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21 Oct 2006

[ 168 : du 20 Oct 2006]  
Fin de la mission d’évaluation de l’UE : «Pas de précipitation pour les élections»

La délégation de l’union Européenne arrivée à Lomé pour d’une part échanger avec les différents acteurs de la scène politique togolaise de la mise en application de l’accord politique global et d’autre part évaluer le processus de mise en application des 22 engagements avec le récent aboutissement heureux du dialogue inter togolais, a achevé hier sa mission. Pendant son séjour togolais, la délégation a rencontré les différentes parties ayant pris part au dialogue et discuté des conditions nécessaires pour une tenue effective d’élections législatives libres, transparentes et équitables, condition sine qua none pour une reprise effective de la coopération entre l’Union Européenne et le Togo.

Si pour les uns les conditions sont dorénavant réunies pour des élections qui ne souffriront d’aucunes contestations, pour d’autres, il convient de mettre l’accent sur les stratégies à mettre en place pour garantir la clarté des futures échéances. C’est ainsi que les représentants du CAR de Me Yawovi Agboyibo, avec à sa tête Me Apévon, ont demandé l’accélération de la procédure afin que les différents points mis en suspens au cours du dialogue et qui interviennent dans le processus soient vite abordés par le gouvernement d’union. Conformément à l’accord politique global, c’est au nouvel exécutif que revient la charge de discuter et de décider de certains points sensibles du processus électoral notamment le mode de scrutin. Une disposition qui selon la CDPA de Léopold Messan Gnininvi tire son essence du sort connu par les précédents accords politiques. Pour ce parti, l’actuel gouvernement qui en fait, est un gouvernement de mission doit mettre tout en œuvre pour faire aboutir le processus de réconciliation par l’organisation sans faille des élections en perspective.

Du coté de l’Union des Forces de changement de Gilchrist Olympio, on estime que la mise en application des 22 engagements a connu certes des progrès mais il reste beaucoup à faire puisque, a-t-elle signalé, certains de ses militants seraient toujours détenus. 

Quant à l’application de l’accord politique global, l’UFC a déploré la procédure ayant conduit à la formation du gouvernement d’union nationale. Selon Patrick Lawson, tout « s’est fait dans la précipitation donnant ainsi l’impression de vouloir exclure l’UFC du processus ». Le parti a également relevé des insuffisances de l’accord et a souhaité une meilleure implication de l’Union Européenne dans la résolution du problème togolais. L’UFC est la seule formation politique ayant pris part au dialogue dont aucun représentant ne figure dans le gouvernement (du moins à titre officiel).

Un gouvernement qui estime tout comme le RPT, le PDR et la CPP que l’Etat togolais a respecté la totalité des 22 engagements. Pour ces trois partis, le dialogue étant allé au-delà des recommandations inscrites dans la feuille de route de l’Union Européenne, il est évident que toutes les garanties sont réunies pour des élections équitables.  C’est dans ce cadre que le gouvernement a rassuré la délégation au cours de la séance de travail qu’il a eu hier soir avec la mission au ministère des affaires étrangères, que des dispositions pratiques sont prises pour un accomplissement effectif de sa principale mission. La séance de travail a rassemblé les différents départements ministériels qui doivent intervenir dans le processus électoral.

La mission de l’UE après constatation des progrès réalisés dans la mise en application des 22 engagement a émis le vœu que ce processus de réconciliation enclenché, puisse se poursuive et aboutir. Aussi a-t-elle convié les autorités à ne pas se laisser entraîner par la précipitation dans l’organisation des élections. L’important est de réunir les conditions nécessaires à la transparence de ces élections, a laissé entendre le représentant de la commission de l’UE, Manuel Lopez Blanco.

L’ensemble de la délégation de l’UE a félicité tous les acteurs politiques pour leur volonté à rester dans l’esprit de consensus qui a prévalu lors du dialogue inter togolais, esprit qui a permis un aboutissement heureux de ces pourparlers.

Au cours de son séjour, la mission a également rencontré le président Faure Gnassingbé, le premier ministre, Me Yawovi Agboyibo. La rencontre avec la CENI, un souhait de la délégation n’a pu se tenir.

Saturnin S. NOAMESSI

 

 

Promotion des entreprises féminines au Togo  : L’accès aux microfinances s’impose
La femme est au cœur de toutes les réflexions et de toutes les stratégies touchant au développement dans sa globalité. Il apparaît, dès lors, impérieux que cette couche importante de la population mondiale ait accès aux notions actualisées sur des concepts tels l’ « entreprenariat, la micro finance et le leadership féminin ». C’est le thème d’un séminaire atelier qu’organise depuis le mercredi 18 octobre 2006 à Lomé, l’Association des Femmes Chefs d’Entreprises du Togo (AFCET) avec la collaboration de l’African Business Round Table (ABR) et l’appui du Fonds des Nations Unies pour la Population (FNUAP). La cérémonie officielle de lancement de cette activité a eu lieu hier à la salle Kéran de l’Hôtel 2 février en présence du ministre des Petites et Moyennes entreprises et de la Promotion de le Zone Franche et de plusieurs autorités administratives.

Le ministre Bernard Edjaidé Walla s’est félicité de l’organisation de ce séminaire atelier qui, selon lui, contribuera au renforcement des capacités et des compétences des femmes entrepreneurs.

Il a réaffirmé sa conviction de l’impact qu’a l’implication des femmes dans le développement économique et social du Togo, ce qui passe nécessairement par l’accroissement des connaissances et des compétences des femmes en tant que « créatrices et gestionnaires d’entités économiques viables, créatrices d’emploi et porteuses de croissance ». Le ministre Walla a déploré les obstacles qui, dans les pays sous-développés, empêchent les femmes d’avoir accès aux services financiers traditionnels, les banques en l’occurrence. Il les a invités à se tourner vers la microfinance qui est, selon lui, un moyen efficace pour renforcer le pouvoir d’action des femmes. « En mettant des ressources financières entre les mains des femmes, les institutions de microfinance contribuent à supporter et à promouvoir l’égalité entre les sexes » qui reste un frein au développement, a ajouté le ministre.

La présidente de l’AFCET, Candide Bamézon Lèguèdè a, elle aussi, insisté sur l’implication des femmes dans le processus de croissance du Togo. Elle a donné les objectifs de ce séminaire atelier qui permettra entre autres aux femmes de se « familiariser avec le concept de l’entreprenariat, de microfinance, de management et de leadership ; de définir une vision personnelle pour les entreprises et d’améliorer les habilités communicationnelles ». Mme Lèguèdè a remercié les différents partenaires dans l’organisation de cette activité.

L’Association des Femmes Chefs d’Entreprises du Togo a été créée en novembre 2001 à Lomé. Elle regroupe une quarantaine de membres imbus de la nécessité de mettre en commun leurs potentialités en vue d’aider au développement de leurs zones économiques. Le séminaire atelier qui prend fin aujourd’hui rentre dans le plan d’action à court terme de l’African Business Round Table, une association d’hommes d’affaires du continent noir.

Edem K. ASSIGNON

 
 

 

 

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