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Le 28 mars 2006 est
arrivée dans notre capitale une
mission de l’Union Européenne (UE)
pour prendre le pouls de l’état
d’avancement de l’application des
22 engagements pris librement et
souverainement par le Togo le 14
avril 2004 à Bruxelles. La
réalisation complète de ces
engagements donnerait le coup
d’envoi à la reprise de la
coopération entre notre pays et
l’Union Européenne.
Dialogue et réformes
Ces engagements qui
invitent le Togo à opérer des
reformes dans des domaines clefs
comme la justice, la liberté de la
presse, les droits de l’homme… et
surtout demandent au gouvernement
d’engager un dialogue franc avec
son opposition, même la plus
radicale ou plutôt la plus
négative, auraient tous été
réalisés depuis plus d’un an n’eût
été l’inattendu décès du Père de
la Nation le Général Gnassingbé
Eyadema.
Ce décès a été utilisé
par les va-t-en guerre qui veulent
le pouvoir sans passer par les
urnes, pour créer dans notre pays
un séisme meurtrier lors des
élections présidentielles d’avril
2005. Séisme qui a fait morts,
blessés et réfugiés dans tous les
camps politiques même si ceux qui
sont habitués à faire leur beurre
politique sur les malheurs des
autres remuent ciel et terre pour
faire croire que les morts, tous
les morts, étaient d’un seul camp,
leur camp, le camp des éternelles
gentilles victimes face aux
méchants loups du RPT comme ce
sont les militants du parti au
pouvoir qui ont envoyé une
fournée de maliens au four
crématoire. Bref la cacophonie
habituelle de l’opposition
togolaise qui utilise les morts
vrais ou faux pour obtenir des
sanctions contre leur pays est
montée d’un cran tout comme si la
misère sociopolitique ambiante
était partisane et ne touchait que
les militants du parti au pouvoir.
Contre vents et
marrées, un nouveau pouvoir issu
des urnes, résolument tourné vers
l’avenir a pris le problème à bras
le corps pour solder les 22
engagements afin que notre pays
retrouve sa véritable place dans
le concert des nations. Hélas ! Ce
courage politique fait
d’ouverture, de tolérance, de
pardon n’est pas du goût de tout
le monde. Les réformes
essentielles ont été faites. Ce
n’est pas la presse, la justice,
les réfugiés… qui diront le
contraire ; même si en ce qui
concerne les réfugiés des négriers
d’un nouveau genre appuyés par une
presse qui marche les yeux fixés
sur le passé, tentent le tout pour
le tout pour empêcher ces
malheureux de retrouver leur foyer
au Togo. Réformes faites, il reste
le dialogue. Le point 1.1 des 22
engagements ; c’est dire qu’il est
important ! Si le gouvernement a
fait d’appréciables réformes c’est
qu’il en décidait seul. Pas besoin
de l’opposition pour rénover les
prisons, moderniser la justice,
dépénaliser les délits de presse,
élargir les prisons, etc. Par
contre pour le dialogue, il faut
être à deux. Il faut dialoguer
avec l’opposition.
Il faut être à deux pour
dialoguer
Si le dialogue venait
à s’engager, avec la bonne foi et
la bonne disposition du
gouvernement actuel il y a de
fortes chances que ce soit un
succès. Or de ce succès, personne
n’en veut dans cette opposition
dite radicale. Car, depuis 1990,
ces messieurs ont chacun rêvé
devenir président autrement que
par le dialogue et les urnes.
Alors, il n’est pas étonnant de
voir leurs tergiversations
actuelles. Ces messieurs qui
depuis 16 ans maintenant ont menti
aux togolais à commencer par leurs
militants, à la communauté
internationale avec l’UE en tête
sur leur soi-disant entente contre
la « dictature » ont commencé à
montrer leurs vrais visages. C’est
à qui chaque jour inventerait un
subterfuge pour rendre le dialogue
impossible. L’ UFC dont le leader
veut venger son père, a oublié que
Eyadema n’est plus ! Ils veulent
un médiateur ou rien. C’est leur
CPE à eux ! Et surtout ils veulent
que l’on réforme l’armée avant le
dialogue. Sans blague. C’est eux
qui veulent réformer l’armée.
Qu’ils viennent au dialogue qui
les fera entrer au gouvernement où
un ministère de la réforme de
l’armée leur sera confié. Qui
veulent-ils qu’il fasse le sale
boulot avant qu’eux ne viennent ?
Et si tous ces problèmes sont
réglés, sur quoi va-t-on donc
dialoguer ?
Au CAR c’est
l’indécision habituelle.
Aujourd’hui on est avec les
positions de l’UFC et demain on
est contre. Ainsi, au CAR comme à
la CDPA, on est prêt à négocier
sans médiateur, c’est-à-dire sans
préalable. Mais quel responsable
politique de ce pays est assez
bête pour faire confiance à un
bélier qui n’a jamais su ce qu’il
veut ? La primature a échappé plus
de deux fois à Agboyibo.
Aujourd’hui rien que pour embêter
l’actuel Premier Ministre,
Agboyibo joue au modéré. Trop
tard ! Autant s’entendre avec
Olympio qui, aussi mauvais qu’il
est, reste constant et logique
dans ses propos et actes.
Bref, toute
l’opposition ne rêve que d’une
chose, torpiller le dialogue,
rendre impossible la
réconciliation, approfondir la
misère dans le pays juste pour
pouvoir dire que le pouvoir actuel
a échoué. Cette stratégie de la
terre brûlée basée sur les armes
de destructions massives que sont
leurs mensonges et manipulations,
arrivera-t-elle encore à abuser
l’Union Européenne ? Car l’UE même
est beaucoup responsable de la
situation actuelle au Togo.
La faute à l’UE
Depuis 1990, l’UE qui
était de bonne foi a soutenu
aveuglement des gens qui se sont
autoproclamés démocrates. Elle a
satisfait à toutes leurs lubies
d’enfants gâtés et soutenu vaille
que vaille leur très méchante
stratégie d’affamer tous les
Togolais par la rupture de la
coopération européenne afin de
faire tomber le régime Eyadema.
Quinze ans après, ce dernier est
mort de sa bonne mort et les
Togolais sont toujours affamés et
les mêmes opposants sont
incapables de la moindre
autocritique donc de tout
changement de stratégie pour
soulager les souffrances du peuple
au nom duquel ils aiment tant
parler.
Tant que l’UE exigera
la mise en place du dialogue avant
de reprendre la coopération, on
peut être sûr d’une chose : l’UFC
et ses tâcherons sous-traitant des
extrémismes de tout genre, le CAR
et la CDPA ne viendront pas à ce
dialogue. Ils feront tout pour que
les 5 années du mandat du
Président Faure Gnassingbé se
passent dans l’incertitude
c’est-à-dire la voie contraire de
ce qui doit conduire au
développement et à
l’épanouissement socio-économique
et politique des Togolais. Entre
les ambitions meurtrières d’une
poignée de politiciens que seul
leur désaccord unit et la descente
aux enfers de tout un peuple, l’UE
doit choisir pour montrer qu’elle
n’est plus du côté des va-t-en
guerre, des vengeurs, et autres
champions de la rancune. C’est là
que se situe la délicatesse de la
mission de la délégation de l’UE
au Togo. Une reprise appréciable
de la coopération avec notre pays
ne laissera d’autres choix à ses
politiciens que d’aller dialoguer.
Au moins pendant que les
politiciens se livreront à leur
sport favori d’empoignades
verbales, le peuple aura à manger.
C’est le seul moyen d’aider à
démocratiser notre pays pour ses
enfants vivants et non morts.
Desesquelles aurait-il compris ?
C’est la question
qu’on est tenté de se poser après
une lecture attentive de
l’interview qu’a donnée M. Gilles
Desesquelles, représentant de l’UE
au Togo à notre confrère « Golf
Info ». Laissons plutôt parler le
diplomate européen : « Oui,
dans une situation difficile, il
faut positiver et toujours essayer
de combattre les extrémismes de
tout bord…. Laissons donc les
extrémismes d’un côté et essayons
d’aller de l’avant pour que la
coopération reprenne. D’une
manière générale une suspension de
coopération n’est pas au détriment
des gouvernants mais des
populations. C’est dans l’intérêt
de toute la classe politique
togolaise de tout faire pour que
la coopération reprenne et se
consolide pour le bien de
Togolais… » Fin de citation.
Bravo Desesquelles ! On croit
entendre parler feu Président
Eyadema ou lire les pensées les
plus profondes et les plus
positives du Président Faure
Gnassingbé ! Enfin cette
élémentaire évidence commence à
s’imposer. Et il aura fallu 16
ans ! M. Desesquelles qu’on l’aime
ou non a toujours dit ce qu’il
pense. Si en son âme et conscience
il tenait ces propos à la
délégation de l’UE actuellement en
visite au Togo, nul doute que nous
connaîtrons une avancée positive.
Ce sera le commencement du bout du
tunnel. Ceci dit, il n’y a pas que
l’opposition radicale qui soit
contre la reprise de la
coopération entre l’UE et le Togo.
La colère des profiteurs
La rupture de la
coopération entre l’UE et le Togo
n’a pas fait que des malheureux.
Beaucoup de Togolais ont bâti de
véritables fortunes sur ce malheur
de la majorité silencieuse. Les
premiers profiteurs sont certaines
grosses pointures du parti au
pouvoir qui passaient leur temps à
mentir à feu Eyadema et à lui
soutirer de véritables fortunes
pour soi-disant aller prendre des
contacts à Bruxelles où on a
pourtant un ambassadeur qui lui,
n’a aucun moyen pour travailler.
Beaucoup de ces mangeurs
professionnels du RPT prient tous
les Saints pour que la coopération
ne reprenne jamais ; ce qui les
rendrait indispensables autour du
jeune et nouveau président qui,
lui, bientôt pourra mériter le
surnom d’Harpagon. Pas d’argent
pour les futilités et les
menteurs !
Les deuxièmes
profiteurs sont certaines ONG.
Dans le souci d’aider la société
civile, l’UE finance de nombreuses
ONG. Beaucoup d’entre elles sont
créées par les mêmes personnes et
confiées en métayage à des
cousins, amis, copains et autres
coquins. Grosses cylindrées,
villas pimpantes et autres voyages
en Europe caractérisent les
nouveaux rentiers de la misère des
Togolais. Ne leur demandez surtout
pas de faire des comptes
transparents. Corruption,
surfacturation, copinage sont
leurs principales rubriques de
dépenses. Le dernier congrès d’une
de ces ONG de défense des droits
de l’Homme a laissé un goût encore
amer à ceux de ses militants pour
qui le mot honnêteté a encore un
sens. La reprise normale de la
coopération entre l’UE et le Togo
risquant d’entraîner une érosion
de la rente de ces ONG, leurs
dirigeants passent leur temps à
écrire les rapports les plus
calamiteux contre leur pays, le
Togo. Histoire de dire que rien ne
va dans le pays et qu’il ne faut
surtout pas donner de l’argent au
gouvernement ! Le bon sens
voudrait que ce soit les
responsables de ces ONG qui
tiennent les propos de Gilles
Desesquelles. Peine perdue. La
rente doit être à vie et tant pis
si c’est toute la population qui
souffre. En troisième position,
des profiteurs se trouvent toute
une camarilla de médiateurs et
autres facilitateurs
autoproclamés, souvent des
européens qui ont été grassement
payés par feu Eyadema pour des
résultats invisibles même au
microscope électronique.
Ne soyez donc pas
surpris si ce syndicat informel
des parasites de la coopération
unissait leurs voix à celles des
opposants à l’ignorance radicale
et sans pitié pour trouver un
subterfuge capable d’abuser les
envoyés de l’UE au Togo.
Il trouveront même de
grands journalistes et journaux de
la place qui vont les aider à
diffuser leur imposture et autre
manipulation.
Je les vois déjà accuser
Desesquelles d’avoir été acheté
par le RPT ! Car chez nous le bons
sens met en colère ceux qu’il ne
sert pas. Leur colère illégale
sera vaine. L’heure de la vérité
approche.
Gnatchiko |