|
N’en déplaise à tous les
ennemis de la nation. Toutes les informations données par votre journal LA
DEPECHE sur le Port Autonome de Lomé sont vraies à 99 %. Dans notre précédente
parution, nous titrions à la Une : « Port Autonome de Lomé : Le Ministre Kpatcha
n’est en rien concerné par la guerre implacable que se livrent deux groupes
d’intérêts français ».
Dans ledit article, LA DEPECHE avait confondu les apôtres de la désinformation
qui règnent en maître sur les médias de la capitale. C’est ainsi que des
mensonges distillés à dessein font croire que l’un des fils du Père de la Nation
en l’occurrence le ministre Kpatcha serait impliqué dans le conflit en cours au
Port entre deux multinationales françaises. La guerre à laquelle nous assistons
entre Bolloré et Progossa au PAL « est un règlement de compte entre réseaux
franco-français » C’est ce que vient de déclarer en substance le journaliste
Suisse Gilles LABARTHE dans l’émission « Invité de RFI », le 20 février 2006.
Les tentatives tendant à impliquer le clan GNASSINGBE relève d’un combat
d’arrière garde. Il s’agit à chaque fois d’intoxiquer l’opinion pour nuire au
maximum à la famille de feu Président EYADEMA dont le seul tort est d’avoir un
des fils à la tête du pays. C’est le jeu de la démocratie. Qui peut en vouloir
au Président Bush d’avoir succédé à son père et ses frères gouverneurs des plus
puissants Etats des USA ?
Pour revenir à ce qui se passe au Port Autonome de Lomé, pourquoi refuse-t-on de
reconnaître que la société S2M de Progossa est une filiale de Bolloré ? C’est
Bolloré qui a introduit Dupuydauby au Port de Lomé en lui créant une filiale
pour mieux piller les richesses du Port. C’est ça la vérité. Mais le Port est
devenu une affaire trop juteuse et les deux larrons ont fini par en venir aux
mains. Telle est la vraie situation qui règne au Port de Lomé qu’a su bien
relater La Lettre du Continent en décembre passé. Dans la haute finance
des multinationales, les intérêts de nos petits Etats comptent peu. C’est ce que
témoigne la libération de quatre responsables du Groupe Bolloré sur intervention
du Président Chirac. Rappelons que les 4 responsables du Groupe Bolloré étaient
interpellés parce que le Groupe Bolloré avait corrompu les juges togolais pour
gagner le procès qui l’opposait au Groupe Progossa. Vérité en deçà des Pyrénées,
erreur au-delà. En France, des juges font l’objet de poursuite pour avoir
enfreint à leur déontologie. Lorsque les mêmes reproches sont faits à la justice
togolaise, on voit le clan GNASSINGBE. C’est scandaleux. Si le Président
français a jugé bon d’intervenir dans une affaire de justice au Togo, c’est que
la situation est si sérieuse.
En définitive, le Groupe Bolloré connu pour son affairisme en Côte d’Ivoire
s’est assez enrichi avec sa filiale Progossa au Togo. Il est donc temps que le
Gouvernement togolais prenne ses responsabilités en mettant de l’ordre dans ce
poumon de notre économie.
Kao Victoire.
|