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Golfe Info

31 Aoùt 2007 

[ 286: du 29 Aoùt 2007]  
NB : Les concerts de Jimi Hope à Atlanta et dans d'autres villes des USA sont tout simplement reportés et non annulés. Contrairement à notre information précédente. Toutes nos excuses aux fans et organisateurs des concerts.
A propos du prétendu conflit entre Patrick Lawson et lui : Gilchrist Olympio s’explique

Demain jeudi 30 Août 2007, l’UFC (Union des Forces de Changement) organise à partir de 10 heures dans l’enceinte de l’Eglise Evangélique de Nyékonakpoè à Lomé, le congrès d’investiture de  ses candidats à la prochaine joute électorale. A quelques heures de cette cérémonie, des informations font état d’une querelle entre le président national du parti, Gilchrist Olympio et son 3e vice-président, Patrick Lawson. Informations démenties par l’état- major de cette formation politique.

Joint au téléphone sur la question, Patrick Lawson s’est dit étonné d’apprendre dans la presse l’existence   d’un différend entre le président national du parti, Gilchrist Olympio et lui. Pour «montrer  sa  bonne foi», il a préféré laisser M. Olympio répondre aux questions après avoir précisé que « c’est complètement ridicule de dire que je suis en conflit avec le président du parti. Nous sommes actuellement en une séance  de travail. S’il y a conflit entre nous, alors quelle est la raison d’être de ma présence à ses côtés», a-t-il déclaré.

Prenant le téléphone, le patron du « Détia », s’est lui aussi dit surpris par ces informations qui constituent, selon lui, des « ragots ». « Patrick Lawson et les autres sont en train de faire  un travail formidable sur le terrain et ils ont tout le soutien du parti. Il n’y a aucun problème », a-t-il indiqué.

Qu’est-ce qui s’est passé en réalité ?
D’après une source proche de l’UFC, il a été demandé au Bureau national du parti de procéder à l’élaboration de la liste des  candidats pour les prochaines législatives. La première liste ainsi constituée aurait subi quelques légères modifications sur demande du président du parti. D’après cette source, il y aurait au départ, quelques mécontents. Mais, poursuit la source, ceux-ci ont finalement compris la démarche du « chef ». « C’est tout à fait normal que le président apporte sa touche à la liste. C’est lui qui a demandé que la liste soit établie. Il ne fait que jouer son rôle d’arbitre au sein du parti », a conclu cette même source.

La question du fichier électoral
« Nous attendons que la CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante) finisse les opérations de dédoublonnage pour passer à la question de l’inscription des étrangers sur les  listes électorales sur l’ensemble du territoire national. Nous avons des preuves et des listes comportant des noms qui ne sont pas ceux de Togolais mais qui sont inscrits sur les listes ». C’est en ces termes que les responsables de l’UFC abordent la question de l’enrôlement des électeurs étrangers durant les opérations du recensement électoral. Selon un responsable du parti, « il est question aujourd’hui que la justice togolaise dise le droit. A cet effet, les recours autour des contentieux préélectoraux seront introduits pour épurer le fichier électoral de toutes les irrégularités pouvant entacher la crédibilité du scrutin ». Pour rappel, la loi électorale togolaise dispose que les partis ou personnes introduisent des recours auprès de la justice, soit pour se faire enregistrer (s’il y a eu omission), soit pour dénoncer une irrégularité constatée lors du recensement. Ce n’est qu’à la fin de toutes ces opérations que la CENI pourra mettre à la disposition du pays, le fichier électoral proprement dit.

Des contradictions internes au sein de l’UFC?
« Pas du tout ! Il y a une harmonie dans toutes nos déclarations », répond un membre influent de l’UFC. D’après une partie de la presse togolaise, les déclarations de Gilchrist Olympio de retour à Lomé (il a jugé globalement bon le processus du  recensement électoral), constituent un « camouflet » à ses « lieutenants » qui, sur le terrain « voyaient tout en noir». « Il y a deux types de dysfonctionnements dans le processus électoral. Il s’agit des dysfonctionnements techniques et des «dysfonctionnements politiques », a relevé un dirigeant de l’UFC. D’après lui, si le président national du parti dit qu’il y a des « points (dans le processus du recensement électoral) sur lesquels on doit apporter des  améliorations », «c’est qu’il reconnaît tout comme nous l’existence des manquements dans les opérations».

Par ailleurs, ce responsable a estimé que l’ingérence des préfets dans le processus électoral (ils sont accusés par l’UFC et d’autres partis politiques d’avoir permis l’inscription des mineurs et des étrangers) n’a pas été abordée par M.Olympio tout simplement pour ne pas prêter le flanc à des critiques de ceux qui disent que « nous voyons du noir partout ».

Pourquoi la 3e tournée du parti a-t-elle été reportée ?
« Nous attendons que le gouvernement rende public la date des  élections pour harmoniser nos programmes. Vous savez aussi que nous organisons notre congrès d’investiture jeudi prochain. Au vu de tout cela, nous avons jugé d’ajourner cette tournée et de finir le congrès tout en espérant que d’ici-là, le gouvernement fixera la date du scrutin. », a expliqué Gilchrist Olympio. « De toutes les  façons, elle (la tournée) aura lieu. Et nous allons saisir l’occasion pour présenter les candidats aux populations », a révélé un autre responsable du parti.

L’UFC projetait l’organisation d’une tournée nationale dans la partie septentrionale du pays pour tenter de remobiliser les populations car, elle se dit qu’elles sont démotivées suite aux évènements malheureux qui ont émaillé la présidentielle du 24 avril 2005.

Noël Y. A. GLISSOU

 
Représentativité des femmes en politique : Le GF2D outille les candidates aux législatives

En vue de renforcer les capacités des femmes et les outiller pour un engagement effectif dans la vie politique et de ce fait participer à la gestion du pays, le GF2D (Groupe de réflexion et d’action  Femme, Démocratie et Développement)  avec l’appui de certains  partenaires en développement a initié un atelier de formation des femmes candidates aux futures batailles électorales. Le lancement officiel de cet atelier a eu lieu ce mardi 28 août 2007 à la salle Kpalimé de l’hôtel Ibis Lomé centre. L’objectif de cette rencontre qui rassemble environ 25 femmes de diverses tendances politiques, est de mettre à la disposition de ces candidates les outils nécessaires pour une meilleure appréhension des enjeux de l’actuel processus électoral afin de se munir de armes susceptibles de leur garantir la victoire.

Cette approche thématique de la problématique de la participation de la femme à la vie politique du pays a été motivée, selon Kafui Afiwa Kuwonu, Secrétaire Générale du GF2D, par la quasi inexistence de la gente féminine dans les grandes institutions de l’Etat alors que cette dernière représente près de 52% de la population togolaise. Ce constat  contraste avec les réalités relevées dans les formations politiques du pays. D’après plusieurs leaders, les plus forts taux d’engagement politique sont enregistrés chez les femmes. Si tel est le cas, ces « femmes militantes seront-elles si incompétentes pour intervenir dans les instances décisionnelles ? », se demande Kafui Afiwa Kuwonu.

Pour le GF2D, il s’agit pendant les cinq sessions de formation d’aider les femmes candidates à relever ce défi. Cela passe par une analyse objective des difficultés qu’elles pourront rencontrer dans la réalisation de leur ambition : celle de se tailler une place au sein du « futur parlement ». Par ailleurs, les responsables du GF2D espèrent développer avec les participantes à cet atelier, des stratégies devant leur permettre d’affronter avec sérénité la campagne électorale et de se faire éventuellement élire. Ainsi, pourra-t-on retrouver  d’après Mémounatou Ibrahima, ministre des Affaires Sociales et de la Promotion de la Femme, « The right woman at the right place » (La femme qu’il faut à la place qu’il faut). Selon elle, pour aboutir à cet idéal, il faut constamment rechercher l’excellence, d’où la nécessité selon elle de relever le niveau de participation de la gente féminine au débat politique. Pour  Mémounatou Ibrahima, cela fait partie des priorités du gouvernement qui a mis en place des mesures incitatives devant amener les formations politiques à s’engager sur la voie de la promotion de la femme. Ces mesures sont entre autres le quota fixé pour la caution des candidatures féminines et le bonus promis pour les partis politiques qui à l’issue des législatives se retrouveront avec  un nombre plus important de femmes à l’Assemblée nationale.

L’atelier de formation des candidates aux élections futures est organisé en collaboration avec le National Edowment for Democracy, le PNUD et l’ambassade des USA au Togo. Les formations sont programmées en cinq sessions et rassembleront pour chaque session une trentaine de femmes.

Marc Kouakani-Assi

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 
 
 
 
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