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La
tâche essentielle qui incombe au gouvernement
d’union nationale que dirige Me Yawovi Agboyibo est
l’organisation des élections législatives en 2007
avant la fin du mandat de l’actuel parlement
composé en majorité des députés RPT. La
configuration actuelle de la scène politique
togolaise suscite la création des alliances de
partis politiques en vue de la réalisation de
meilleurs scores au cours de ces échéances. C’est
dans cette optique que le Comité d’Action pour le
Renouveau (CAR) de Me Yawovi Agboyibo et l’Alliance
dirigée par Dahuku Peré, seraient en pourparlers
pour créer un cadre consensuel en attendant la
fixation des calendriers électoraux. « C’est
bien que quelqu’un s’intéresse à nous. Pour la
participation aux élections législatives, la
présence de l’Alliance dans certaines préfectures
peut aider certains partis », a déclaré M Peré.
Mais il a reconnu que cette éventualité de s’unir au
CAR est au point de discussions.
Sur la convocation du corps électoral en juin comme
l’a déclaré Faure Gnassingbé en septembre dernier
lors de son périple européen, le président de
l’Alliance a rejeté toute manœuvre visant à
précipiter les choses et a estimé que cette question
relève de la compétence des organes chargés
d’exécuter l’organisation du scrutin. « Il
revient aux organes techniques d’apprécier ce
délai. C’est l’Accord Politique Global qui dicte la
feuille de route, les techniciens doivent prendre le
temps nécessaire pour le faire », a-t-il
précisé.
Sur l’absence de l’Alliance au dialogue ainsi que
certaines formations politiques, M Péré a regretté
cet état de fait mais semble se tourner résolument
vers l’avenir « les gens ont choisi de négocier
sans nous. Mais l’avenir est plus déterminant que le
présent », fait-il noter et rejette toute idée
de revendication ri gueuse comme le conçoit Nicolas
Lawson du PRR (un autre parti qui n’est pas associé
au dialogue) qui attend mener une « guérilla
politique » pour se faire entendre « Une guérilla?
Ce n’est pas notre idée », a- t-il confié.
De plus, pour une bonne application de l’Accord
politique, l’ancien président de l’Assemblée
nationale a demandé à ce que le gouvernement
travaille pour la mise en place du « Comité de
Suivi », (un comité est prévu par l’Accord pour
assister les Togolais dans son exécution).
Comme garantie de transparence pour les
législatives à venir, l’invité de TV7 s’est appuyé
sur trois éléments importants. D’abord la première
garantie selon lui, est la présence d’un Premier
Ministre issu de l’opposition. Ensuite, il a insisté
sur le comportement des représentants du pouvoir
central- les préfets, les maires... « Mes
militants en parlent, moi même je suis au courant.
Il faut les suivre de près car ils ont fait
des choses par le passé », a-t-il révélé.
Dahuku Peré a aussi admis la présence d’observateurs
militaires étant attendu selon lui que « tout
cela est prévu par l’Accord... On applaudit l’Accord
compte tenu de son contenu… »
S’agissant du bilan des 16 années de combat pour une
société plus démocratique au Togo, l’invité de
l’émission hebdomadaire de TV7 a reconnu que le pays
a fait du progrès. Cependant, il a tenu à rappeler
que les choses prennent trop de temps à se dessiner
contrairement aux autres pays. « 16 ans, je me
dis que c’est trop. D’autres ont fait un an, deux
ans..., » reconnaît-t-il avant d’ajouter que « nous
devons maintenant nous tourner vers l’avenir ».
Il
a fait endosser la responsabilité des tournures
prises par la situation politique togolaise à toute
la classe politique « En 1990, il y avait des
gens au RPT qui ont tendu la main à l’opposition.
Mais l’opposition est divisée après
la
Conférence Nationale Souveraine »,
a-t-il précisé.
En
outre, il a insisté sur un esprit de partage qui
selon lui doit guider tous les Togolais. « Le
pays n’appartient à personne aux dépens des autres.
C’est pourquoi, l’Alliance prévoit le partage. Nous
avons un accord, s’il est bien appliqué doit nous
permettre de nous dire des vérités. Ceux qui ont
discuté ont le devoir d’obligation », a indiqué
M Péré qui regrette le manque de confiance dans la
vie politique au sein de la classe politique. «
Les Togolais auraient pu faire les mêmes choses que
ce que Blaise Compaoré a fait. Mais, on ne se fait
pas confiance. Blaise Compaoré n’a rien inventé de
nouveau dans la résolution de cette crise au Togo. »
En
ce qui concerne la formation du gouvernement, le
président de l’Alliance, s’est refusé à tout
commentaire. « Je ne suis pas juge du
gouvernement. C’est le résultat qui compte ».
Dahuku Péré a également mené ses réflexions sur les
conditions de vie et de travail des enseignants au
Togo. Pour lui, « les conditions des enseignants
sont allées en dégradant » », Il a fait dans cet
ordre d’idées, des révélations très poignantes. « Je
me suis laissé dire que c’est l’élève qui paye à
manger l’enseignant pendant la récréation »,
a-t-il déclaré avant de se demander «quelle
société nous voulons créer? Quelle valeur voulons
nous inculquer? » Il a profité de l’occasion
pour rappeler au gouvernement que les accords
tripartites issus du dialogue social soient
appliqués.
Abondant les problèmes que connaissent les villes du
pays, M Péré a émis le vœu que l’ont revienne à une
politique d’urbanisation. Il a insisté sur la
responsabilité du gouvernement et des techniciens
qui interviennent dans le domaine. « Les
techniciens doivent nous expliquer comment en
arriver là. L’Etat doit aider les citoyens s’il veut
avoir une belle ville », a-t-il conclu.
Noël GLISSOU
Essozolim Melebou de CAP-RPT :
«L’UFC a décidé de rester dans la logique
d’opposition»
Le
secrétaire général du Conseil d’Appui au
Rassemblement du Peuple Togolais (CAP-RPT),
Essozolim Koffi Mélébou était ce dimanche l’invité
d’une émission télévisée, consacrée essentiellement
à ce mouvement et ses rapports avec le parti
politique RPT ; à l’accord politique global ; à la
nomination du nouveau gouvernement d’union nationale
et de Edem Kodjo à la présidence et à la non
participation de l’UFC à la nouvelle équipe
gouvernementale.
D’après Essozolim Mélébou, le CAP-RPT est un groupe
de réflexion constitué par certains cadres du
l’ex-parti unique du togo. Ce groupe de réflexion a
pour ambition de remobiliser les militants et
sympathisants du RPT. Un parti qui, selon Koffi
Mélébou, « a été ébranlé après la disparition de
Eyadema Gnassingbé, son fondateur et dont les
structures locales sont en léthargie ».
Se
démarquant des vieilles méthodes de travail du
parti, l’ancien préfet de Wawa et de Sotouboua a
fait remarquer que « dans l’environnement
politique actuelle, il est impératif de rompre avec
les anciennes méthodes de travail ». Pour lui,
« il faut que le parti s’adapte aux nouvelles
réalités, et que le débat soit ouvert en son sein».
« Le RPT doit cesser d’être un parti de masse »,
a-t-il indiqué avant d’expliquer qu’il est
nécessaire aujourd’hui que les militants de base
doivent participer par leur contribution financière,
intellectuelle, morale etc., à la vie du parti.
Dans tous les cas, précise le secrétaire général de
CAP-RPT, « les jeunes veulent qu’on les laisse
s’exprimer pour enrichir le débat politique»,
« et les militants ne veulent plus qu’on vienne
leur imposer les candidats aux législatives ».
« Nul
n’aurait prédit qu’après le président Eyadema, le
RPT aurait une relation paisible avec l’opposition »
dit-il, ajoutant que « le RPT sans Eyadema doit
pouvoir prendre ses marques ».
Au
sujet de l’accord politique global qui a sanctionné
les pourparlers du dialogue intertogolais, M.
Mélébou de RPT après avoir rappelé que le dialogue
avait essentiellement pour objectifs :
l’organisation d’élections législatives anticipées ;
la consolidation de la démocratie et de la
réconciliation, a indiqué que les discussions ont
abouti a un résultat consensuel. Pour lui, « c’est
un cadre politique qui complète la constitution et
qui apaise le climat politique ».
Selon l’ancien représentant du RPT à la commission
électorale nationale indépendante, les lenteurs
constatées dans la mise en place de la CENI et des
autres organes devant intervenir dans le processus
électoral n’est pas pour l’heure préjudiciable. A
l’en croire, si le gouvernement arrivait à mettre en
place la CENI d’ici la fin de ce mois d’octobre
2006, le Togo n’aura plus que besoin de six mois
pour aller aux élections.
La
non entrée de l’UFC au gouvernement de Me Yawovi
Agboyibo est du point de vue de Essozolim Koffi
Mélébou conforme à l’image de ce parti qui pour lui,
aurait choisi de rester dans une logique
d’opposition : « C’est bien que l’UFC reste dans
l’opposition », a-t-il déclaré.
Sur la question d’une entrée éventuelle de ce parti
au gouvernement, M. Mélébou du CAP-RPT a invité les
togolais à accepter de faire ce sacrifice pour
accepter autant de ministre qu’il faut pour le
gouvernement d’union nationale.
Essozolim Koffi Mélébou n’a rien à dire de la
nomination de Edem Kodjo comme ministre d’Etat à la
présidence. Après avoir relevé qu’aucune disposition
de la constitution n’interdisait une telle
nomination à Faure Gnassingbé, le député Essozolim a
confié que cette nomination est une opportunité
offerte au patron de la CPP « d’être au parfum
des questions délicates rester en suspens dans
l’accord politique global ». A l’endroit de ceux
qui accueillent mal cette nomination, il s’est
demandé s’ils auraient la même réaction, s’il
s’agissait de Eric Amerding de l’UFC.
Enfin, déplorant le bras de fer qui oppose les
joueurs de l’équipe nationale aux dirigeants de la
fédération togolaise de football, le SG de CAP-RPT a
invité les dirigeants de cette instance du football
national « à montrer que les jeunes sont
capables de gérer la nation » et demande aux
joueurs d’être courtois envers leurs responsables.
Marc D.
Kouakani-assi
Réductions des coûts de communication chez
Togo-Telecom et Togo-Cellulaire :
La guerre des réductions a commencé
« Un
grand vent de réductions » souffle depuis
quelques mois sur des sociétés de
télécommunication du Togo. Après l’opérateur du
fixe, Togo Télécom, c’est au tour des deux sociétés
de téléphonie mobile (Togocel et Télécel-Togo) de se
lancer dans la dans avec des politiques de réduction
tarifaires des coûts de communication. Si du côté de
Togocel l’annonce de la nouvelle n’a pas fait pas
l’objet d’une importante campagne de communication
comme cette société à l’habitude de la faire, chez
son concurrent direct, Télécel, l’heure semble être
plutôt au silence. Des comportements inhabituels de
ces opérateurs qui font dire à certains observateurs
que Togo Télécom leur a imposer un rythme de
croisière digne de la mère des télécoms au togo.
Des réductions allant jusqu’à 40% c’est ce que la
société Togocel offre depuis le 1er octobre à ses
abonnés. Cette « réduction » est destinée,
selon les sources autorisées, « à permettre aux
abonnés de cette société de communiquer à petit coût ».
Allant « jusqu’à -40 % » sur les appels
nationaux, la réduction tarifaire de Togocel
concerne surtout les appels effectués au sein du
réseaux Togo cellulaire. Les appels intra réseaux
sont ainsi facturés entre 1% et 40%. La réduction
sur les appels nationaux est de 25 FCFA les 60
secondes pour les abonnés prépayés et de 70 FCFA
pour les abonnés au profil « Libertis jeunes ».
Finalement les tarifs passent respectivement de 165
FCFA à 140 FCFA et de 250 FCFA à 180 FCFA pour une
communication d’une minute.
Pour les Cabines cellulaires, la réduction de 40%
n’est pas graduelle. Elle est automatique quelle que
soit la durée de la communication ; et l’impulsion
est passée de 60 FCFA les 20 secondes à 35 FCFA les
15 secondes.
Autrement dit, pour un appel d’une minute,
l’appelant qui payait 180 FCFA, devrait avec la
nouvelle formule, s’attendre maintenant à payer 140
FCFA, soit une réduction de 40 FCFA. S’inscrivant
dans la même logique que sa « mère », Togo
Télécom (Togocel étant une filiale de Togo Télécom),
l’argument officiel de la nouvelle politique de la
première société de téléphonie mobile au Togo serait
selon certaines sources « d’approcher
progressivement les coûts réels de communication ».
Par ailleurs on note aussi une certaine réduction
tarifaire dans les cabines utilisant les terminaux
des opérateurs partenaires de Télécel. Chez ces
opérateurs de cabines cellulaires, la communication
sur le réseau de la société filiale du groupe
atlantique coûte désormais 30 FCFA les 11 secondes
contre 60 FCFA il y’a encore quelques jours. Une
réduction pour le moins non officielle, et qui en
tout état de cause ne saurait être pour l’instant
tenue comme telle, la société elle-même se refusant
à toute communication dans ce sens. Toutefois, il se
dégage de toutes ces tractations un constat réel :
la communication téléphonique est en passe d’être à
la portée du commun des citoyens togolais. Tout
commence lorsque Togo cellulaire et ses partenaires
(Jumbo World, Easycom-Togo etc.) ont entrepris de
mettre sur le marché des cabines cellulaires. Une
première pour les consommateurs qui peuvent
maintenant joindre des mobiles à des tarifs
préférentiels à partir de cabines téléphoniques. « Au
lieu de faire un appel vers un téléphone cellulaire
à partir d’une cabine fixe, je préfère appeler à
partir d’une cabine cellulaire » révèle un
consommateur. L’ appel « fixe vers mobile »
était en effet facturé à 200 FCFA hors taxe par
minute, alors que celle effectuée à partir d’une
cabine pour la même destination reviendrait à de
180 FCFA pour la même durée.
Une formule commerciale qui va porter un coup dur à
Togo Télécom. Celui-ci ayant manifestement commencé
à enregistrer des pertes, change ses tarifs.
Désormais, les appels effectués à partir des
« fixes » de Togo Télécom vers les autres
réseaux (Togocel et Télécel) sont facturés à 50 FCFA
toutes les 15 secondes. Cette donnée nouvelle va
amener la plupart des consommateurs à se tourner
vers les services de Togo Télécom devenus plus
avantageux à leurs yeux. C’est le début d’une
guerre des prix qui va occasionner bon gré, mal gré
la réaction des autres opérateurs qui sont obligés
de s’inscrire dans la nouvelle dynamique créée par
l’opérateur historique.
« La
récession est évidente pour Togo cellulaire »,
pensent certains consommateurs. Dans tous les cas
elle vient de décider de frapper fort et vite en
opérant la seconde modification de grille tarifaires
sur le marché de la télécommunication cette année.
Il
est connu que les entreprises et les sociétés de
téléphonie du monde entier, disposent de stratégies
commerciales et marketing qui leur permettent de
vendre leurs produits. Crédits de communication ou
innovations technologiques, c’est à grand renfort de
« réductions tarifaires » et de « promotion »
sur quelques uns de ses produits, que les opérateurs
de téléphonie fixe et mobile attirent les clients.
Ces stratégies leur permettent de drainer le plus de
consommateurs possible. Mais aussi surtout de
répondre aux impératifs de la concurrence. Les
entreprises togolaises du secteur ne dérogent pas à
la règle. Cependant, ces réductions suscitent des
contestations et des revendications pour le moins
véhémentes de la part des consommateurs. Les
clients et les abonnés prennent d’assaut les
agences pour exiger des explications. L’on se
rappelle qu’a l’annonce de sa nouvelle politique
commerciale, Togo Télécom a du affronter
l’association togolaise de consommateurs pour qui la
campagne publicitaire menée autour de ce projet
n’était qu’une publicité mensongère. Et il lui a
fallu engager des communications supplémentaires
pour convaincre ou du moins expliquer sa nouvelle
formule.
Pour certains analystes, autant Télécel a
démocratisé le portable avec des cartes de recharges
de 2500 FCFA en 2001, autant Togo Télécom
démocratise les coûts de communication téléphonique
au Togo.
Aujourd’hui, avec l’alignement de Togocel notamment
sur la politique « révisionniste » de sa « mère »,
tout porte à croire que pendant des années les
entreprises du secteur de la télécommunication au
Togo ont passé leur temps à brasser d’énormes et
colossaux bénéfices sur le dos des pauvres
consommateurs togolais.
Eli GBODUI
2ème journée des éliminatoires CAN 2008
/ défaite des Eperviers Le statut de mondialiste
s’effrite
Après avoir été battus toute l’année 2005 par les
Eperviers du Togo dans leurs confrontations
précédentes, les Aigles du Mali ont réussi hier
dimanche au stade du 26 mars de Bamako à vaincre le
cygne indien qui les poursuivait. En match comptant
pour la deuxième journée des éliminatoires de la
CAN, Ghana 2008, les joueurs maliens malgré un
arbitrage favorable et poussés par un grand public
qui a pris d’assaut les travées du stade de Bamako
(théâtre des violences lors de la dernière rencontre
entre les deux sélections), ont dû attendre l’ultime
minute des arrêts de jeu pour faire plier Abalo
Dosseh et les siens.
Le
match a été engagé à 100 à l’heure. Surpris d’entrée
par une nette pression malienne, l’équipe togolaise
sera dans un premier temps résolu à gérer la partie
en assurant la base du portier, Kossi Agassa. Dans
un jeu presque à la défensive et sans pour autant
rompre, les Eperviers perdront du terrain et
procéderont par des actions de contre menées par le
duo d’attaque Adébayor-Kader. Dans ce schéma que les
Togolais ont semblé bien maîtriser, les multiples
assauts menés par Bassala Touré et tout le réseau
offensif malien échoueront sur le rideau défensif
togolais et plus encore finiront leur course dans
les gangs du portier togolais du club espagnol de
Herculès Alicante.
Mais, après avoir fait douter pendant 20 minutes la
bande au coach Jean-François Jodar et le public de
Bamako gonflé à bloc derrière les Aigles, les
rapaces togolais sortiront de leur réserve pour
créer la zizanie dans le camp adverse. On retrouvera
à l’œuvre, une attaque des jaune et vert en gain de
confiance et plus mobile qu’en début de partie. Elle
posera par cette nouvelle phase de jeu d’énormes
difficultés aux maliens. Ce réveil des visiteurs
togolais ne sera que de courte durée, puisque le
Mali reprendra le devant des débats avant la pause.
C’est même in extremis que la fulgurante incursion
de Momo Bassala à la 39ème a été très vite
interceptée par le portier Agassa. Le même joueur
reviendra aux 45ème et 46ème minutes sur coup franc
pour mettre à rude épreuve le goal togolais qui
restera intraitable jusqu’à la pause. Contrairement
à la première partie, ce sont les Eperviers qui
prendront les choses en main dès l’entame de la
seconde mi-temps.
Plus expressive et plus rassurante, la formation
togolaise maintiendra la résistance et disputera,
désormais d’égal à égal, toutes les balles. Vivement
secoué le Mali multipliera les maladresses à
l’approche du but togolais et sera peu convainquant
en milieux de terrain. A cette allure, le but de
Dramane Traoré dans l’avant dernière minute du
temps additionnel n’a été pour bon nombre qu’un
effet de surprise. La remontée du milieu de terrain
alors que les Togolais faisaient montre d’une légère
baisse de bras, sera très fatale. A l’issue d’une
ultime incursion qui a laissé les récupérateurs
togolais sans réaction, le meneur de jeu malien
trouve Bassala démarqué sur le flanc droit de
l’attaque malienne ; le service de ce dernier sera
hors de portée d’Agassa qui cède enfin à Traoré
Dramane. Le stade de Bamako jubile alors que Lomé
est réduit en silence. Ce score est resté inchangé
jusqu’au coup de sifflet final de l’arbitre algérien
Mohamed Benouza.
Malgré la défaite, les Eperviers ont montré une
certaine présence et n’ont pas pour autant démérité.
Cette victoire malienne tout comme celle du Bénin en
début de la soirée de dimanche ont la particularité
de relancer les débats dans ce groupe 9 des
éliminatoires où désormais le Mali (4points) prend
la tête et est suivi de près par le Togo et les
Ecureuils béninois (tous deux ont trois points
chacun).
La
dernière journée de la phase aller s’annonce très
intéressante car le moindre faux pas de l’une des
trois sélections risque de peser lourd dans la
balance. Avec son statut de leader du groupe, le
Mali sera en déplacement au Bénin alors que les
Eperviers du Togo offriront leur hospitalité à la
sélection de la Sierra Léone.
Gabin KOISSIDJIN |