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Persistance du délestage du courant électrique : Des
proches de Faure G. auraient bloqué les solutions de
Gnininvi
Des caciques du pouvoir auraient décidé pour des
raisons politiques, de maintenir le pays dans le
noir. Le plan de sortie de crise élaboré par le
ministre des Mines et de l’ Energie, Léopold Messan
Gnininvi serait rangé dans les placards, bien que
cela pourrait soulager les populations.
Depuis le retour au délestage, nombreux sont les
togolais qui se posent des questions sur les
approches de solutions annoncées par les autorités.
Dans le temps, le gouvernement par le truchement de
son ministre des Mines et de l’ Energie, avait
promis entre autres, l’acquisition de deux groupes.
D’après des sources proches du ministère des Mines,
Léopold Messan Gnininvi après plusieurs démarches a
pu obtenir un financement. « Le Ministre des
Mines et de l’Energie vient d’obtenir un accord pour
financer l’achat et l’installation dans notre pays
de deux groupes d’une capacité de 44 KVA chacun et
de la réalisation de deux interconnections entre
Kara et Cinkassé et entre Lomé et Anèho »,
a-t-on appris tout récemment. Mais, « après une
mission effectuée en Europe pour finaliser le
dossier, le Ministre s’est vu opposer un veto des «
services » de la présidence de
la
République »,
confie un de ses collaborateurs. Une information
confirmée par le site d’information de la CDPA.
Selon cette source d’informations, ce sont des
raisons politiques qui sous-tendent la position des
proches de Faure Gnassingbé. « Pour ces personnes
habituées à l’opacité, toute résolution de la crise
énergétique serait à l’avantage du parti politique
dont est issu le ministre. Voilà comment ils nous
maintiennent dans le noir alors que la solution à la
crise est trouvée», peut on lire sur le site
d’information du parti dont est issu le ministre.
Arrivé à la tête de ce ministère à la faveur de la
formation d’un gouvernement d’union nationale « dicté »
par l’accord politique global, Léopold Messan
Gnininvi a pendant tout son « mandat » été
secoué par la crise énergétique. Sur un autre plan,
dans le dossier de la mise en place de la Société
Nouvelle des Phosphates du Togo, il aurait été à
plusieurs reprises « tourné en bourrique ».
On raconte par exemple qu’il a été envoyé en mission
exprès pendant qu’on s’apprêtait à désigner Koffi
Sama comme président du conseil d’administration de
la nouvelle société chargée de l’exploitation des
phosphates.
Saturnin S. NOAMESSI
Selon la mission conjointe
FMI/BAD/BM
Pas de liquidation pour la BTCI
Alors que les informations faisaient état d’une
probable liquidation de la banque togolaise du
commerce et de l’industrie (BTCI), la mission
conjointe FMI-BM-BAD qui séjourne actuellement au
Togo vient d’en « décider » autrement. Lors
d’une séance de travail avec les responsables de
cette institution financière en fin de semaine
dernière, les membres de cette mission ont
recommandé une restructuration de la BTCI en lieu et
place d’une liquidation. En effet, la banque
togolaise pour le commerce et l’industrie, fait
partie de la liste de ces sociétés d’Etat togolaises
moribondes. Elle traîne selon les informations une
dette colossale qui compromet son existence.
Par ailleurs, dans le cadre de leurs consultations
avec les autorités togolaises, la délégation BM-FMI
BAD s’était entretenue jeudi avec le chef de l’Etat
togolais, Faure Gnassingbé. Au sortir de cet
entretien, le chef de la délégation, Christian
Mumssen a laissé entendre que le Togo a enregistré
«beaucoup de progrès» ces dernières années,
notamment dans la gestion des finances publiques. Se
référant à l’application des recommandations faites
par les précédentes missions conjointes, Christain
Mumssen a estimé que «le contrôle a été renforcé
au niveau des services des recettes et des dépenses,
ce qui a permis au Togo d’apurer certaines dettes»,
avant de rappeler que son équipe et lui-même sont «
à Lomé pour aider l’Etat togolais à exécuter un bon
programme pouvant lui permettre de relancer la
croissance économique et améliorer la situation
sociale».
Ce
lundi, les responsables du secteur de l’énergie,
notamment le ministère des Mines et de l’Energie et
la direction de la CEET auront la visite de l’équipe
de la banque mondiale, du fonds monétaire
internationale et de la banque africaine de
développent.
La
croissance annuelle du Togo n’a pas atteint 2%
depuis 2005, selon les principaux indicateurs
macro-économiques publiés en avril par l’Union
économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).
Composée d’une vingtaine d’experts, la mission FMI/BM/BAD
a déjà eu des entretiens avec le président Faure
Gnassingbé, des ministres, ainsi que des
responsables de certaines entreprises dont celle
chargée de gérer le phosphate, principal produit
d’exportation aujourd’hui sinistré.
Ces experts se sont également entretenus avec des
responsables de la Société togolaise de coton
(SOTOCO) dont la production a également dégringolé
ces dernières années.
Comme d’autres bailleurs de fonds, le FMI et la BM
n’ont plus mené depuis plusieurs années d’opérations
de grande envergure au Togo, au lendemain de la
rupture en 1993 des relations entre l’UE et Lomé
pour «déficit démocratique».
Saturnin S. NOAMESSI
59eme journée internationale des droits de l’homme :
Mme
Olatokumbo Ige: «La situation est positive au
Togo»
« L’absence
de graves violations au cours des dernières
élections législatives au Togo est un signe que le
pays est sur une voie positive en matière des Droits
de l’Homme », c’est en ces termes que la
représentante du Haut Commissaire des Nations Unies
aux Droits de l’Homme au Togo, Mme Olatokumbo Ige a
qualifié la situation des Droits de l’Homme dans le
pays. Invitée ce dimanche 09 décembre 2007 sur la
Télévision Togolaise (TVT) dans le cadre de la
célébration de la 59e journée
internationale des Droits de l’Homme ce 10 décembre,
la représentante du HCDH-Togo a estimé qu’il y a
une nouvelle dynamique dans le domaine des Droits
fondamentaux des humains en considérant les
élections du 14 octobre dernier comme baromètre.
Pour cette institution installée dans le pays il y a
un peu plus d’un an, beaucoup restent cependant à
faire pour véritablement asseoir le respect des
principes des droits humains au Togo. « À partir
de ce bon départ, nous allons rentrer dans le
processus de consolidation des acquis que nous avons
obtenus au cours de cette période électorale et
renforcer les capacités de tous les acteurs
intervenant dans le domaine » a déclaré Mme Ige
avant d’ajouter que la volonté du Chef de l’Etat de
faire respecter les Droits de l’Homme et sa
politique de réconciliation doivent passer par
l’obligation des premières autorités à respecter ces
Droits.
Le
thème de la célébration de cette année, « l’Universalité
des Droits de l’Homme et de
la
Justice »
tire sa pertinence de la dégradation de la situation
de ces Droits dans le monde entier. « Au nom de
la lutte contre le terrorisme, certains pays violent
les droits des populations », a dénoncé la
diplomate onusienne avant d’ajouter que ce thème
permet de rappeler à tous que « tous les êtres
humains ont les mêmes droits qu’il faut respecter ».
Raison pour laquelle cette journée sera célébrée
dans tous les chefs-lieux des régions du pays.
Cette célébration sera marquée au Togo par plusieurs
manifestations notamment, la visite du HCDH-Togo à
la prison civile de Lomé, la remise du passeport
des Droits de l’Homme aux députés à l’Assemblée
Nationale et la soirée des Droits de l’Homme au
cours de laquelle des prix seront attribués à une
autorité et au journaliste qui aura gagné le
concours sur l’ « universalité des Droits de
l’Homme » lancé par le HCDH. Toutes ces
activités entrent ainsi dans le cadre de la
préparation de la 60ème journée
qui sera célébrée en décembre 2008 avec pour
thème « dignité et justice
pour nous tous ».
Sedjrawodo A. ADRY
Passeport
des Droits de l’Homme pour les députés togolais
L’une
des nouveautés dans la célébration de la journée
internationale des Droits de l’Homme au Togo cette
année est la délivrance aux parlementaires togolais
du passeport des Droits de l’Homme. Selon Mme
Olatokumbo Ige, « ce passeport est décerné aux
personnalités qui s’engagent dans la défense et la
protection des Droits Humains. Pour le Togo, la
nouvelle Assemblée va avoir un rôle important à
jouer, c’est pourquoi nous avons choisi cette
opportunité de faire un plaidoyer auprès de ces
députés pour qu’ils s’engagent davantage en faveur
de la promotion des Droits de l’Homme ».
Les nouveaux députés dont l’élection s’est déroulée
dans une atmosphère plus ou moins calme et saluée
par la communauté internationale, seront désormais
sollicités pour jouer les premiers rôles dans la
défense et la protection des droits de l’Homme dans
le pays. Ces élus dont les formations politiques ont
souvent été citées comme les instigatrices des
violations des Droits de l’Homme serviront aussi de
relais des messages relatifs au respect de ces
droits auprès des leurs électeurs. Des messages qui
ont été utilisés déjà par plusieurs candidats aux
dernières élections au cours de la campagne où ils
ont presque tous appelé au calme et au vote sans
violence.
En
faisant de ces parlementaires des personnalités
engagées dans la protection et la défense des
droits de l’Homme, certains observateurs pensent
déjà que « les lois pourront désormais être
élaborées pour rayer définitivement l’impunité qui
perdure dans le pays ».
Sedjrawodo A. ADRY |