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[ No 362 : du 28 mars 2007]
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Fin de la tournée du ministre de la Défense et des
Anciens Combattants dans les garnisons du pays
:
Le
ministre KPATCHA GNASSINGBE plébiscité par la grande
muette |
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* Les leçons d’une tournée
Commencée dans la garnison de la capitale les 19 et 20
mars, la tournée de prise de contact et d'échanges que
le ministre Kpatcha Gnassingbé a entreprise dans les
différentes garnissons du pays a connu son apothéose le
samedi 24 mars dans la garnison “Général AMEYI” de
Kara. Pendant une semaine, le jeune ministre de la
Défense s'est entretenu avec les officiers supérieurs,
sous-officiers, officiers subalternes et hommes de rangs
de nos garnisons sur le nouveau statut de l'armée, la
sécurité dans le pays, les conditions de travail au sein
des FAT, la mutuelle en voie de création. Partout, le
ministre Kpatcha a été ovationné et acclamé non pas
parce qu'il est le fils du père de la Nation, fondateur
des Forces Armées Togolaises, mais pour sa politique de
contact, d'écoute, d'échange et surtout de sa générosité
et la solidarité qu'il a su initier au sein des Forces
Armées Togolaises. |
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La visite de l'immense garnison de TEMEDJA
C'est par la garnison de TEMEDJA que le ministre Kpatcha
a entamé la visite des garnisons de l'intérieur après
celle de la capitale. Le ministre Kpatcha est arrivée à
la garnison aux environs de 9 h 25 accompagné par le
chef d'Etat-Major de l'Armée de Terre, le général de
Brigade BERENA, du chef de la Division Budget de l'Etat-Major
général des Forces Armées Togolaises, le colonel Béléi
et du Consultant en Sécurité Sociale, M. BAMBARA Vincent
de Paul. Il a été accueilli à son arrivée par le
commandant de la garnison. Comme il l'avait fait dans la
garnison de Lomé, le message du ministre de la Défense a
porté sur le nouveau statut des FAT, sur la mutuelle en
création au sein des Forces Armées et des problèmes de
sécurité à la veille d'un scrutin législatif qu'il a
qualifié de tournant décisif pour notre pays.
L'entretien du ministre de la Défense avec l'immense
garnison de TEMEDJA (pour le plus grand nombre de
préfectures qu'elle couvre) a pris fin à 10 h 55 sur une
note de satisfaction.
La visite de la Base Chasse de
Niamtougou
Après Niamtougou, le ministre de la Défense et sa suite
sont arrivés à la Base Chasse de Niamtougou (BCN) à 16 h
26. Bain de foule suivi d'honneur militaire. Chaque
entretien avec les éléments d'une garnison est toujours
précédé d'une séance de travail avec le commandant de la
garnison.
Comme partout où il est passé, le ministre Kpatcha
inspire partout estime et admiration au sein de toutes
les garnisons pour son dévouement à la cause des
militaires. Imperturbable et déterminé, le ministre de
la Défense se prête au même exercice. Le message qu'il a
livré dans toutes les garnisons met toujours l'accent
sur les problèmes spécifiques vécus par chaque garnison.
Ici le problème porte sur les avions de chasse à
acquérir. Ceux que nous avons vus sur le tarmacle sont
amortis et ne volent plus, nous a-t-on dit. Mais comme à
son habitude, le ministre Kpatcha réitéra la même parole
: " Les problèmes, il y en aura. Mais c'est
graduellement que nous les résolvons ". Enfin le
ministre Kpatcha décernera une bonne note à la BCN pour
la “qualité de ses techniciens ".
Le 4e RIA salue la politique de
proximité du ministre Kpatcha
C'est sous un air sec et chaud que le ministre Kpatcha
est arrivé à 8 h 33 à la garnison de Nikourma à Dapaong
le 22 mars 2007, sous un harmattan finissant Même décor
empreint de cordialité. Même cérémonial. Mais ici plus
qu'ailleurs, on se veut plus admiratif. Dans les débats
qui suivront le message du ministre, un militaire
trouvera le mot juste " Votre politique de proximité
nous réconforte ". Un autre militaire d'ajouter " Du
fond du cœur, nous vous promettons de mettre en pratique
vos conseils et d'œuvrer pour la bonne image des Forces
Armées ". Qui dit mieux ?
L'apothéose à la garnison Général
AMEYI
L'apothéose de la tournée du ministre de la Défense et
des Anciens Combattants restera incontestablement
l'entretien avec les militaires de la garnison Général
Améyi de Kara qui regroupe le RPC, la CNI, la 6e
Compagnie du RCGP de Pya, l'EFOFAT et le groupement de
gendarmerie de Kara.
C'est dans une ambiance des grands jours que le ministre
fera son entrée dans l'enceinte de la garnison à 6 h 20
sous les acclamations des femmes FAT. La cérémonie se
déroulera au stade du Régiment Parachutiste de la
garnison.
Dans son mot de bienvenue, le colonel commandant la
garnison de Kara se félicite des actes posés par le
ministre Kpatcha en si peu de temps, que ce soit sur le
plan opérationnel, de la tenue militaire, du bien-être
du soldat ou de la réhabilitation des infrastructures
etc.
Pour ce faire, le commandant de la garnison Général
Ameyi de Kara " réaffirme la fidélité, la loyauté et la
disponibilité de l'Armée au Président Faure, chef
Suprême des Armées et prie Dieu le Tout-Puissant et très
miséricordieux de le garder toujours en bonne santé et
de renforcer chaque jour davantage la confiance qu'il
place en vous, Excellence Monsieur le ministre "
Comme dans les autres garnisons, l'allocution du
commandant de la garnison de Kara a donné lieu à la
réponse du ministre de la Défense même sur les questions
les plus délicates.
C'est sur une note de satisfaction générale que la
tournée du ministre de la Défense Nationale prendra fin
à 8 h 20.
Dans une interview qu'il a accordée à la presse à la fin
de la tournée, le ministre Kpatcha n'a pas caché sa
satisfaction. Répondant à une question à la tenue
militaire qu'il s'est vêtue tout le long de la tournée,
il a souligné qu'elle ne cachait aucune arrière pensée,
qu'il s'agit tout simplement pour lui de se conformer à
la tenue des garnisons.
Les leçons d'une tournée
Au terme de la tournée du ministre, il y a lieu de tirer
plusieurs enseignements dont les principaux seront
ramassés ci-après.
. L'armée fidèle aux institutions de l'Etat
Tout le long du parcours, les militaires de nos
différentes garnisons ont réaffirmé leur soutien au chef
de l'Etat, chef suprême des Armées, à leur ministre et à
toute la nation.
. Une volonté affichée de résoudre tous les problèmes
des militaires togolais
A chaque étape de la tournée, le ministre de
la Défense - un fait nouveau - n'a pas escamoté les
problèmes dans les garnisons. " Les problèmes existent.
Il y aura toujours des problèmes dans le meilleur des
mondes. Mais c'est graduellement que nous les aborderons
", n'a cessé de marteler le ministre Kpatcha.
Une politique de proximité
unanimement saluée
C'est dans un esprit nouveau que le ministre Kpatcha se
propose d'aborder les problèmes de notre Armée. Cet
esprit nouveau se résume aux contacts réguliers et aux
échanges. Si le ministre Kpatcha est si populaire dans
nos camps c'est en partie grâce à cette politique
d'ouverture envers tout le personnel des Armées. C'est
si fort pour être signalé car il s'agit bel et bien de
la rupture avec le passé récent.
. La parole libérée dans les garnisons
Ce qui a surpris les journalistes qui ont accompagné le
ministre dans sa tournée, c'est le débat contradictoire
auquel le ministre Kpatcha s'est livré dans les
garnisons. Les militaires ont posé des questions
embarrassantes et le ministre Kpatcha a été franc dans
les réponses. La théorie de la grande muette est battue
en brèche et ça fait du bien au moral des militaires qui
le lui rendent bien.
. Le ministre Kpatcha, un homme généreux
Aussi paradoxal que cela puisse être, la perception que
l'opinion se fait du ministre Kpatcha ne ressemble pas à
l'homme. Un premier ministre du pays dont nous taisons
le nom, était même surpris de la mauvaise image qu'on
colle au ministre Kpatcha avant d'ajouter que s'il y
avait un ministre de son gouvernement avec qui il
n'avait aucun problème, c'était bien le ministre Kpatcha
! Le ministre Kpatcha est un homme bon. Un homme
généreux mais de principe. Que tous ceux qui en doutent
en fassent l'expérience. Ils apprécieront.
En tout cas dans nos différentes garnisons, le ministre
Kpatcha est adulé, non seulement pour la manière dont il
aborde les problèmes de l'armée, mais surtout pour sa
générosité. A l'instar de son père, le ministre Kpatcha
donne sans compter. Il est à l'écoute des autres. Son
souci de partage et de solidarité avec les autres,
qu'ils soient grands ou petits, est vivement salué par
tous les militaires togolais.
Enfin la grande leçon à tirer de la tournée est la
grande mutation en cours au sein de nos garnisons.
Celle-ci est rendue possible grâce à la volonté du chef
Suprême des Armées et de son ministre de la Défense
d'engager notre Armée sur la voie de la modernisation et
de la professionnalisation. On ne peut que s'en
féliciter.
K.V. |
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Héroïque
défaite des Eperviers cadets devant les Green Eagles du
Nigéria |
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Les Eperviers Seniors se repositionnent pour Accra 2008 |
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Dimanche dernier les Eperviers Cadets ont disputé la
finale de la 7ème édition de la CAN des moins de 17 ans
contre les Green Eagles du Nigéria. Tout le monde le
sait, ces derniers étaient donnés favoris face aux
jeunes Eperviers. Galvanisés par le public, les
Eperviers ont livré un beau match. Très déterminés à
remporter le trophée, nos jeunes ambassadeurs ont
pendant la demie heure de la première partie inquiété la
défense nigériane, mais plusieurs occasions ont été
ratées par les poulains d'Abraw Samer jusqu'au coup de
sifflet final de la 1ère partie. Du retour des
vingtaines, la situation semble équilibrée jusqu'à la
fin des 90 minuties. Les deux équipes seront renvoyées
aux prolongations et ce n'est qu'à la 2ème minute de la
seconde mi-temps de la prolongation que l'attaquant
nigérian Akim Sola réussit grâce à une erreur de la
défense togolaise à clouer les Eperviers qui n'ont pas
pu malgré leur ardeur revenir au score.
Malgré cette défaite, il faut le dire les Eperviers
sortent en héro classés 2ème suivis du Ghana et de la
Tunisie tous qualifiés pour la coupe du monde des
moins de 17 ans en Août prochain à Séoul en Corée du
Sud.
Notons qu'à la veille de cette finale, les Eperviers
seniors ont disputé face à la Sierra Léone leur match
comptant pour la 3ème journée' des éliminatoires de la
CAN Ghana 2008. Nos ambassadeurs se sont illustrés en
battant la Sierra Léone par 3 buts à 1. Ce qui les
propulse à la tête du groupe 9.
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Martin Kofi
Yamgnane et son ouvrage séditieux |
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C'est devenu une donnée communément admise qu'en France,
celui qui a réussi à exercer une portion de pouvoir,
écrit un mémoire lorsqu'il traverse le désert, le
mémoire n'étant qu'un moyen d'attirer de nouveau
l'attention de l'opinion sur lui. Selon le contenu, cet
essai peut ramener notre homme proche du pouvoir ou
l'éloigner cette fois d'une manière définitivement.
Chaque homme politique français s'efforce, à la fin de
son mandat d'écrire au moins un livre et notre
compatriote Kofi Yamgnane qui a été secrétaire d'Etat
français aux Affaires sociales et l'Intégration ne
voudrait pas être du reste. |
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Il va publier, annonce la lettre du Continent en date du
8 mars, un livre chez l'Harmattan dont le titre serait
Main basse sur le Togo. Il s'agit d'un livre qui, dit
on, attaque ce que l'opposition radicale appelle souvent
le clan Gnassingbé. " L'on doit se taire sur les
puissants, nous dit La Bruyère ; il y a presque toujours
de la flatterie à en dire du bien ; il y a du péril à en
dire du mal pendant qu'ils vivent et de la lâcheté quand
ils sont morts ". Si notre ancien maire de Saint Coulitz
comprenait cela. Il serait facilement héro si son livre
annoncé à grand tapage médiatique avait été écrit du
vivant du président Eyadema qui l’accueillait à chaque
retour au pays aux bruits des ronronronements des
motards. Maintenant, il n'est qu'un lâche.
On espère que ce livre ne sera pas un simple plagiat de
ce que Mongo Béti avait écrit il y a plus de vingt cinq
ans sur le Cameroun que le fameux essayiste aurait
tenté de mettre du sien pour en faire un livre
attrayant. Tel n’est pas le cas de Kofi Yamgnane. Du
vivant du Président Eyadèma, l’homme était reçu toujours
avec tous les honneurs et repartait avec deqs sacs de
malboro pleins de CFA. Il mettait toujours à sa
disposition une voiture d'Etat avec chauffeur et un
garde de corps pour lui permettre de se balader au Togo.
Les hôtels où il logeait lors de chacun de ses passages
au Togo sont souvent pris en charge par le contribuable
togolais.
Dans ces conditions, le livre qu'il va publier bientôt
manquerait d'objectivité et laisserait le lecteur averti
dans le doute s'il ne relatait pas les relations
qu'entretenait Yamgnane lui-même avec le clan Gnassingbé.
Cela dit, qui Kofi Yamgnane veut-il abuser au Togo?
Notre confrère La lettre du Continent dans son numéro du
8 mars retient bien notre attention. " Pour Kofi
Yamgnane ce livre qu'il compte publier chez l'Harmattan
fait partie d'une " offensive générale ". Mais pour
l'instant, le seul ministre de la Vème République issu
de l'immigration africaine bat surtout le rappel des
troupes Bassar, son ethnie voisine des Kabyè (NDLR :
Kofi Yamgnane est Konkomba et non Bassar) (auxquels
l'oppose une rivalité historique attisé par la
colonisation) dans le Nord du Togo.
" Par l'intermédiaire du PDG d'une société
d'affrètement, Laurent T., Kofi Yamgnane est ainsi en
contact avec deux généraux, un ministre et du moins dans
la hiérarchie protocolaire, l'un des protagonistes de
l'Etat. Pour une " renaissance démocratique ", poursuit
notre confrère, c'est un peu tribal. Du reste, ses
sources très " françafricaines " l'exposent à un risque
: son brûlot pourrait " rapporter " bien plus mais - pas
à lui : sa non parution serait alors négociée par ceux
qui connaissent les dessous de son offensive générale. "
Ce passage de notre confrère La Lettre du Continent dans
sa parution N° 513 du 8 mars appelle quelques remarques
de notre part. D'abord les Kabyè et les Bassar n'ont
jamais été dans une quelconque rivalité dite historique.
Si rivalité il y a dans le Nord, elle concerne bien les
Bassar et les Konkomba dont Kofi Yamgnane est issu. Les
troubles sont fréquents entre les deux ethnies. La
dernière rivalité entre les deux tribus est la récente
affaire des marchés qui a fait deux morts et plusieurs
blessés, les Konkomba voulant empêcher les Bassar
d'aller dans leur marché et ceci à cause d'un conflit
foncier qui oppose les deux ethnies au niveau de
certains villages limitrophes des deux préfectures
Bassar et Dankpen.
Cela étant, les noms cités dans l'article de La Lettre
du Continent ne souffrent d'aucune discrétion. Ils sont
tels que l'on peut facilement les reconnaître. Enfin le
ministre en question peut être identifié aussi
facilement. Dénominateur commun : ils sont tous de
Bassar, ressortissants de Kabou. Que dire de tout cela ?
Hasard ou coïncidence ?
Sont-ils des agents doubles ou Kofi Yamgnane cherche
seulement à les mouiller, ayant quelques comptes à
régler avec cette élite de Kabou ? Il se dit être en
contact avec les deux généraux et le ministre d'Etat
mais à quelle fin ? A moins que l'on se trompe ici, il
est clair que ni la famille Gnassingbé, ni l'élite de
Kabou qu'il cherche sûrement à mouiller ne lui ont fait
aucun mal. Le fait qu'il cite des noms sans aucune
discrétion montre bien que l'homme veut régler quelques
comptes avec les Bassar de Kabou puisque partout on
cherche à couvrir un informateur. En tout cas, la
parution du livre nous dira bien qui a fait quoi pour
lui. Peut-être qu'il est en train aussi de faire
connaître aux Togolais quelques traîtres. On le saura
bien.
Jacques Tom
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L'alliance
au jour le jour |
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L'Alliance pour la Démocratie et la Patrie serait-elle
actuellement au bord de l'éclatement ? Ces derniers
temps en effet, la vie et ce qui tient lieu des
activités du parti ont fait couler beaucoup d'encre dans
la presse togolaise. Presque un an après sa création,
l'Alliance commence déjà par se fissurer. Mais que se
passe -t-il au juste au sein de ce parti ? |
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La cause de la crise que traverse actuellement
l'Alliance est à rechercher, semble-t-il, dans la lutte
d'influence à laquelle se livrent aujourd'hui au sein du
parti et par partisans interposés, les deux " pères
fondateurs " du parti à savoir le Président Maurice Péré
et son vice président et ami Gabriel Agbéyomé Kodjo. Ici
il s'agit d'une lutte des places et la situation entre
les deux hommes semble être complexe. En tout cas la
fissure du parti est telle qu'à l'heure actuelle ses
activités semblent être bloquées du fait de la
mésentente entre les deux hommes et l'on passe le temps
de part et d'autre à se livrer aux communiqués assortis
des mises au point sans que l'on puisse savoir qui a
raison et qui a tort.
Tout est parti d'une lettre ouverte adressée au
Président du parti c'est à dire à M. Péré, lui sommant
de s'entendre avec le vice-président dans un délai de
quinze jours faute de quoi il, serait considéré comme
démissionnaire. Il faut dire jusque là le différend
entre les deux hommes à la tête du parti est tel que
Agbéyomé Kodjo a commencé par ne plus assister aux
réunions ; il se déclare lui même être en rupture de ban
avec le parti. La raison est très simple.
Il semble que Kodjo n'a jamais accepté un quelconque
rapprochement entre l'Alliance et le CAR ; pour Maurice
Péré, " Si l'Alliance avec le CAR est jugée utile par
les deux partis, elle sera conclue en temps opportun.
C'est toujours mieux de faire avec les autres plutôt que
seul ". Or un conflit de leadership oppose depuis
longtemps Agbéyomé Kodjo et maître Yaovi Agboyibo dans
leur fief à Yoto et Agbéyomé Kodjo voit d'un mauvais œil
toute alliance entre son parti et le CAR. Ici l'homme
veut être catégorique.
" Des rumeurs avaient circulé dans les médias que Péré
avait conclu une alliance avec le CAR. A supposer que
ces rumeurs sont exactes. Si je dois me présenter avec
ce mode de scrutin dans le Yoto, je dois m'inscrire sur
la liste d'Agboyibo. Je crois quand même que les deux
fils de Yoto ont la volonté de développer Yoto et tout
le Togo. Nous avons deux politiques différentes pour
parvenir au même résultat. Je ne peux pas me présenter
sur la liste de Me Yaovi Agboyibo. Je ne peux pas me
retrouver sur une liste qui conduirait Me Agboyibo aux
législatives. C'est encore un sujet de divergence. "
Quelques jours plus tard interviendra la lettre ouverte
dont il est question plus haut et qui sonne M ; Péré de
démissionner, l'accusant même d'avoir transformé le
bureau provisoire en définitif. Mais qui a écrit cette
lettre ? L'enquête montrera qu'elle est l'œuvrer d'un
certain Gaston Vidada, membre du parti et proche de
Gabriel Agbéyomé Kodjo et qui a usé de " faut et usage
de faux " pour recueillir quelques signatures. Quelques
jours plus tard, c'est le secrétaire général du parti,
M. Clément Boessi, encore un proche de Agbéyomé Kodjo au
sein du parti qui accuse Péré d'être à la base du
différend qui l'oppose à son vice-président ; pour
Clément Boessi, la mésentente actuelle entre les deux
hommes, c'est le mode de gouvernance du parti qui est
loin d'être consensuel car M ; Péré n'est pas adepte des
principes démocratiques ; il centralise à son niveau les
attributions des autres membres du bureau.
Face à de telles accusations les partisans de Péré n'ont
pas tardé à monter sur le créneau. Au cours d'une mise
au point Kao Pérézi et Assima Kpatcha ont montré du
doigt Agbéyomé Kodjo l'accusant de vouloir prendre la
tête du parti par des voies antidémocratiques. Ce qui
se passe au sein de l'Alliance actuellement c'est la
lutte des places. Rien de plus. M. Agbéyomé Kodjo
n'acceptant pas de jouer les seconds. A ce rythme, l'on
est en présence d'un langage des sourds, chacun campa
avec ses partisans sur ses positions et pense avoir
raison contre l'autre.
En réalité la prétendue amitié entre Péré et Kodjo et
qui a abouti à la formation de l'Alliance a été un
leurre. C'était un mariage entre la carpe et le lapin.
Si Maurice Péré joue sincèrement l'amitié avec M.
Agbéyomé, en revanche ce dernier ne mène qu'un jeu de
cache-cache avec son patriote du Nord et n'a jamais
accepté jouer les seconds dans quel jeu que ce soit.
Actuellement tout le clivage entre le Nord pauvre et le
Sud riche et intellectuel se trouve au sein de
l'Alliance. Il semble que les jours de l'Alliance sont
déjà comptés.
Jacques Tom. |
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[ No 363 : du 4 avril 2007]
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Le Grand Bassar à la recherche de son
identité |
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Le " Mouvement Citoyen pour le
Renaissance du Grand Bassar " tel est
le nom d'un mouvement au relent
politique que se propose de créer les
hauts cadres civils et militaires des
préfectures de Bassar et de Dankpen. Le
congrès constitutif dudit mouvement se
tiendra du 28 au 30 avril 2007 à Bassar,
chef lieu du Grand Bassar. |
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Dans un programme d'action envoyé aux
congressistes, les promoteurs dudit
mouvement déclarent que depuis deux
décennies notre pays traverse une
crise caractérisée par une régression
généralisée sur les plans politique,
économique, social et culturel qui a
pris l'allure d'un véritable désastre
dans le Grand Bassar (lire vision et
programme ci-contre)
A la lecture de la vision
et programme d'action du Mouvement,
plusieurs questions nous viennent à
l'esprit. S'agit-il d'un mouvement de
redynamisation du RPT quand on sait
que depuis des décennies le Grand
Bassar est acquis au RPT ?
Quelle nature et quels objectifs réels
poursuit le M.C.R.G.B. ? De quel côté
de l'échiquier politique se situera le
mouvement ? Dans l'opposition, dans la
mouvance présidentielle ou au centre ?
S'agit-il d'un mouvement à l'instar du
CAK ? Ou s'agit-il d'une suite logique
du brûlot du franco-togolais Kofi
YAMGNAME ? En tout cas, l'activisme de
ces derniers de MM. Laurent TAKASSI,
DJERI Kossi et Lantam-NINSAO le laisse
penser.
De sources proches des
milieux Bassar à Lomé et à Bassar,
c'est un véritable mouvement politique
qui est en gestation. Il y aurait
certains poids lourds de Bassar
derrière le mouvement. On parle d'un
ministre d'Etat et de certains
officiers supérieurs mécontents de la
manière dont la succession du père de
la Nation a été opérée. Comme quoi on
n'est mieux servi que par les siens.
Si le président Eyadema devait savoir
les intrigues de ses proches, il
allait se remuer deux fois dans sa
tombe. Ainsi va la vie.
Le Togo, notre chère patrie traverse
depuis deux décennies une crise qui se
traduit par une régression généralisée
sur les plans politique, économique,
social et culturel. Cette situation
dramatique a pris l'allure d'un
véritable désastre dans le Grand
Bassar caractérisé par :
-les divisions claniques exacerbées
par les querelles politiques
partisanes ;
-les violences politiques physiques et
morales sur les personnes et les biens
;
-les violations des droits humains et
des libertés fondamentales des
citoyens ;
-les trafics d'influence, les
détournements et abus de pouvoir ;
-l'absence totale d'infrastructures
économiques modernes poussant les
jeunes à l'exode, au chômage, à la
délinquance, à l'abus des drogues etc.
-l'absence quasi-totale de couverture
sanitaire, éducative et sociale ;
Face à cette situation d'arriération
politique, économique sociale et
culturelle, des femmes et des hommes
de bonnes volonté s'inscrivant
résolument d'une part dans la logique
des signataires de l'Accord Politique
Global du 20 Août 2006 et d'autre part
dans la ligne du projet de
décentralisation politique et
administrative, ont pris l'initiative
de réfléchir sur les voies et moyens à
mettre en œuvre pour sensibiliser,
rassembler et mobiliser toutes les
forces vives du Grand Bassar en vue
de travailler ensemble pour la
renaissance civique, la restauration
de l'unité et de la fraternité
ancestrales de notre communauté, la
promotion et la modernisation de la
vie politique, économique, sociale et
culturelle dans l'ensemble du Grand
Bassar.
Parmi les propositions
issues de leur réflexion figure la
création d'un cadre structuré d'action
concertée sous la forme d'un mouvement
citoyen qui rassemblera tous les
citoyens et toutes les citoyennes du
Grand Bassar sans distinction ni
exclusive en vue de la réalisation des
conditions favorables au développement
humain durable de notre communauté à
savoir :
-le pardon et la réconciliation des
populations du Grand Bassar en
particulier les acteurs politiques et
sociaux ;
-l'éradication de l'impunité et des
violences politiques ;
-le retour et la réinsertion
économique et sociale des exilés
politiques ;
-la tolérance, la coexistence
pacifique, l'harmonie et la solidarité
pour la paix sociale et la sécurité
collective ;
-la bonne gouvernance par
l'instauration effective de la
démocratie de l'Etat de droit du
respect des droits humains et des
libertés fondamentales du citoyen dans
le Grand Bassar.
Les travaux du congrès constitutifs du
mouvement comporteront, entre autres
des communications suivies de débats
en plénière et en atelier sur les
thèmes suivants :
-les peuples du Grand Bassar ; mise en
perspective historique et rapports
régionaux ;
-les violences politiques dans le
Grand Bassar : qu'en est-il sorti ?
-Typologie des partis politiques dans
le Grand Bassar : rapports et emprises
sur la conscience collective de
l'identité communautaire à l'échelle
locale régionale et nationale ;
- La position du Grand Bassar dans la
région de
la Kara : hier, aujourd'hui et demain
-les étapes incontournables pour la
réconciliation dans le Grand Bassar ;
-la problématique foncière dans le
Grand Bassar : l'épée de Damoclès ?
-les potentialités économiques locales
et les perspectives du développement
économique et social du Grand Bassar ;
-les potentialités culturelles et
artistiques du Grand Bassar. |
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Législatives 2007 Les 3000 kits
d'enregistrement des électeurs sont
arrivés à Lomé |
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" …Il n'y a rien qui puisse encore
bloquer les élections, étant entendu
que les kits vont arriver cette
semaine. Donc, tout est pratiquement
prêt ", déclarait M. Tozim Potopéré,
président de
la CENI la semaine dernière dans une
interview que lui a accordée notre
confrère Le Regard. |
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Les 3000 kits de recensement
que devait prêter
la RDC à notre pays sont arrivés
effectivement et ont été réceptionnés
le mercredi 28, le jeudi 29 et le
samedi 31 mars à l'aéroport Gnassingbé
Eyadéma de Lomé par les membres du
gouvernement et de la Commission
Electorale Nationale Indépendante.
La réception de ces kits
s'est faite en trois phases. Le
premier lot au nombre de 880, est
arrivé dans la nuit du mardi à
mercredi par vol spécial à bord d'un
cargo. Il a été déchargé sur le tarmac
de l'aéroport en présence de plusieurs
personnalités, notamment le ministre
de l'Administration territoriale, M.
Séléagodji Ahoomey-Zunu, du président
de
la CENI ainsi que des membres de
l'institution et un parterre de
journalistes de la presse nationale et
internationale. Le 2e lot au nombre de
1060 et le 3e lot ont foulé le sol
togolais respectivement le jeudi et
samedi dernier comme annoncé ci-haut.
Le président de
la CENI qui s'est réjoui de l'arrivée
des kits a déclaré que la réception de
ces kits permettra désormais à son
institution de poursuivre en toute
tranquillité l'organisation des
législatives anticipées.
Il vous souvient que
la RDC avait émis des doutes sur la
disponibilité des 3000 kits. Mais lors
de la réception du premier lot, M.
Tozim Potopéré a déclaré que la RDC a
finalement accepté de prêter les 3000
kits, au complet. Il a par ailleurs
déclaré que l'étape suivante après la
réception des Kits est celle du
reconditionnement qui consistera à
développer un logiciel nécessaire au
fonctionnement de ces kits dans le
contexte togolais, suivant les
spécifications de la CENI.
Tout compte fait, si le
gouvernement de concert avec
la CENI a décidé d'emprunter les kits
à la RDC, c'est pour respecter la date
du 24 juin car selon le gouvernement
et la CENI, l'achat des kits nécessite
un délai plus long que
l'emprunt.
Notons qu'un kit est un système
intégré mobile et compact comprenant
un matériel informatique et un
logiciel nécessaires pour procéder à
l'identification des électeurs. A la
base, il s'agit d'une mallette robuste
contenant un ordinateur portable avec
son système d'exploitation, une
application logicielle de collecte de
données alphanumérique et biométrique,
un appareil photo numérique, un
capteur d'empreintes digitale, une
imprimante à jet d'encre permettant la
production d'une carte d'électeur
sécurisée à délivrer lors de
l'enregistrement et un lot de
consommables.
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Méhèza
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RPT/ Législatives 2007
:
Le temps des conciliabules |
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L'agitation qui s'est emparée du RPT
depuis l'annonce de la date des
législatives du 24 juin 2007 n'est pas
sur le point de se calmer selon des
sources proches du parti du chef de
l'Etat. En effet, la situation au RPT
était proche de l'insurrection ces
dernières semaines. Au mépris des
textes régissant le parti, tout le
monde voulait être candidat. Aux
députés actuels issus du parti unique
qui ne veulent rien entendre, s'est
ajoutée une longue liste
d'indépendants. La pagaille et le
désordre se sont installés. Face à la
situation ainsi créée, la haute
instance du parti s'est contentée
d'observer et de laisser faire |
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Les conciliabules
Dans toutes les localités et tout
particulièrement dans l'Amou, à
Sotouboua et dans la Kozah, le
désordre est à son comble. Des
individus inconnus jusque là veulent
tenter leur chance oubliant de
reconnaître que le Parlement à venir
n'aura rein de comparable avec les
députés du parti unique où des
farfelus étaient choisis selon les
humeurs. Le temps des députés
bureaucrates est révolu. Aujourd'hui
plus qu'hier, il nous faut des députés
notables, pleins d'initiatives pour
propulser le développement local. Face
aux ambitions des uns et des autres,
les hautes instances du RPT font
preuve de sagesse. C'est ainsi que la
période du 02 au 07 avril 2007 a été
réservée pour concilier et réconcilier
les différents protagonistes.
L'exercice consiste à écouter les
différents candidats et à les amener à
s'entendre. A partir du consensus créé
seraient dégagés les candidats à
retenir. L'exercice aurait réussi dans
la plupart des cas exceptées les
brebis galeuses qui ont voulu faire à
leur tête.
Cette gestion de la tension trouve son
origine dans la solution proposée par
le chef de l'Etat à la fin de l'année
dernière à Notsè où le président Faure
avait conseillé à la base de procéder
aux primaires pour dégager leurs
candidats.
Cette gestion des tensions est à
saluer. Premier parti à renouveler ses
instances, le RPT que l'opposition
traitait de réfractaire aux
changements, vient une fois encore
d'administrer aux autres partis une
véritable leçon de démocratie interne.
Ce que aucun adversaire du RPT ne peut
contester. Comme quoi, le changement
ce n'est pas une chanson, mais un
comportement.
K.V. |
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Encore une manipulation politique d'Amnesty
International |
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Amnesty International (AI) fait encore
parler de lui chez nous. On apprend en
dernières minutes qu'il vient
d'adresser une lettre au chef de
l'Etat et au Premier ministre pour
demander la suite donnée au problème
de l'impunité. Mais qu'est-ce qui
pourrait bien intéresser AI dans ces
histoires d'impunité au point de
rabattre souvent les oreilles des
Togolais ? On sait que la mission d'AI
est de défendre partout les
prisonniers d'opinions à condition
qu'ils n'aient pas eux-mêmes fait
l'usage de violence. Au Togo, AI
défend les provocateurs. Mais rien
n'autorise cependant AI à dicter une
conduite à ternir à un gouvernement. |
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Le 23 septembre 1986 beaucoup de sang
a coulé au Togo du fait des agressions
de Gilchrist Olympio en vue de prendre
le pouvoir par la force. Il y a eu
officiellement 36 morts. AI n'a pas
levé un seul doigt pour dénoncer cette
violence, ni demander une enquête
internationale réclamée d'ailleurs par
notre gouvernement. Est-ce parce ces
36 victimes de tels désordres venaient
de l'opposition et aux yeux d'AI
l'opposition a toujours raison ? Au
Togo tout est permis y compris la
provocation contre les forces de
l'ordre.
On aimerait aussi voir AI écrire
aux responsables de l'UFC pour leur
demander de rappeler à chaque fois que
besoin est nécessaire leurs milices et
leurs militants à l'ordre. Ils sont en
effet responsables des actes de
provocation à l'égard des forces de
l'ordre qu'elles n'hésitent pas à
attaquer comme dans les évènements
d'avril 2005. Ce sont eux qui se
livrent souvent à des démonstrations
de force dans nos rues. Personne ne
peut accepter être victime de
l'agression de ces insensés dont la
plupart sont recrutés au Bénin et au
Ghana.
Tout compte fait, AI n'est-il pas
actuellement en service commandé
puisqu'il revient encore sur ce qui
s'est passé au Togo il y a deux ans
alors que normalement ce qui devrait
l'intéresser à l'heure actuelle c'est
l'Irak et
la Somalie où on tue impunément des
innocents. Ne s'est-il pas engagé à
défendre les droits des prisonniers et
c'est dans ces deux pays qu'il
trouvera quelques os à croquer. C'est
là qu'il peut faire valoir ses
compétences.
En fait, pour qui roule AI au
Togo ? AI s'est tu lors des évènements
sanglants du 23 septembre 1986 et lors
des massacres des populations du Nord
dans le Sud en avril 2005. Il
deviendra aussi muet avec les
évènements sanglants de Kpélé Madjé,
Bodjé, Akata en avril 1991. Jusqu'ici
AI ignore les évènement intervenus
dans ce qui est toujours le grand
Kloto. Faut-il lui rappeler que
l'enquête est toujours possible. En
revanche on a vu AI s'agiter
énormément, secouer même tous les
saints du paradis avec l'attentat de
Soudou comme si la vie de Gilchrist
Olympio valait mieux que tous les
innocents qu'il a fait tuer lors des
agressions répétées. Comment
comprendre cette partialité de cet ONG
international qui prétend souvent
n'agir que objectivement. Il est
désormais clair que les intrusions
répétées d'AI à l'approche des
législatives à venir ne vise qu'un
seul but : aider par ce pousse-pousse
ses alliés de l'opposition radicale à
glaner des voix. C'est dommage qu'une
organisation de défense des droits de
l'homme se dévoie tant de sa mission.
Gaston Rosignac |
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Echos des garnisons " Murmures dans
nos rangs " |
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Le 24 mars dernier prenait fin au camp
général Améyi de Kara la tournée du
ministre de la Défense Nationale
et des Anciens Combattants, son
Excellence Kpatcha Gnassingbé dans les
garnisons du pays. De toutes les
garnisons du pays, celle de Kara revêt
un intérêt particulier parce qu'elle
abrite le corps d'élite de l'Armée
togolaise. Ici plus qu'ailleurs, les
discussions du ministre Kpatcha avec
les hommes en uniformes ont été plus
franches et sincères que dans les
autres garnisons. Signe des temps, les
militaires ont fait sienne l'ouverture
des débats dans les garnisons. |
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Le ministre ouvre les débats après les
séries de discours. Ceux qui ont
quelque chose à cœur passe devant le
micro, fait le garde à vous, donne son
nom et le numéro de son matricule et
pose sa ou ses questions. L'exercice
était fascinant de voir les militaires
les langues aussi déliées.
Vint alors le tour d'un militaire pas
comme les autres qui après s'être
présenté débite : " Merci pour tous
vos efforts en vue de résoudre nos
problèmes. Nous promettons d'être à
vos côtés dans la discipline. Mais
souffrez que je vous présente quelques
doléances qui sont nos murmures dans
nos rangs. Beaucoup ignorent que nous
sommes tous des Togolais. Il y a des
gens qui rôdent pour dire que tout va
bien alors qu'il existe des problèmes.
Il y a des injustices. Des récompenses
partisanes. Des échecs aux examens
pour ceux qui n'ont personne. Des
mises à pied injustes. Refus de nous
payer nos droits. L'arbitraire dans
les avancements, des mutations
injustifiées, des primes non payées
etc. Tout le monde retient son
souffle. Des questions du genre, la
hiérarchie militaire ne s'attendait.
Dans sa réponse le ministre de
la Défense apaise. " Tout ce que je
fais c'est parce que nous me soutenez.
Je ne suis pas au courant de ces
problèmes. Je verrai le chef du
régiment pour trouver une solution à
ces problèmes. Je vous conseille de
continuer à faire confiance à votre
chef car sans la discipline nous ne
ferons rien.
Incontestablement quelque chose
est entrain de changer dans nos
garnisons. Le tout dans l'ordre et la
discipline.
K.V |
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La fraude fiscale et nous |
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Mme Ingrid Awadé semble bien se tenir
solidement sur ses deux jambes. Cette
femme de fer n'a pas froid aux yeux.
Elle veut en finir avec le problème
des fraudes fiscales ; ainsi a-t-elle
décidé d'aller toujours plus loin dans
la lutte contre les fraudeurs. |
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Après
le Pakistanais Ram qui a dû verser dit-on des milliards
de francs que la direction générale des impôts lui
réclamait, Mme Ingrid Awadé s'attaque maintenant au
Libanais Bassam, vendeur des voitures d'occasion au Port
Autonome de Lomé, à qui elle réclame 9 milliards de
francs d'impôts, somme que devra s'acquitter ce dernier
au plus tard le 15 avril, sinon il risque d'avoir un
huissier à ses trousses.
Sans vouloir être l'avocat de ce Libanais, il faudrait à
notre avis que cette colossale somme d'argent à verser à
notre trésor public fasse l'objet de négociations et le
paiement se fera alors à longs termes et d'une manière
échelonnée afin de ne pas trop nuire aux activités de
l'homme d'affaires libanais dans notre pays.
A l'allure où vont les méthodes de récupération de
l'argent, on a l'impression que notre dame de fer bien
soutenue cherche à renvoyer ces étrangers en activité de
chez nous. Par quoi va-t-elle les remplacer quand on
sait ce qui intéresse les Togolais, c'est la politique
politicienne, l'économie étant laissée aux mains des
étrangers ?
Cela dit, il faut reconnaître que ce ne sont pas seuls
les Pakistanais/Libanais ou autres étrangers installés
chez nous qui ruinent notre économie avec ce problème de
fraudes fiscales. Presque tous les hommes ou les femmes
d'affaires togolais ne paient pas leur d'impôt ou s'ils
le font, ils paient aussi souvent en dessous de ce
qu'ils doivent normalement au fisc, le reste faisant
l'objet de négociation secrète entre eux et l'agent
chargé de récupérer l’assiette. D'autres ne déclarent
même pas leurs chiffres d'affaires. Avec la complicité
de quelques douaniers, certains arrivent à vendre les
voitures d'occasion dans leur maison et ceci d'une
manière régulière sans verser un sou au fisc.
Contrairement à ce qu'on laisse entendre, nos Nana Benz
ne paient pas d'impôt. Tandis que celles qui jouent les
maîtresses ou femmes de nos hommes politiques sont
devenues pratiquement intouchables. On espère que Mme
Awadé réussira à mettre toutes ses compétences au
service du pays en faisant payer l'impôt à sa juste
valeur à tout agent économique au Togo. Les nationaux
commerçants et hommes et femmes d'affaires togolais
doivent déclarer chaque année leur chiffre d'affaires et
accepter la taxe sur les revenus. Et ça c'est une autre
bataille que la dame de fer doit mener au lieu de
s'intéressé seulement aux étrangers qui ont pris les
risques en ouvrant leurs magasins quand d'autres à
partir de Cotonou ou Accra criaient que la grève général
illimitée et non négociable continue.
Jacques Tom |
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Malgré les murmures sur notre Environnement :
L'abattage des tecks continue |
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Il ne se passe plus de jours sans qu'on ne nous
parle de la dégradation de notre environnement et
dont nous vivons aujourd'hui les conséquences avec
les effets de réchauffement de la terre. Face aux
menaces sur notre vie commune et collectives, de
campagnes de sensibilisation sont organisées à
travers le monde. Chez nous au Togo, tout se passe
comme si de rien n'était. Et pourtant d'année en
année, le désert avancé, les pluies se font rares et
les maladies de la peau à cause des rayons
ultraviolets qui nous atteignent font leur
apparition. Ces maladies ont pour noms : cancers de
la peau, les cataractes etc. |
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Après la disparition des forêts, dans la partie
australe du pays, la seule essence qui nous reste,
ce sont ces teckeraies laissés par la colonisation
et qui jalonnent le pays du Nord au Sud. Ces tecks
qui présentent un attrait touristique font l'objet
aujourd’hui d'abattages sauvages malgré les
interdictions du ministre de l'Environnement. De
Lomé à Dapaong en passant par Sotouboua, Blitta,
Bombouaka, la scène est désolante : les tecks sont
abattus systématiquement sans qu'on ne tienne compte
de leur âge. Et pourtant, il est interdit d'exporter
les tecks. Un pays menacé par le désert peut-il
s’offrir le luxe de détruire le peu d'espèces sur
son sol ? Sommes-nous devenus aussi inconscients?
KV |
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Bilan 2006 et perspectives 2007 de la BRVM : Le
Marché Financier Ouest africain se porte bien |
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La Bourse Régionale des Valeurs Mobilières de
l'Afrique de l'Ouest (BRVM) se porte bien. C'est en
tout cas l'essentiel que l'on peut retenir du bilan
2006 des activités de la BRVM et de ses perspectives
pour 2007 présentés par la directrice de l'Antenne
Nationale de Bourse du Togo (ANB-Togo), Mme Nathalie
Bitho Atcholi lors d'une cérémonie de présentation
de vœux de nouvel an aux journalistes et aux
opérateurs économiques le mercredi 28 mars 2007 à
Lomé. |
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Selon Mme Atcholi, cette cérémonie devenue une
tradition depuis 4 ans, vise à renforcer la
connaissance des journalistes (relais de
l'information) et des opérateurs économiques sur la
BRVM et le Marché Financier Régional (MFR), une
initiative de l'Union Economique et Monétaire Ouest
-Africaine (UEMOA) pour offrir aux entreprises et
investisseurs des opportunités exceptionnelles à
travers des programmes de privatisation et de
relance du secteur privé ainsi qu'un fort potentiel
d'épargne mobilisable. A travers les journalistes,
il s'agit de permettre à la population de comprendre
l'importance du marché financier dans le
développement.
" Malgré une conjoncture difficile, les
structures centrales ont trouvé la voie des
résultats positifs depuis 3 ans ", a affirmé avec
force démonstration la directrice de l'ANB-Togo.
2006, l'année des records
Mme Atcholi a souligné que dans le bilan 2006,
plusieurs indicateurs d'activité ont battu des
records, des actions de développement et de
promotion innovantes ont été réalisées tandis que
le système et les moyens techniques ont évolué pour
améliorer la qualité des services. En un mot, les
résultats financiers des structures centrales ont
bénéficié de l'ensemble de ces facteurs positifs, et
prouvent la santé de notre marché financier.
A titre d'exemple concernant la Bourse et les
opérations du Marché, on peut citer l'évolution des
indices qui ont atteint un niveau record, induit
surtout par l'admission le 11 septembre 2006 de la
société ETI, holding du Groupe Ecobank qui
représente désormais environ 25 % de la
capitalisation des actions du Marché. On peut citer
également l'augmentation de la capitalisation : avec
2 549 milliards de F CFA, cette capitalisation a
progressé de 51,52 % par rapport à fin 2005. Il y a
aussi la forte croissance des transactions qui ont
pour la première fois dépassé le niveau record de
1999 avec 64 milliards de F CFA.
La
BRVM
a enregistré en 2006 sa plus grosse opération avec
une " négociation " de 16 milliards de FCFA sur les
titres de la société SONATEL du Sénégal.
Sur un tout autre plan, 2006 a été marqué par
les plus forts échanges ainsi que l'admission de
valeurs nouvelles. Quatre introductions
d'obligations ont été enregistrées pour un total de
145,5 milliards de F CFA. Il s'agit de deux emprunts
d'Etat (l'un de 84,2 milliards de FCFA de la Côte
d'Ivoire, et l'autre de 36,3 milliards de FCFA du
Togo dont c'est la première opération du genre)
ainsi que deux emprunts de la Banque Ouest-Africaine
de Développement (BOAD) qui est venue renforcer sa
présence pour un total de 25 milliards de F CFA.
En termes de résultats prévisionnels, la
responsable de l'ANB-Togo est formelle : l'année
2006 a permis de réaliser de nombreuses opérations
et favorisé l'essor de notre marché dans la région
et même au-delà. Autrement dit, notre marché
financier sort de sa dimension régionale pour
évoluer vers une dimension internationale
Des perspectives encourageantes pour 2007
Selon la directrice de l'ANB-Togo, au-delà de
quelques craintes suscitées par les élections en
Côte d'Ivoire, au Sénégal, au Mali et au Togo,
l'année 2007 présente des facteurs encourageants en
particulier dans le domaine des émissions.
Entre autres éléments positifs qui vont
déterminer l'activité 2007 sur le Marché Financier
Régional, figurent des émissions obligataires
importantes avec les Etats comme le Bénin et le
Mali, la BOAD ; des émissions internationales
dénommées " KOLA bonds " comme celle de la SFI en
décembre.
Par ailleurs, plusieurs axes de développement
du marché financier sont prévus en 2007. Il s'agit
notamment des actions tournées vers la formation des
acteurs du marché. La BRVM et ses Antennes
proposeront des formations d'initiation aux titres
et à la Bourse.
Pour renforcer la sensibilisation du public,
un accent sera mis sur la diffusion des cours à
travers les médias.
Il s'agit en outre de la réforme du système
d'information permettant à la BRVM d'être au même
niveau que les bourses les plus avancées. Cette
reforme contribuera à minimiser les risques sur les
opérations en suspens et à accélérer la rotation des
capitaux investis.
La
BRVM
engagera des actions pour renforcer la sécurité de
la saisie des ordres et améliorer la consultation
des informations de ses bases de données
financières.
Au regard du bilan 2006 et des perspectives
2007, " le potentiel du marché financier est énorme
et il n'est que très partiellement utilisé ", a
souligné Mme Atcholi qui a exhorté les opérateurs
économiques à saisir les immenses opportunités
qu'offre la BRVM pour faire prospérer leurs
affaires.
Commun aux huit pays de l'UEMOA (Bénin,
Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Guinée-Bissau, Mali,
Niger, Sénégal et Togo), le Marché Financier
Régional a démarré ses activités en septembre 1998.
Ce marché de près de 70 millions d'habitants est un
cadre sécurisé pour la mobilisation des capitaux
dans la sous-région ouest-africiane. La BRVM a son
siège à Abidjan et est représentée dans chaque pays
membre par une Antenne Nationale de Bourse.
S.
Ewolo |
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