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22 Déc 2006 |
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Discours de clôture du 9e congrès
du RPT : Quand Faure compromet l’unité nationale:
«Ceux qui sont de mauvaise foi..., qu’ils restent
là où ils sont; le pays avancera avec ou sans eux» |
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Lundi dernier, le chef de l’Etat et président
national du Rassemblement du Peuple Togolais (RPT),
Faure Gnassingbé a prononcé devant les participants
au 9e congrès
ordinaire de ce parti, un discours qui marquait la
fin des travaux. Contre toute entente, Faure
Gnassingbé s’est lancé dans une sorte de diatribe
contre certaines formations politiques dont
inévitablement l’Union des Forces de Changement
(UFC) de Gilchrist Olympio. Un discours
naturellement « fauretement » applaudi, mais qui
piétine les efforts entrepris par lui-même depuis
son accession contestée à la magistrature suprême en
avril 2005. Et pourtant, du Président de la
République, la constitution en fait le premier
garant de l’unité nationale, une investiture que
reprend l’accord politique global signé le 20 août
2006. Cet accord en son point 5.3 annexe III est
surtout relatif à un code de bonne conduite. Des
dispositions que le président a promis respecter
« dans leur application stricte ». Mais face à ses
partisans à la fin d’un congrès délicat et qui
finalement « s’est passé bien avec la volonté du
seigneur », Faure Gnassingbé dans son souci de les
remercier pour lui « avoir renouvelé leur confiance
à la tête du RPT avec ceux qu’il a proposés », est
tombé dans le piège des vieilles rivalités RPT -UFC.
Une question sensible qui risque de raviver les
tensions, boucher définitivement l’accès de l’UFC
au gouvernement et par là, conforter plus d’un dans
leur scepticisme quant à la réelle volonté
d’apaisement du pouvoir de Lomé. |
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Depuis son arrivée au pouvoir après la présidentielle
du 24 avril 2005, Faure Gnassingbé qui hérite d’un
pouvoir mal conquis a fait résonner à chaque fois que
l’occasion lui est donnée, la cloche de la
réconciliation nationale, de la paix, de la
tolérance….. à telle enseigne que beaucoup de
Togolais ont fini par croire à la bonne foi du fils
de Eyadema Gnassingbé de redonner une nouvelle image
au Togo.
Mais la politique d’apaisement que clame haut et
fort le RPT et son président national parait
limitative devant certains propos et comportements.
Le président, mal élu à l’issue de la présidentielle
du 24 avril 2005 a mis son temps à courir après sa
légitimité, en associant l’opposition à la gestion du
pouvoir. Ce qui a abouti à un accord politique
global. Cette nouvelle référence juridico-politique,
s’il ouvrait plus la voie du pouvoir à l’opposition,
conférait au président jusque là contesté, la base
nécessaire pour plaire à l’Europe, partenaire
principal en développement. L’apparente accalmie
ainsi créée étouffe un temps soit peu, l’ardeur de
certains partisans de la question de l’impunité.
Faure risque de raviver les douleurs du passé
Même si au dialogue politique entamé le 24 avril
2006, la question du contentieux de l’élection du 24
avril 2005 a été vidé par les principaux
protagonistes de la crise togolaise, beaucoup de
parents continuent toujours de pleurer leurs proches
disparus. Malgré les multiples appels pour que les
auteurs des exactions soient traduits en justice, le
pouvoir n’a encore mené aucune action concrète pour
apaiser les victimes ; il n’y trouve aucun intérêt.
Faure Gnassingbé a-t-il définitivement enterré ce
dossier lorsqu’il se plaît à dire « nous avons
gagné les élections présidentielles et nous avons
invité les partis frères à rentrer au gouvernement
avec nous… » ? Un politique y voit « une
moquerie envers le peuple qui gît dans une misère
ineffable depuis des décennies ».
Pour un parti qui se réclame le plus « indiqué »
à apporter des solutions à la misère et à la
précarité du peuple togolais, il est curieux que son
président n’ait évoqué ne serait-ce dans les grandes
lignes ses visions pour les années à venir.
En
lieu et place, le président national du RPT s’est
versé dans une « attaque » contre certains
partis de l’opposition. Et comme au temps de
Gnassingbé père, il a essayé de clouer et de
diaboliser les responsables de l’UFC qui, selon ses
mots, seraient « de mauvaise foi ». Faure
Gnassingbé fustige particulièrement leur réticence à
rentrer dans le « gouvernement d’union nationale »
dont il a confié les commandes à Yawovi Agboyibo du
Comité d’Action pour le Renouveau (CAR). Il est vrai
que cette déclaration démontre son exaspération
apparente face aux « exigences fantaisistes »
de l’UFC mais n’a-t-il pas commis une grave erreur
politique en lâchant : « Qu’ils restent là où ils
veulent. Le pays avancera sans eux » ?
L’UFC définitivement écartée du gouvernement ?
« Je
vois mal les responsables de ce parti décider
d’entrer au gouvernement après le discours du
président national du RPT », a affirmé un
diplomate qui a requis l’anonymat. En effet, ces
propos pour les observateurs les plus avertis, loin
de favoriser la cohésion au sein de la classe
politique togolaise, semblent renvoyer cet espoir aux
calendres grecs.
Et
pourtant dès qu’il fut porté au pouvoir, le fils
d’Eyadema n’a cessé de convoler en randonnées sur
randonnées avec le pire ennemi de son défunt père.
Les multiples rencontres en aparté (Abuja, Rome,
Paris…) en sont des preuves tangibles. Tout cela
est-il à l’eau ? L’UFC est-elle irréductible,
impraticable ou irréaliste ? Décider d’écarter cette
formation ne serait-il pas une erreur monumentale
dans le processus de réconciliation ?
En
attendant d’avoir la réponse à cette question,
beaucoup estiment que le voile est tombé, dévoilant
le jeu de Faure Gnassingbé. « C’est un jeu trouble »,
affirme un observateur. « Mais ses dernières
déclarations sont comparables à ceux d’un militant de
première heure », ajoute-t-il.
Au
fait, le président national du RPT a plus essayé de
plaire à ses partisans, en soulevant les foules comme
son père. Il a semblé oublier, à cause de l’actuel
gouvernement composé d’opposants, que les réalités
politiques ne sont que prévisibles, mais pas toujours
maîtrisables.
Une erreur qui peut profiter à l’UFC.
Il
est vrai que contrairement à son père, le fils
d’Eyadema a pu épingler certains « partis frères »
au gouvernement. Il est tout autant vrai que l’UFC
est souvent reprochable dans ses positions. Mais le
passé trop récent enseigne que tout de qui est fait
pour critiquer ce parti produit souvent son effet
contraire, augmentant plutôt sa côte de popularité au
sein de la masse qui jette davantage son dévolu sur
Gilchrist Olympio. C’est ce qui risque d’arriver dans
un Togo où un président du RPT fustigeant un parti
comme l’UFC à quelques doigts d’échéances
électorales.
Ainsi donc à l’instar du dualisme NPP (National
Patriotic Party)-NDC (National Democratic Congress)
au Ghana, malgré la présence de partis satellites, le
RPT à travers le discours de son jeune président a
vraisemblablement déclenché la campagne qui de loin
va l’opposer à l’UFC à travers d’éventuelles
alliances de part et d’autre (et même s’il y aura des
alliances parallèles). Mais du côté du fils du « président
fondateur » on affiche une certaine sérénité : « Je
ferai tout ce que je pourrai pour assurer la victoire
de notre mouvement », déclarait-il lundi dernier.
Qu’est-ce qui peut se cacher sous ce « tout »
au Togo où le RPT en matière d’élections est à
l’image de l’équipe du brésil qui « gagne tout le
temps » ? En plus c’est le plus souvent le jeu de
« qui perd, gagne » qui semble s’instaurer au cours
les échéances électorales, tous les moyens étant bons
pour se maintenir au pouvoir et en jouir des
avantages.
Quoi qu’il en soit, le jeune Faure parait très
confiant en ce qui concerne la suite des évènements.
Mais en cas de problèmes au gouvernement dira-t-il
également « vous pouvez partir si vous voulez »,
il y a également d’autres talents eu sein du PRR, du
PDP, du RSDD, de l’alliance etc. ? Faure est-il donc
comme doit l’être tout bon chef d’état, vraiment
au-dessus de la mêlée ?
Edem K.
Assignon |
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Arrivée de Moov sur le marché des Télécoms : Une
menace pour le leadership de Togo cellulaire ? |
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Depuis le 14 décembre dernier, le groupe panafricain
Atlantique Télécom a procédé au lancement du réseau
de téléphonie cellulaire Moov. S’il est vrai que ce
réseau hérité des actifs et passifs de Télécel-Togo
racheté depuis plus d’un an déjà par le groupe
Atlantique, il n’en demeure pas moins vrai que les
moyens financiers mis à la disposition de la nouvelle
entité sont colossaux et de nature à inquiéter la
concurrence.
Mais avant d’en arriver à cette guerre des tranchées
qui s’annonce déjà rude, il paraît judicieux de faire
un rappel des grands chocs qui ont marqué la rivalité
entre Télécel-Togo et Togocel. |
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Togocel, le premier sur le marché
C’est en juillet 1998 que le réseau Togocel de la
société d’Etat togolais Togo cellulaire a vu le jour.
Filiale de Togo-Télécom, la société de téléphonie
fixe, Togo cellulaire détenait alors à l’époque le
monopole sur le marché naissant de la téléphonie
mobile au togo. C’était la période où l’accès à ce
nouveau moyen de communication revenait jusqu’à
500.000 F CFA aux togolais. C’est dire qu’à l’époque
n’avait pas un portable qui veut. Le cellulaire était
alors un luxe que seuls pouvaient se payer les nantis
de lomé.
On
en était là lorsqu’en Janvier 2000, le Groupe
Atlantique (à travers Télécel International) lance
sur le marché togolais de la téléphonie mobile le
réseau Télécel-Togo.
Télécel, le révolutionnaire
Alors que pendant les deux années de l’arrivée du
cellulaire au Togo, seuls les nantis pouvaient avoir
accès au réseau, Télécel-Togo, dès son arrivée sur le
marché a révolutionné la donne. Dans l’entreprise on
parle de démocratisation du secteur de la téléphonie
mobile. Ainsi rapidement, la nouvelle société va
développer une expertise unique en la matière : le
pack qui est un ensemble constitué de la carte SIM,
du portable et d’autres accessoires est vendu d’abord
à 90.000 F CFA puis quelques mois plus tard à 70.000
F CFA. C’était l’époque de la ruée des jeunes Loméens
vers le portable. D’aucuns parlerons même de la « cellulomania ».
Les cartes de recharge qui du côté du premier
opérateur coûtaient au bas mot 4500 F CFA, étaient
disponibles chez Télécel-Togo à 2500 F CFA. Tout
était indiqué pour permettre au « réseau de
référence », Télécel-Togo, de mettre en déroute
le « réseau leader». Au compteur la nouvelle
société a non seulement chipé des abonnés à son
concurrent, mais il en enregistre de nouveaux de
façon exponentielle.
Naturellement la situation ne sera pas du goût des
responsables de Togo cellulaire. Marc Dédériwè sera
appelé à la rescousse. D’entrée de jeu, le nouveau
directeur mettra en place son staff et un plan de
contre –attaque.
Une guerre sans merci s’engage
Rêveur, Télécel-Togo qui semble dormir sur ses
lauriers va, à partir de 2002, connaître des moments
difficiles : la machine à vaincre de Togocel est
lancé et la partie ne sera d’aucun répit. Tout ce qui
est fait ou mijoté à Télécel trouve sa réplique chez
Togocel. Parfois même Togocel le devance et commence
ainsi par prendre des longueurs d’avance pour
finalement se positionner comme le réseau leader.
En
plus de son statut de société d’Etat qui lui assure
des avantages fiscaux indéniablement importants, tout
est mis en œuvre à Togocel pour assurer la motivation
du personnel (prime de performance, augmentation de
salaires, avantages sociaux alléchants), le
recrutement de cadres et de techniciens compétents,
et assurer l’efficacité des commerciaux de
l’entreprise.
Du
côté de Télécel-Togo, contrairement à la période de
lancement où tout est fait avec rigueur et
efficience, c’est la course à la médiocrité qui a
commencé en 2002.
Les
recrutements sans complaisance vont laisser leur
place au clientélisme ; l’absence d’éthique, un des
principes de base de la rémunération entraînera la
démotivation d’une catégorie du personnel qui
proteste contre les énormes avantages accordés aux
cadres ; les commerciaux du service clientèle
passeront leur temps à raccrocher au nez des abonnés
qui appellent pour leur soumettre des doléances, au
mieux des cas ils (les abonnés) se font dire surtout
les Week-end et les heures de service continue que
les techniciens sont absents.
Au
passage, Télécel-Togo supprimera entre 2002 et 2003
les cartes de 2500 F CFA, la messagerie (SMS) et
réduira très sensiblement la durée de réception. Le
tapis rouge est déroulé pour Togocel qui en période
des fêtes de fin d’année 2003 met sur le marché les
cartes de 2000 F CFA. Point n’est besoin de le dire,
la remontée de la pente est assurée. Fin décembre
2004, la société a enregistré plus de 200.000 abonnés
contre moins de la moitié pour son concurrent qui
n’avait à son compteur plus que 70.000 abonnés.
En
somme, tout était fait ici pour assurer l’écrasement
de la société par Togocel qui est entrain, au même
moment, de dérouler une arme de guerre
impressionnante : la communication.
Publicité et promotion, les armes fatales
Il
est de notoriété public que Togocel est l’une des
entreprises togolaises qui communiquent le plus. Bien
malin sera celui qui pourra se faire une idée précise
des montants colossaux que la société investit dans
la communication, à moins que les services de la
maison se décident à communiquer sur ces chiffres.
Depuis le début du bras de fer entre les deux
sociétés, Togocel semble avoir trouvé l’arme par
laquelle battre son concurrent.
Ainsi alors que Télécel qui disposait depuis son
lancement des services comme le Postpaid, la
conférence à trois, la mise en entente, la
communication de groupe, etc., n’a pas jugé bon de
communiquer dessus, Togocel qui venait de les mettre
en place communique autour d’eux et donnent
l’impression au public qu’il lui est fait de
nouvelles offres inexistantes sur le marché. Ce qui
n’est que logique puisque le rival d’en face n’a pas
trouvé nécessaire de vendre ces produits.
Parallèlement à la communication produit ou service,
les commerciaux de Togocel ont imaginé et mis en
place des actions promotionnelles qui vont sonner le
glas de l’écrasement de Télécel-Togo qui se voit
alors obligé d’organiser de façon sporadique et
irrégulière des actions du genre. A en croire des
sources proches de la société, la plupart de ces
campagnes auraient été soldé par des échecs.
Les
campagnes «Kpono Pê » en 2005 précédé de «100%
vacances » en 2004 n’auraient pas réussi comme
bon nombre d’autres à inverser la tendance. D’aucuns
diront que Togocel est le plus fort.
Et s’il y’avait des espions chez Télécel-Togo ?
Les
conditions de lancement du GPRS, de la puce à 180
pays, de la carte de 1000 F CFA et bien d’autres
services ou produits par Togocel amènent certains à
prétendre qu’il y’aurait à Télécel-Togo des espions
qui opèrent pour le compte de la concurrence.
En
effet quelques semaines après le lancement en grand
pompe par Télécel-Togo de la carte à 6, Togocel lui a
répondu avec fracas par la puce à 180 qui donne la
possibilité à l’abonné d’user de sa puce dans 180
pays du monde et à ensuite libéralisé le roaming qui
jadis était coûteux, et donc réservé seulement à une
niche de la clientèle.
En
2006, à peine Frédéric Ferraille, le nouveau patron
de Télécel qui venait de succéder à Georges Wilson
parti pour prendre les commandes de la banque
Atlantique, a t-il dans une interview annoncé que sa
société allait lancer avant la fin de l’année le GPRS,
que l’équipe à Youssouf Bougounou (Directeur
Commercial de Togocel assurant l’intérim
actuellement) se serait dépêché pour devancer le
concurrent en lançant au début du deuxième semestre
le GPRS.
Sans pour autant justifier leurs propos, ceux qui
pensent qu’il y’aurait des espions à Télécel-Togo qui
oeuvrent en faveur de son puissant rival, prétendre
encore que c’est pour mettre des bâtons dans les
roues de Moov que la société d’Etat est depuis
quelques jours déjà sur le terrain pour mettre en
vente des puces à 2500 F CFA et des cartes de crédit
de 1000 F CFA ; alors même que l’héritière des actifs
de Télécel-Togo annonce des cartes de 500 F CFA, des
puces de 2500fcfa et amène la communication
internationale à 290 FCFA contre un tarif unique de
communication fixé à 160 FCFA.
Fondé ou non, ces propos qui manquent par ailleurs de
soubassements tangibles, ne sont de nature à remettre
en cause la logique concurrentielle. Tous les moyens
ne sont ils pas bon pour réussir ?
Moov, une ambition de taille
Au
lancement de la nouvelle entité, les responsables de
Moov ont affiché une certaine détermination à lui
assurer une réussite malgré la « rudesse » de
la concurrence.
Ainsi, ils annoncent avoir prévu un investissement de
plus de 28 milliards de F CFA sur l’exercice
2006-2007 et entendent par la même occasion assurer
dans les semaines à venir une couverture nationale
mais aussi mettre toutes les dernières technologies
de la téléphonie mobile à portée de la clientèle.
Moov se veut en tout état de cause aujourd’hui un
réseau qui ne raccrochera pas au nez de ses abonnés
comme le faisait la désormais défunte Télécel-Togo.
En
entendant la réalisation des promesses de Moov, tout
porte à croire que le secteur de la téléphonie mobile
togolais est en pleine expansion, et que seule la
rigueur dans le management, le flair et le bon
réflexe dans la prise de décision permettront au
meilleur de l’emporter. Pour le moment Togocel est
très loin en avance et ne compte rien céder à son
challenger.
Marc D.
kouakani-assi
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Football/ Succession a la tête de la FTF :
Rétrospective sur les anciens présidents de
la FTF |
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Le
football, une discipline sportive introduite au Togo
depuis la période précoloniale a connu une certaine
popularité de par sa pratique par les jeunes du
pays. C’est ainsi que très rapidement, dans les
capitales successives du pays, de 1884 à 1897, à
Baguida, à Zébévi puis à Lomé, a vu le jour une
volonté structuration du sport roi avec la création
des premiers clubs. Loin encore en 1954, le
District de football du Togo est érigé et est membre
à part entière de la Ligue de Football de l’Afrique Occidentale Française (AOF)
intégrée à
la Fédération Française de Football. Il était dirigé
par Feu Monrose APEDO-AMAH jusqu’au 24 janvier
1960, où verra le jour
la Fédération Togolaise
de Football avec une durée de mandat illimitée. Si
au départ le poste de président ne suscitait pas
autant d’engouement comme c’est le cas aujourd’hui,
il est à reconnaître d’après les analyses des
confrères africains et européens que la pratique du
football est devenue une affaire de gros sous et un
business à dimension mondiale. A cet effet, à ce
jour où il est question de doter le Togo d’un
nouveau bureau de Fédération de football, ceci après
le bourbier des primes du mondial Allemagne 2006
auquel le Togo a pris part, Golfe Info par ce numéro
vous fait traverser les palmarès des différents
présidents qui ont été mandatés à la tête de cette
instance nationale du football. |
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Godfried Folly EKUE
1960 – 1971
En sa
qualité de premier président de la FTF, il fut celui là
même qui a su asseoir la fédération dans les instances
africaine et mondiale, avec une affiliation à la
F.I.F.A en 1962 et à la CAF une année plus tard.
Parlant de sélection nationale, c’est sous son mandat
que le Togo s’est présenté pour la première fois aux
jeux africains de Brazzaville en 1965. Au niveau des
clubs l’Etoile filante de Lomé s’est illustrée au cours
du mandat de Godfried Ekué dans un premier temps en
remportant la coupe de l’A.O.F devenue Coupe
Inter-fédérale, à Dakar en 1960 et ensuite en se
classant vice-champion de la Coupe d’Afrique des Clubs
Champions derrière le Tout Puissant Englebert de
Lubumbashi (RDC) en 1969. Outre toutes ses réalisations,
la plus grande chose qu’il aura réalisée pour le
football togolais est certainement l’implication de son
bureau dans la construction et l’inauguration du Stade
Omnisports de Lomé. C’est d’ailleurs pour toutes ses
expériences accumulées dans les instances du football
national qu’il est aujourd’hui nommé président du comité
d’organisation de la CAN 2007 des cadets qu’organise le
Togo.
Seyi MEMENE
(1971- 1972), (1977-1982), (1993-1998)
Aujourd’hui mandaté par la CAF (dont il est l’actuel
premier vice président) et la FIFA pour organiser le
scrutin du 09 janvier sensé remettre le football
togolais sur les rails du succès, ce Général de l’armée
togolaise aura été le seul à faire trois mandats
différents à la tête de la FTF. Deuxième de la liste des
présidents de la FTF, il aura eu le mérite d’avoir
offert au Togo le climat propice pour une première
qualification à la CAN seniors ; c’était à Yaoundé 1972
avec la génération des joueurs comme Apéti Edmond dit Dr
Kaolo. Quant à son second mandat, il sera marqué par un
triomphe de la sélection nationale à la Coupe du 20ème
anniversaire du Conseil de l’Entente en 1979 à Abidjan
devant la Côte d’Ivoire sur la marque d’un but à zéro et
par la redynamisation de la réforme amorcée depuis
quelques années par son prédécesseur. Mèmène avant de se
concentrer complètement sur ses hautes fonctions dans
les instances du football international est revenu pour
une troisième fois entre 1993 et 1998 pour qualifier le
Togo pour sa 3ème
CAN en 1998 chez le voisin Burkinabé.
Anani MATTHIA
1972 – 1974, 1984 (6mois)
Son
premier passage à la tête de la FTF a été celui de la
réforme sportive du football sur le plan national. Elle
a été consacrée à un regroupement des clubs de la
capitale en 4 zones à savoir, Lomé 1 (Etoile Filante –
Modèle - DYTO), Lomé 2 (Unisport - Essor), Lomé 3
(Alliance - Freedom Star – Venus - Dragons), Lomé 4
(Racing Club – Real – Hearts of Oak – US Bénin de Lomé).
Son retour d’un semestre en 1984 ne sera que pour
assurer un intérim stérile sans résultat probant.
Hyppolite Ayité KOUEVI 1974–1977
Quatrième nom à s’inscrire au panthéon des présidents de
FTF, le passage de ce monsieur ne sera pas aussi
prolifique que cela pour faire suivre l’ascendance prise
par le football togolais. On peut néanmoins mettre à son
actif l’affiliation du Togo à l’Union des Fédérations
Ouest Africaines de football (UFOA) en 1976.
Kodjovi AGBELEY 1982 – 1984
Sur le
continent, il aura été le seul président de FTF qui
pourra se taper la poitrine pour prétendre avoir goûté
aux délices de trois différentes compétitions de grande
envergure. Sous lui, l’équipe Nationale a participé à sa
2e phase
finale de CAN à Abidjan en Côte d’Ivoire 1984. Avant
même cette campagne ivoirienne, la sélection togolaise
s’est déjà hissée finaliste de la Coupe Houphouët
Boigny de la Zone 3 du CSSA en 1982, 1983 et 1984 à
Cotonou, Abidjan et Accra. Cette pente ascendante prise
sera suivie en club par « les Scorpions noirs de
Tokoin » (Agaza FC) qui fera un parcours héroïque en
Coupe des Vainqueurs de Coupes. L’équipe des Verts a
buté en finale de cette compétition contre « Arab
Contractors » d’Egypte.
Zoumaro GNOFAME 1984-1989
Actuel
président du comité national olympique togolais, il est
le second Général à prendre les commandes de la FTF.
Succédant à l’intérim de Anani Matthia, Gnonfame a connu
un mandat éloquent en vivant en live l’exportation pour
la première fois de l’histoire du football togolais hors
des frontières africaines. Une sélection junior celle de
la génération Bachirou se qualifie pour une phase finale
Coupe du Monde Junior de la FIFA à Santiago de CHILI en
1987. Il na pas manqué de poursuivre la prépondérance du
Togo en tournoi de la zone 3 du CSSA en 1985 et 1986 à
Ouagadougou et Accra.
Edoh AGBEWONOU 1989 – 1993
Son
mandat sera le plus terne en participation à une
compétition internationale. Même si aujourd’hui par une
reconnaissance de sa dévotion pour l’évolution du
football, la CAF et la FIFA lui ont fait confiance pour
accompagner la Commission Electorale Indépendante qui
organise le congrès électif du 09 janvier prochain à la
FTF, l’actuel ministre de l’enseignement technique et
de la formation professionnelle n’a réussi pour une
seule fois à accompagner son pays en une phase finale de
coupe d’Afrique ni de coupe du monde. Il n’a pu
maintenir la barre là où l’a laissé ses prédécesseurs.
Rock GNASSINGBE 1998 jusqu’alors
Arrivé
à la tête de la fédération avec un statut de comandant,
cet homme en uniforme qui est à la fin de son deuxième
mandat aura été l’un des plus chanceux patrons du
football togolais même si son amateurisme manifeste
risque de porter un frein à sa volonté de briguer un
autre mandat. Très tôt dans ses premiers quatre ans,
l’équipe Nationale prit le nom Les Eperviers du Togo.
Dynamique, sa politique de jeunes permettra aux
Eperviers Cadets de remporter le Tournoi International
de la GOTHIA CUP en Suède en 1999. A l’heure du bilan
général, il peut insérer dans son palmarès une
qualification du Togo pour la phase finale du Tournoi de
l’Union des Fédérations Ouest Africaines (UFOA) à Dakar
au Sénégal en septembre octobre 2001, trois
qualifications pour une phase finale de CAN 2000 à Accra
(GHANA) émaillée par une querelle de voiture entre lui
et l’entraîneur de l’époque, Goetlieb Goeller, CAN 2002
à Bamako au Mali et la CAN 2006 au Caire en Egypte. Plus
enrichissant malgré le psychodrame de Wangen, la
participation togolaise pour la Coupe du monde seniors
Allemagne 2006 et la construction du siège de la FTF au
cours de son mandat auront été le paroxysme de ses
réalisations.
Qui
sera le 9e président
de la FTF ?
A
cette question, plusieurs noms dont celui même du
président sortant fusent sur les lèvres des journalistes
et du public sportif national. Parmi eux on retrouve
celui du président mécène de l’Union sportive de
Masséda, Tata Avléssi, du Président de Agaza Omnisport
de Lomé, Auguste Sagbo, de l’ancien trésorier et ancien
secrétaire général adjoint de la FTF, Lawson Louis
Gallus et du président de Maranatha de Womé, l’honorable
Gabriel Améyi. Mais reste à savoir si l’élection de l’un
ou de l’autre de ces probables candidats peut permettre
au football national de sortir de ses sentiers battus
dans lesquels il s’est aventuré depuis le retour de la
Coupe du monde 2006.
(Source: ftf-enligne.tg)
Gabin A. KOISSIDJIN |
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Congrès électif du 09 janvier prochain à la
ftf : Tata Avléssi de l’USM, candidat de la
jeunesse ? |
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Révélé au grand monde du football national lors de
la dernière saison qui a consacré son équipe, l’USM,
comme championne de la D2 du Togo saison 2005-2006,
Avléssi Tata, comme annoncé dans notre parution du
lundi 11 décembre dernier sera bien candidat à la
présidence de la Fédération togolaise de football.
Telle est la dernière information communiquée par un
des proches du président de l’USM. |
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Pour certains, cet homme d’affaire peut être le
genre de candidat d’une jeunesse togolaise férue du
beau football. Contre certaines voix qui pensent que
ce dernier n’a pas un back ground à la hauteur des
autres potentiels candidats, ces observateurs
veulent y croire qu’ « aux âmes biens nées, la
valeur n’attend point le nombre d’années ».
En
effet, les multiples réalisations du patron
incontesté et généreux des Lions du sud : « Union
Sportive Masséda » peuvent donner raison à ces
derniers. De par son soutien indéfectible à
cette équipe pour laquelle il a su consacrer les
moyens nécessaires pour se hisser dans la division
d’élite du Togo, Tata Avléssi semble avoir auprès de
ces admirateurs des arguments à faire valoir pour le
relèvement du football togolais. Malgré un statut de
promu, son club est aujourd’hui, après dix journées
de compétition en Série A, 7e au
classement, et ceux après avoir tutoyé à plusieurs
reprises le peloton de tête. Entre autres actes déjà
posés par ce natif de Masséda, on peut inscrire, la
mise en chantier d’un stade moderne en plein cœur
d’un village à qui il entend insuffler un air de
ville togolaise avec un budget de 3.000.000.000 F
CFA. Outre cette réalisation immensément importante
pour la révolution du football dans cette localité
de la préfecture de Vo, on note également dans
l’agenda de ce candidat, la construction d’un lycée
et d’un collège, œuvres déjà réalisées et un projet
de création d’une école de football pour la
formation de jeunes footballeurs à la base à en
croire les sources proches du candidat.
Au-delà de toutes ces considérations, tout porte à
croire que les critiques à l’encontre de son ancien
ami et président sortant de la FTF, Rock Gnassingbé,
au lendemain de l’élimination des Eperviers en la
Coupe du monde 2006, sont une volonté de rompre avec
les idées « amateuristes, dictatoriales et de
gestion opaque». Avec des points de vue proches
de l’ancien 2evice
président de la FTF, Théodore Amégnran et actuel
président de la ligue de Tabligbo-Vo, certains
voient Tata Avléssi le candidat de ces anciens
camarades présidents de club de l’ancienne ligue de
Vo.
En
attendant le 26 décembre prochain pour la clôture de
la liste des candidatures par la Commission
Electorale Indépendante pour avoir une idée sur les
candidats en lice, il faut noter que les
candidatures déjà acquises sont, celle de Tata
Avléssi qui anime une conférence de presse ce samedi
pour donner les grandes lignes de son programme
d’action et celle du président de Agaza, Auguste
Sagbo. |
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