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L’UFC
bientôt au gouvernement : Gilchrist Olympio «Me
Agboyibo ne nous gêne pas» |
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Lundi dernier, les neuf délégations ayant pris part
au dialogue national ainsi que les représentants de
l’Union Européenne et de la Communauté Economique
des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) se sont
rendus à Ouagadougou, la capitale du Faso sur
invitation du facilitateur, Blaise Compaoré pour une
évaluation du chemin parcouru dans l’application de
l’Accord Politique Global, signé le 20 août dernier
à Lomé et poser les jalons du comité de suivi
recommandé par cet accord . Au terme des travaux, le
facilitateur a demandé au chef de l’Etat togolais,
Faure Gnassingbé et au Premier Ministre, Me Yawovi
Agboyibo de « remanier le gouvernement ». Cette
option, si elle venait à se concrétiser, permettra à
l’Union des Forces de Changement (UFC) de participer
pour la première fois depuis le déclenchement du
processus démocratique au Togo à la gestion des
affaires du pays, aux côtés de son « éternel »
rival, le Rassemblement du Peuple Togolais (RPT) au
pouvoir depuis plusieurs décennies. Mais la question
est de savoir si l’UFC saura saisir cette autre
ultime « main tendue » ? De l’autre coté, on se
demande si le président du RPT répondra
favorablement à cette requête du facilitateur… |
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En
réaction à l’entrée annoncée de l’UFC au
gouvernement, le Directeur de cabinet de la
présidence togolaise, Pascal Bodjona s’est dit
confiant, de ce que le chef de l’Etat serait prêt à
ouvrir le gouvernement à toutes les formations
politiques qui ont pris part au dialogue.
Le
parti de Gilchrist Olympio avait vivement critiqué
le choix du premier ministre, au motif que la
promesse de la Primature lui avait été faite de
façon tacite. Ce point non précisé dans l’Accord
aurait été un compromis implicite entre les deux
éternels rivaux (UFC-RPT). Des sources proches de l’UFC
confirment l’existence d’un tel compromis entre ces
deux partis qui se disputent le leadership politique
togolais. Les mêmes sources indiquent que cette
alternative dans la résolution de la crise
constituait un élément de motivation, une
contrepartie dans la signature de l’Accord par l’UFC.
En d’autres termes, le parti de Gilchrist allait
refuser de signer le document s’il avait suspecté
que la primature lui échapperait.
Présent dans la capitale du Faso sans pour autant
participer aux assises, Gilchrist Olympio a déclaré
que « dès que la question du gouvernement s’est
posé », son parti a écrit à Faure Gnassingbé
pour recevoir de lui « certaines clarifications »,
notamment en ce qui concerne l’usage qu’il entendait
faire de l’article 66 de la constitution par lequel
il « a le droit à lui tout seul de nommer et
révoquer les ministres et le premier ministre ».
Poursuivant, Mr Olympio déplorant que le premier
ministre ait été nommé sans consulter son parti,
reconnaît quand –même que cela ne constitue pas un
point d’achoppement : « Me Agboyibo ne nous gêne
pas », a-t-il relativisé. Le président de l’UFC
a également ajouté avoir remis à Faure Gnassingbé
« une fiche avec les modalités pour rentrer
éventuellement dans un gouvernement ». M.
Olympio se dit alors être en attente des suites à
donner par le Chef de l’Etat. Pour lui, les
revendications concernent certains postes
ministériels et « la liberté pour leurs ministres
de pouvoir opérer et de pouvoir faire entendre leurs
voix ».
En
réalité, la non participation du « principal
parti d’opposition togolaise » à l’équipe
gouvernementale a mis à l’eau, toutes les démarches
isolées, confidentielles, voire secrètes organisées
à Abuja (Nigeria), Sant’Egidio (Italie) et Accra
(Ghana) entre le pouvoir togolais et son grand
challenger électoral.
Pour l’instant, le RPT partagé entre la confiscation
du pouvoir et le rapprochement avec ses opposants
après la signature de l’Accord Politique Global, n’a
pas la tâche facile, ou mieux, use de toutes les
ruses pour conserver l’essentiel d’un pouvoir
conquis avec problème. Ainsi, au moment où l’UFC
criait au drible dans le choix d’un premier ministre
issu du CAR, le camp de ce premier ministre,
peut-être assez satisfait d’avoir conquis
l’essentiel, ne sait inquiété outre mesure de la
nomination du leader de la CPP, Edem Kodjo comme
ministre d’Etat ne siégeant pas au conseil des
ministres. Dieu merci, la cohabitation ne semble
souffrir d’aucun soubresaut, les opposants au
gouvernant s’étant soudain tus, au nom peut-être de
la solidarité gouvernementale, tout allant pour le
mieux dans le meilleur des mondes à la togolaise.
Le
pouvoir RPT a été sérieusement au plus bas de sa
crédibilité aux lendemains de l’élection du 24 avril
2005 qui a vu la victoire contestée de Faure
Gnassingbé à la tête de l’Etat togolais. Cette
contestation populaire a été violemment réprimée par
l’armée togolaise selon les rapports d’une mission
d’établissement des faits dépêchée par l’ONU à Lomé.
En
quête d’une meilleure image, de légitimité et de la
sympathie des bailleurs de fonds, le pouvoir du
nouveau président a multiplié des gestes d’ouverture
envers l’opposition togolaise longtemps brimée par
le défunt président, Gnassingbé Eyadema. Pour
reprendre sa coopération coupée avec le Togo pour « déficit
démocratique » ; l’Union Européenne, principale
partenaire en développement, a reconduit une
feuille de route (qui est un code de bonne conduite
en matière de démocratie et des droits de l’homme )
tracée depuis Gnassingbé père. Le point culminant de
ces 22 engagements a été la signature d’un accord
politique global entre le pouvoir togolais et
l’opposition dite traditionnelle le 20 août 2006 à
Lomé sous la houlette de Blaise Compaoré, Président
du Faso. Les différents points contenus dans
l’accord sont confiés au gouvernement d’union
nationale que dirige Me Yawovi Agboyibo du CAR
(Comité d’Action pour le Renouveau). Mais jusque là
il ne s’agit que d’une décrispation partielle de la
crise qui secoue ce petit pays de l’Afrique de
l’ouest (56.600 Km2)
depuis un bouillant matin d’octobre 1990. Le jeune
président du Togo inspiré par sa pléiade de
conseillers a encore à faire pour accrocher à son
tableau de chasse (à l’instar de la CPP, le PDR, le
PSR, le CAR, la CDPA), la récalcitrante UFC.
Des Ministres se tiendraient la tête, inquiets pour
leur part du gâteau qui pourrait s’envoler au profit
de la révision des portefeuilles pour l’entrée de l’
UFC. Par ailleurs, à moins que la sagesse ne
prévale, on peut craindre qu’il y ait des étincelles
dans l’air, au vu des antagonismes CAR-UFC affichés
ces derniers temps. Le « détia », en dehors
du RPT, a désormais plus d’adversaires que de par le
passé.
Dodji Aimé ABALO & Noël Y. A. GLISSOU |
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Faure aujourd’hui à Bruxelles : Le président
légitimé du Togo prend goût à l’Europe |
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Apres sa légitimation rendue possible grâce à
l’aboutissement heureux du dialogue inter togolais,
Faure Essozimna Gnassingbé qui s’est vu les portes
de l’occident s’ouvrir devant lui, s’envole pour une
seconde fois en moins de trois mois pour Bruxelles.
Ce déplacement qui s’inscrit dans le cadre de la
célébration des journées européennes de
développement, constitue également une opportunité
pour le pouvoir, de plaider pour une reprise
effective de la coopération avec l’Union Européenne.
L’institution a suspendu ses relations avec le pays
pour « déficit démocratique ». |
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Pour palier cette carence, le Togo s’est engagé le
14 avril 2004 devant « l’Europe des 25 » à respecter
une feuille de route établie en 22 points. Depuis
lors, des réformes ont été entreprises et c’est dans
ce cadre que le dialogue inter togolais a abouti le
20 août dernier à la signature entre les principaux
protagonistes de la crises, d’un accord politique
global. Cet accord qui porte essentiellement sur les
conditions dans les quelles devront se dérouler les
prochaines élections législatives, la dernière étape
des conditions de l’institution européenne pour une
reprise effective de sa coopération avec le Togo,
constitue un argument fondamental que le pouvoir
compte utiliser pour convaincre son interlocuteur de
sa bonne foi.
En
effet, il est annoncé que Faure Gnassingbé plaidera
au cours de son déplacement pour un déblocage du 9ème
FED. Selon des sources proches de la présidence, le
chef de l’Etat aura à cet effet une séance de
travail avec le commissaire européen au
développement et à l’aide humanitaire, Louis Michel.
Avec le dossier de la mise en application des
accords de Ouaga IV et le tout récent développement
que constitue la mise en place du comité de suivi et
les tractations pour une éventuelle entrée de l’UFC
au gouvernement, Faure joue le tout pour le tout
pour convaincre. Si cette mission réussit, cela
devra aboutir à la signature du programme indicatif
national, l’instrument pouvant rendre éligible le
Togo au 9èm FED.
D’un montant global de 40 millions d’euros soit
environ 26 milliards de francs CFA, cette somme
pourra permettre de financer certains projets de
développement.
Les Fonds Européens de Développement constituent un
instrument financier issu de l’accord de Cotonou et
sont destinés à apporter un appui aux 78 pays
d’Afrique, des Caraïbes et des Pacifiques. Le Togo
étant « sous sanction » n’a pu bénéficier des
capitaux des 7ème et 8ème FED.
Outre cette mission fortement diplomatique, Faure
Gnassingbé participe au même titre que ses pairs
africains, au forum de la gouvernance.
Sassou AGBOLO-NOAMESSI |
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Règlement de la situation des ex-agents de
Air-Afrique : Qu’en disent les autorités togolaises
? |
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Les ex-employés sénégalais de la compagnie
interétatique Air Afrique seront indemnisés par
l’Etat sénégalais, a-t-on appris hier sur RFI. Ce
faisant, le Sénégal rejoint la longue liste des
anciens Etats actionnaires de la défunte air Afrique
qui, à défaut d’un règlement collectif des droits
des ex agents de cette compagnie, ont décidé de
sortir leur ressortissants de la précarité dans
laquelle ils étaient « renvoyés » après la
liquidation des actifs de cette compagnie
panafricaine. Face a cette décision des autorités
sénégalaises, d’aucuns se demandent ce qu’entendent
faire leurs homologues togolaises qui semblent
jusque là insensibles aux démarches des
ressortissants nationaux. |
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En
2001 la multinationale Air Afrique, après plusieurs
années de tergiversation et de tentatives de
sauvetage a été finalement liquidée.
Le
1er juillet 2002, le juge commissaire
commis par les Etats actionnaires pour suivre la
liquidation a ordonné le licenciement collectif des
agents de la compagnie. Le sort de ceux-ci a été,
selon le cadre juridique de l’OHADA (Organisation
pour l’Harmonisation du Droit des Affaires) portant
règlement des droits des travailleurs dans le cadre
de la procédure en matière d’apurement du passif,
confié a un Syndic Unique. Celui-ci, d’après
l’ordonnance du juge commissaire devrait disposer
des recettes de certaines activités résiduelles,
notamment « l’assistance des vols des compagnies
tierces aux fins de règlement des droits de
résiliation des travailleurs ». Malheureusement,
ce syndic principal unique établit par l’Etat
ivoirien qui abritait le siège de la multinationale,
a fuit ses responsabilités et n’a pas pu user des
prérogatives qui lui sont confiées par les chefs
d’Etat des pays actionnaires ; les autorités
ivoiriennes ayant choisi de soustraire au contrôle
de ce syndic, l’activité résiduelle sus mentionnée
qui générerait annuellement, entre sept et huit
milliards de FCFA sur l’aéroport d’Abidjan.
Face à l’impasse, certains Etats actionnaires comme
le Tchad, le Bénin, le Niger, la Mauritanie, le
Congo, la Centrafrique, le Burkina Faso, le Mali et
le Sénégal ont décidé de réagir. Ainsi es autorités
de ces pays ont mis en place des régies nationales
pour recouvrir les recettes de l’activité
d’assistance des vols des compagnies tierces afin de
les consacrer au règlement des droits légaux et
sociaux de leurs ressortissants et autres agents en
activité sur leur territoire national au moment où
la liquidation a été prononcée.
Comme à son habitude, le Togo s’est singularisé dans
le règlement de ce dossier en refusant de le prendre
en charge.
Toutefois, un syndic national a été mis en place et
les dirigeants du syndicat des employés en activité
sur le territoire national ont saisi ce syndic qui a
réussi à verser aux agents, 20% de leurs droits.
Le
sort des togolais expatriés n’étant naturellement
pas pris en compte par ce syndicat, leur dossier
restait toujours en suspens.
Entre temps des sources proches de ces
togolais
d’Air Afrique indiquent que, « prétextant que les
autres pays ont créés leur propre régie,
la
Côte d’ivoire qui fut la première à soustraire des
attributions du Syndic Unique, les activités
d’assistance, va s’accaparer des recettes de
l’aéroport d’Abidjan pour verser à certains de ses
ressortissants, et ceci de façon informelle, une
partie de leurs droits ».
Les ressortissants togolais, s’étant aperçus que
personne ne s’occupait de leur sort, ont entrepris
des démarches auprès des autorités togolaises.
Ainsi, au cours du dernier trimestre de l’année
2005, notamment au mois de septembre, plusieurs
correspondances ont été adressées par l’Association
des Ressortissants Togolais d’Air Afrique (ARTAA),
au ministre des Transports, à celui des Droits de
l’Homme, et à la ministre des Affaires Sociales.
Face au silence du ministre des Transports d’alors,
les dirigeants de cette association ont adressé un
courrier en novembre 2005 au Premier ministre de
l’époque, Edem Kodjo.
Celui-ci avait alors mis en place une commission qui
avait pour mission de faire des propositions dans le
but du règlement des droits légaux à ces
ressortissants togolais. Son départ de la primature,
aurait entraîné l’enterrement du dossier.
Approché par l’ARTAA, « l’ancien nouveau »
ministre des transports se serait montré indisposé à
traiter le dossier.
Face à l’impasse dans laquelle semble s’enliser
cette situation des ex-employés de Air Afrique, il
est évident de se demander si les autorités
togolaises qui disent n’avoir que pour seul souci,
l’épanouissement de leurs populations, pensent
vraiment à ces compatriotes qui ne se battent que
pour rentrer dans leurs droits.
Pour l’heure, aucun signe encourageant ne se profile
à l’horizon et le débat reste entier. L’ère nouvelle
étant le slogan de Faure Gnassingbé, il est temps
que celui-ci prenne en charge personnellement cette
affaire pour sortir les ex-employés de Air Afrique
de la précarité dans laquelle ils croupissent
actuellement. De même, l’actuel locataire de la
primature aura beaucoup à gagner s’il tentait de
résoudre ce problème.
Marc D.
kouakani-assi |
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Élection a la tête de la FTF : Rock et ses
adversaires seront départagés le 9 janvier 2007 |
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Comme annoncée dans le fax de la Fifa en date du 06
novembre dernier envoyé à la FTF et à son président
Rock Gnassingbé, la réunion de travail entre les
délégués de la Fédération
internationale de football, de la
CAF et le président de la Commission
électorale indépendante, Séyi Méméne, s’est tenue à
Tunis le samedi 11 novembre, date de la finale de la
ligue africaine des champions. |
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Au
cours de cette séance qui a également connu la
participation des deux membres de la mission
conjointe CAF/Fifa, Slim Aloulou et Jans Peeters, il
a été essentiellement question de la fixation d’une
nouvelle date pour la tenue du congrès devant mettre
fin au mandat de l’actuel bureau de la FTF et des
dispositions à prendre pour assurer un scrutin libre
et transparent.
En
parcourant les décisions prises, il ressort en
substance que les élections se tiendront le 9
janvier de l’année 2007 sous la conduite de la
Commission électorale indépendante mise en place par
la Fifa, et non par le bureau exécutif de la FTF.
Par ailleurs, la totalité de la procédure devant
conduire à ce scrutin : plan de l’élaboration et du
respect du calendrier électoral (fixation de l’appel
à candidatures, convocation du congrès…),
vérification du mandat des électeurs tout comme la
mise à la disposition des moyens logistiques est
confiée à cette même CEI. Ce qui suppose que la FTF
et tout son bureau sont mis en quarantaine et
devront être traiter au cours de ces deux mois de
préparation du congrès comme de simples participants
au même titre que les autres délégués qui seront
conviés au congrès.
Pour arriver à cette fin qui augure selon certains
observateurs un lendemain meilleur pour le football
togolais, la Fifa a tenu à financer en partie ce
congrès électif qui doit, d’après le fax du 6
novembre, être régis par les textes de la FTF de
1994. Il est prévu à cet effet « une subvention à
verser sur un compte bancaire spécial FTF- CEI dont
les signataires seront conjointement le président et
le secrétaire de
la
CEI » ;
ceci après avoir envoyé à la Fifa le budget
prévisionnel du prochain congrès.
Pour garantir la transparence, le scrutin connaîtra
la supervision d’une délégation CAF /Fifa dont la
constitution est attendue dans les prochains jours.
Gabin A.
Koissidjin |
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