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Mieux
vendre l’Accord Politique Global : Faure à pas de
mandataire
Un jeune fils de Président, lui-même président, qui
passe en revue des troupes françaises, et dont le
vent de la cour de l’Elysée fouette le costume,
c’est l’image forte du Togo qui a fait la vedette de
l’actualité en ce début de septembre 2006. Le voyage
du fils Eyadema, 16 mois après sa montée au pouvoir,
n’a pu faire l’objet d’un tapage médiatique, heurté
à de diverses contestations. La cible Faure
Gnassingbé n’a pu désamorcer la fronde de la
diaspora togolaise opposée à sa visite. Mais pour
franchir les portes de l’Union Européenne et le
perron de l’Elysée, le fils président a du faire des
concessions politiques à son opposition qui en
retour, tourne la page de la présidentielle d’avril
2005. Et, pendant que fusent les critiques et contre
critiques sur la poignée de main Faure – Chirac, le
peuple togolais attend que soit proclamé, celui dont
on enroulera au cou, le rouleau compresseur de la
feuille de route conclue le 20 août 2006. |
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Une
chose est perceptible; le successeur controversé
d’hier a tronqué sa tunique rouge des 05 février et
24 avril 2005 contre une tenue de convives à la
table de l’Union Européenne. Il y est presque; reste
la question de l’assemblée nationale. Sans doute, le
président togolais enfin déchargé de la question de
légitimité, le jour de la signature, vivait
l’albatros dans les airs européens, au moment où le
cœur du Togo, lui, humait des odeurs prodigues
d’espoir. Mais passé les discours de bonne volonté
et l’applaudissement nourri à l’endroit de Natchaba
(dauphin constitutionnel écarté du fauteuil à la
mort du Général), place à l’application du document
signé à l’Hôtel du 02 février. Le premier tournant a
pour nom la désignation d’un premier ministre. Une
tâche aussi rude que délicate. Rude parce que le
contexte actuel s’ouvre sur une multiplicité de
choix, délicate parce que le nom devra inspirer
confiance (selon Gnininvi, CDPA). Un faux pas alors
et salut les rebuffades (désapprobations sévères) et
les escapades (prises de distance, éloignements)
vis- à vis de l’oeuvre accomplie par le facilitateur
burkinabé, Blaise Compaoré en un temps record.
Faure Gnassingbé a promis « veiller
personnellement à l’application stricte de
l’accord » ce qui, pour l’heure ne semble le
presser à mettre fin au suspense.
Depuis la capitale française, il a promis que ce nom
sera connu dans les prochains jours. Le président
togolais a également parlé de probables élections
législatives en juin 2007, une gaffe selon certains
observateurs critiques. Pour eux, la situation
politique demeure toujours précaire et une telle
annonce a tôt fait de créer des suspicions dans le
pays, alors que lui-même en est absent. L’on pense
alors qu’en dépit de ses bonnes intentions, il ne
devrait pas s’empresser de donner sur le champ à
l’UE, la date tant réclamée par Louis Michel,
d’autant plus que la classe politique togolaise ne
s’est pas encore retrouvée spécifiquement pour la
question, ni le gouvernement formé .Ce dernier sera
instruit par une feuille de route dont le chef
chantier sera le premier ministre tant attendu. Mais
avant tout, le chef de l’Etat est le principal
maestro, garant du nouveau jeu politique qui se
joue. L’UE a déjà, en guise d’encouragement, offert
103 milliards F Cfa des fonds du STABEX. En plus, le
président rentrera de Paris avec une enveloppe de
5millions d’euros (3milliards 275millions de F Cfa).
Pour l’instant, l’accord du 20 août commence par
payer même si le Togo reste toujours un pays où « tout
est possible ».
Dodji Aimé
ABalo |
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L’UFC
a désormais la parole
Du
vivant du Général Gnassingbé Eyadema, les relations
entre son parti le Rassemblement du Peuple Togolais(
RPT) et l’Union des Forces de Changement ( UFC) de
son opposant historique, Gilchrist Olympio n’étaient
pas du tout conviviales. Ces deux partis qui
dominent la vie politique togolaise, s’affrontaient
par médias interposés, avec des accusations
réciproques. Aujourd’hui, avec Faure Gnassingbé,
fils hériter de ce régime, la page des « mauvaises
relations » semble tournée, l’UFC est de plus en
plus consultée, elle s’exprime et de surcroît donne
ses points de vue. Est-ce un signe des temps ou
tout simplement une stratégie politique de la part
du nouveau pouvoir de Lomé ? |
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La
nouvelle la moins attendue de la tournée européenne
de Faure Gnassingbé aura été sa rencontre avec
Gilchrist Olympio à Paris le vendredi dernier. Cette
troisième rencontre Faure Gnassingbé Gilchrist
Olympio est intervenue trois semaines après la
signature de l’Accord Politique Global et dont les
spéculations vont bon train en ce qui concerne la
nomination d’un nouveau Premier Ministre ou la
reconduction de Edem Kodjo.
L’occasion était donc une fois encore donnée au
leader de l’UFC d’échanger avec Faure Gnassingbé et
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