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15 Sept 2006

[ 151 : 11 Sept 2006]  

Mieux vendre l’Accord Politique Global : Faure à pas de mandataire
Un jeune fils de Président, lui-même président, qui passe en revue des troupes françaises, et dont le vent  de la cour de l’Elysée fouette le costume, c’est l’image forte du Togo qui a fait la vedette de l’actualité en ce début de septembre 2006. Le voyage du fils Eyadema, 16 mois après sa montée au pouvoir, n’a pu faire l’objet d’un tapage médiatique, heurté à de diverses contestations. La cible Faure Gnassingbé n’a pu désamorcer la fronde de la diaspora togolaise opposée à sa visite. Mais pour franchir les portes de l’Union Européenne et le perron de l’Elysée, le fils président a du faire des concessions politiques à son opposition qui en retour, tourne la page de la présidentielle d’avril 2005. Et, pendant que fusent les critiques et contre critiques sur la poignée de main Faure – Chirac, le peuple togolais attend que soit proclamé, celui dont on enroulera au cou, le rouleau compresseur de la feuille de route conclue le 20 août 2006.

Une chose est perceptible; le successeur controversé d’hier a tronqué sa tunique rouge des 05 février et 24 avril 2005 contre une tenue de convives à la table de l’Union Européenne. Il y est presque; reste la question de l’assemblée nationale. Sans doute, le président togolais enfin déchargé de la question de légitimité, le jour de la signature, vivait l’albatros dans les airs européens, au moment où le cœur du Togo, lui, humait des odeurs prodigues  d’espoir. Mais passé les discours de bonne volonté et l’applaudissement nourri  à l’endroit de Natchaba (dauphin constitutionnel écarté du fauteuil à la mort du Général), place à l’application du document signé à l’Hôtel du 02 février. Le premier tournant a pour nom la désignation d’un premier ministre. Une tâche aussi rude que délicate. Rude parce que le contexte actuel s’ouvre sur une multiplicité de choix, délicate parce que le nom devra inspirer confiance (selon Gnininvi, CDPA). Un faux pas alors et salut les rebuffades (désapprobations sévères) et les escapades (prises de distance, éloignements) vis- à vis de l’oeuvre accomplie par le facilitateur burkinabé, Blaise Compaoré en un temps record.

Faure Gnassingbé a promis « veiller personnellement à l’application stricte de l’accord » ce qui, pour l’heure ne semble le presser à mettre fin au suspense.

Depuis la capitale française, il a promis que ce nom sera connu dans les prochains jours. Le président togolais a également parlé de probables élections législatives en juin 2007, une gaffe selon certains observateurs critiques. Pour eux, la situation politique demeure toujours précaire et une telle annonce a tôt fait de créer des suspicions dans le pays, alors que lui-même en est absent. L’on pense alors qu’en dépit de ses bonnes intentions, il ne devrait pas s’empresser de donner sur le champ à  l’UE, la date tant réclamée par Louis Michel, d’autant plus que la classe politique togolaise ne s’est pas encore retrouvée spécifiquement pour la question, ni le gouvernement formé .Ce dernier sera instruit par une feuille de route dont le chef chantier sera le premier ministre tant attendu. Mais avant tout, le chef de l’Etat est le principal maestro, garant du nouveau jeu politique qui se joue. L’UE a déjà, en guise d’encouragement, offert 103 milliards F Cfa des fonds du STABEX. En plus, le président rentrera de Paris avec une enveloppe de 5millions d’euros (3milliards 275millions de F Cfa). Pour l’instant, l’accord du 20 août commence par payer même si le Togo reste toujours un pays où « tout est possible ».

Dodji Aimé ABalo 

 

L’UFC a désormais la parole
Du vivant du Général Gnassingbé Eyadema, les relations entre son parti le Rassemblement du Peuple Togolais( RPT) et  l’Union des Forces de Changement ( UFC) de son opposant historique, Gilchrist Olympio n’étaient pas du tout conviviales. Ces deux partis qui dominent la vie politique togolaise, s’affrontaient par  médias interposés, avec des accusations réciproques. Aujourd’hui, avec Faure Gnassingbé, fils hériter de ce régime, la page des « mauvaises relations » semble tournée, l’UFC est de plus en plus consultée, elle s’exprime et de surcroît donne ses points de vue. Est-ce un signe des temps ou tout  simplement une stratégie politique de la part du nouveau pouvoir de Lomé ?

La nouvelle la moins attendue de la tournée européenne de Faure Gnassingbé aura été sa rencontre avec Gilchrist Olympio à Paris le vendredi dernier. Cette troisième rencontre Faure Gnassingbé Gilchrist Olympio est intervenue trois semaines après la signature de l’Accord Politique Global et dont les spéculations vont bon train en ce qui concerne la nomination d’un nouveau Premier Ministre ou la reconduction de Edem Kodjo.

L’occasion était donc une fois encore donnée au leader de l’UFC d’échanger avec Faure Gnassingbé et