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Golfe Info

12 Dec Nov 2007 

[ 333: du 10 Nov 2007]  

Persistance du délestage du courant électrique : Des proches de Faure G. auraient bloqué les solutions de Gnininvi
Des caciques du pouvoir auraient décidé pour des raisons politiques, de maintenir le pays dans le noir. Le plan de sortie de crise élaboré par le ministre des Mines et de l’ Energie, Léopold Messan Gnininvi serait rangé dans les placards, bien que cela pourrait soulager les populations.

Depuis le retour au délestage, nombreux sont les togolais qui se posent des questions sur les approches de solutions annoncées par les autorités. Dans le temps, le gouvernement par le truchement de son ministre des Mines et de l’ Energie, avait promis entre autres, l’acquisition de deux groupes. D’après des sources proches du ministère des Mines, Léopold Messan Gnininvi après plusieurs démarches a pu obtenir un financement. « Le Ministre des Mines et de l’Energie vient d’obtenir un accord pour financer l’achat et l’installation dans notre pays de deux groupes d’une capacité de 44 KVA chacun et de la réalisation de deux interconnections entre Kara et Cinkassé et entre Lomé et Anèho », a-t-on appris tout récemment. Mais, « après une mission effectuée en Europe pour finaliser le dossier, le Ministre s’est vu opposer un veto des « services » de la présidence de
la République », confie un de ses collaborateurs.  Une information confirmée par le site d’information de la CDPA. Selon cette source d’informations, ce sont des raisons politiques qui sous-tendent la position des proches de Faure Gnassingbé. « Pour ces personnes habituées à l’opacité, toute résolution de la crise énergétique serait à l’avantage du parti politique dont est issu le ministre. Voilà comment ils nous maintiennent dans le noir alors que la solution à la crise est trouvée», peut on lire sur le site d’information du parti dont est issu le ministre.

Arrivé à la tête de ce ministère à la faveur de la formation d’un gouvernement d’union nationale « dicté » par l’accord politique global, Léopold Messan Gnininvi a pendant tout son « mandat » été secoué par la crise énergétique. Sur un autre plan, dans le dossier de la mise en place de la Société Nouvelle des Phosphates du Togo, il aurait été à plusieurs reprises « tourné en bourrique ». On raconte par exemple qu’il a été envoyé en mission exprès pendant qu’on s’apprêtait à désigner Koffi Sama comme président du conseil d’administration de la nouvelle société chargée de l’exploitation des phosphates.

Saturnin S. NOAMESSI

Selon la mission conjointe FMI/BAD/BM Pas de liquidation pour la BTCI
Alors que les informations faisaient état d’une probable liquidation de la banque togolaise du commerce et de l’industrie (BTCI), la mission conjointe FMI-BM-BAD qui séjourne actuellement au Togo vient d’en « décider » autrement. Lors d’une séance de travail avec les responsables de cette institution financière en fin de semaine dernière, les membres de cette mission ont recommandé une restructuration de la BTCI en lieu et place d’une liquidation. En effet, la banque togolaise pour le commerce et l’industrie, fait partie de la liste de ces sociétés d’Etat togolaises moribondes. Elle traîne selon les informations une dette colossale qui compromet son existence. 

Par ailleurs, dans le cadre de leurs consultations avec les autorités togolaises, la délégation BM-FMI BAD s’était entretenue jeudi avec le chef de l’Etat togolais, Faure Gnassingbé. Au sortir de cet entretien, le chef de la délégation, Christian Mumssen a laissé entendre que  le Togo a enregistré «beaucoup de progrès» ces dernières années, notamment dans la gestion des finances publiques. Se référant à l’application des recommandations faites par les précédentes missions conjointes, Christain Mumssen a estimé que «le contrôle a été renforcé au niveau des services des recettes et des dépenses, ce qui a permis au Togo d’apurer certaines dettes»,  avant de rappeler que son équipe et lui-même sont « à Lomé pour aider l’Etat togolais à exécuter un bon programme pouvant lui permettre de relancer la croissance économique et améliorer la situation sociale».

Ce lundi, les responsables du secteur de l’énergie, notamment le ministère des Mines et de l’Energie et la direction de la CEET auront la visite de l’équipe de la banque mondiale, du fonds monétaire internationale et de la banque africaine de développent.

La croissance annuelle du Togo n’a pas atteint 2% depuis 2005, selon les principaux indicateurs macro-économiques publiés en avril par l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).

Composée d’une vingtaine d’experts, la mission FMI/BM/BAD a déjà eu des entretiens avec le président Faure Gnassingbé, des ministres, ainsi que des responsables de certaines entreprises dont celle chargée de gérer le phosphate, principal produit d’exportation aujourd’hui sinistré.

Ces experts se sont également entretenus avec des responsables de la Société togolaise de coton (SOTOCO) dont la production a également dégringolé ces dernières années.

Comme d’autres bailleurs de fonds, le FMI et la BM n’ont plus mené depuis plusieurs années d’opérations de grande envergure au Togo, au lendemain de la rupture en 1993 des relations entre l’UE et Lomé pour «déficit démocratique».

 

Saturnin S. NOAMESSI

59eme journée internationale des droits de l’homme :  Mme Olatokumbo Ige: «La situation est positive au Togo»

« L’absence de graves violations au cours des dernières élections législatives au Togo est un signe que le pays est sur une voie positive en matière des Droits de l’Homme », c’est en ces termes que la représentante du Haut Commissaire des Nations Unies aux Droits de l’Homme au Togo, Mme Olatokumbo Ige a qualifié la situation des Droits de l’Homme dans le pays. Invitée ce  dimanche 09 décembre 2007 sur la Télévision Togolaise (TVT)  dans le cadre de la célébration de la 59e journée internationale des Droits de l’Homme ce 10 décembre, la représentante du HCDH-Togo a estimé qu’il y a une  nouvelle dynamique dans le domaine des Droits fondamentaux des humains en considérant les élections du 14 octobre dernier comme baromètre. Pour cette institution installée dans le pays il y a un peu plus d’un an, beaucoup restent cependant à faire pour véritablement asseoir le respect des principes des droits humains au Togo. « À partir de ce bon départ, nous allons rentrer dans le processus de consolidation des acquis que nous avons obtenus au cours de cette période électorale et renforcer les capacités de tous les acteurs intervenant dans le domaine » a déclaré Mme Ige avant d’ajouter que la volonté  du Chef de l’Etat de faire respecter les Droits de l’Homme et sa politique de réconciliation doivent passer par l’obligation des premières autorités à respecter ces Droits.

Le thème de la célébration de cette année, « l’Universalité des Droits de l’Homme et de la Justice » tire sa pertinence de la dégradation de la situation de ces Droits dans le monde entier.  « Au nom de la lutte contre le terrorisme, certains pays violent les droits des populations », a dénoncé la diplomate onusienne avant d’ajouter que ce thème permet de rappeler à tous que « tous les êtres humains ont les mêmes droits qu’il faut respecter ». Raison pour laquelle cette journée sera célébrée dans tous les chefs-lieux des régions du pays.

Cette célébration sera marquée au Togo par plusieurs manifestations notamment, la visite du HCDH-Togo à la prison civile de Lomé, la remise du passeport des Droits de l’Homme aux députés à l’Assemblée Nationale et la soirée des Droits de l’Homme au cours de laquelle des prix seront attribués à une autorité et au journaliste qui aura gagné le concours sur l’ « universalité des Droits de l’Homme » lancé par le HCDH. Toutes ces activités entrent ainsi dans le cadre de la préparation de la 60ème journée qui sera célébrée en décembre 2008 avec pour thème « dignité et justice pour nous tous ».

Sedjrawodo A. ADRY

 Passeport des Droits de l’Homme pour les députés togolais
L’une des nouveautés dans la célébration de la journée internationale des Droits de l’Homme au Togo cette année  est la délivrance aux parlementaires togolais du passeport des Droits de l’Homme. Selon Mme Olatokumbo Ige, « ce passeport est décerné aux personnalités qui s’engagent dans la défense et la protection des Droits Humains. Pour le Togo, la nouvelle Assemblée va avoir un rôle important à jouer, c’est pourquoi nous avons choisi cette opportunité de faire un plaidoyer auprès de ces députés pour qu’ils s’engagent davantage en faveur de la promotion des Droits de l’Homme ».

 Les nouveaux députés dont l’élection s’est déroulée dans une atmosphère plus ou moins calme et saluée par la communauté internationale, seront désormais sollicités pour jouer les premiers rôles dans la défense et la protection des droits de l’Homme dans le pays. Ces élus dont les formations politiques ont souvent été citées comme les instigatrices des violations des Droits de l’Homme serviront aussi de relais des messages relatifs au respect de ces droits auprès des leurs électeurs. Des messages qui ont été utilisés déjà par plusieurs candidats aux dernières élections au cours de la campagne où ils ont presque tous appelé au calme et au vote sans violence.

En faisant de ces parlementaires des personnalités engagées dans la protection  et la défense des droits de l’Homme, certains observateurs pensent déjà que « les lois pourront désormais être élaborées pour rayer définitivement l’impunité qui perdure dans le pays ».

 

Sedjrawodo A. ADRY

 

 
 
 
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