense apaise. " Tout ce que je fais c'est parce que nous me soutenez. Je ne suis pas au courant de ces problèmes. Je verrai le chef du régiment pour trouver une solution à ces problèmes. Je vous conseille de continuer à faire confiance à votre chef car sans la discipline nous ne ferons rien.

      Incontestablement quelque chose est entrain de changer dans nos garnisons. Le tout dans l'ordre et la discipline.

K.V

 
La fraude fiscale et nous

Mme Ingrid Awadé semble bien se tenir solidement sur ses deux jambes. Cette femme de fer n'a pas froid aux yeux. Elle veut en finir avec le problème des fraudes fiscales ; ainsi a-t-elle décidé d'aller toujours plus loin dans la lutte contre les fraudeurs.

Après le Pakistanais Ram qui a dû verser dit-on des milliards de francs que la direction générale des impôts lui réclamait, Mme Ingrid Awadé s'attaque maintenant au Libanais Bassam, vendeur des voitures d'occasion au Port Autonome de Lomé, à qui elle réclame 9 milliards de francs d'impôts, somme que devra s'acquitter ce dernier au plus tard le 15 avril, sinon il risque d'avoir un huissier à ses trousses.

      Sans vouloir être l'avocat de ce Libanais, il faudrait à notre avis que cette colossale somme d'argent à verser à notre trésor public fasse l'objet de négociations et le paiement se fera alors à longs termes et d'une manière échelonnée afin de ne pas trop nuire aux activités de l'homme d'affaires libanais dans notre pays.

      A l'allure où vont les méthodes de récupération de l'argent, on a l'impression que notre dame de fer bien soutenue cherche à renvoyer ces étrangers en activité de chez nous. Par quoi va-t-elle les remplacer quand on sait ce qui intéresse les Togolais, c'est la politique politicienne, l'économie étant laissée aux mains des étrangers ?

      Cela dit, il faut reconnaître que ce ne sont pas seuls les Pakistanais/Libanais ou autres étrangers installés chez nous qui ruinent notre économie avec ce problème de fraudes fiscales. Presque tous les hommes ou les femmes d'affaires togolais ne paient pas leur d'impôt ou s'ils le font, ils paient aussi souvent en dessous de ce qu'ils doivent normalement au fisc, le reste faisant l'objet de négociation secrète entre eux et l'agent chargé de récupérer l’assiette. D'autres ne déclarent même pas leurs chiffres d'affaires. Avec la complicité de quelques douaniers, certains arrivent à vendre les voitures d'occasion dans leur maison et ceci d'une manière régulière sans verser un sou au fisc.

      Contrairement à ce qu'on laisse entendre, nos Nana Benz ne paient pas d'impôt. Tandis que celles qui jouent les maîtresses ou femmes de nos hommes politiques sont devenues pratiquement intouchables. On espère que Mme Awadé réussira à mettre toutes ses compétences au service du pays en faisant payer l'impôt à sa juste valeur à tout agent économique au Togo. Les nationaux commerçants et hommes et femmes d'affaires togolais doivent déclarer chaque année leur chiffre d'affaires et accepter la taxe sur les revenus. Et ça c'est une autre bataille que la dame de fer doit mener au lieu de s'intéressé seulement aux étrangers qui ont pris les risques en ouvrant leurs magasins quand d'autres à partir de Cotonou ou Accra criaient que la grève général illimitée et non négociable continue.

Jacques Tom

 
Malgré les murmures sur notre Environnement : L'abattage des tecks continue

Il ne se passe plus de jours sans qu'on ne nous parle de la dégradation de notre environnement et dont nous vivons aujourd'hui les conséquences avec les effets de réchauffement de la terre. Face aux menaces sur notre vie commune et collectives, de campagnes de sensibilisation sont organisées à travers le monde. Chez nous au Togo, tout se passe comme si de rien n'était. Et pourtant d'année en année, le désert avancé, les pluies se font rares et les maladies de la peau à cause des rayons ultraviolets qui nous atteignent font leur apparition. Ces maladies ont pour noms : cancers de la peau, les cataractes etc.

Après la disparition des forêts, dans la partie australe du pays, la seule essence qui nous reste, ce sont ces teckeraies laissés par la colonisation et qui jalonnent le pays du Nord au Sud. Ces tecks qui présentent un attrait touristique font l'objet aujourd’hui d'abattages sauvages malgré les interdictions du ministre de l'Environnement. De Lomé à Dapaong en passant par Sotouboua, Blitta, Bombouaka,  la scène est désolante : les tecks sont abattus systématiquement sans qu'on ne tienne compte de leur âge. Et pourtant, il est interdit d'exporter les tecks. Un pays menacé par le désert peut-il  s’offrir le luxe de détruire le peu d'espèces sur son sol ? Sommes-nous devenus aussi inconscients?

KV

 
Bilan  2006 et perspectives 2007 de la BRVM : Le Marché Financier Ouest africain se porte bien

La Bourse Régionale des Valeurs Mobilières de l'Afrique de l'Ouest (BRVM) se porte bien. C'est en tout cas l'essentiel que l'on peut retenir du bilan 2006 des activités de la BRVM et de ses perspectives pour 2007 présentés par la directrice de l'Antenne Nationale de Bourse du Togo (ANB-Togo), Mme Nathalie Bitho Atcholi lors d'une cérémonie de présentation  de vœux de nouvel an aux journalistes et aux opérateurs économiques le mercredi 28 mars 2007 à Lomé.

Selon Mme Atcholi, cette cérémonie devenue une tradition depuis 4 ans, vise à renforcer la connaissance des journalistes (relais de l'information) et des opérateurs économiques sur la BRVM et le Marché Financier Régional (MFR), une initiative de l'Union Economique et Monétaire Ouest -Africaine (UEMOA) pour offrir aux entreprises et investisseurs des opportunités exceptionnelles à travers des programmes de privatisation et de relance du secteur privé ainsi qu'un fort potentiel d'épargne mobilisable. A travers les journalistes, il s'agit de permettre à la population de comprendre l'importance du marché financier dans le développement.

      " Malgré une conjoncture difficile, les structures centrales ont trouvé la voie des résultats positifs depuis 3 ans ", a affirmé avec force démonstration la directrice de l'ANB-Togo.

2006, l'année des records

      Mme Atcholi a souligné que dans le bilan 2006, plusieurs indicateurs d'activité ont battu des records, des actions de développement et de promotion innovantes  ont été réalisées tandis que le système et les moyens techniques ont évolué pour améliorer la qualité des services. En un mot, les résultats financiers des structures centrales ont bénéficié de l'ensemble de ces facteurs positifs, et prouvent la santé de notre marché financier.

      A titre d'exemple concernant la Bourse et les opérations du Marché, on peut citer l'évolution des indices qui ont atteint un niveau record, induit surtout par l'admission le 11 septembre 2006 de la société ETI, holding du Groupe Ecobank qui représente désormais environ 25 % de la capitalisation des actions du Marché. On peut citer également l'augmentation de la capitalisation : avec 2 549 milliards de F CFA, cette capitalisation a progressé de 51,52 % par rapport à fin 2005. Il y a aussi la forte croissance des transactions qui ont pour la première fois dépassé le niveau record de 1999 avec 64 milliards de F CFA. La BRVM a enregistré en 2006 sa plus grosse opération avec une " négociation " de 16 milliards de FCFA sur les titres de la société SONATEL du Sénégal.

      Sur un tout autre plan, 2006 a été marqué par les plus forts échanges ainsi que l'admission de valeurs nouvelles. Quatre introductions d'obligations ont été enregistrées pour un total de 145,5 milliards de F CFA. Il s'agit de deux emprunts d'Etat (l'un de 84,2 milliards de FCFA de la Côte d'Ivoire, et l'autre de 36,3 milliards de FCFA du Togo dont c'est la première opération du genre) ainsi que deux emprunts de la Banque Ouest-Africaine de Développement (BOAD) qui est venue renforcer sa présence pour un total de 25 milliards de F CFA.

      En termes de résultats prévisionnels, la responsable de l'ANB-Togo est formelle : l'année 2006 a permis de réaliser de nombreuses opérations et favorisé l'essor de notre marché dans la région et même au-delà. Autrement dit, notre marché financier sort de sa dimension régionale pour évoluer vers une dimension internationale

Des perspectives encourageantes pour 2007

      Selon la directrice de l'ANB-Togo, au-delà de quelques craintes suscitées par les élections en Côte d'Ivoire, au Sénégal, au Mali et au Togo, l'année 2007 présente des facteurs encourageants en particulier dans le domaine des émissions.

      Entre autres éléments positifs qui vont déterminer l'activité 2007 sur le Marché Financier Régional, figurent des émissions obligataires importantes avec les Etats comme le Bénin et le Mali, la BOAD ; des émissions internationales dénommées " KOLA bonds " comme celle de la SFI en décembre.

      Par ailleurs, plusieurs axes de développement du marché financier sont prévus en 2007. Il s'agit notamment des actions tournées vers la formation des acteurs du marché. La BRVM et ses Antennes proposeront des formations d'initiation aux titres et à la Bourse.

      Pour renforcer la sensibilisation du public, un accent sera mis sur la diffusion des cours à travers les médias.

      Il s'agit en outre de la réforme du système d'information permettant à la BRVM d'être au même niveau que les bourses les plus avancées. Cette reforme contribuera à minimiser les risques sur les opérations en suspens et à accélérer la rotation des capitaux investis. La BRVM engagera des actions pour renforcer la sécurité de la saisie des ordres et améliorer la consultation des informations de ses bases de données financières.

      Au regard du bilan 2006 et des perspectives 2007, " le potentiel du marché financier est énorme et il n'est que très partiellement utilisé ", a souligné Mme Atcholi qui a exhorté les opérateurs économiques à saisir les immenses opportunités qu'offre la BRVM pour faire prospérer leurs affaires.

      Commun aux huit pays de l'UEMOA (Bénin, Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal et Togo), le Marché Financier Régional a démarré ses activités en septembre 1998. Ce marché de près de 70 millions d'habitants est un cadre sécurisé pour la mobilisation des capitaux dans la sous-région ouest-africiane. La BRVM a son siège à Abidjan et est représentée dans chaque pays membre par une Antenne Nationale de Bourse.

S. Ewolo

 

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