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accusations contre les igbos a lome : l’ambassade
du Nigeria réagit |
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Le chargé d’affaires de la République fédérale du
Nigeria au Togo, Adebola O. Labiran, a tenu hier
dans les locaux de l’Ambassade de son pays à Lomé,
un point de presse. Il était question de clarifier
un certain nombre de situations, par rapport aux
violences subies par la communauté Igbo, le 24
novembre 2006 à Lomé. En plus des ressortissants
nigérians présents en grand nombre pour la
circonstance, les journalistes étaient les
interlocuteurs privilégiés des organisateurs de la
rencontre. |
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Ainsi, partant de l’exemple que « deux stations
FM populaires à Lomé, Kanal FM et Nana FM avaient
diffusé l’histoire non fondée » d’un
« supposé meurtre rituel de 03 enfants commis par un
conducteur de taxi moto » pour le compte d’un
nigérian,
le chargé d’affaires a déploré « l’attaque
violente » dont ont été victimes les commerçants
Ibo au marché de Xédzranawoé, occasionnant des
dégâts matériels importants et un décès. M Adebola a
alors regretté que ces deux radios aient « dévié
de leur responsabilité sociale » causant ainsi
des violences « entre le peuple généralement ami
et hospitalier du Togo et leurs frères et sœurs du
Nigeria qui se sont installés et vivent en paix au
Togo depuis des années ».
Revenant sur les mêmes épisodes du genre qui
faisaient état l’année dernière de « disparition
de sexe » qui serait causée par les mêmes
résidents Ibos, le diplomate nigérian se référant
aux autorités togolaises, dénie également la
véracité de ces faits. « Je réitère ici que
l’Ambassade ne tolère aucun acte criminel causé par
les nigérians
au Togo », a-t-il précisé.
Un
débat s’en est suivi, permettant des échanges entre
la délégation officielle nigériane, les
journalistes, et les autres ressortissants du pays
de Olusegun Obasanjo. Il était essentiellement
question de déceler pourquoi parmi toutes les
communautés étrangères en général et nigérianes en
particulier résidant au Togo, seuls les Ibos sont
souvent indexés de commettre des actes
répréhensibles, frauduleux et vicieux ? Ce qui a
suscité l’intervention du chef local de la
communauté Igbo au Togo, chief Ezenwata Nico. Ce
dernier a retracé les liens de fraternité et de
cohabitation entre les siens et les diverses ethnies
du Togo et d’Afrique, depuis des lustres.
Il
a défendu sa communauté contre toute accusation
malsaine, soulevant plutôt qu’elle est travailleuse
et pleine d’esprit d’entreprise. Même son de cloche
chez le chef de toute la communauté nigériane au
Togo, El Hadj Gbadamassi Idrissou, qui a rappelé les
liens sacrés d ‘amitié qui ont toujours lié les
peuples nigérians et togolais, deux pays initiateurs
selon lui de la Communauté Economique des Etats de
l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).
Le
chargé d’affaires du Nigeria au Togo, Adebola O.
Labiran a rassuré les uns et les autres qu’à ce
jour, les autorités sécuritaires du Togo n’ont
encore prouvé la véracité des faits reprochés aux
Igbos. Il a réitéré sa disponibilité à coopérer avec
la justice togolaise, au cas où un ressortissant de
son pays serait impliqué dans une affaire de ce
genre. M. Adebola a profité de l’occasion pour
inviter la presse à éviter le sensationnel, et à
promouvoir plutôt la paix, l’harmonie, gages du
développement et de l’intégration économique.
En
début du mois dernier, des rumeurs persistantes
faisaient état du meurtre de 03 enfants par un
zémidjan (conducteurs de taxi-moto) et dont les
corps auraient été vendus à des
nigérians,
ont suscité diverses réactions de réprobation au
sein de la population togolaise. Il en résulte une
atmosphère de méfiance généralisée vis-à-vis des
Ibos, résidents à Lomé, et déjà suspectés par les
mêmes rumeurs d’orchestrer des arnaques (tromperies
diverses, escroquerie) sur Internet.
Le
détonateur de malaise qui couvait donc depuis
longtemps a donc été l’information qui a vite
circulé comme un éclair le 24 novembre 2006, faisant
état d’un taxi qui transporterait vers la police, un
Ibo arrêté en flagrant délit d’enlèvement d’enfant.
Le fief de ces ressortissants nigérians, le marché
de Xédzranawoé a alors connu des violences, où des
jeunes se sont attaqués à ces vendeurs qui y
occupent la majorité des stands.
Le
commissaire central de la ville de Lomé, M Pissang a
pour l’heure, nié les différentes accusations
portées contre cette communauté étrangère, ajoutant
toutefois que les investigations se poursuivent.
Aimé Dodji ABALO |
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Fin des états généraux de la fonction publique :
L’administration fera peau neuve |
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Ouverte en grande pompe le 05 décembre dernier par
le premier ministre du Togo, Me Yawovi Agboyibo, les
travaux des états généraux de l’administration
publique ont pris fin samedi avec à la clé une série
de recommandations. La cérémonie de clôture a été
présidée par le ministre du Travail, de l’Emploi et
de la Fonction publique, Foli-Bazi Katari. |
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Pendant 5 jours, les délégués ont travaillé
d’arrache-pied pour élaborer un remède approprié
contre les maux qui minent la fonction publique
togolaise.
En
substance, les travaux dirigés par le président des
états généraux, Messan Acouetey, ont permis de faire
des recommandations en deux volets.
Le
premier volet de ces recommandations formulées par
les délégués se résume en quinze points fondamentaux
et a trait à la grille salariale, à la valeur
indiciaire, aux indemnités et allocations de
retraite…
Au
rang des mesures préconisées, on a la révision du
cadre juridique, la rationalisation des structures,
ministères et services publics, l’élaboration des
plans de formation du personnel, la restructuration
et rationalisation des écoles nationales de
formation professionnelle, la promotion des NTIC, la
promotion de qualité, l’intégration des agents
temporaires dans la fonction publique, la
clarification de la situation des employés déflatés
des sociétés d’Etat et celles mixtes, l’accélération
de l’étude en vue de la prise en compte des agents
permanents par le statut général de la fonction
publique, la révision de la catégorie des emplois
sur la base des diplômes, l’élaboration du
répertoire des emplois et la disposition d’un cadre
physique propice au travail.
Quant au second volet, il est fait en 7 points et
porte sur les dispositions à prendre pour permettre
à l’Etat d’augmenter les recettes fiscales et faire
face de façon efficiente aux incidences financières
de ces états généraux.
Parmi les recommandations prises à ce niveau, on
retient l’assainissement de la gestion des
entreprises publiques afin qu’elles puissent
contribuer efficacement au budget de l’Etat,
l’application stricte du principe de l’unicité de
caisse dans la gestion des finances publiques, la
prise de mesures assurant la mobilité des
responsables à la tête des sociétés d’Etat, la mise
en place concomitante avec l’information des
services des douanes du guichet unique sur le
commerce extérieur, l’adoption d’une charte des
PME/PMI, la forte implication du secteur privé
national et des employés dans le processus de mise
en concession ou de la privatisation de certaines
sociétés d’Etat, ainsi que la mise en place rapide
d’un mécanisme de suivi et de mise en exécution des
conclusions et recommandations des états généraux de
l’administration publique par une structure
tripartite gouvernement-patronat-syndicats avec
l’appui des experts du Programme des Nations Unies
pour le Développement.
Malgré le vent d’espoir qui souffle sur le secteur
de la fonction publique en particulier et sur tous
les secteurs économiques du Togo en général depuis
le samedi dernier à la sortie des travaux, il faut
toujours être prudent, car l’application sur toutes
ses formes des recommandations reste la condition
sine qua non pouvant conduire à une résurrection de
l’administration publique togolaise.
Gabin KOISSIDJIN |
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