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[ No 363 : du 4 avril 2007]
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Le Grand Bassar à la recherche de son
identité |
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Le " Mouvement Citoyen pour le
Renaissance du Grand Bassar " tel est
le nom d'un mouvement au relent
politique que se propose de créer les
hauts cadres civils et militaires des
préfectures de Bassar et de Dankpen. Le
congrès constitutif dudit mouvement se
tiendra du 28 au 30 avril 2007 à Bassar,
chef lieu du Grand Bassar. |
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Dans un programme d'action envoyé aux
congressistes, les promoteurs dudit
mouvement déclarent que depuis deux
décennies notre pays traverse une
crise caractérisée par une régression
généralisée sur les plans politique,
économique, social et culturel qui a
pris l'allure d'un véritable désastre
dans le Grand Bassar (lire vision et
programme ci-contre)
A la lecture de la vision
et programme d'action du Mouvement,
plusieurs questions nous viennent à
l'esprit. S'agit-il d'un mouvement de
redynamisation du RPT quand on sait
que depuis des décennies le Grand
Bassar est acquis au RPT ?
Quelle nature et quels objectifs réels
poursuit le M.C.R.G.B. ? De quel côté
de l'échiquier politique se situera le
mouvement ? Dans l'opposition, dans la
mouvance présidentielle ou au centre ?
S'agit-il d'un mouvement à l'instar du
CAK ? Ou s'agit-il d'une suite logique
du brûlot du franco-togolais Kofi
YAMGNAME ? En tout cas, l'activisme de
ces derniers de MM. Laurent TAKASSI,
DJERI Kossi et Lantam-NINSAO le laisse
penser.
De sources proches des
milieux Bassar à Lomé et à Bassar,
c'est un véritable mouvement politique
qui est en gestation. Il y aurait
certains poids lourds de Bassar
derrière le mouvement. On parle d'un
ministre d'Etat et de certains
officiers supérieurs mécontents de la
manière dont la succession du père de
la Nation a été opérée. Comme quoi on
n'est mieux servi que par les siens.
Si le président Eyadema devait savoir
les intrigues de ses proches, il
allait se remuer deux fois dans sa
tombe. Ainsi va la vie.
Le Togo, notre chère patrie traverse
depuis deux décennies une crise qui se
traduit par une régression généralisée
sur les plans politique, économique,
social et culturel. Cette situation
dramatique a pris l'allure d'un
véritable désastre dans le Grand
Bassar caractérisé par :
-les divisions claniques exacerbées
par les querelles politiques
partisanes ;
-les violences politiques physiques et
morales sur les personnes et les biens
;
-les violations des droits humains et
des libertés fondamentales des
citoyens ;
-les trafics d'influence, les
détournements et abus de pouvoir ;
-l'absence totale d'infrastructures
économiques modernes poussant les
jeunes à l'exode, au chômage, à la
délinquance, à l'abus des drogues etc.
-l'absence quasi-totale de couverture
sanitaire, éducative et sociale ;
Face à cette situation d'arriération
politique, économique sociale et
culturelle, des femmes et des hommes
de bonnes volonté s'inscrivant
résolument d'une part dans la logique
des signataires de l'Accord Politique
Global du 20 Août 2006 et d'autre part
dans la ligne du projet de
décentralisation politique et
administrative, ont pris l'initiative
de réfléchir sur les voies et moyens à
mettre en œuvre pour sensibiliser,
rassembler et mobiliser toutes les
forces vives du Grand Bassar en vue
de travailler ensemble pour la
renaissance civique, la restauration
de l'unité et de la fraternité
ancestrales de notre communauté, la
promotion et la modernisation de la
vie politique, économique, sociale et
culturelle dans l'ensemble du Grand
Bassar.
Parmi les propositions
issues de leur réflexion figure la
création d'un cadre structuré d'action
concertée sous la forme d'un mouvement
citoyen qui rassemblera tous les
citoyens et toutes les citoyennes du
Grand Bassar sans distinction ni
exclusive en vue de la réalisation des
conditions favorables au développement
humain durable de notre communauté à
savoir :
-le pardon et la réconciliation des
populations du Grand Bassar en
particulier les acteurs politiques et
sociaux ;
-l'éradication de l'impunité et des
violences politiques ;
-le retour et la réinsertion
économique et sociale des exilés
politiques ;
-la tolérance, la coexistence
pacifique, l'harmonie et la solidarité
pour la paix sociale et la sécurité
collective ;
-la bonne gouvernance par
l'instauration effective de la
démocratie de l'Etat de droit du
respect des droits humains et des
libertés fondamentales du citoyen dans
le Grand Bassar.
Les travaux du congrès constitutifs du
mouvement comporteront, entre autres
des communications suivies de débats
en plénière et en atelier sur les
thèmes suivants :
-les peuples du Grand Bassar ; mise en
perspective historique et rapports
régionaux ;
-les violences politiques dans le
Grand Bassar : qu'en est-il sorti ?
-Typologie des partis politiques dans
le Grand Bassar : rapports et emprises
sur la conscience collective de
l'identité communautaire à l'échelle
locale régionale et nationale ;
- La position du Grand Bassar dans la
région de
la Kara : hier, aujourd'hui et demain
-les étapes incontournables pour la
réconciliation dans le Grand Bassar ;
-la problématique foncière dans le
Grand Bassar : l'épée de Damoclès ?
-les potentialités économiques locales
et les perspectives du développement
économique et social du Grand Bassar ;
-les potentialités culturelles et
artistiques du Grand Bassar. |
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Législatives 2007
:
Les 3000 kits
d'enregistrement des électeurs sont
arrivés à Lomé |
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" …Il n'y a rien qui puisse encore
bloquer les élections, étant entendu
que les kits vont arriver cette
semaine. Donc, tout est pratiquement
prêt ", déclarait M. Tozim Potopéré,
président de
la CENI la semaine dernière dans une
interview que lui a accordée notre
confrère Le Regard. |
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Les 3000 kits de recensement
que devait prêter
la RDC à notre pays sont arrivés
effectivement et ont été réceptionnés
le mercredi 28, le jeudi 29 et le
samedi 31 mars à l'aéroport Gnassingbé
Eyadéma de Lomé par les membres du
gouvernement et de la Commission
Electorale Nationale Indépendante.
La réception de ces kits
s'est faite en trois phases. Le
premier lot au nombre de 880, est
arrivé dans la nuit du mardi à
mercredi par vol spécial à bord d'un
cargo. Il a été déchargé sur le tarmac
de l'aéroport en présence de plusieurs
personnalités, notamment le ministre
de l'Administration territoriale, M.
Séléagodji Ahoomey-Zunu, du président
de
la CENI ainsi que des membres de
l'institution et un parterre de
journalistes de la presse nationale et
internationale. Le 2e lot au nombre de
1060 et le 3e lot ont foulé le sol
togolais respectivement le jeudi et
samedi dernier comme annoncé ci-haut.
Le président de
la CENI qui s'est réjoui de l'arrivée
des kits a déclaré que la réception de
ces kits permettra désormais à son
institution de poursuivre en toute
tranquillité l'organisation des
législatives anticipées.
Il vous souvient que
la RDC avait émis des doutes sur la
disponibilité des 3000 kits. Mais lors
de la réception du premier lot, M.
Tozim Potopéré a déclaré que la RDC a
finalement accepté de prêter les 3000
kits, au complet. Il a par ailleurs
déclaré que l'étape suivante après la
réception des Kits est celle du
reconditionnement qui consistera à
développer un logiciel nécessaire au
fonctionnement de ces kits dans le
contexte togolais, suivant les
spécifications de la CENI.
Tout compte fait, si le
gouvernement de concert avec
la CENI a décidé d'emprunter les kits
à la RDC, c'est pour respecter la date
du 24 juin car selon le gouvernement
et la CENI, l'achat des kits nécessite
un délai plus long que
l'emprunt.
Notons qu'un kit est un système
intégré mobile et compact comprenant
un matériel informatique et un
logiciel nécessaires pour procéder à
l'identification des électeurs. A la
base, il s'agit d'une mallette robuste
contenant un ordinateur portable avec
son système d'exploitation, une
application logicielle de collecte de
données alphanumérique et biométrique,
un appareil photo numérique, un
capteur d'empreintes digitale, une
imprimante à jet d'encre permettant la
production d'une carte d'électeur
sécurisée à délivrer lors de
l'enregistrement et un lot de
consommables.
-
Méhèza
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RPT/ Législatives 2007
:
Le temps des conciliabules |
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L'agitation qui s'est emparée du RPT
depuis l'annonce de la date des
législatives du 24 juin 2007 n'est pas
sur le point de se calmer selon des
sources proches du parti du chef de
l'Etat. En effet, la situation au RPT
était proche de l'insurrection ces
dernières semaines. Au mépris des
textes régissant le parti, tout le
monde voulait être candidat. Aux
députés actuels issus du parti unique
qui ne veulent rien entendre, s'est
ajoutée une longue liste
d'indépendants. La pagaille et le
désordre se sont installés. Face à la
situation ainsi créée, la haute
instance du parti s'est contentée
d'observer et de laisser faire |
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Les conciliabules
Dans toutes les localités et tout
particulièrement dans l'Amou, à
Sotouboua et dans la Kozah, le
désordre est à son comble. Des
individus inconnus jusque là veulent
tenter leur chance oubliant de
reconnaître que le Parlement à venir
n'aura rein de comparable avec les
députés du parti unique où des
farfelus étaient choisis selon les
humeurs. Le temps des députés
bureaucrates est révolu. Aujourd'hui
plus qu'hier, il nous faut des députés
notables, pleins d'initiatives pour
propulser le développement local. Face
aux ambitions des uns et des autres,
les hautes instances du RPT font
preuve de sagesse. C'est ainsi que la
période du 02 au 07 avril 2007 a été
réservée pour concilier et réconcilier
les différents protagonistes.
L'exercice consiste à écouter les
différents candidats et à les amener à
s'entendre. A partir du consensus créé
seraient dégagés les candidats à
retenir. L'exercice aurait réussi dans
la plupart des cas exceptées les
brebis galeuses qui ont voulu faire à
leur tête.
Cette gestion de la tension trouve son
origine dans la solution proposée par
le chef de l'Etat à la fin de l'année
dernière à Notsè où le président Faure
avait conseillé à la base de procéder
aux primaires pour dégager leurs
candidats.
Cette gestion des tensions est à
saluer. Premier parti à renouveler ses
instances, le RPT que l'opposition
traitait de réfractaire aux
changements, vient une fois encore
d'administrer aux autres partis une
véritable leçon de démocratie interne.
Ce que aucun adversaire du RPT ne peut
contester. Comme quoi, le changement
ce n'est pas une chanson, mais un
comportement.
K.V. |
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Encore une manipulation politique d'Amnesty
International |
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Amnesty International (AI) fait encore
parler de lui chez nous. On apprend en
dernières minutes qu'il vient
d'adresser une lettre au chef de
l'Etat et au Premier ministre pour
demander la suite donnée au problème
de l'impunité. Mais qu'est-ce qui
pourrait bien intéresser AI dans ces
histoires d'impunité au point de
rabattre souvent les oreilles des
Togolais ? On sait que la mission d'AI
est de défendre partout les
prisonniers d'opinions à condition
qu'ils n'aient pas eux-mêmes fait
l'usage de violence. Au Togo, AI
défend les provocateurs. Mais rien
n'autorise cependant AI à dicter une
conduite à ternir à un gouvernement. |
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Le 23 septembre 1986 beaucoup de sang
a coulé au Togo du fait des agressions
de Gilchrist Olympio en vue de prendre
le pouvoir par la force. Il y a eu
officiellement 36 morts. AI n'a pas
levé un seul doigt pour dénoncer cette
violence, ni demander une enquête
internationale réclamée d'ailleurs par
notre gouvernement. Est-ce parce ces
36 victimes de tels désordres venaient
de l'opposition et aux yeux d'AI
l'opposition a toujours raison ? Au
Togo tout est permis y compris la
provocation contre les forces de
l'ordre.
On aimerait aussi voir AI écrire
aux responsables de l'UFC pour leur
demander de rappeler à chaque fois que
besoin est nécessaire leurs milices et
leurs militants à l'ordre. Ils sont en
effet responsables des actes de
provocation à l'égard des forces de
l'ordre qu'elles n'hésitent pas à
attaquer comme dans les évènements
d'avril 2005. Ce sont eux qui se
livrent souvent à des démonstrations
de force dans nos rues. Personne ne
peut accepter être victime de
l'agression de ces insensés dont la
plupart sont recrutés au Bénin et au
Ghana.
Tout compte fait, AI n'est-il pas
actuellement en service commandé
puisqu'il revient encore sur ce qui
s'est passé au Togo il y a deux ans
alors que normalement ce qui devrait
l'intéresser à l'heure actuelle c'est
l'Irak et
la Somalie où on tue impunément des
innocents. Ne s'est-il pas engagé à
défendre les droits des prisonniers et
c'est dans ces deux pays qu'il
trouvera quelques os à croquer. C'est
là qu'il peut faire valoir ses
compétences.
En fait, pour qui roule AI au
Togo ? AI s'est tu lors des évènements
sanglants du 23 septembre 1986 et lors
des massacres des populations du Nord
dans le Sud en avril 2005. Il
deviendra aussi muet avec les
évènements sanglants de Kpélé Madjé,
Bodjé, Akata en avril 1991. Jusqu'ici
AI ignore les évènement intervenus
dans ce qui est toujours le grand
Kloto. Faut-il lui rappeler que
l'enquête est toujours possible. En
revanche on a vu AI s'agiter
énormément, secouer même tous les
saints du paradis avec l'attentat de
Soudou comme si la vie de Gilchrist
Olympio valait mieux que tous les
innocents qu'il a fait tuer lors des
agressions répétées. Comment
comprendre cette partialité de cet ONG
international qui prétend souvent
n'agir que objectivement. Il est
désormais clair que les intrusions
répétées d'AI à l'approche des
législatives à venir ne vise qu'un
seul but : aider par ce pousse-pousse
ses alliés de l'opposition radicale à
glaner des voix. C'est dommage qu'une
organisation de défense des droits de
l'homme se dévoie tant de sa mission.
Gaston Rosignac |
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Echos des garnisons " Murmures dans
nos rangs " |
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Le 24 mars dernier prenait fin au camp
général Améyi de Kara la tournée du
ministre de la Défense Nationale
et des Anciens Combattants, son
Excellence Kpatcha Gnassingbé dans les
garnisons du pays. De toutes les
garnisons du pays, celle de Kara revêt
un intérêt particulier parce qu'elle
abrite le corps d'élite de l'Armée
togolaise. Ici plus qu'ailleurs, les
discussions du ministre Kpatcha avec
les hommes en uniformes ont été plus
franches et sincères que dans les
autres garnisons. Signe des temps, les
militaires ont fait sienne l'ouverture
des débats dans les garnisons. |
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Le ministre ouvre les débats après les
séries de discours. Ceux qui ont
quelque chose à cœur passe devant le
micro, fait le garde à vous, donne son
nom et le numéro de son matricule et
pose sa ou ses questions. L'exercice
était fascinant de voir les militaires
les langues aussi déliées.
Vint alors le tour d'un militaire pas
comme les autres qui après s'être
présenté débite : " Merci pour tous
vos efforts en vue de résoudre nos
problèmes. Nous promettons d'être à
vos côtés dans la discipline. Mais
souffrez que je vous présente quelques
doléances qui sont nos murmures dans
nos rangs. Beaucoup ignorent que nous
sommes tous des Togolais. Il y a des
gens qui rôdent pour dire que tout va
bien alors qu'il existe des problèmes.
Il y a des injustices. Des récompenses
partisanes. Des échecs aux examens
pour ceux qui n'ont personne. Des
mises à pied injustes. Refus de nous
payer nos droits. L'arbitraire dans
les avancements, des mutations
injustifiées, des primes non payées
etc. Tout le monde retient son
souffle. Des questions du genre, la
hiérarchie militaire ne s'attendait.
Dans sa réponse le ministre de
la Défense apaise. " Tout ce que je
fais c'est parce que nous me soutenez.
Je ne suis pas au courant de ces
problèmes. Je verrai le chef du
régiment pour trouver une solution à
ces problèmes. Je vous conseille de
continuer à faire confiance à votre
chef car sans la discipline nous ne
ferons rien.
Incontestablement quelque chose
est entrain de changer dans nos
garnisons. Le tout dans l'ordre et la
discipline.
K.V |
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La fraude fiscale et nous |
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Mme Ingrid Awadé semble bien se tenir
solidement sur ses deux jambes. Cette
femme de fer n'a pas froid aux yeux.
Elle veut en finir avec le problème
des fraudes fiscales ; ainsi a-t-elle
décidé d'aller toujours plus loin dans
la lutte contre les fraudeurs. |
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Après
le Pakistanais Ram qui a dû verser dit-on des milliards
de francs que la direction générale des impôts lui
réclamait, Mme Ingrid Awadé s'attaque maintenant au
Libanais Bassam, vendeur des voitures d'occasion au Port
Autonome de Lomé, à qui elle réclame 9 milliards de
francs d'impôts, somme que devra s'acquitter ce dernier
au plus tard le 15 avril, sinon il risque d'avoir un
huissier à ses trousses.
Sans vouloir être l'avocat de ce Libanais, il faudrait à
notre avis que cette colossale somme d'argent à verser à
notre trésor public fasse l'objet de négociations et le
paiement se fera alors à longs termes et d'une manière
échelonnée afin de ne pas trop nuire aux activités de
l'homme d'affaires libanais dans notre pays.
A l'allure où vont les méthodes de récupération de
l'argent, on a l'impression que notre dame de fer bien
soutenue cherche à renvoyer ces étrangers en activité de
chez nous. Par quoi va-t-elle les remplacer quand on
sait ce qui intéresse les Togolais, c'est la politique
politicienne, l'économie étant laissée aux mains des
étrangers ?
Cela dit, il faut reconnaître que ce ne sont pas seuls
les Pakistanais/Libanais ou autres étrangers installés
chez nous qui ruinent notre économie avec ce problème de
fraudes fiscales. Presque tous les hommes ou les femmes
d'affaires togolais ne paient pas leur d'impôt ou s'ils
le font, ils paient aussi souvent en dessous de ce
qu'ils doivent normalement au fisc, le reste faisant
l'objet de négociation secrète entre eux et l'agent
chargé de récupérer l’assiette. D'autres ne déclarent
même pas leurs chiffres d'affaires. Avec la complicité
de quelques douaniers, certains arrivent à vendre les
voitures d'occasion dans leur maison et ceci d'une
manière régulière sans verser un sou au fisc.
Contrairement à ce qu'on laisse entendre, nos Nana Benz
ne paient pas d'impôt. Tandis que celles qui jouent les
maîtresses ou femmes de nos hommes politiques sont
devenues pratiquement intouchables. On espère que Mme
Awadé réussira à mettre toutes ses compétences au
service du pays en faisant payer l'impôt à sa juste
valeur à tout agent économique au Togo. Les nationaux
commerçants et hommes et femmes d'affaires togolais
doivent déclarer chaque année leur chiffre d'affaires et
accepter la taxe sur les revenus. Et ça c'est une autre
bataille que la dame de fer doit mener au lieu de
s'intéressé seulement aux étrangers qui ont pris les
risques en ouvrant leurs magasins quand d'autres à
partir de Cotonou ou Accra criaient que la grève général
illimitée et non négociable continue.
Jacques Tom |
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Malgré les murmures sur notre Environnement :
L'abattage des tecks continue |
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Il ne se passe plus de jours sans qu'on ne nous
parle de la dégradation de notre environnement et
dont nous vivons aujourd'hui les conséquences avec
les effets de réchauffement de la terre. Face aux
menaces sur notre vie commune et collectives, de
campagnes de sensibilisation sont organisées à
travers le monde. Chez nous au Togo, tout se passe
comme si de rien n'était. Et pourtant d'année en
année, le désert avancé, les pluies se font rares et
les maladies de la peau à cause des rayons
ultraviolets qui nous atteignent font leur
apparition. Ces maladies ont pour noms : cancers de
la peau, les cataractes etc. |
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Après la disparition des forêts, dans la partie
australe du pays, la seule essence qui nous reste,
ce sont ces teckeraies laissés par la colonisation
et qui jalonnent le pays du Nord au Sud. Ces tecks
qui présentent un attrait touristique font l'objet
aujourd’hui d'abattages sauvages malgré les
interdictions du ministre de l'Environnement. De
Lomé à Dapaong en passant par Sotouboua, Blitta,
Bombouaka, la scène est désolante : les tecks sont
abattus systématiquement sans qu'on ne tienne compte
de leur âge. Et pourtant, il est interdit d'exporter
les tecks. Un pays menacé par le désert peut-il
s’offrir le luxe de détruire le peu d'espèces sur
son sol ? Sommes-nous devenus aussi inconscients?
KV |
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Bilan 2006 et perspectives 2007 de la BRVM : Le
Marché Financier Ouest africain se porte bien |
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La Bourse Régionale des Valeurs Mobilières de
l'Afrique de l'Ouest (BRVM) se porte bien. C'est en
tout cas l'essentiel que l'on peut retenir du bilan
2006 des activités de la BRVM et de ses perspectives
pour 2007 présentés par la directrice de l'Antenne
Nationale de Bourse du Togo (ANB-Togo), Mme Nathalie
Bitho Atcholi lors d'une cérémonie de présentation
de vœux de nouvel an aux journalistes et aux
opérateurs économiques le mercredi 28 mars 2007 à
Lomé. |
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Selon Mme Atcholi, cette cérémonie devenue une
tradition depuis 4 ans, vise à renforcer la
connaissance des journalistes (relais de
l'information) et des opérateurs économiques sur la
BRVM et le Marché Financier Régional (MFR), une
initiative de l'Union Economique et Monétaire Ouest
-Africaine (UEMOA) pour offrir aux entreprises et
investisseurs des opportunités exceptionnelles à
travers des programmes de privatisation et de
relance du secteur privé ainsi qu'un fort potentiel
d'épargne mobilisable. A travers les journalistes,
il s'agit de permettre à la population de comprendre
l'importance du marché financier dans le
développement.
" Malgré une conjoncture difficile, les
structures centrales ont trouvé la voie des
résultats positifs depuis 3 ans ", a affirmé avec
force démonstration la directrice de l'ANB-Togo.
2006, l'année des records
Mme Atcholi a souligné que dans le bilan 2006,
plusieurs indicateurs d'activité ont battu des
records, des actions de développement et de
promotion innovantes ont été réalisées tandis que
le système et les moyens techniques ont évolué pour
améliorer la qualité des services. En un mot, les
résultats financiers des structures centrales ont
bénéficié de l'ensemble de ces facteurs positifs, et
prouvent la santé de notre marché financier.
A titre d'exemple concernant la Bourse et les
opérations du Marché, on peut citer l'évolution des
indices qui ont atteint un niveau record, induit
surtout par l'admission le 11 septembre 2006 de la
société ETI, holding du Groupe Ecobank qui
représente désormais environ 25 % de la
capitalisation des actions du Marché. On peut citer
également l'augmentation de la capitalisation : avec
2 549 milliards de F CFA, cette capitalisation a
progressé de 51,52 % par rapport à fin 2005. Il y a
aussi la forte croissance des transactions qui ont
pour la première fois dépassé le niveau record de
1999 avec 64 milliards de F CFA.
La
BRVM
a enregistré en 2006 sa plus grosse opération avec
une " négociation " de 16 milliards de FCFA sur les
titres de la société SONATEL du Sénégal.
Sur un tout autre plan, 2006 a été marqué par
les plus forts échanges ainsi que l'admission de
valeurs nouvelles. Quatre introductions
d'obligations ont été enregistrées pour un total de
145,5 milliards de F CFA. Il s'agit de deux emprunts
d'Etat (l'un de 84,2 milliards de FCFA de la Côte
d'Ivoire, et l'autre de 36,3 milliards de FCFA du
Togo dont c'est la première opération du genre)
ainsi que deux emprunts de la Banque Ouest-Africaine
de Développement (BOAD) qui est venue renforcer sa
présence pour un total de 25 milliards de F CFA.
En termes de résultats prévisionnels, la
responsable de l'ANB-Togo est formelle : l'année
2006 a permis de réaliser de nombreuses opérations
et favorisé l'essor de notre marché dans la région
et même au-delà. Autrement dit, notre marché
financier sort de sa dimension régionale pour
évoluer vers une dimension internationale
Des perspectives encourageantes pour 2007
Selon la directrice de l'ANB-Togo, au-delà de
quelques craintes suscitées par les élections en
Côte d'Ivoire, au Sénégal, au Mali et au Togo,
l'année 2007 présente des facteurs encourageants en
particulier dans le domaine des émissions.
Entre autres éléments positifs qui vont
déterminer l'activité 2007 sur le Marché Financier
Régional, figurent des émissions obligataires
importantes avec les Etats comme le Bénin et le
Mali, la BOAD ; des émissions internationales
dénommées " KOLA bonds " comme celle de la SFI en
décembre.
Par ailleurs, plusieurs axes de développement
du marché financier sont prévus en 2007. Il s'agit
notamment des actions tournées vers la formation des
acteurs du marché. La BRVM et ses Antennes
proposeront des formations d'initiation aux titres
et à la Bourse.
Pour renforcer la sensibilisation du public,
un accent sera mis sur la diffusion des cours à
travers les médias.
Il s'agit en outre de la réforme du système
d'information permettant à la BRVM d'être au même
niveau que les bourses les plus avancées. Cette
reforme contribuera à minimiser les risques sur les
opérations en suspens et à accélérer la rotation des
capitaux investis.
La
BRVM
engagera des actions pour renforcer la sécurité de
la saisie des ordres et améliorer la consultation
des informations de ses bases de données
financières.
Au regard du bilan 2006 et des perspectives
2007, " le potentiel du marché financier est énorme
et il n'est que très partiellement utilisé ", a
souligné Mme Atcholi qui a exhorté les opérateurs
économiques à saisir les immenses opportunités
qu'offre la BRVM pour faire prospérer leurs
affaires.
Commun aux huit pays de l'UEMOA (Bénin,
Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Guinée-Bissau, Mali,
Niger, Sénégal et Togo), le Marché Financier
Régional a démarré ses activités en septembre 1998.
Ce marché de près de 70 millions d'habitants est un
cadre sécurisé pour la mobilisation des capitaux
dans la sous-région ouest-africiane. La BRVM a son
siège à Abidjan et est représentée dans chaque pays
membre par une Antenne Nationale de Bourse.
S.
Ewolo |
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