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Législatives 2007 :
Le RPT sûr de sa victoire |
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Contrairement aux idées répandues, le Rassemblement
du peuple togolais n’entend pas, malgré le mode de
scrutin perdre le scrutin prochain. C’est du moins ce
qui transparaît du discours prononcé mercredi dernier
par le secrétaire général de ce parti, Solitoki Esso,
lors de la commémoration du 38e anniversaire
de l’appel historique de Kpalimé. Selon le
coordinateur des actions du secrétariat du RPT, «
Le Rassemblement du peuple togolais se situe dans la
dynamique de la compétition loyale tout en étant
conscient que la partie sera certainement serrée mais
qu’il en sortira vainqueur». |
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En
effet, au lendemain de l’adoption du nouveau mode de
scrutin (la proportionnelle au plus fort reste),
nombreux sont les spécialistes qui estiment qu’aucune
formation politique ne saurait disposer à elle seule
de la majorité absolue au prochain parlement. Mais
voilà, dans son discours, Esso Solitoki, semble
s’inscrire en faux contre cette prétention des
spécialistes des questions électorales. Cela dit, la
certitude affichée par le parti de Faure Gnassingbé,
habitué depuis des années à des « victoires
écrasantes », ne surprend pas les autres
formations politiques qui prétendent aussi la même
chose.
La
commémoration cette année du 30 août 1969 survient
dans la fièvre d’une pré campagne pour les
législatives, et M. Solitoki qui faisait état de
cette conviction, a souligné voir «un signe
avant-coureur de la réussite et de la victoire»
aux prochaines élections législatives, dans la
mobilisation de la foule à cette occasion.
En
effet, cadres, dignitaires et sympathisants de
l’ex-parti unique étaient présents à cette
commémoration au cours de laquelle le mot d’ordre «RPT
toujours: victoire» revenait souvent et où on
peut lire «ensemble mobilisons-nous pour la
victoire du parti» sur des banderoles.
Le
Secrétaire général du RPT a appelé les militants du
parti à rester «vigilants, combatifs et sereins»,
estimant que le RPT possède l’expérience,
l’expertise, les ressources nécessaires à la conduite
des affaires et à l’épanouissement du peuple
togolais.
Le
chef de l’Etat togolais, Faure Gnassingbé, président
du RPT, «incarne aujourd’hui le renouveau,
l’ouverture, la renaissance et l’espérance pour tout
le peuple togolais», a indiqué
M.
Solitoki, exhortant les militants à faire le choix «de
la renaissance, de l’ouverture, de la tolérance, de
la réconciliation, de la stabilité et du progrès
économique et social».
«Le
RPT a l’obligation d’apporter tous les moyens et tout
le soutien nécessaire au Président pour la mise en
oeuvre de son programme», a dit avec insistance M
Solitoki, avant de préciser que les élections
législatives prochaines sont d’une importance
capitale et que chacun doit garder à l’esprit les
enjeux qu’elles comportent et assumer sa
responsabilité dans l’intérêt du pays.
l’Appel historique du 30 août 1969, lancé par Feu
Gnassingbé Eyadema conviait les Togolais à se fondre
dans un creuset national et avait abouti à la
création du parti unique RPT qui a été dissout dans
les années 1990 par la Conférence nationale. |
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Législatives 2007 :
Le militantisme à l’épreuve des choix
politiques |
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Le 14 octobre prochain, les Togolais en âge de voter
se rendront aux urnes pour élire les 81 députés qui
devront composer le prochain parlement. La confection
de la liste de candidats dans certains partis
politiques a créé des frustrations auprès de certains
de leurs militants. Pour marquer leur mécontentement,
ces déçus des partis politiques ont opté, certains
pour des candidatures indépendantes, d’autres
auraient décidé de quitter leur parti au profit d’un
autre avec l’idée qu’ils y seront bien « traités ». |
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L’acte en soi, ne pose pas problème. La Constitution
togolaise de 1992, modifiée en 2002 n’interdit pas
les candidatures libres. Le nouveau code électoral
issu de l’APG (Accord Politique Global) va dans le
même sens. Cela donne ainsi la possibilité à tous les
citoyens qui le désirent et qui jouissent de tous
leurs droits civiques de se présenter aux joutes
électorales prochaines.
Mais, dans la constitution de ces candidatures
indépendantes, il apparaît un certain nombre de faits
qui méritent d’être relevés.
En
effet, dans certains états-majors, le choix des
futurs députés est opéré suivant des critères. Il
s’agit soit, du charisme, soit des capacités
intellectuelles ou encore des calculs politiques.
Des militants n’ayant pas obtenu le quitus de leur
formation politique ont choisi de quitter le parti et
de rejoindre d’autres formations politiques et
espèrent être des porte-flambeaux de celles-ci.
D’après des informations, des personnes qui croyaient
à leur désignation pour être des représentants de l’UFC
(Union des Forces de Changement), notamment Nayo
Bediakou, Tsimésse Gbeya et Christophe Messan
menacent de quitter le parti après que leurs noms
eurent été « rejetés » par le Comité d’examen
des candidatures. Actuellement, elles s’apprêteraient
à aller voir mieux ailleurs.
Au
niveau du RPT (Rassemblement du Peuple Togolais), les
« déçus » des primaires viennent de constituer
une liste d’indépendants dans l’Oti (dans l’extrême
nord du pays).
Il
y a également une liste de candidats indépendants
regroupés dans le RECIT (Réseau des Citoyens
Indépendants pour la Transparence). Les membres de ce
mouvement estiment qu’ils sont déçus de la façon dont
les partis politiques mènent la lutte pour
l’enracinement de la démocratie au Togo. Pour eux, le
combat pour la démocratie au Togo doit désormais se
faire en dehors des partis politiques.
Mais tout suite, ils subissent des critiques d’une
partie de la classe politique togolaise. Selon cette
frange de la vie politique nationale, ces démarches
ne visent qu’à compliquer leur situation. La liste
des indépendants qui ne pourrait pas s’arrêter là
puisque tous les partis n’ont pas encore rendu public
le nom de leurs représentants, on peut s’attendre à
de nouvelles « dissidences ». Le
mécontentement puis les départs observés ici et là
suscitent des réactions diverses. En effet, d’aucuns
jugent les « partants » comme des « gens
animés de mauvaise volonté ». « Si un parti
juge que pour avoir le maximum de voix, il faut
procéder par des choix judicieux et que des membres
trouvent en cela un alibi pour quitter, c’est qu’ils
n’aiment pas leur parti. On se demande s’ils ne sont
pas là que pour leurs intérêts au lieu de penser aux
populations… », analyse un observateur.
« Les
primaires sont organisés pour instaurer la
démocratie au sein du RPT et si des gens se sentent
lésés, c’est qu’ils ne sont pas prêts pour le jeu de
la démocratie », note un responsable de ce parti.
La
démocratie se veut un terrain de choix. De ce point
de vue, tous les citoyens sont en droit de choisir ce
qui les arrange.
Noël Y. A.
Glissou |
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Rencontre Faure - chefs traditionnels
Que peuvent changer les discours ? |
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Vendredi dernier, le chef de l’Etat, Faure Gnassingbé
a rencontré les chefs traditionnels du Togo à Kpalimé
(ville située à 120 km au nord ouest) de Lomé. A
l’allure d’une mise au point, l’occasion a permis au
chef de l’Etat de rappeler aux têtes couronnées, leur
rôle en tant que gardien des us et coutumes de leur
communauté respective…. |
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La
Cette rencontre entre le chef de l’exécutif togolais
et les gardiens des us et coutumes est perçue par
nombre d’observateurs comme une « mise en garde »
faite par Faure Gnassingbé à ces derniers. En effet,
dans son adresse, le numero1 togolais a insisté sur
la nécessité d’une neutralité des chefs traditionnels
dans les débats politiques : «… Vos actions
quotidiennes, vos rapports avec vos administrés ainsi
qu’avec les responsables politiques et de la société
civile doivent s’inscrire résolument dans les voies
tracées par l’APG (Accord Politique Global) signé le
20 août 2006 », a-t-il déclaré.
Cette intervention de Faure Gnassingbé intervient
dans une période sensible : celle des prochaines
législatives que tous les acteurs politiques
nationaux et la communauté internationale souhaitent
pacifiques pour une première fois au Togo. Et, Faure
Gnassingbé qui ne semble pas ignorer les origines des
violences électorales qui ont tout le temps endeuillé
le pays voudrait par cette occasion, rappeler aux
chefs traditionnels, la partition que chaque entité
impliquée dans l’administration du pays est appelée à
jouer désormais. Ceci est d’autant plus important
dans la mesure où l’ « homme du 05 février 2005 »
ne cesse de clamer haut et fort sa politique de « réconciliation
nationale », dans un Togo où les rancoeurs et les
divisions sont encore très vivaces.
La
rencontre Faure-chefs traditionnels n’est donc pas
l’effet d’un hasard. En effet, tout comme les
préfets, les chefs traditionnels du Togo sont souvent
accusés par les adversaires du régime RPT
(Rassemblement du Peuple Togolais) de servir de
béquille au parti durant les périodes électorales.
Ces chefs traditionnels, selon certains responsables
de partis politiques, empêchent leurs sujets
d’exprimer leur appartenance politique et d’exercer
librement leurs activités dans la famille politique
de leur choix. De plus, il leur est reproché de
fermer les yeux sur certaines pratiques « douteuses »
des candidats du parti au pouvoir avant, pendant et
après les scrutins.
Marchandage politique ou réelle volonté politique de
la part de Faure Gnassingbé, toujours est-il que dans
son adresse de vendredi dernier, il semble opposer
une fin de non recevoir à cette autre réalité de la
politique togolaise. « Bientôt s’ouvrira la
campagne électorale ; période au cours de laquelle
les partis politiques et les candidats sillonneront
le pays pour mobiliser leurs électeurs. C’est une
période où la paix peut être troublée par des
agitateurs et des provocateurs. Nous aurons encore
besoin de vous (chefs traditionnels) pour mobiliser
les populations à la culture de la paix, au civisme
et au patriotisme », a martelé le chef de l’Etat
togolais. Mais, cette mission ne saurait
réussir si les gardiens des us et coutumes
s’extirpent des méandres des filets de la politique.
Pour y parvenir, a expliqué Faure Gnassingbé, « vous
avez pour cela vous-même besoin de garder votre
distance et votre neutralité à l’endroit des
différents acteurs de la vie politique de notre pays ».
Faure peut-il réussir son « pari » ?
La
démarche du chef de l’Etat vendredi dernier ne peut
être une réussite que lorsque ses interlocuteurs
auront mis en exécution ses consignes. Car en fait,
une chose est de prodiguer des conseils mais une
autre en est la pratique. Et, sur ce point
précisément, des exemples récents montrent que les
habitudes ont la peau très dure au Togo. En effet,
avant le début du recensement électoral (du 16
juillet au 19 août) derniers, le chef de l’Etat Faure
Gnassingbé avait rencontré dans la ville de Kara
(située à 420 km au nord de Lomé), tous les préfets
du pays. Il a, à l’occasion, rappelé à ceux-ci, de ne
pas s’ingérer dans le processus électoral et de
permettre aux citoyens de jouir de leurs convictions
politiques. Cependant, durant le processus, des chefs
de partis politiques de l’opposition ont eu à
dénoncer l’ « activisme » de certains
représentants du pouvoir central qui auraient soit,
convoyé des étrangers, soit fait inscrire des mineurs
sur les listes électorales. Par ailleurs, les mêmes
accusations ont été portées contre des chefs
traditionnels. Dès lors, on peut sans se tromper dire
que le chef de l’Etat togolais a prêché dans le
désert. Pour que Faure Gnassingbé puisse réussir sa
politique, ne faut-il pas des actions concrètes ?
Dans la tradition africaine, l’éducation passe
parfois par l’usage du « bâton et de la carotte ».
Et le bâton ici serait que le chef de l’Etat prenne
toute sa responsabilité pour punir les « récalcitrants »
comme le souhaite certains responsables des partis
politiques. Dans un Etat qui se respecte, tous les
citoyens sont égaux devant la loi.
Dans le processus électoral en cours, Faure
Gnassingbé n’est pas à son premier geste. On se
souvient que le 13 juillet dernier, à travers son
Directeur de cabinet, Pascal Bodjona, le chef de
l’Etat avait relevé ses inquiétudes au Premier
ministre, Yawovi Agboyibo par rapport aux lenteurs
constatées dans la mise en œuvre de l’APG. Même si
cette approche a suscité des critiques, elle a tout
de même permis au chef du gouvernement de revoir sa
copie et d’insuffler une nouvelle dynamique au
processus, on citera le « réchauffement » des
activités du comité interministériel et d’autres
rencontres de hauts niveaux. Si Le chef du
gouvernement s’est exécuté, pourquoi des préfets et
des chefs traditionnels ne le feront-ils pas ?
Vers une nouvelle image de la chefferie
traditionnelle au Togo ?
Il
n’est pas abusif de dire aujourd’hui que la chefferie
traditionnelle au Togo a perdu de son image. Pour
nombre de Togolais, les « têtes couronnées »
se sont « abreuvées » à la source du RPT et de
ce fait, ont perdu leur « dignité ». « Beaucoup
de personnes sont nommées chefs traditionnels en
raison tout simplement des aides qu’elles ont
apportées au parti au pouvoir. Dans la plupart des
cas, ce sont des usurpatrices de pouvoir »,
relève un observateur. Toutes ces pratiques ont fini
par ternir la portée du rôle de ces hommes et femmes
jadis respectés et « vénérés ». Du vivant du
Général Eyadema Gnassingbé, des chefs traditionnels
se sont écartés de leur première responsabilité pour
devenir de véritables politiques. « Ils avaient
été manipulés par des individus à des fins
personnelles », déclare un analyste. Plusieurs
fois, la télévision nationale avait diffusé des
images où des chefs traditionnels ont lu des messages
de « soutien et d’encouragement » au régime du
Général Eyadema Gnassingbé.
Pour corriger cette image, les nouvelles autorités
togolaises entendent donner des gages juridiques à la
chefferie traditionnelle. « (…) La loi relative à
la chefferie traditionnelle a été votée le 08 janvier
2007 par l’Assemblée nationale et fait de vous, de
véritables consultants. Elle prévoit donc de mettre
en place, un conseil national de la chefferie et des
conseils des chefs traditionnels….Ces conseils seront
chargés de donner leurs avis sur toutes les questions
de la chefferie traditionnelle… ».
En
somme, Faure Gnassingbé tente d’imprimer une nouvelle
dynamique à la gouvernance du pays, mais les réalités
sur le terrain sont autres. Son appel à la neutralité
des chefs traditionnels dans le débat politique tout
comme sa volonté de lutter désormais contre la
violence politique et l’impunité sont des « paroles
de bonnes intentions » mais elles doivent
nécessairement passées dans le moule d’une réelle
volonté politique des différents acteurs politiques
en commençant par sa propre famille politique. |
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Rentrée scolaire 2007 – 2008 :
Les
revendeurs de fournitures scolaires se plaignent |
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La
rentrée scolaire 2007-2008 est fixée au 17 septembre
prochain. En prélude à cette rentrée des classes,
l’habituel défi de sa préparation s’est une fois
encore érigé devant les parents d’élèves, qui, face
à la cherté de la vie et aux difficultés financières
qu’ils connaissent ont de plus en plus du mal à y
faire face. |
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En
effet, équiper les enfants de tout ce dont ils auront
besoin ou du moins leur acheter les fournitures
scolaires nécessaires s’avère de plus en plus
difficile pour les parents togolais à revenu
« moyen ».
A
la veille de cette rentrée, si certaines librairies
de la place font le plein comme d’habitude, tel
n’est pas le cas chez les petits détaillants et chez
les revendeurs du marché noir communément appelés « librairies
par terre ».
A
environ deux semaines de la rentrée, leurs affaires
ne connaissent pas l’affluence habituelle. Ces
revendeurs déplorent l’absence de clients à leur
niveau, ce qui entraîne une baisse considérable du
chiffre d’affaires. Ceci, comparativement aux années
précédentes. « Nous ne comprenons plus rien cette
année, se plaint un jeune vendeur. Chaque jour tout
est calme et il arrive même que je ne vende presque
rien avant la fin de la journée. L’année passé était
mauvaise, mais celle ci est pire ».
Selon ces « libraires » les raisons de cette
mévente sont diverses. Pour certains, la situation
est due à la situation de crise économique que
connaît le Togo. Selon ces derniers, nombreux sont
les parents qui rechignent à doter leurs enfants de
tous les manuels scolaires. La plupart se contentent
de leur acheter les cahiers et les écritoires. Ceux
qui voudraient par contre mettre le paquet, aiment le
faire à vil prix. Cela n’est pas toujours du goût
des revendeurs. « Certains clients qui veulent
bien nous donner un coup de main proposent des prix
impossible sous prétexte que la situation économique
est difficile. Nous préférons alors garder les livres
au lieu de les leur vendre comme ils le veulent. Il
est vrai qu’il n’y a plus d’argent, mais nous ne
pouvons pas vendre les documents en dessous de leur
prix d’achat » confie son voisin d’à côté.
D’autres, pour expliquer le manque de clients,
évoquent les prochaines élections. Selon eux, les
rares acheteurs qui arrivent ne cessent de douter des
mois à venir. « Compte tenu des législatives, ils
ne veulent pas dépenser de l’argent pour acheter des
livres et voir ensuite l’année connaître des tumultes »,
explique un groupe de vendeurs rencontré dans les
environs de la librairie bon pasteur à Assivito,
derrière l’institut Saint Paul.
Les
revendeurs incriminent aussi les troubles dans
certains pays de la sous région, notamment la Cote
d’ivoire et la Guinée. Ces deux pays sont leurs
principaux fournisseurs de marchandises. Les troubles
qu’ils connaissent ne permettent pas aux ‘‘libraires’’
d’importer les documents deuxième main qui
intéressent beaucoup plus les gens. Cela a pour
conséquence immédiate la perte de certains clients
fidèles.
Malgré cette situation, certains gardent encore
espoir. « Le rentrée n’est pas encore aussi proche
que ça. Des fois nous croyons que ça ne marchera pas
mais c’est à une semaine de la rentrée que les
clients nous envahissent et nous arrivons à épuiser
nos stocks » rassure un d’entre eux. D’autres
comptent sur les parents d’élèves du lycée français
de Lomé parce qu’ils viennent s’approvisionner chez
eux lorsqu’ils ne trouvent pas les documents demandés
à la librairie ou quand ils jugent les prix de la
librairie trop élevés.
Les
détaillants d’articles scolaires notamment cahiers,
stylos et autres ne se plaignent pas trop. La
situation semble tout autre chez eux. Par rapport à
l’année dernière, les prix des articles ont connu une
légère baisse. Ce qui favorise l’abondance de la
clientèle à leur niveau.
Onéreux ou pas, la rentrée scolaire aura bel et bien
lieu. Quitte à chaque parent de prendre ses
dispositions pour permettre à son ou ses enfants de
prendre pour les uns ou de reprendre pour les autres,
le chemin des classes.
Du
coté des revendeurs de tissu kaki ou autres tissus
d’uniforme scolaire, l’ambiance est la même, à une
seule différence. Ces derniers estiment que depuis le
début de la semaine dernière, leurs affaires
connaissent un léger frémissement. Et pour cause la
rentrée s’annonce à grand pas et les parents sont
obligés dans certains cas d’acheter ces tissus pour
faire faire de nouveaux uniformes à leurs
progénitures. D’où alors l’idée d’envisager les frais
de couture. Une autre source de souci pour les pères
et mères de famille.
Rodolphe TOMEGA |
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Éliminatoires CAN 2008, groupe 9 :
Le choc des dates d’élection |
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Selon une dernière correspondance émanant de la CAF
(Confédération Africaine de Football) et adressée à
la FTF (Fédération Togolaise de Football), le match
Togo-Mali, comptant pour la 6e et
dernière journée des qualifications (Gr.9) à la Coupe
d’Afrique des nations 2008 (CAN-2008) initialement
prévu le 8 septembre, a été reporté au 14 octobre en
raison du second tour de la présidentielle en Sierra
Leone. La CAF a justifié ce report par la tenue du
second tour des élections présidentielles le 8
septembre en Sierra Leone, le même jour que les
matches du groupe 9 Togo-Mali et Sierra Leone-Bénin. |
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D’après les termes du courrier, « la
Fédération de Sierra Leone de football vient de nous
informer officiellement que les autorités sierra
léonaises n’étaient pas en mesure de garantir la
sécurité pour la rencontre face au Bénin si elle
était maintenue à cette date ».
« Par conséquent face à cette situation imprévue
et afin de garantir la sécurité des équipes d’une
part et en vue d’assurer l’équité parfait à toutes
les équipes ayant une chance d’obtenir la première
place du groupe et enfin pour permettre à ces mêmes
équipes de disputer les deux dernières rencontres
avec leurs meilleurs éléments, il a été décidé de
reporter les deux rencontres au 14 octobre »,
souligne la lettre.
Mais, ce nouveau report pose un autre problème et
risque de connaître une autre programmation.
A cette date du 14 octobre, les Togolais seront
également aux urnes pour renouveler les membres de
l’Assemblée nationale dissoute le jeudi 30 août
dernier par le président Faure Gnassingbé. En
attendant
une
nouvelle décision de la CAF, les supputations vont
bon train sur un rapprochement de la date ou sur un
report d’une ou deux semaines.
Le Mali est premier du groupe 9, avec 9 points,
devant le Togo (également 9 pts), le Bénin (8 pts) et
la Sierra Leone (1 pt).
Le premier de chaque groupe et les trois meilleurs
deuxièmes seront qualifiés pour la CAN-2008, en
compagnie du Ghana, pays organisateur.
Gabin
KOISSIDJIN |
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