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Golfe Info |
1er Sept. 2007 |
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[
N°287: du
31 Aoùt 2007]
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Discussions UFC & Issa-Bodjona :
Gilchrist O. réussira-t-il à faire revenir le duo ? |
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De sources proches de l’UFC, il y aurait eu ces
derniers jours, des tractations pour une
réintégration de Antoine Bodjona et l’ex Commissaire
Seydou Issa au sein du parti. Tous deux en rupture de
ban avec la formation politique de Gilchrist Olympio,
suite à l’entrée du deuxième vice-président de l’UFC,
Amah Gnassingbé, au gouvernement d’union nationale.
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Monsieur Antoine Bodjona |
Ecartés du parti après cette démarche « à titre
personnel » du Docteur Amah Gnassingbé, ces deux
« camarades d’hier » auraient, selon certaines
sources, pris l’initiative de rencontrer le président
national de l’UFC, Gilchrist Olympio. Ceci, pour
faire leur mea-culpa et tenter d’enterrer la hache de
guerre.
Après trois rencontres successives dont la dernière a
eu lieu à la résidence de M. Olympio le jeudi 23 août
dernier, celui-ci aurait accepté de réintégrer le duo
Issa Seydou et Antoine Bodjona dans les instances du
parti. Ainsi, n’ayant pas eux-mêmes voulu se
présenter aux prochaines élections, il leur a été
demandé d’apporter leurs soutiens aux candidats de l’UFC
aux législatives. Selon ces sources, on peut sans
crainte parler de réconciliation entre l’UFC et ces
deux personnalités.
Pas
si vite, rétorque Antoine Bodjona. Joint au
téléphone, l’ancien préfet de Kloto dans les années
1963 et membre fondateur du « Détia », a
confié d’abord être hors de Lomé, (au moment où le
parti était en congrès d’investiture) a nié cette
version des faits. Selon lui, l’initiative de leur
rencontre venait plutôt de Gilchrist Olympio. D’après
Antoine Bodjona, c’est Gilchrist Olympio qui les
avait invités pour tenter de mettre fin à cette
brouille. Tout en se félicitant de cette démarche du
patron de l’UFC, M. Bodjona a laissé entendre qu’il
est « trop tard ». « Après les incidents,
nous avons pensé qu’il allait nous convier à la
rencontre d’Accra pour laver le linge sale en famille »,
a fait remarquer le préfet à la retraite avant
d’ajouter que « curieusement, il nous a plutôt
évité ». « Au conseil national, renchérit
celui qui est accusé d’avoir facilité les
négociations entre la présidence de
la
République (où son fils Pascal Bodjona officie en
tant que directeur de cabinet), il (Gilchrist Olympio)
a plutôt emboîté le pas aux deux autres [Jean-Pierre
Fabre et Patrick Lawson, Ndlr], regrette l’ex-préfet
de Kloto »
qui confie qu’ils ont pendant longtemps espérer en
vain cette démarche du patron du Détia. « Aujourd’hui,
conclut-il, j’estime qu’il est trop tard ».
Pour Bodjona « père », il est hors de question
qu’on parle de son retour à l’UFC compte tenu des « injures »
dont ils (Amah Gnassingbé, Issa Seydou et lui) ont
été objet de la part de certains responsables locaux
du parti.
Regrettant la précipitation avec laquelle le
président national du parti a adhéré à la version qui
lui a été servie, il a indiqué que celui-ci aurait « quand
même hésité un peu » avant d’agir.
Pour avoir bravé Ernest Gnassingbé à Kara, conduit le
processus d’installation de la fédération du parti
dans la partie septentrionale du pays, Antoine
Bodjona, estime qu’il « mérite » mieux qu’un
lynchage médiatique de la part des responsables de l’UFC.
Même ton, mais version différente de la part du
secrétaire général du parti, Jean-Pierre Fabre. Tout
en confirmant les rencontres entre les deux parties,
ce dernier a estimé qu’il ne s’agit ni plus ni moins
que de simples rencontres et que « rien n’est
encore arrêté » à ce sujet. Pour lui, « il
faut plus » pour une réconciliation entre le
parti et ces deux militants.
En
septembre 2006, une brouille entre le parti et
certains de ses militants de premières heures comme
Issa Seydou, Antoine Bodjona et Amah Gnassingbé est
née à l’UFC. Ceci, à la suite de l’entrée de Amah
Gnassingbé au gouvernement d’union nationale. Un acte
qui ne rimait pas avec la ligne du parti qui a « refusé »
de rentrer dans le gouvernement que devait former le
bélier noir de Kouvé qui venait, après des semaines
de tractation, de « chiper » la primature au
« Détia ».
A
l’époque, il a été reproché au duo Issa-Bodjona
d’avoir facilité les discussions pour le « débauchage »
de certains cadres du parti, dont le docteur Amah
Gnassingbé qui s’est fait nommer ministre d’Etat sans
portefeuille au sein de l’exécutif actuel.
Selon Antoine Bodjona, une tournée avait été
organisée dans le but de les discréditer vis-à-vis
des populations. Le duo affirme avoir été obligé de
« repasser sur les traces de cette campagne
d’intoxication pour rétablir la vérité ». Le
fossé entre le parti de Gilchrist Olympio et ces deux
désormais anciens militants s’était alors agrandi car
Antoine Bodjona n’a pas écarté l’hypothèse de
création d’un autre parti politique.
Marc D. KOUAKANI-ASSI |
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Échos du conseil des ministres : Les Togolais aux
urnes le 14 octobre |
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Très attendue par les différents partis politiques,
la date des prochaines élections législatives vient
d’être enfin décrétée par le gouvernement togolais.
Réuni en conseil des ministres ce jeudi, l’exécutif
togolais a finalement confirmé la date du dimanche 14
octobre 2007, qui circulait depuis deux semaines déjà
dans les coulisses des médias, pour la tenue du
scrutin législatif. Selon le communiqué du conseil
des ministres, les bureaux de vote s’ouvriront sur
l’ensemble du territoire national à 7 heures et se
fermeront à 17 heures. Toutefois, les autorités
togolaises, ont retenu que les bureaux de vote de
Lomé-Commune ferment leurs portes à 18 heures,
certainement à cause de l’importance de la taille de
la population électorale de la capitale togolaise.
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La
campagne électorale, elle, s’ouvrira le vendredi 29
septembre prochain à zéro heure pour prendre fin deux
semaines plus tard, le vendredi 12 octobre à minuit.
Avant la lecture du communiqué du conseil des
ministres par le ministre de la Communication et de
la Formation Civique, Me Gahoun Hégbor, le directeur
de cabinet de la présidence de la république
togolaise, Pascal Bodjona a donné lecture d’un décret
portant dissolution de l’Assemblée nationale. D’après
le directeur de cabinet de Faure Gnassingbé, c’est
conformément aux dispositions de l’article 68 de la
constitution togolaise et après avoir consulté le
Premier ministre et le président de l’Assemblée
nationale que le chef de l’Etat a pris le décret
portant dissolution du parlement «monocolore».
La
date du 14 octobre est la troisième date que la CENI
(commission électorale nationale indépendante)
propose au gouvernement togolais. Mais, cette
dernière est celle qui a fait l’objet d’un décret
pris en conseil des ministres. De même, son annonce
a été précédée de la publication du décret portant
dissolution de l’Assemblée nationale sortante. C’est
dire que cette date semble être la dernière et la
bonne que Potopéré Tozim et les siens ont proposée.
Par
ailleurs il faut noter que selon le compte rendu du
conseil présenté par le porte-parole du gouvernement,
l’exécutif togolais a eu aussi à examiner des projets
de loi relatifs à l’aménagement du code électoral.
Autres sujets débattus
D’une élection à une autre, le conseil des ministres
de ce jeudi s’est aussi planché sur une communication
présentée par le ministre du Commerce, de l’Industrie
et de l’Artisanat, Jean-Lucien Savi de Tové. Cette
communication est relative aux propositions faites
par son cabinet et qui vise à assouplir les
conditions d’éligibilité à la chambre consulaire.
Le
conseil a eu également, au cours de cette séance de
travail, à prendre un certain nombre de décrets
portant nomination de plusieurs personnalités à des
postes de responsabilité. Au nombre de celles-ci, on
retiendra la nomination de l’ancien ministres des
Affaires Etrangères et de la Coopération, Yao Roland
Kpotsra, précédemment conseiller diplomatique à la
présidence de la république, comme ambassadeur
plénipotentiaire, et représentant permanent du Togo
auprès de l’Organisation des nations unies (ONU). |
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Commémoration du 30 août 1969 : Le RPT face à son
histoire |
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Survivra-t-il au léger vent de changement qui souffle
sur le Togo ou se fera-t-il emporter par ce tsunami
dont son président national est le principal
instigateur? Le RPT que l’on annonce comme un parti à
l’agonie, a une fois de plus commémoré à Kpalimé, cet
appel à la « mobilisation des forces nationales »
lancé par son « géniteur » le 30 août 1969 et qui
annonce la naissance du parti, autrefois la seule
formation politique du pays . Cette commémoration
placée sous le signe d’une nouvelle dynamique
insufflée au parti par son nouveau président, Faure
Gnassingbé, marque le début d’une autre aventure
politique caractérisée par une nouvelle expérience :
le partage du pouvoir. |
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Une
expérience dont les enjeux, s’ils ne sont pas bien
négociés, pourront sonner le glas d’un régime et d’un
système politique. D’où la nécessité pour l’ancien
parti unique de s’approprier le concept démocratique
et d’en faire intérieurement bon usage. Les
prochaines législatives constituent le premier test.
Le
Togo avec la signature de l’accord politique global
s’est engagé sur la voie du changement. C’est ainsi
que le processus électoral en cours est perçu comme
l’un des plus crédibles que le Togo ait jamais connu.
En acceptant les réformes, le parti au pouvoir avait
connaissance des risques que tout cela comportait
pour son hégémonie. Il s’était alors lancé un énorme
défi : démontrer à l’opinion tant nationale
qu’internationale son engagement à épouser les
principes démocratiques et à accepter l’alternance.
D’un autre coté, il s’agit de prouver aux yeux du
monde que la formation politique de feu Eyadema
Gnassingbé demeure le « parti le mieux implanté au
Togo et le plus populaire ». C’est dans ce cadre
que les futures élections constituent un véritable
examen pour cette formation politique.
Arrivera-t-elle à démontrer à ses détracteurs qu’il
n’a jamais usurpé le pouvoir ?
Après le dernier congrès du parti, assise qui a
failli tourner au vinaigre d’après diverses sources,
l’ancien parti unique a été secoué par des conflits
internes nés de la bataille pour les candidatures.
Afin de colmater les brèches pour une véritable
mobilisation des militants dans le but de faire face
aux défis de l’heure, les responsables de cette
formation politique doivent adopter un nouveau
langage. Et dans le cas d’espèce, se référer à « l’appel
de son père fondateur », n’est sans doute pas la
mauvaise option.
Mais, cet appel lancé dans un contexte politique bien
défini peut s’avérer inapproprié au climat qui
prévaut actuellement au sein du parti. « Actuellement,
c’est la traversée du désert », confie un
responsable du RPT pour illustrer la tension qui
règne entre les militants. En effet, d’après diverses
sources, la survie de l’ancien parti unique est entre
les mains des nostalgiques du « temps Eyadema »
et des rénovateurs, ceux qui optent pour un
changement stratégique. Un éventuel échec aux
prochaines batailles électorales, pourrait donc
porter un coup dur au parti qui, pendant 38 ans, a
été habitué à la victoire « méritée ou non ».
Ainsi, une « écrasante victoire » comme on en a
toujours connu serait un nouveau souffle pour l’épi
de maïs. Mais le mode de scrutin et l’histoire même
du parti rendent cette hypothèse irréalisable.
Bref historique de la naissance du RPT
Le
parti au pouvoir dans les annales de l’histoire du
Togo n’a pas vu le jour le 30 août 1969. Selon les
documents historiques, à cette date, le fondateur du
parti avait émis l’idée de la création d’un parti
unique. Arrivé au pouvoir à la faveur d’un second
coup d’Etat et après une brève période de transition
couverte par Kléber Dadjo, Eyadema Gnassingbé
autrefois lieutenant-colonel a dissous le 13 Mai
1967 toutes les associations et formations
politiques. En lieu et place du multipartisme, le
premier président du RPT initie le système de parti -
Etat. Divers cadres du pays adhèrent au projet. C’est
ainsi que le 30 novembre 1969, le RPT est né à
l’issue de son congrès constitutif. Un mois plus
tard, l’initiateur du projet sera porté à la tête du
parti et sera assisté par un secrétaire général,
Edouard Edem Kodjo, celui qui est présenté
aujourd’hui comme le rédacteur du livre vert du parti
que préside aujourd’hui Faure Gnassingbé.
Saturnin S. A. NOAMESSI |
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Exclusif : Le Prof. Gnininvi parle du processus
électoral, de la question de l’impunité et de
l’amélioration dans la fourniture du courant
électrique |
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Un
an après la signature de l’Accord Politique Global (APG),
nous avons approché le Secrétaire Général de la CDPA,
le Prof. Léopold Messan Gnininvi, l’un des
signataires dudit accord, pour faire avec lui l’état
des lieux. Il est en outre revenu sur le processus
électoral en cours et la question de l’impunité qui
fut l’une des revendications de ce parti lors des
pourparlers togolo-togolais. En sa qualité de
ministre d’Etat, ministre des Mines et de l’Energie,
il s’est également prêté aux questions relatives à la
crise d’énergie électrique au Togo. Lisez plutôt. |
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Monsieur le Professeur, il y a un an que l’Accord
Politique Global a été signé entre les acteurs
politiques togolais dont votre parti. Quel bilan
faites-vous du processus démocratique au Togo ?
Nonobstant quelques difficultés dans la mise en œuvre
de certaines dispositions dudit accord, nous pouvons
dire que le bilan est loin d’être négatif. Un
gouvernement a été mis en place, une CENI conduit
dans la transparence le processus électoral, un
comité de suivi s’efforce d’aplanir les divergences
habituelles, etc. Nous voulons saisir l’occasion de
cette interview pour saluer le courage et la volonté
politiques de la classe politique togolaise qui a
choisi d’aller à l’essentiel en privilégiant
l’intérêt de la nation.
Mais la question du mode de scrutin a été mal réglée
ainsi que celle relative à la recomposition de la
Cour Constitutionnelle…
Le mode de scrutin de liste a été retenu à défaut
d’obtenir un consensus sur les autres modes proposés
par les uns et les autres. On peut regretter que le
mode de scrutin uninominal à deux tours ne soit pas
retenu. On peut aussi regretter les conditions dans
lesquelles s’est
déroulée la désignation des membres de la cour
constitutionnelle. Cela témoigne des diverses
résistances au changement.
Quelle appréciation faites-vous des opérations de
recensement qui viennent de s’achever ?
Le recensement s’est globalement bien déroulé
en dépit de quelques difficultés d’organisation au
début. Nous tenons à féliciter la CENI pour le
travail abattu. Mais nous ne devons pas oublier que
l’enjeu réel est la tenue dans de bonnes conditions
du scrutin. Pour cela, nous devons rester mobilisés
et vigilants pour que le jour du scrutin tout se
déroule dans de bonnes conditions.
Votre parti semble observer un silence par
rapport à un passé récent. La solidarité
gouvernementale en serait la cause ou la peur des
polémiques auxquelles se livrent certains partis
politiques?
Je ne sais pas de quoi vous voulez parler ! A
la CDPA, nous avons fait le choix de nous attacher à
l’essentiel et particulièrement aux intérêts majeurs
de la nation. Les polémiques stériles ne nous
intéressent pas. C’est aux Togolais, le moment venu
d’apprécier notre option politique. Nous leur faisons
confiance pour faire le bon choix lors des élections
prochaines.
La question de l’impunité est l’une des exigences de
la CDPA lors du dialogue intertogolais. Etes-vous
satisfaits de la façon dont cette question est
traitée ? Comment avez-vous accueilli le discours du
chef de l’Etat à Atakpamé le 28 juillet 2007 ?
Notre parti a salué cet engagement ferme récent du
chef de l’Etat sur la question de l’impunité. Nous ne
pouvons que l’appuyer. Notre souhait serait que nous
puissions faire du règlement de la question de
l’impunité une des priorités de l’actuel
gouvernement. Nous restons vigilants afin que cette
question qui est importante ne soit pas négligée. On
ne saurait en faire l’économie si nous voulons sortir
notre pays du cycle infernal de violences qui l’a
toujours caractérisé.
Il y a quelques semaines, les Togolais ont
accueilli avec joie une amélioration dans la
fourniture du courant électrique. Qu’est-ce qui
justifie cette situation ? Des dispositions
sont-elles prises pour éviter à l’avenir la même
situation désastreuse qui a porté un coût dur à
l’économie nationale ?
Le Togo connaît une amélioration dans les
services de fourniture de l’énergie électrique ces
derniers temps. Cela est dû aux pluies qui sont
tombées sur le pays et sur la sous région et qui ont
permis une alimentation en eau des barrages. Cela
n’est que passager. Pour éviter de connaître les
mêmes problèmes, nous sommes en train de prendre les
dispositions pour accroître la fourniture en énergie.
Nous espérons que le Togo connaîtra une évolution
positive dans le domaine.
Où en est-on avec le projet Gazoduc ? Le Togo, notre
pays serait-il réellement le mauvais élève qui
retarde l’avancement du projet selon certaines
sources ?
Nous venons de lancer le chantier. Nous sommes forts
pour inventer des rumeurs contre notre propre pays.
Le Togo n’est pas du tout le mauvais élève dans ce
domaine, au contraire, nous savons que ce gaz est
notre planche de salut et nous nous y accrochons.
Qu’en est-il du contrat de construction de la
centrale thermique avec Contour Global, la firme
américaine ?
Les travaux sont en cours. Nous attendons le
rendez-vous de juillet 2008 pour la livraison de
l’électricité.
Revenons à la politique. Est-ce que la CDPA sera
présente sur les 81 listes ? Avez-vous déjà réglé la
question des candidatures ?
Avec beaucoup de chances, nous ne connaissons pas les
mêmes tiraillements que vivent douloureusement
d’autres partis politiques dans le choix des
candidats. Nous avons fait le choix de la solidarité
au sein du parti. Nous serons présents dans toutes
les préfectures avec notre Logo « main dans la
main », symbole de la tolérance et de l’unité.
Nous sommes déjà prêts pour l’investiture de nos
candidats.
Vos détracteurs vous accusent de dénicher des gens
dans la diaspora pour en faire des candidats. Que
leur répondez-vous ?
La CDPA, un des tout premiers partis de l’échiquier
togolais, a payé un lourd tribut pour l’avènement de
la démocratie et de nombreux camarades de la première
heure ont dû prendre le chemin de l’exil. Ceux qui
reçoivent l’investiture chez nous ne sont pas des
ouvriers de la dernière heure.
Qu’espère la CDPA en allant à ces élections
législatives ?
Une alternance au pouvoir et un changement dans la
paix et l’unité afin de lancer enfin notre pays sur
la voie du développement.
Interview réalisée par Zeus A. et Didier Ledoux |
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