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Prévu pour se tenir le 20 février dernier à Ouagadougou au Burkina Faso, le
Dialogue intertogolais inscrit à l’engagement 1.1 signé à Bruxelles le 14 avril
2004 n’aura plus lieu à cette date. Ce dialogue qui devrait se dérouler entre le
pouvoir, l’opposition traditionnelle et la société civile a été boycotté par
trois partis de l’opposition à savoir l’UFC, le CAR et la CDPA. Ces partis de
l’opposition estiment que les conditions pour la tenue d’un dialogue franc ne
sont pas réunies.
Rappelons que les leaders de ces partis avaient auparavant exigé la
tenue d’un pré-dialogue qui devrait permettre de définir les contours du
dialogue proprement dit. En vue de répondre à cette exigence et favoriser
l’évolution du processus, le gouvernement a désigné la date du 15 février pour
la tenue de ce pré-dialogue. Cette mesure n’a malheureusement pas pu éviter une
fois encore le boycott du dialogue par cette opposition.
Quels arguments invoquent les leaders de ces trois partis ?
Pour le CAR de Yaovi Agboyibor, les conditions du dialogue seraient
précaires et ne seraient pas de nature à contribuer à son succès. Toutefois le
communiqué du CAR annonçant le retrait de son parti du dialogue n’énonce pas les
conditions supposées précaires. De son côté, M. Léopold Gnininvi de la CDPA
parle de cafouillage et refuse de prendre part à ce qu’il qualifie de cinéma.
Pour sa part, l’UFC par la voix de son secrétaire général Jean-Pierre Fabre
estime que le lieu de la tenue des débats devrait être déterminé de façon
consensuelle par les partis en présence.
Et pourtant, la rencontre du 15 février n’était qu ‘un préalable au
dialogue et aurait pu servir de cadre pour une éventuelle négociation des termes
du dialogue du 20 février.
Une fois encore l’opposition togolaise a fait preuve de sa mauvaise
foi à contribuer à la sortie de crise. Ces leaders ont certainement des intérêts
à voir perdurer la crise. Ils prouvent à suffisance par leur attitude que,
quelles que soient la volonté et la détermination du pouvoir à faire progresser
le dialogue et contribuer ainsi au règlement de la crise, ils seront toujours là
pour tout détruire. C’est triste car, un tel comportement n’honore en rien
l’image de la démocratie au Togo.
Joël KOYE |