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[ No 355 : du 14 fevrier 2007]
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Agitation au
RPT : Deux baronnets rattrapés par l’histoire |
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«On récolte ce qu’on sème», dit
l’adage. D’autres encore pensent que
«qui tue par épée périra par épée».
L’histoire des hommes se manifeste à
travers leurs actes. Il fut un temps
récent, un certain empereur fit la pluie et le beau temps sur les médias
d’Etat qu’il a transformés en
lance-missiles pour mieux encaisser
les millions de Lomé II. Le 5 février
2007 à Pya, l’empereur a perdu son
trône au vu et au su d’une assistance
lors de la cérémonie du 2ème
anniversaire de la mort du père de la nation.
Prenant toujours ses rêves pour de la
réalité, l’homme s’est toujours dit
incontournable dans la vie politique
au sein du RPT. Ses déclarations et
ses actes ont toujours causé du tort à
des militants. |
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Pour tout dire, il fait
tourjour fuir les
militants du RPT et sa présence lors
des négociations ne présage rien de
sérieux. Tout cela pour faire endormir
les autres. L’homme était une 5èmecolonne
et Patrick Lawson de l’UFC ne nous
démentira pas.
Ce qui s’est passé à Pya,
beaucoup de journaux en ont fait écho.
Mais il est nécessaire de rafraîchir
la mémoire à nos lecteurs. Au fait,
l’homme qui se croyait tout permis
s’était confondu à la famille des
Gnassingbé. Ce qui se traduit par sa
présence répétée au sein de la famille
lors des manifestations. Le 5 février
2007 a sonné le glas et l’empereur
qui a été
rappelé à la raison par un fils de
l’illustre disparu en ces termes :
Tu
vas où ? Et le tout-puissant fondit
comme du sel dans l’eau. Il avait
regretté de n’avoir pas le secret de
la disparition subite. Le
tout-puissant a été déporté par deux
militaires jusqu’à sa voiture,
direction Kézidè à Tchitchao. Passé
l’effet de surprise, il ne comprenait
rien de ce qui lui est arrivé. Pour
brouiller les cartes et laver sa
honte, il trouve un bouc émissaire.
Pour l’empereur «l’escorte indélicat»
qui a osé l’humilier à Pya sera
châtié. Pourtant, le pauvre escorte
n’avait fait que son boulot: extirper
des rangs, les souillures qui
pourraient éventuellement salir l’âme
de l’illustre disparu qu’il a trahi en
usurpant ses biens.
Comme le destin de l’un
est suivi par celui de l’autre, à 70
Km de là, un autre fils de la même
localité piqué par le même virus du
mal s’est transformé en un véritable
bourreau du RPT à Tchaoudjo Sud où il
jure de semer le désordre s’il n’est
pas positionné aux futures
législatives. En effet, l’on a
toujours dit que l’ennemi reste
toujours l’ennemi quel
que soit le
changement de sa mentalité car ce
qu’il pense est toujours guidé par ce
qu’il était avant de changer de veste.
Ancien directeur général adjoint du
Port Autonome de Lomé et président du
Conseil d’Administration du FER où il
s’est fait beaucoup de fortune, Sogoyou Innocent comme un lion blessé
veut brûler Tchaoudjo Sud en se
servant de l’association des allogènes
de la préfecture. Malheur lui en prit.
Le président de ladite association
n’est pas un idiot. Déniché à tant par
les fondateurs de l’association,
l’agité Sogoyou Innocent baissa la
tête devant un ancien député de
Tchaoudjo. Comme cela ne suffisait
pas, l’homme se prépare à créer
d’autres désordres. Il distribue çà et
là des cahiers à Tchaoudjo Sud en
créant des zizanies au sein de
paisibles populations. Il a fallu
l’intervention du préfet de Tchaoudjo
pour arrêter la sale besogne que
Sogoyou organise pour assouvir ses
ambitions. Au lieu de se ressaisir,
l’homme déclare à qui veut l’entendre
qu’il veut réhabiliter son parti, l’UTJ.
Partout, Sogoyou crée le
désordre par des déclarations
dévastatrices. Il est temps de le
mettre hors d’état de nuire. Ce n’est
pas normal que ceux à qui le parti a
tout donné soient ceux-là qui le
déstabilisent.
Il faut que les hautes instances du
RPT rappellent à l’ordre tous ceux qui
s’agitent autour du parti en ce
moment. Le militantisme au sein d’un
parti passe par le respect des règles
du parti. L’ouverture et la tolérance
que prône le président du parti ne
doivent pas donner lieu à un désordre
préjudiciable pour le parti. Il faut
mettre fin au désordre de peur qu’il
ne soit trop tard. |
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L’UFC après le conseil national
:
Le mythe est mort |
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Amertume et déception ; tel est le
constat qui se dégage du côté des
militants de l’UFC après les assises
nationales du parti, les premières du
genre depuis la création de l’UFC
« C’était en quelque sorte un congrès
des illusions. Aucune décision
sérieuses n’a été prise. Les
résolutions, c’est toujours du déjà
maintes fois entendu. Les responsables
du parti avaient décidé de ne rien
décider » constate un observateur. |
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Nous sommes ici loin de
ceux qui voulaient à tout prix le
poste du Premier ministre parce que,
disaient-ils, l’UFC est le parti
d’opposition le plus important. C’est
en quelque sorte un axiome qu’il faut
admettre sans démonstration. Or l’on
sait que si Amah Gnassingbé n’était
pas entré au gouvernement en tant que
membre de l’UFC, Gilchrist Olympio
serait à l’heure actuelle en train de
remuer tous les saints du paradis pour
les prendre à témoin de la prétendue
politique d’exclusion que mèneraient
actuellement Me Agboyibo et ses
désormais alliés à l’égard de l’UFC.
« L’UFC c’est toujours comme çà :
mener une politique de coup de tête
populaire »
Habituellement, un parti
politique n’organise un conseil
national que s’il traverse une crise ;
le conseil national est nécessaire
pour trouver une solution à ce
problème et si possible apporter du
sang nouveau pour redynamiser le
parti. Qu’en est-il du cas de l’UFC.
Le conseil n’était qu’une occasion
pour Gilchrist Olympio de marquer son
retour à grand tapages médiatiques au
Togo. Ce qui compte pour lui ce sont
les élections. Sous prétexte
d’apporter du soutien aux victimes,
Gilchrist Olympio part en campagne
avant le terme.
« Gilchrist Olympio n’a jamais aimé
les confrontations au niveau du parti.
Il impose seulement son point de vue.
Tous les militants et sympathisants de
l’UFC ne doivent être que des séides à
la Jean Pierre Fabre. Il faut écouter
ce que Gilchrist Olympio dit du cas
Amah Gnassingbé :
« Amah Gnassingbé, dit-il en
substance, est pour le moment suspendu
de notre parti ; il n’est pas renvoyé.
Nous avons dit à Amah Gnassingbé que
comme il a pris une décision contraire
à la décision de notre parti, il ne
peut être ministre dans ce
gouvernement qu’à titre personnel.
Amah Gnassingbé a fait des
déclarations qu’il va nous renvoyer
tous du parti, à commencer par
moi-même. Ce n’est pas grave. Nous
disons tout simplement que le départ
de Amah Gnassingbé de nos rangs n’a
pas d’impact particulier sur le parti.
Nous avons été agréablement surpris
quand nous avons traversé la Kozah.
Nous avons du sang nouveau qui rentre
dans notre parti à l’instar des jeunes
universitaires. Nous sommes content de
les avoir. Nous sommes un parti pour
les jeunes… Nous laissons à Amah
Gnassingbé le choix de revenir au
bercail quand il sera prêt. Nous ne
savons pas exactement les motivations
qui l’on poussé à prendre de telles
décisions. Mais j’insiste que son
départ n’a pas d’impact sur le
parti ».
Mais est-ce vraiment un
crime pour Amah Gnassingbé d’entrer
dans le gouvernement de Me Agboyibo ?
Pendant qu’il fustige le
« comportement» d’Amah Gnassingbé,
Gilchrist Olympio ne manque aucune
occasion pour dire qu’il « n’a rien
contre Me Agboyibo ». En somme il lave
le Premier ministre à la douche
écossaise !
En effet Amah Gnassingbé
était-il entré au gouvernement de son
propre chef comme le claironne
Gilchrist Olympio ? L’intéressé
lui-même répond : « Toutes les
populations ont exigé la participation
de l’UFC. Toutes. Il n’y a pas une
seule section qui a dit non. Même les
individus, à titre personnel. Ils ont
exigé qu’il faille absolument que l’UFC
participe au gouvernement. La
déclaration de notre président n’est
pas sérieuse. C’est une décision
unilatérale... »
M. Antoine Ali Bodjona
renchérit : « il n’est pas vrai que
Amah Gnassingbé soit entré dans le
gouvernement à titre personnel. Il y
est rentré conformément aux vœux et
exigences des militants du parti. Il a
obéi à leur volonté et désobéi au
diktat du président national. Cet acte
ne pouvait pas être qualifié d’individuduel
… » Amah Gnassingbé est entré dans le
gouvernement de Me Agboyibo en tant
que membre de l’UFC et conformément
aux vœux et souhaits des militants. Ce
qui est étonnant c’est que dans ce
parti qui se considère comme le plus
démocratique de toutes les formations
politiques, la voix de la majorité
n’est pas celle jugée prépondérante
mais plutôt celle venue de Gilchrist
Olympio lui-même qui fait force de
loi.
Amah Gnassingbé est
aujourd’hui suspendu de son parti
conformément à la volonté du gourou du
parti mais va-t-il essayer d’aller à
Canossa pour se faire absoudre ? « Pas
questions, répond sèchement Amah
Gnassingbé, il n’en est pas
question ». Ce refus catégorique du
suspendu montre bien que « les choses
ont trop duré. Il y a une limite que
Gilchrist Olympio ne devrait pas
dépasser. Si Gilchrist Olympio ne veut
pas participer au gouvernement, c’est
son problème. S’il essaie de
m’exclure, personne ne le suivra. »
Gilchrist Olympio n’est pas sans
savoir que « nous sommes des
démocrates de naissance, nous en pays
Kabyè Lama. Vous savez, mon grand
frère Palanga était membre du Comité
de l’Unité Togolaise (CUT). Il était
membre fondateur et vice-président… Si
quelqu’un se montre radical, c’est
pitoyable car personne ne le suivra… »
Il semble que l’exclusion
ou la suspension de Amah Gnassingbé du
parti laisse ce dernier indifférent.
D’ores et déjà, on parle de la
prochaine création d’un parti
politique « l’UFC : nouvelle vision »
qui sera animé par les victimes de
l’intolérance de Gilchrist Olympio.
C’est une autre façon pour Amah
Gnassingbé et ses compagnons de
montrer au sieur Gilchrist Olympio
qu’ils ne sont pas des roseaux qui se
plient au gré du courant du vent. La
Dépêche reviendra assurément sur ce
parti politique en gesticulation.
Jacques Tom
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L’armée dans une République
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Qu’est ce qu’une armée dite
républicaine ? C’est peut-être celle
qui croiserait les bras et laisserait
une chienlit s’installer
tranquillement dans la République.
C’est peut être surtout celle qui
abandonnerait la rue aux milices et
aux bandes armées dans le pays.
N’est-ce pas utopique ? En tout cas,
si une telle armée existe, ce serait
celle que l’on pourrait par hasard
rencontrer dans la cour du roi Pétaud
où tout le monde commande et personne
n’obéit. Une armée républicaine est
bien autre chose ; c’est celle qui
aide à faire respecter le droit des
autres dans un pays démocratique
lorsqu’on groupe armée cherche à
imposer sa volonté au pays. |
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On nous apprend que réagissant aux
évènements sanglants du 22 janvier
dans son pays, un certain Thierno
Monenembo écrivain guinéen de son
état, aurait cité son pays parmi les
pays africains dont l’armée n’est
nullement républicaine. C’est-à-dire ?
Notre célèbre écrivain, dit-on,
précise que ce sont les pays « où
dès que la population sort dans la rue
pour revendiquer ses droits les
armées… n’hésitent pas à tirer sur
leur patriotes » Drôle de
revendication des droits qui se
transforme vite en tuerie, en
massacre, en destruction des biens
privés.
Il faut essayer de
comprendre cet illustre écrivain et
lui accorder quelques circonstances
atténuantes. Vivant en exil en France
depuis plus de trois décennies, il
est, comme la plupart des Africains
dans son cas, coupé des réalités
africaines et se contente seulement
des rumeurs souvent alarmantes que
l’on secrète lorsqu’il s’agit de l’afrique.
M. Thierno Monenembo ne
doit pas ignorer que, aucun
gouvernement dans un pays si
démocratique soit-il, ne peut
nullement admettre que la rue fasse la
loi à sa place. Ce gouvernement
montrerait vite la limite de son
autorité et serait alors contraint de
pratiquer à chaque fois une politique
de reculade lorsque les circonstances
et les besoins se font sentir.
C’est pour cette raison que l’armée
américaine part aujourd’hui en guerre
contre le terrorisme dans le monde.
C’est pour la même raison que
l’armée française fait actuellement la
loi en Calédonie et même en Corse.
En 1968, les étudiants et
les syndicalistes Sénégalais, voulant
faire comme en France s’agitaient
énormément et se sont mis à occuper
les facultés. En quelques heures, le
président Senghor faisait expulser les
réfractaires et libérer les rues par
l’armée. Au reste, quel sens précis,
notre écrivain donne-t-il au mot
républicain ? L’armée togolaise
pouvait-elle laisser les milices de
l’opposition terroriser la population
et égorger les passants dans les rues
sans réagir ? Est républicain, celui
qui est au service de la République.
C’est-à-dire un patriote. L’armée
togolaise est patriote ; elle n’a
jamais tiré sur une manifestation
pacifique la bonne fois permet de le
reconnaître. Les manifestations
relatives à la présidentielle d’avril
2005 n’étaient nullement pacifiques.
Elles invitaient donc l’armée à
intervenir pour faire respecter le
droit. Admettre cette chienlit, c’est
montrer que la minorité peut
facilement faire la loi. On ne
gouverne pas un pays par la rue.
Il ne faut pas oublier que
parfois de très petits groupes peuvent
acquérir une capacité de nuisance et
de ce fait peser lourdement sur les
calculs politiques des gouvernants.
C’est ce qu’on a voulu éviter au Togo.
Gaston Rosignac |
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