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22 Déc 2006

[ 188: du 20 Déc 2006]  
Discours de clôture du 9e  congrès du RPT : Quand Faure compromet l’unité nationale: «Ceux qui sont de mauvaise foi..., qu’ils restent là où ils sont; le pays avancera avec ou sans eux»

Lundi dernier, le chef de l’Etat et président national du Rassemblement du Peuple Togolais (RPT), Faure Gnassingbé a prononcé devant les participants au 9e congrès ordinaire de ce parti, un discours qui marquait la fin des travaux. Contre toute entente, Faure Gnassingbé s’est lancé dans une sorte de diatribe contre certaines formations politiques dont inévitablement l’Union des Forces de Changement (UFC) de Gilchrist Olympio. Un  discours naturellement « fauretement » applaudi, mais qui  piétine les efforts entrepris par lui-même depuis son accession contestée à la magistrature suprême en avril 2005. Et pourtant, du Président de la République, la constitution en fait le premier garant de l’unité nationale, une investiture que reprend l’accord politique global signé le 20 août 2006. Cet accord en son point 5.3 annexe III est surtout relatif à un code de bonne conduite. Des dispositions que le président a promis respecter « dans leur application stricte ». Mais face à ses partisans à la fin d’un congrès délicat et qui finalement « s’est passé bien avec la volonté du seigneur », Faure Gnassingbé  dans son souci de les  remercier pour lui « avoir renouvelé leur confiance à la tête du RPT avec ceux qu’il a proposés », est tombé dans le piège des vieilles rivalités RPT -UFC. Une question sensible qui risque de raviver les tensions, boucher définitivement l’accès de l’UFC  au gouvernement et par là, conforter plus d’un dans leur scepticisme quant à la réelle volonté d’apaisement du pouvoir de Lomé.

Depuis son arrivée au pouvoir après la présidentielle du 24 avril 2005, Faure Gnassingbé qui hérite d’un pouvoir mal conquis a fait résonner à chaque fois que l’occasion lui est donnée, la cloche de la réconciliation  nationale, de la paix, de la tolérance….. à telle enseigne que beaucoup de Togolais ont fini par croire à la  bonne foi du fils de Eyadema Gnassingbé de redonner une nouvelle image au Togo.

Mais la politique d’apaisement  que clame haut et fort le RPT et son président national parait limitative devant certains propos et comportements. Le président, mal élu à l’issue de la présidentielle du 24 avril 2005 a mis son temps à courir après sa légitimité, en associant l’opposition à la gestion du pouvoir. Ce qui a abouti à un accord politique global. Cette nouvelle référence juridico-politique, s’il ouvrait plus la voie du pouvoir à l’opposition, conférait au président jusque là contesté, la base nécessaire pour plaire à l’Europe, partenaire principal en développement. L’apparente accalmie ainsi créée étouffe un temps soit peu, l’ardeur de certains partisans de la question de l’impunité.

Faure risque de raviver les douleurs du passé

Même si au dialogue politique entamé le 24 avril 2006, la question du contentieux de l’élection du 24 avril 2005 a été vidé par les principaux protagonistes de la crise togolaise, beaucoup de parents continuent toujours de pleurer leurs proches disparus. Malgré les multiples appels pour que les auteurs des exactions soient traduits en justice, le pouvoir n’a encore mené aucune action concrète pour apaiser les victimes ; il n’y trouve aucun intérêt. Faure Gnassingbé a-t-il définitivement enterré ce dossier lorsqu’il se plaît à dire « nous avons gagné les élections présidentielles et nous avons invité les partis frères à rentrer au gouvernement avec nous… » ? Un politique y voit « une moquerie envers le peuple qui gît dans une misère ineffable depuis des décennies ».

Pour un parti qui se réclame le plus « indiqué » à apporter des solutions à la misère et à la précarité du peuple togolais, il est curieux que son président n’ait évoqué ne serait-ce dans les grandes lignes ses visions pour les années à venir.

En lieu et place, le président national du RPT s’est versé dans une « attaque » contre certains partis de l’opposition. Et comme au temps de Gnassingbé père, il a essayé de clouer et de diaboliser les responsables de l’UFC qui, selon ses mots, seraient « de mauvaise foi ». Faure Gnassingbé fustige particulièrement leur réticence à rentrer dans le « gouvernement d’union nationale » dont il a confié les commandes à Yawovi Agboyibo du Comité d’Action pour le Renouveau (CAR). Il est vrai que cette déclaration démontre son exaspération apparente face aux « exigences fantaisistes » de l’UFC mais n’a-t-il pas commis une grave erreur politique en lâchant : « Qu’ils restent là où ils veulent. Le pays avancera sans eux » ?

L’UFC définitivement écartée du gouvernement ?

« Je vois mal les responsables de ce parti décider d’entrer au gouvernement après le discours du président national du RPT », a affirmé un diplomate qui a requis l’anonymat. En effet, ces propos pour les observateurs les plus avertis, loin de favoriser la cohésion au sein de la classe politique togolaise, semblent renvoyer cet espoir aux calendres grecs.

Et pourtant dès qu’il fut porté au pouvoir, le fils d’Eyadema n’a cessé de convoler en randonnées sur randonnées avec le pire ennemi de son défunt père. Les multiples rencontres en aparté (Abuja, Rome, Paris…) en sont des preuves tangibles. Tout cela est-il à l’eau ? L’UFC est-elle irréductible, impraticable ou irréaliste ? Décider d’écarter cette formation ne serait-il pas une erreur monumentale dans le processus de réconciliation ?

En attendant d’avoir la réponse à cette question, beaucoup estiment que le voile est tombé, dévoilant le jeu de Faure Gnassingbé. « C’est un jeu trouble », affirme un observateur. « Mais ses dernières déclarations sont comparables à ceux d’un militant de première heure », ajoute-t-il.

Au fait, le président national du RPT a plus essayé de plaire à ses partisans, en soulevant les foules comme son père. Il a semblé oublier, à cause de l’actuel gouvernement composé d’opposants, que les réalités politiques ne sont que prévisibles, mais pas toujours maîtrisables.

Une erreur qui peut profiter à l’UFC.

Il est vrai que contrairement à son père, le fils d’Eyadema a pu épingler certains « partis frères » au gouvernement. Il est tout autant vrai que l’UFC est souvent reprochable dans ses positions. Mais le passé trop récent enseigne que tout de qui est fait pour critiquer ce parti produit souvent son effet contraire, augmentant plutôt sa côte de popularité au sein de la masse qui jette davantage son dévolu sur Gilchrist Olympio. C’est ce qui risque d’arriver dans un Togo où un président du RPT fustigeant un parti comme l’UFC  à quelques doigts d’échéances électorales.

Ainsi donc à l’instar du dualisme NPP (National Patriotic Party)-NDC (National Democratic Congress) au Ghana, malgré la présence de partis satellites, le RPT  à travers le discours de son jeune président a vraisemblablement déclenché la campagne qui de loin va l’opposer à l’UFC  à travers d’éventuelles alliances de part et d’autre (et même s’il y aura des alliances parallèles). Mais du côté du fils du « président fondateur » on affiche une certaine sérénité : « Je ferai tout ce que je pourrai pour assurer la victoire de notre mouvement », déclarait-il lundi dernier. Qu’est-ce qui peut se  cacher sous ce « tout » au Togo où le RPT en matière d’élections  est à l’image de l’équipe du brésil qui « gagne tout le temps » ? En plus c’est le plus souvent le jeu de « qui perd, gagne » qui semble s’instaurer au cours les échéances électorales, tous les moyens étant bons pour se maintenir au pouvoir et en jouir des avantages.

Quoi qu’il en soit, le jeune Faure parait très confiant en ce qui concerne la suite des évènements.  Mais en cas de problèmes au gouvernement dira-t-il également « vous pouvez partir si vous voulez », il y a également d’autres talents eu sein du PRR, du PDP, du RSDD, de l’alliance etc. ? Faure est-il donc comme doit l’être tout bon chef  d’état, vraiment au-dessus de la mêlée ?

Edem K. Assignon

Arrivée de Moov sur le marché des Télécoms : Une menace pour le leadership de Togo cellulaire ?

Depuis le 14 décembre dernier, le groupe panafricain Atlantique Télécom a procédé au lancement du réseau de téléphonie cellulaire Moov. S’il est vrai que ce réseau hérité des actifs et passifs de Télécel-Togo racheté depuis plus d’un an déjà par le groupe Atlantique, il n’en demeure pas moins vrai que les moyens financiers mis à la disposition de la nouvelle entité sont  colossaux et de nature à inquiéter la concurrence.

Mais avant d’en arriver à cette guerre des tranchées qui s’annonce déjà rude, il paraît judicieux de faire un rappel des grands chocs qui ont marqué la rivalité entre Télécel-Togo et Togocel.

Togocel, le premier sur le marché

C’est en juillet 1998 que le réseau Togocel de la société d’Etat togolais Togo cellulaire a vu le jour. Filiale de Togo-Télécom, la société de téléphonie fixe, Togo cellulaire détenait alors à l’époque le monopole sur le marché naissant de la téléphonie mobile au togo. C’était la période où l’accès à ce nouveau moyen de communication revenait jusqu’à 500.000 F CFA aux togolais. C’est dire qu’à l’époque n’avait pas un portable qui veut. Le cellulaire était alors un luxe que seuls pouvaient se payer les nantis de lomé.

On en était là lorsqu’en Janvier 2000, le Groupe Atlantique (à travers Télécel International) lance sur le marché togolais de la téléphonie mobile le réseau Télécel-Togo.

Télécel, le révolutionnaire

Alors que pendant les deux années de l’arrivée du cellulaire au Togo, seuls les nantis pouvaient avoir accès au réseau, Télécel-Togo, dès son arrivée sur le marché a révolutionné la donne. Dans l’entreprise on parle de démocratisation du secteur de la téléphonie mobile. Ainsi rapidement, la nouvelle société va développer une expertise unique en la matière : le pack qui est un ensemble constitué de la carte SIM, du portable et d’autres accessoires est vendu d’abord à 90.000 F CFA puis quelques mois plus tard à 70.000 F CFA. C’était l’époque de la ruée des jeunes Loméens vers le portable. D’aucuns parlerons même de la « cellulomania ». Les cartes de recharge qui du côté du premier opérateur coûtaient au bas mot 4500 F CFA, étaient disponibles chez Télécel-Togo à 2500 F CFA. Tout était indiqué pour permettre au « réseau de référence », Télécel-Togo, de mettre en déroute le « réseau leader». Au compteur la nouvelle société a non seulement chipé des abonnés à son concurrent, mais il en enregistre de nouveaux de façon exponentielle.

Naturellement la situation ne sera pas du goût des responsables de Togo cellulaire. Marc Dédériwè sera appelé à la rescousse. D’entrée de jeu, le nouveau directeur mettra en place son staff et un plan de contre –attaque.

Une  guerre sans merci s’engage

Rêveur, Télécel-Togo qui semble dormir sur ses lauriers va,  à partir de 2002, connaître des moments difficiles : la machine à vaincre de Togocel est lancé et la partie ne sera d’aucun répit. Tout ce qui est fait ou mijoté à Télécel trouve sa réplique chez Togocel. Parfois même Togocel le devance et commence ainsi par prendre des longueurs d’avance pour finalement se positionner comme le réseau leader.

En plus de son statut de société d’Etat qui lui assure des avantages fiscaux indéniablement importants, tout est mis en œuvre à Togocel pour assurer la motivation du personnel (prime de performance, augmentation de salaires, avantages sociaux alléchants), le  recrutement de cadres et de techniciens compétents, et assurer l’efficacité des commerciaux de l’entreprise.

Du côté de Télécel-Togo, contrairement à la période de lancement où tout est fait avec rigueur et efficience, c’est la course à la médiocrité qui a commencé en 2002.

Les recrutements sans complaisance vont laisser leur place au clientélisme ; l’absence d’éthique, un des principes de base de la rémunération entraînera la démotivation d’une catégorie du personnel qui proteste contre les énormes avantages accordés aux cadres ; les commerciaux du service clientèle passeront leur temps à raccrocher au nez des abonnés qui appellent pour leur soumettre des doléances, au mieux des cas ils (les abonnés) se font dire surtout les Week-end et les heures de service continue que les techniciens sont absents.

Au passage, Télécel-Togo supprimera entre 2002 et 2003 les cartes de 2500 F CFA, la messagerie (SMS) et réduira très sensiblement la durée de réception. Le tapis rouge est déroulé pour Togocel qui en période des fêtes de fin d’année 2003 met sur le marché les cartes de 2000 F CFA. Point n’est besoin de le dire, la remontée de la pente est assurée. Fin décembre 2004, la société a enregistré plus de 200.000 abonnés contre moins de la moitié pour son concurrent qui n’avait à son compteur plus que 70.000 abonnés.

En somme, tout était fait ici pour assurer l’écrasement de la société par Togocel qui est entrain, au même moment, de dérouler une arme de guerre impressionnante : la communication.

Publicité et promotion, les armes fatales

Il est de notoriété public que Togocel est l’une des entreprises togolaises qui communiquent le plus. Bien malin sera celui qui pourra se faire une idée précise des montants colossaux que la société investit dans la communication, à moins que les services  de la maison se décident à communiquer sur ces chiffres.

Depuis le début du bras de fer entre les deux sociétés, Togocel semble avoir trouvé l’arme par laquelle battre son concurrent.

Ainsi alors que Télécel qui disposait depuis son lancement des services comme le Postpaid, la conférence à trois, la mise en entente, la communication de groupe, etc.,  n’a pas jugé bon de communiquer dessus, Togocel qui venait de les mettre en place communique autour d’eux et donnent l’impression au public qu’il lui est fait de nouvelles offres inexistantes sur le marché. Ce qui n’est que logique puisque le rival d’en face n’a pas trouvé nécessaire de vendre ces produits.

Parallèlement à la communication produit ou service, les commerciaux de Togocel ont imaginé et mis en place des actions promotionnelles qui vont sonner le glas de l’écrasement de Télécel-Togo qui se voit alors obligé d’organiser de façon sporadique et irrégulière des actions du genre. A en croire des sources proches de la société, la plupart de ces campagnes auraient été soldé par des échecs.

Les campagnes «Kpono Pê » en 2005 précédé de «100% vacances » en 2004 n’auraient pas réussi comme bon nombre d’autres à inverser la tendance. D’aucuns diront que Togocel est le plus fort.

Et s’il y’avait des espions chez Télécel-Togo ?

Les conditions de lancement du GPRS, de la puce à 180 pays, de la carte de 1000 F CFA et bien d’autres services ou produits par Togocel amènent certains à prétendre qu’il y’aurait à Télécel-Togo des espions qui opèrent pour le compte de la concurrence.

En effet quelques semaines après le lancement en grand pompe par Télécel-Togo de la carte à 6, Togocel lui a répondu avec fracas par la puce à 180 qui donne la possibilité à l’abonné d’user de sa puce dans 180 pays du monde et à ensuite libéralisé le roaming qui jadis était coûteux, et donc réservé seulement à une niche de la clientèle.

En 2006, à peine Frédéric Ferraille, le nouveau patron de Télécel qui venait de succéder à Georges Wilson parti pour prendre les commandes de la banque Atlantique, a t-il dans une interview annoncé que sa société allait lancer avant la fin de l’année le GPRS, que l’équipe à Youssouf Bougounou (Directeur Commercial de Togocel assurant l’intérim actuellement) se serait dépêché pour devancer le concurrent en lançant au début du deuxième semestre le GPRS.

Sans pour autant justifier leurs propos, ceux qui pensent qu’il y’aurait des espions à Télécel-Togo qui oeuvrent en faveur de son puissant rival, prétendre encore que c’est pour mettre des bâtons dans les roues de Moov que la société d’Etat est depuis quelques jours déjà sur le terrain pour mettre en vente des puces à 2500 F CFA et des cartes de crédit de 1000 F CFA ; alors même que l’héritière des actifs de Télécel-Togo annonce des cartes de 500 F CFA, des puces de 2500fcfa et amène la communication internationale à 290 FCFA contre un tarif unique de communication fixé à 160 FCFA.

Fondé ou non, ces propos qui manquent par ailleurs de soubassements tangibles, ne sont de nature à remettre en cause la logique concurrentielle. Tous les moyens ne sont ils pas bon pour réussir ?

Moov, une ambition de taille

Au lancement de la nouvelle entité, les responsables de Moov ont affiché une certaine détermination à lui assurer une réussite malgré la « rudesse » de la concurrence.

Ainsi, ils annoncent avoir prévu un investissement de plus de 28 milliards de F CFA sur l’exercice 2006-2007 et entendent par la même occasion assurer dans les semaines à venir une couverture nationale mais aussi mettre toutes les dernières technologies de la téléphonie mobile à portée de la clientèle. Moov se veut en tout état de cause aujourd’hui un réseau qui ne raccrochera pas au nez de ses abonnés comme le faisait la désormais défunte Télécel-Togo.

En entendant la réalisation des promesses de Moov, tout porte à croire que le secteur de la téléphonie mobile togolais est en pleine expansion, et que seule la rigueur dans le management, le flair et le bon réflexe dans la prise de décision  permettront au meilleur de l’emporter. Pour le moment Togocel est très loin en avance et ne compte rien céder à son challenger.

Marc D. kouakani-assi

 

 

 
Football/ Succession a la tête de la FTF : Rétrospective sur les anciens présidents de la FTF

Le football, une discipline sportive introduite au Togo depuis la période précoloniale a connu une certaine popularité de par sa pratique par les jeunes du pays. C’est ainsi que très rapidement, dans les capitales successives du pays, de 1884 à 1897, à Baguida, à Zébévi puis à Lomé, a vu le jour une volonté  structuration du sport roi avec la création des premiers clubs.  Loin encore en 1954, le District de football du Togo est érigé et est membre à part entière de la Ligue de Football de l’Afrique Occidentale Française (AOF) intégrée à la Fédération Française de Football. Il était dirigé par Feu Monrose APEDO-AMAH jusqu’au 24 janvier  1960, où verra le jour la Fédération Togolaise de Football avec une durée de mandat illimitée. Si au départ le poste de président ne suscitait pas autant d’engouement comme c’est le cas aujourd’hui, il est à reconnaître d’après les analyses des confrères africains et européens que la pratique du football est devenue une affaire de gros sous et un business à dimension mondiale. A cet effet, à ce jour où il est question de doter le Togo d’un nouveau bureau de Fédération de football, ceci après le bourbier des primes du mondial Allemagne 2006 auquel le Togo a pris part, Golfe Info par ce numéro vous fait traverser les palmarès des différents présidents qui ont été mandatés à la tête de cette instance nationale du football.

Godfried Folly EKUE

1960 – 1971

En sa qualité de premier président de la FTF, il fut celui là même qui a su asseoir la fédération dans les instances africaine et mondiale, avec une affiliation à la F.I.F.A  en 1962 et à la CAF une année plus tard. Parlant de sélection nationale, c’est sous son mandat que le Togo s’est présenté pour la première fois aux jeux africains de Brazzaville en 1965. Au niveau des clubs l’Etoile filante de Lomé s’est illustrée au cours du mandat de Godfried Ekué dans un premier temps en remportant la coupe de l’A.O.F devenue Coupe Inter-fédérale, à Dakar en 1960 et ensuite en se classant vice-champion de la Coupe d’Afrique des Clubs Champions derrière le Tout Puissant Englebert de Lubumbashi (RDC) en 1969. Outre toutes ses réalisations, la plus grande chose qu’il aura réalisée pour le football togolais est certainement l’implication de son bureau dans la construction et l’inauguration du Stade Omnisports de Lomé. C’est d’ailleurs pour toutes ses expériences accumulées dans les instances du football national qu’il est aujourd’hui nommé président du comité d’organisation de la CAN 2007 des cadets qu’organise le Togo.

Seyi MEMENE

 (1971- 1972), (1977-1982), (1993-1998)

Aujourd’hui mandaté par la CAF (dont il est l’actuel premier vice président) et la FIFA pour organiser le scrutin du 09 janvier sensé remettre le football togolais sur les rails du succès, ce Général de l’armée togolaise aura été le seul à faire trois mandats différents à la tête de la FTF. Deuxième de la liste des présidents de la FTF, il aura eu le mérite d’avoir offert  au Togo le climat propice pour une  première qualification à la CAN seniors ; c’était à Yaoundé 1972 avec la génération des joueurs comme Apéti Edmond dit Dr Kaolo. Quant à son second mandat, il sera marqué par un triomphe de la sélection nationale à la Coupe du 20ème  anniversaire du Conseil de l’Entente en 1979 à Abidjan devant la Côte d’Ivoire sur la marque d’un but à zéro et par la redynamisation de la réforme amorcée depuis quelques années par son prédécesseur. Mèmène avant de se concentrer complètement sur ses hautes fonctions dans les instances du football international est revenu pour une troisième fois entre 1993 et 1998 pour qualifier le Togo pour sa 3ème  CAN  en 1998 chez le voisin Burkinabé.

Anani MATTHIA

1972 – 1974, 1984 (6mois)

Son premier passage à la tête de la FTF a été celui de la réforme sportive du football sur le plan national. Elle a été consacrée à un regroupement des clubs de la capitale en 4 zones à savoir, Lomé 1 (Etoile Filante – Modèle - DYTO), Lomé 2 (Unisport - Essor), Lomé 3 (Alliance - Freedom Star – Venus - Dragons), Lomé 4 (Racing Club – Real – Hearts of Oak – US Bénin de Lomé). Son retour d’un semestre en 1984 ne sera que pour assurer un intérim stérile sans résultat probant.

Hyppolite Ayité KOUEVI 1974–1977

Quatrième nom à s’inscrire au panthéon des présidents de FTF, le passage de ce monsieur ne sera pas aussi prolifique que cela pour faire suivre l’ascendance prise par le football togolais. On peut néanmoins mettre à son actif l’affiliation du Togo à l’Union des Fédérations Ouest Africaines de football (UFOA) en 1976.

Kodjovi AGBELEY 1982 – 1984

Sur le continent, il aura été le seul président de FTF qui pourra se taper la poitrine pour prétendre avoir goûté aux délices de trois différentes compétitions de grande envergure. Sous lui, l’équipe Nationale a participé à sa 2e phase finale de CAN à Abidjan en Côte d’Ivoire 1984. Avant même cette campagne ivoirienne, la sélection togolaise s’est déjà hissée finaliste de la  Coupe Houphouët Boigny de la Zone 3 du CSSA en 1982, 1983 et 1984 à Cotonou, Abidjan et Accra. Cette pente ascendante prise sera suivie en club par « les Scorpions noirs de Tokoin » (Agaza FC) qui fera un parcours héroïque en Coupe des Vainqueurs de Coupes. L’équipe des Verts a buté en finale de cette compétition contre « Arab Contractors » d’Egypte.

Zoumaro GNOFAME 1984-1989

Actuel président du comité national olympique togolais, il est le second Général à prendre les commandes de la FTF. Succédant à l’intérim de Anani Matthia, Gnonfame a connu un mandat éloquent en vivant en live l’exportation pour la première fois de l’histoire du football togolais hors des frontières africaines. Une sélection junior celle de la génération Bachirou se qualifie pour une phase finale Coupe du Monde Junior de la FIFA à Santiago de CHILI en 1987. Il na pas manqué de poursuivre la prépondérance du Togo en tournoi de la zone 3 du CSSA en 1985 et 1986 à Ouagadougou et Accra.

Edoh AGBEWONOU 1989 – 1993

Son mandat sera le plus terne en participation à une compétition internationale. Même si aujourd’hui par une reconnaissance de sa dévotion pour l’évolution du football, la CAF et la FIFA lui ont fait confiance pour accompagner la Commission Electorale Indépendante qui organise le congrès électif du 09 janvier prochain à la FTF,  l’actuel ministre de l’enseignement technique et de la formation professionnelle n’a réussi pour une seule fois à accompagner son pays en une phase finale de coupe d’Afrique ni de coupe du monde. Il n’a pu maintenir la barre là où l’a laissé ses prédécesseurs.

Rock GNASSINGBE 1998 jusqu’alors

Arrivé à la tête de la fédération avec un statut de comandant, cet homme en uniforme qui est à la fin de son deuxième mandat aura été l’un des plus chanceux patrons du football togolais même si son amateurisme manifeste  risque de porter un frein à sa volonté de briguer un autre mandat. Très tôt dans ses premiers quatre ans, l’équipe Nationale prit le nom Les Eperviers du  Togo. Dynamique, sa politique de jeunes permettra aux Eperviers Cadets de remporter le Tournoi International de la GOTHIA CUP en Suède en 1999. A l’heure du bilan général, il peut insérer dans son palmarès une qualification du Togo pour la phase finale du Tournoi de l’Union des Fédérations Ouest Africaines (UFOA) à Dakar au Sénégal en septembre octobre 2001, trois qualifications pour une phase finale de CAN 2000 à Accra (GHANA) émaillée par une querelle de voiture entre lui et l’entraîneur de l’époque, Goetlieb Goeller, CAN 2002 à Bamako au Mali et la CAN 2006 au Caire en Egypte. Plus enrichissant malgré le psychodrame de Wangen, la participation togolaise pour la Coupe du monde seniors Allemagne 2006  et la construction du siège de la FTF au cours de son mandat auront été le paroxysme de ses réalisations.

Qui sera le 9e président de la FTF ?

A cette question, plusieurs noms dont celui même du président sortant fusent sur les lèvres des journalistes et du public sportif national. Parmi eux on retrouve celui du président mécène de l’Union sportive de  Masséda, Tata Avléssi, du Président de Agaza Omnisport de Lomé, Auguste Sagbo, de l’ancien trésorier et ancien secrétaire général adjoint de la FTF, Lawson Louis Gallus et du président de Maranatha de Womé, l’honorable Gabriel Améyi. Mais reste à savoir si l’élection de l’un ou de l’autre de ces probables candidats  peut permettre au football national de sortir de ses sentiers battus dans lesquels il s’est aventuré depuis le retour de la Coupe du monde 2006.

        (Source: ftf-enligne.tg) Gabin A. KOISSIDJIN

 
Congrès électif du 09 janvier prochain à la ftf : Tata Avléssi de l’USM, candidat de la jeunesse ?

Révélé au grand monde du football national lors de la dernière saison qui a consacré son équipe, l’USM, comme championne de la D2 du Togo saison 2005-2006, Avléssi Tata, comme annoncé dans notre parution du lundi 11 décembre dernier sera bien candidat à la présidence de la Fédération togolaise de football. Telle est la dernière information communiquée par un des proches du président de l’USM.

Pour certains, cet homme d’affaire peut être le genre de candidat d’une jeunesse togolaise férue du beau football. Contre certaines voix qui pensent que ce dernier n’a pas un back ground à la hauteur des autres potentiels candidats, ces observateurs veulent y croire qu’ « aux âmes biens nées, la valeur n’attend point le nombre d’années ».

En effet, les multiples réalisations du patron incontesté et généreux des Lions du sud : « Union Sportive Masséda » peuvent donner raison à ces derniers. De par son soutien indéfectible à cette équipe pour laquelle il a su consacrer les moyens nécessaires pour se hisser dans la division d’élite du Togo, Tata Avléssi semble avoir auprès de ces admirateurs des arguments à faire valoir pour le relèvement du football togolais. Malgré un statut de promu, son club est aujourd’hui, après dix journées de compétition en Série A, 7e au classement, et ceux après avoir tutoyé à plusieurs reprises le peloton de tête. Entre autres actes déjà posés par ce natif de Masséda, on peut inscrire, la mise en chantier d’un stade moderne en plein cœur d’un village à qui il entend insuffler un air de ville togolaise avec un budget de 3.000.000.000 F CFA. Outre cette réalisation immensément importante pour la révolution du football dans cette localité de la préfecture de Vo, on note également dans l’agenda de ce candidat, la construction d’un lycée et d’un collège, œuvres déjà réalisées et un projet de création d’une école de football pour la formation de jeunes footballeurs à la base à en croire les sources proches du candidat. 

Au-delà de toutes ces considérations, tout porte à croire que les critiques à l’encontre de son ancien ami et président sortant de la FTF, Rock Gnassingbé, au lendemain de l’élimination des Eperviers en la Coupe du monde 2006, sont une volonté de rompre avec les idées « amateuristes, dictatoriales  et de gestion opaque». Avec des points de vue proches de l’ancien 2evice président de la FTF, Théodore Amégnran et actuel président de la ligue de Tabligbo-Vo, certains voient Tata Avléssi le candidat de ces anciens camarades présidents de club de l’ancienne ligue de Vo. 

En attendant le 26 décembre prochain pour la clôture de la liste des candidatures par la Commission Electorale Indépendante pour avoir une idée sur les candidats en lice, il faut noter que les candidatures déjà acquises sont, celle de Tata Avléssi qui anime une conférence de presse ce samedi pour donner les grandes lignes de son programme d’action et celle du président de Agaza,  Auguste Sagbo.

 

 

 

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