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N°286: du
29 Aoùt 2007]
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NB :
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A propos du prétendu conflit entre Patrick Lawson et
lui :
Gilchrist Olympio s’explique |
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Demain jeudi 30 Août 2007, l’UFC (Union des Forces de
Changement) organise à partir de 10 heures dans
l’enceinte de l’Eglise Evangélique de Nyékonakpoè à
Lomé, le congrès d’investiture de ses candidats à la
prochaine joute électorale. A quelques heures de
cette cérémonie, des informations font état d’une
querelle entre le président national du parti,
Gilchrist Olympio et son 3e vice-président,
Patrick Lawson. Informations démenties par l’état-
major de cette formation politique. |
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Joint au téléphone sur la question, Patrick Lawson
s’est dit étonné d’apprendre dans la presse
l’existence d’un différend entre le président
national du parti, Gilchrist Olympio et lui. Pour «montrer
sa bonne foi», il a préféré laisser M. Olympio
répondre aux questions après avoir précisé que « c’est
complètement ridicule de dire que je suis en conflit
avec le président du parti. Nous sommes actuellement
en une séance de travail. S’il y a conflit
entre nous, alors quelle est la raison d’être de ma
présence à ses côtés», a-t-il déclaré.
Prenant le téléphone, le patron du « Détia »,
s’est lui aussi dit surpris par ces informations qui
constituent, selon lui, des « ragots ». « Patrick
Lawson et les autres sont en train de faire un
travail formidable sur le terrain et ils ont tout le
soutien du parti. Il n’y a aucun problème »,
a-t-il indiqué.
Qu’est-ce qui s’est passé en réalité ?
D’après une source proche de l’UFC, il a été demandé
au Bureau national du parti de procéder à
l’élaboration de la liste des candidats pour les
prochaines législatives. La première liste ainsi
constituée aurait subi quelques légères modifications
sur demande du président du parti. D’après cette
source, il y aurait au départ, quelques mécontents.
Mais, poursuit la source, ceux-ci ont finalement
compris la démarche du « chef ». « C’est
tout à fait normal que le président apporte sa touche
à la liste. C’est lui qui a demandé que la liste soit
établie. Il ne fait que jouer son rôle d’arbitre au
sein du parti », a conclu cette même source.
La
question du fichier électoral
« Nous
attendons que
la
CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante)
finisse les opérations de dédoublonnage pour passer à
la question de l’inscription des étrangers sur les
listes électorales sur l’ensemble du territoire
national. Nous avons des preuves et des listes
comportant des noms qui ne sont pas ceux de Togolais
mais qui sont inscrits sur les listes ».
C’est en ces termes que les responsables de l’UFC
abordent la question de l’enrôlement des électeurs
étrangers durant les opérations du recensement
électoral. Selon un responsable du parti, « il est
question aujourd’hui que la justice togolaise dise le
droit. A cet effet, les recours autour des
contentieux préélectoraux seront introduits pour
épurer le fichier électoral de toutes les
irrégularités pouvant entacher la crédibilité du
scrutin ». Pour rappel, la loi électorale
togolaise dispose que les partis ou personnes
introduisent des recours auprès de la justice, soit
pour se faire enregistrer (s’il y a eu omission),
soit pour dénoncer une irrégularité constatée lors du
recensement. Ce n’est qu’à la fin de toutes ces
opérations que la CENI pourra mettre à la disposition
du pays, le fichier électoral proprement dit.
Des
contradictions internes au sein de l’UFC?
« Pas
du tout ! Il y a une harmonie dans toutes nos
déclarations », répond un membre influent de l’UFC.
D’après une partie de la presse togolaise, les
déclarations de Gilchrist Olympio de retour à Lomé
(il a jugé globalement bon le processus du
recensement électoral), constituent un « camouflet »
à ses « lieutenants » qui, sur le terrain «
voyaient tout en noir». « Il y a deux
types de dysfonctionnements dans le processus
électoral. Il s’agit des dysfonctionnements
techniques et des «dysfonctionnements politiques »,
a relevé un dirigeant de l’UFC. D’après lui, si le
président national du parti dit qu’il y a des « points
(dans le processus du recensement électoral) sur
lesquels on doit apporter des améliorations », «c’est
qu’il reconnaît tout comme nous l’existence des
manquements dans les opérations».
Par ailleurs, ce responsable a estimé que l’ingérence
des préfets dans le processus électoral (ils sont
accusés par l’UFC et d’autres partis politiques
d’avoir permis l’inscription des mineurs et des
étrangers) n’a pas été abordée par M.Olympio tout
simplement pour ne pas prêter le flanc à des
critiques de ceux qui disent que « nous voyons du noir
partout ».
Pourquoi la 3e tournée
du parti a-t-elle été reportée ?
« Nous
attendons que le gouvernement
rende
public la date des élections pour harmoniser nos
programmes. Vous savez aussi que nous organisons
notre congrès d’investiture jeudi prochain. Au vu de
tout cela, nous avons jugé d’ajourner cette tournée
et de finir le congrès tout en espérant que d’ici-là,
le gouvernement fixera la date du scrutin. »,
a expliqué Gilchrist Olympio. « De toutes les
façons, elle (la tournée) aura lieu. Et nous allons
saisir l’occasion pour présenter les candidats aux
populations », a révélé un autre responsable du
parti.
L’UFC projetait l’organisation d’une tournée
nationale dans la partie septentrionale du pays pour
tenter de remobiliser les populations car, elle se
dit qu’elles sont démotivées suite aux évènements
malheureux qui ont émaillé la présidentielle du 24
avril 2005.
Noël Y. A. GLISSOU |
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Représentativité des femmes en politique
:
Le
GF2D outille les candidates aux législatives |
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En vue de renforcer les capacités des femmes et les
outiller pour un engagement effectif dans la vie
politique et de ce fait participer à la gestion du
pays, le GF2D (Groupe de réflexion et d’action
Femme, Démocratie et Développement) avec l’appui de
certains partenaires en développement a initié un
atelier de formation des femmes candidates aux
futures batailles électorales. Le lancement officiel
de cet atelier a eu lieu ce mardi 28 août 2007 à la
salle Kpalimé de l’hôtel Ibis Lomé centre. L’objectif
de cette rencontre qui rassemble environ 25 femmes de
diverses tendances politiques, est de mettre à la
disposition de ces candidates les outils nécessaires
pour une meilleure appréhension des enjeux de
l’actuel processus électoral afin de se munir de
armes susceptibles de leur garantir la victoire.
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Cette approche thématique de la problématique de la
participation de la femme à la vie politique du pays
a été motivée, selon Kafui Afiwa Kuwonu, Secrétaire
Générale du GF2D, par la quasi inexistence de la
gente féminine dans les grandes institutions de
l’Etat alors que cette dernière représente près de
52% de la population togolaise. Ce constat contraste
avec les réalités relevées dans les formations
politiques du pays. D’après plusieurs leaders, les
plus forts taux d’engagement politique sont
enregistrés chez les femmes. Si tel est le cas, ces
« femmes militantes seront-elles si incompétentes
pour intervenir dans les instances décisionnelles ? »,
se demande Kafui Afiwa Kuwonu.
Pour le GF2D, il s’agit pendant les cinq sessions de
formation d’aider les femmes candidates à relever ce
défi. Cela passe par une analyse objective des
difficultés qu’elles pourront rencontrer dans la
réalisation de leur ambition : celle de se tailler
une place au sein du « futur parlement ». Par
ailleurs, les responsables du GF2D espèrent
développer avec les participantes à cet atelier, des
stratégies devant leur permettre d’affronter avec
sérénité la campagne électorale et de se faire
éventuellement élire. Ainsi, pourra-t-on retrouver
d’après Mémounatou Ibrahima, ministre des Affaires
Sociales et de la Promotion de la Femme, « The
right woman at the right place » (La femme qu’il
faut à la place qu’il faut). Selon elle, pour aboutir
à cet idéal, il faut constamment rechercher
l’excellence, d’où la nécessité selon elle de relever
le niveau de participation de la gente féminine au
débat politique. Pour Mémounatou Ibrahima, cela fait
partie des priorités du gouvernement qui a mis en
place des mesures incitatives devant amener les
formations politiques à s’engager sur la voie de la
promotion de la femme. Ces mesures sont entre autres
le quota fixé pour la caution des candidatures
féminines et le bonus promis pour les partis
politiques qui à l’issue des législatives se
retrouveront avec un nombre plus important de femmes
à l’Assemblée nationale.
L’atelier de formation des candidates aux élections
futures est organisé en collaboration avec le
National Edowment for Democracy, le PNUD et
l’ambassade des USA au Togo. Les formations sont
programmées en cinq sessions et rassembleront pour
chaque session une trentaine de femmes.
Marc Kouakani-Assi |
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