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4 Sept 2007 

[ 287: du 3 Sept 2007]  
Législatives 2007 : Le RPT sûr de sa victoire

Contrairement aux idées répandues, le Rassemblement du peuple togolais n’entend pas, malgré le mode de scrutin perdre le scrutin prochain. C’est du moins ce qui transparaît du discours prononcé mercredi dernier par le secrétaire général de ce parti, Solitoki Esso, lors de la commémoration du 38e anniversaire de l’appel historique de Kpalimé. Selon le coordinateur des actions  du  secrétariat du RPT, « Le Rassemblement du peuple togolais  se situe dans la dynamique de la compétition loyale tout en étant conscient que la partie sera certainement serrée mais qu’il en sortira vainqueur».

En effet, au lendemain de l’adoption du nouveau mode de scrutin (la proportionnelle au plus fort reste), nombreux sont les spécialistes qui estiment qu’aucune formation politique ne saurait disposer à elle seule de la majorité absolue au prochain parlement. Mais voilà, dans son discours, Esso Solitoki, semble s’inscrire en faux contre cette prétention des spécialistes des questions électorales.  Cela dit, la certitude affichée par le parti de Faure Gnassingbé, habitué depuis des années à des « victoires écrasantes », ne surprend pas les autres formations politiques qui prétendent aussi la même chose.

La commémoration cette année du 30 août 1969  survient dans la fièvre d’une pré campagne pour les législatives, et M. Solitoki qui faisait état de cette conviction, a souligné voir «un signe avant-coureur de la réussite et de la victoire» aux prochaines élections législatives, dans la mobilisation de la foule à cette occasion.

En effet, cadres, dignitaires et sympathisants de l’ex-parti unique étaient présents à cette commémoration au cours de laquelle le mot d’ordre «RPT toujours: victoire» revenait souvent et où on peut lire «ensemble mobilisons-nous pour la victoire du parti» sur des banderoles.

Le Secrétaire général du RPT a appelé les militants du parti à rester «vigilants, combatifs et sereins», estimant que le RPT possède l’expérience, l’expertise, les ressources nécessaires à la conduite des affaires et à l’épanouissement du peuple togolais.

Le chef de l’Etat togolais, Faure Gnassingbé, président du RPT, «incarne aujourd’hui le renouveau, l’ouverture, la renaissance et l’espérance pour tout le peuple togolais», a indiqué

M. Solitoki, exhortant les militants à faire le choix «de la renaissance, de l’ouverture, de la tolérance, de la réconciliation, de la stabilité et du progrès économique et social».

«Le RPT a l’obligation d’apporter tous les moyens et tout le soutien nécessaire au Président pour la mise en oeuvre de son programme», a dit avec insistance M Solitoki, avant de préciser que les élections législatives prochaines sont d’une importance capitale et que chacun doit garder à l’esprit les enjeux qu’elles comportent et assumer sa responsabilité dans l’intérêt du pays.

l’Appel historique du 30 août 1969, lancé par Feu Gnassingbé Eyadema conviait les Togolais à se fondre dans un creuset national et avait abouti à la création du parti unique RPT qui a été dissout dans les années 1990 par la Conférence nationale.

 
Législatives 2007 : Le militantisme à l’épreuve des choix politiques

Le 14 octobre prochain, les Togolais en âge de voter se rendront aux urnes pour élire les 81 députés qui devront composer le prochain parlement. La confection de la liste de candidats dans certains partis politiques a créé des frustrations auprès de certains de leurs militants. Pour marquer leur mécontentement, ces déçus des partis politiques ont opté, certains pour des candidatures indépendantes, d’autres auraient décidé de quitter leur parti au profit d’un autre avec l’idée qu’ils y seront bien « traités ».

L’acte en soi, ne pose pas problème. La Constitution togolaise de 1992, modifiée en 2002 n’interdit pas les candidatures libres. Le nouveau code électoral issu de l’APG (Accord Politique Global)  va dans le même sens. Cela donne ainsi la possibilité à tous les citoyens qui le désirent et qui jouissent de tous leurs droits civiques de se présenter aux joutes électorales prochaines.

Mais, dans la constitution de ces candidatures indépendantes, il apparaît un certain nombre de faits qui méritent d’être relevés.

En effet, dans certains états-majors, le choix des futurs députés est opéré suivant des critères. Il s’agit soit, du charisme, soit des capacités intellectuelles ou encore  des calculs politiques. Des militants n’ayant pas obtenu le quitus de leur formation politique ont choisi de quitter le parti et de rejoindre d’autres formations politiques et espèrent être des porte-flambeaux de celles-ci. D’après des informations, des personnes qui croyaient à leur désignation pour être des représentants de l’UFC (Union des Forces de Changement), notamment Nayo Bediakou, Tsimésse Gbeya et Christophe Messan  menacent de quitter le parti après que leurs noms eurent été « rejetés » par le Comité d’examen des candidatures. Actuellement, elles s’apprêteraient à aller voir mieux ailleurs.

Au niveau du RPT (Rassemblement du Peuple Togolais), les « déçus » des primaires viennent de constituer une liste d’indépendants dans l’Oti (dans l’extrême nord du pays).

Il y a également une liste de candidats indépendants regroupés dans le RECIT (Réseau des Citoyens Indépendants pour la Transparence). Les membres de ce mouvement estiment qu’ils sont déçus de la façon dont les partis politiques mènent la lutte pour l’enracinement de la démocratie au Togo. Pour eux, le combat pour la démocratie au Togo doit désormais se faire en dehors des partis politiques.

Mais tout suite, ils subissent des critiques d’une partie de la classe politique togolaise. Selon cette frange de la vie politique nationale, ces démarches ne visent qu’à compliquer leur situation. La liste des indépendants qui ne pourrait pas s’arrêter là puisque tous les partis n’ont pas encore rendu public le nom de leurs représentants, on peut s’attendre à de nouvelles « dissidences ». Le mécontentement puis les départs observés  ici et là suscitent des réactions diverses. En effet, d’aucuns jugent les « partants » comme des « gens animés de mauvaise volonté ». « Si un parti juge que pour avoir le maximum de voix, il faut procéder par des choix judicieux et que des membres trouvent en cela un alibi pour quitter, c’est qu’ils n’aiment  pas leur parti. On se demande s’ils ne sont pas là que pour leurs intérêts au lieu de penser aux populations… », analyse un observateur.

« Les primaires sont organisés pour instaurer  la démocratie au sein du RPT et si des gens se sentent lésés, c’est qu’ils ne sont pas prêts pour le jeu de la démocratie », note un responsable de ce parti.

La démocratie se veut un terrain de choix. De ce point de vue, tous les citoyens sont en droit de choisir ce qui les arrange.

Noël Y. A. Glissou

 
Rencontre Faure - chefs traditionnels Que peuvent changer les discours ?

Vendredi dernier, le chef de l’Etat, Faure Gnassingbé a rencontré les chefs traditionnels du Togo à Kpalimé (ville située à 120 km au nord ouest) de Lomé. A l’allure d’une mise au point, l’occasion a permis au chef de l’Etat de rappeler aux têtes couronnées, leur rôle en tant que gardien des us et coutumes de leur communauté respective….

La Cette rencontre entre le chef de l’exécutif togolais et les gardiens des us et coutumes est perçue par nombre d’observateurs comme une « mise en garde » faite par Faure Gnassingbé à ces derniers. En effet, dans son adresse, le numero1 togolais a insisté sur la nécessité d’une neutralité des chefs traditionnels dans les débats politiques : «… Vos actions quotidiennes, vos rapports avec vos administrés ainsi qu’avec les responsables politiques et de la société civile doivent s’inscrire résolument dans les voies tracées par l’APG (Accord Politique Global) signé le 20 août 2006 », a-t-il déclaré.

Cette intervention de Faure Gnassingbé intervient dans une période sensible : celle des prochaines législatives que tous les acteurs politiques nationaux et la communauté internationale souhaitent pacifiques pour une première fois au Togo. Et, Faure Gnassingbé qui ne semble pas ignorer les origines des violences électorales qui ont tout le temps endeuillé le pays voudrait par cette occasion, rappeler aux chefs traditionnels, la partition que chaque entité impliquée dans l’administration du pays est appelée à jouer désormais. Ceci est d’autant plus important dans la mesure où l’ « homme du 05 février 2005 » ne cesse de clamer haut et fort sa politique de « réconciliation nationale », dans un Togo où les rancoeurs et les divisions sont encore très vivaces.

La rencontre Faure-chefs traditionnels n’est donc pas l’effet d’un hasard. En effet, tout comme les préfets, les chefs traditionnels du Togo sont souvent accusés par les adversaires du régime RPT (Rassemblement du Peuple Togolais) de servir de béquille au parti durant les périodes électorales. Ces chefs traditionnels, selon certains responsables de partis politiques, empêchent leurs sujets d’exprimer leur appartenance politique et d’exercer librement leurs activités dans la famille politique de leur choix. De plus, il leur  est reproché de fermer les yeux sur  certaines pratiques « douteuses » des candidats du parti au pouvoir avant, pendant et après les scrutins.

Marchandage politique ou réelle volonté politique de la part de Faure Gnassingbé, toujours est-il que dans son adresse de vendredi dernier, il semble opposer une fin de non recevoir à cette autre réalité de la politique togolaise. « Bientôt s’ouvrira la campagne électorale ; période au cours de laquelle les partis politiques et les candidats sillonneront le pays pour mobiliser leurs électeurs. C’est une période où la paix peut être troublée par des agitateurs et des provocateurs. Nous aurons encore besoin de vous (chefs traditionnels) pour mobiliser les populations à la culture de la paix, au civisme et au patriotisme », a martelé le chef de l’Etat togolais. Mais, cette mission ne saurait réussir si les gardiens des us et coutumes s’extirpent des méandres des filets de la politique. Pour y parvenir, a expliqué Faure Gnassingbé, « vous avez  pour cela vous-même besoin de garder votre distance et votre neutralité à l’endroit des différents acteurs de la vie politique de notre pays ».

Faure peut-il réussir son « pari » ?

La démarche du chef de l’Etat vendredi dernier ne peut être une réussite que lorsque ses interlocuteurs auront mis en exécution ses consignes. Car en fait, une chose est de prodiguer des conseils mais une autre en est la pratique. Et, sur ce point précisément, des exemples récents montrent que les habitudes ont la peau très dure au Togo. En effet, avant le début du recensement électoral (du 16 juillet au 19 août) derniers, le chef de l’Etat Faure Gnassingbé avait rencontré dans la ville de Kara (située à 420 km au nord de Lomé), tous les préfets du pays. Il a, à l’occasion, rappelé à ceux-ci, de ne pas s’ingérer dans le processus électoral et de permettre aux citoyens de jouir de leurs convictions politiques. Cependant, durant le processus, des chefs de partis politiques de l’opposition ont eu à dénoncer l’ « activisme » de certains représentants du pouvoir central qui auraient soit, convoyé des étrangers, soit fait inscrire des mineurs sur les listes électorales. Par ailleurs, les mêmes accusations ont été portées contre des chefs traditionnels. Dès lors, on peut sans se tromper dire que le chef de l’Etat togolais a prêché dans le désert. Pour que Faure Gnassingbé puisse réussir sa politique, ne faut-il pas des actions concrètes ? Dans la tradition africaine, l’éducation passe parfois par l’usage du « bâton et de la carotte ». Et le bâton ici serait que le chef de l’Etat prenne toute sa responsabilité pour punir les « récalcitrants » comme le souhaite certains responsables des partis politiques. Dans un Etat qui se respecte, tous les citoyens sont égaux devant la loi.

Dans le processus électoral en cours, Faure Gnassingbé n’est pas à son premier geste. On se souvient que le 13 juillet dernier, à travers son Directeur de cabinet, Pascal Bodjona, le chef de l’Etat avait relevé ses inquiétudes  au Premier ministre, Yawovi Agboyibo par rapport aux lenteurs constatées dans la mise en œuvre de l’APG. Même si cette approche a suscité des critiques, elle a tout de même permis au chef du gouvernement de revoir sa copie et d’insuffler une nouvelle dynamique au processus, on citera le « réchauffement » des activités du comité interministériel et d’autres rencontres de hauts niveaux. Si Le chef du gouvernement s’est exécuté, pourquoi des préfets et des chefs traditionnels ne le feront-ils pas ?

Vers une nouvelle image de la chefferie traditionnelle au Togo ?

Il n’est pas abusif de dire aujourd’hui que la chefferie traditionnelle au Togo a perdu de son image. Pour nombre de Togolais, les « têtes couronnées » se sont « abreuvées » à la source du RPT et de ce fait, ont perdu leur « dignité ». « Beaucoup de personnes sont nommées chefs traditionnels en raison tout simplement des aides qu’elles ont apportées au parti au pouvoir. Dans la plupart des cas, ce sont des usurpatrices de pouvoir », relève un observateur. Toutes ces pratiques ont fini par ternir la portée du rôle de ces hommes et femmes jadis respectés et « vénérés ». Du vivant du Général Eyadema Gnassingbé, des chefs traditionnels se sont écartés de leur première responsabilité pour devenir de véritables politiques. « Ils avaient été manipulés par des individus à des fins personnelles », déclare un analyste. Plusieurs fois, la télévision nationale avait diffusé des images où des chefs traditionnels ont lu des messages de « soutien et d’encouragement » au régime du Général Eyadema Gnassingbé.

Pour corriger cette image, les nouvelles autorités togolaises entendent donner des gages juridiques à la chefferie traditionnelle. « (…) La loi relative à la chefferie traditionnelle a été votée le 08 janvier 2007 par l’Assemblée nationale et fait de vous, de véritables consultants. Elle prévoit donc de mettre en place, un conseil national de la chefferie et des conseils des chefs traditionnels….Ces conseils seront chargés de donner leurs avis sur toutes les questions de la chefferie traditionnelle… ».

En somme, Faure Gnassingbé tente d’imprimer une nouvelle dynamique à la gouvernance du pays, mais les réalités sur le terrain sont autres. Son appel à la neutralité des chefs traditionnels dans le débat politique tout comme sa volonté de lutter désormais contre la violence politique et l’impunité sont des « paroles de bonnes intentions » mais elles doivent nécessairement passées dans le moule d’une réelle volonté politique des différents acteurs politiques en commençant par sa propre famille politique.

 
Rentrée scolaire 2007 – 2008 : Les revendeurs de fournitures scolaires se plaignent

La rentrée scolaire 2007-2008 est fixée au 17 septembre prochain. En prélude à cette rentrée des classes, l’habituel défi de sa préparation s’est une fois encore érigé devant les parents d’élèves, qui, face à la cherté de la vie et aux difficultés financières qu’ils connaissent ont de plus en plus du mal à y faire face. 

En effet, équiper les enfants de tout ce dont ils auront besoin ou du moins leur acheter les fournitures scolaires nécessaires  s’avère de plus en plus difficile pour les parents togolais à revenu « moyen ».

A la veille de cette rentrée, si certaines librairies de la place font  le plein comme d’habitude, tel n’est pas le cas chez les petits détaillants et chez les revendeurs du marché noir communément appelés « librairies par terre ».

A environ deux semaines de la rentrée, leurs affaires ne connaissent pas l’affluence habituelle. Ces revendeurs déplorent l’absence de clients à leur niveau, ce qui entraîne une baisse considérable du chiffre d’affaires. Ceci, comparativement aux années précédentes. « Nous ne comprenons plus rien cette année, se plaint un jeune vendeur. Chaque jour tout est calme et il arrive même que je ne vende presque rien avant la fin de la journée. L’année passé était mauvaise, mais celle ci est pire ».

 Selon ces « libraires » les raisons de cette mévente sont diverses. Pour certains, la situation est due à la situation de crise économique que connaît le Togo. Selon ces derniers, nombreux sont les parents qui rechignent à doter leurs enfants de tous les manuels scolaires. La plupart se contentent de leur acheter les cahiers et les écritoires. Ceux qui voudraient par contre mettre le paquet, aiment le faire à vil prix. Cela n’est pas toujours du goût  des revendeurs. « Certains clients qui veulent bien nous donner un coup de main proposent des prix impossible sous prétexte que la situation économique est difficile. Nous préférons alors garder les livres au lieu de les leur vendre comme ils le veulent. Il est vrai qu’il n’y a plus d’argent, mais nous ne pouvons pas vendre les documents en dessous de leur prix d’achat » confie son voisin d’à côté.

D’autres, pour expliquer le manque de clients, évoquent les prochaines élections. Selon eux, les rares acheteurs qui arrivent ne cessent de douter des mois à venir. « Compte tenu des législatives, ils ne veulent pas dépenser de l’argent pour acheter des livres et voir ensuite l’année connaître des tumultes », explique un groupe de vendeurs rencontré dans les environs de la librairie bon pasteur à Assivito, derrière l’institut Saint Paul.

Les revendeurs incriminent aussi les troubles dans certains pays de la sous région, notamment la Cote d’ivoire et la Guinée. Ces deux pays sont leurs principaux fournisseurs de marchandises. Les troubles qu’ils connaissent ne permettent  pas aux ‘‘libraires’’ d’importer les documents deuxième main qui intéressent beaucoup plus les gens. Cela a pour conséquence immédiate la perte de certains clients fidèles.

Malgré cette situation, certains gardent encore espoir. « Le rentrée n’est pas encore aussi proche que ça. Des fois nous croyons que ça ne marchera pas mais c’est à une semaine de la rentrée que les clients nous envahissent et nous arrivons à épuiser nos stocks » rassure un d’entre eux. D’autres comptent sur les parents d’élèves du lycée français de Lomé parce qu’ils viennent s’approvisionner chez eux lorsqu’ils ne trouvent pas les documents demandés à la librairie ou quand ils jugent les prix de la librairie trop élevés.

Les détaillants d’articles  scolaires notamment cahiers, stylos et autres ne se plaignent pas trop. La situation semble tout autre chez eux. Par rapport à l’année dernière, les prix des articles ont connu une légère baisse. Ce qui favorise l’abondance de la clientèle à leur niveau.

Onéreux ou pas, la rentrée scolaire aura bel et bien lieu. Quitte à chaque parent de prendre ses dispositions pour permettre à son ou ses enfants de prendre pour les uns ou de reprendre pour les autres, le chemin des classes.

Du coté des revendeurs de tissu kaki ou autres tissus d’uniforme scolaire, l’ambiance est la même, à une seule différence. Ces derniers estiment que depuis le début de la semaine dernière, leurs affaires connaissent un léger frémissement. Et pour cause la rentrée s’annonce à grand pas et les parents sont obligés dans certains cas d’acheter ces tissus pour faire faire de nouveaux uniformes à leurs progénitures. D’où alors l’idée d’envisager les frais de couture. Une autre source de souci pour les pères et mères de famille.

Rodolphe TOMEGA

 
Éliminatoires CAN 2008, groupe 9 : Le choc des dates d’élection

Selon une dernière correspondance émanant de la CAF (Confédération Africaine de Football) et adressée à la FTF (Fédération Togolaise de Football), le match Togo-Mali, comptant pour la 6e et dernière journée des qualifications (Gr.9) à la Coupe d’Afrique des nations 2008 (CAN-2008) initialement prévu le 8 septembre, a été reporté au 14 octobre en raison du second tour de la présidentielle en Sierra Leone. La CAF a justifié ce report par la tenue du second tour des élections présidentielles le 8 septembre en Sierra Leone,  le même jour que les matches du groupe 9 Togo-Mali et Sierra Leone-Bénin.

D’après les termes du courrier, « la Fédération de Sierra Leone de football vient de nous informer officiellement que les autorités sierra léonaises n’étaient pas en mesure de garantir la sécurité pour la rencontre face au Bénin si elle était maintenue à cette date ».

« Par conséquent face à cette situation imprévue et afin de garantir la sécurité des équipes d’une part et  en vue d’assurer l’équité parfait à toutes les équipes ayant une chance d’obtenir la première place du groupe et enfin pour permettre à ces mêmes équipes de disputer les deux dernières rencontres avec leurs meilleurs éléments, il a été décidé de reporter les deux rencontres au 14 octobre », souligne la lettre.

Mais, ce nouveau report pose un autre problème et risque de connaître une autre programmation.

A cette date du 14 octobre, les Togolais seront également aux urnes pour renouveler les membres de l’Assemblée nationale dissoute le jeudi 30 août dernier par le président Faure Gnassingbé. En attendant une nouvelle décision de la CAF, les supputations vont bon train sur un rapprochement de la date ou sur un report d’une ou deux semaines.

Le Mali est premier du groupe 9, avec 9 points, devant le Togo (également 9 pts), le Bénin (8 pts) et la Sierra Leone (1 pt).

Le premier de chaque groupe et les trois meilleurs deuxièmes seront qualifiés pour la CAN-2008, en compagnie du Ghana, pays organisateur.

Gabin KOISSIDJIN

 
 
 
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