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1 Août 2007

[ 276: du 31  juillet 2007]  
Jean-Pierre Fabre de l’UFC : «le CAR a un problème avec l’UFC»

La prorogation de trois jours du délai de recensement semble ne pas être du goût de certaines formations politiques togolaises. C’est du moins le cas de l’UFC dont le secrétaire général, Jean-Pierre Fabre était monté au créneau ce dimanche pour exprimer la position de son parti sur le sujet. A la faveur d’une émission télévisée, le membre du parti de Gilchrist Olympio aussi a donné sa vision de l’actualité politique nationale et les relations qu’entretient son parti avec d’autres formations politiques.

Pour Jean-Pierre Fabre le délai de trois jours accordé par la CENI serait insuffisant quand on sait que les opérations ont connu «une perte d’environ sept jours».

Après avoir relevé que c’est l’ensemble des partis politiques qui a recommandé la prorogation d’une semaine au moins à la CENI, le secrétaire général de l’UFC dit ne pas comprendre pourquoi Potopéré Tozim et les siens se sont entendus pour ne décider que trois jours de prolongation.

Selon lui, les difficultés enregistrées par le processus de recensement sont de deux ordres. Il y en a  qui sont d’ordre technique et matériel et dues à l’impréparation du processus, et il y en a qui sont d’origine politique : il s’agit de l’ingérence de certains préfets dans le travail des agents recenseurs.

Il a de ce fait saisi l’opportunité pour dénoncer « le simulacre de changement » de préfets effectué par le gouvernement en juin dernier. Selon lui, seuls les préfets de la partie méridionale du pays ont été changés et ceux de la partie septentrionale sont laissés à leur poste. Ceci, selon lui pour leur permettre d’accomplir une mission inavouée.

Venant aux relations ente l’UFC et les autres partis, notamment le CAR (Comité d’action pour le renouveau) du Premier Ministre Yawovi Agboyibo, Jean-Pierre Fabre a indiqué que son parti n’a pas de problème avec ce dernier, mais qu’il observe que ce parti (celui du Premier Ministre) a un problème particulier avec le sien.

En effet selon le secrétaire général de l’UFC, depuis la campagne de l’élection présidentielle de 2003, Me Agboyibo et son parti tentent de dénigrer son parti, l’UFC. Ainsi ils auraient aussi fait croire aux populations que l’UFC et le RPT sont co-responsables de la situation de crise que vit le Togo aujourd’hui.

Depuis juin 2007, ajoute-t-il, des informations arrivées à son niveau feraient état de ce que les représentants du CAR sont en train de faire campagne contre l’UFC en disant aux populations de ne pas voter pour le parti de Gilchrist Olympio qui ne serait, selon les tenants de ce discours, ni apprécié par la France, ni par les forces armées togolaises. Plus loin, il ajoutera que des chefs traditionnels lui auraient confiés que le chef du gouvernement leur aurait demandé expressément de ne pas voter pour le « Détia » aux prochaines législatives.

Pour lui, les réponses de la primature aux communiqués ou aux correspondances de l’UFC apparaissent comme la preuve d’une certaine « mauvaise foi » ou d’une certaine « malhonnêteté ». Aussi, invite-t’il la primature à œuvrer  plutôt à trouver des solutions aux problèmes que soulève l’UFC. Il a par ailleurs laissé entendre que le processus en cours n’inspire pas confiance à son parti, mais qu’ils se battront pour que les dysfonctionnements soient corrigés.

C’est pour cette raison dit-il que l’UFC continue d’inviter les populations à participer massivement au recensement. Un devoir citoyen que le président national du parti, Gilchrist Olympio viendra accomplir dans les jours à venir selon ses propos.

Sans pour autant vouloir donner sa position sur la crise de la FTF, le SG de l’UFC a indiqué qu’il serait plus judicieux de procéder au respect des textes.

Marc D. KOUAKANI-ASSI

 
Réaction par rapport à la conférence de presse de l’UFC

Le ministre de la Coopération et du NEPAD a qualifié de « surprenante » la menace de l’UFC (Union des Forces de Changement) de prendre pour responsables le chef de l’Etat et le Premier ministre au cas où le processus électoral n’ aboutisse pas. « Je constate que l’UFC est le seul parti qui de manière  isolée est en train de tenir un certain nombre de propos sur les dérapages qu’il y a dans le processus électoral » a-t-il indiqué. Dans un élan historique, M. Bawara a relevé ce qui semble à ses yeux, le « propre » du parti de Gilchrist Olympio.

« Tout au long de la mise en œuvre de l’APG (Accord Politique Global) et à la veille de chaque échéance du Comité de Suivi, l’UFC sort des récriminations, des accusations et après les rencontres, on se rend compte que le gouvernement est en bonne voie et  que tous les partis adhéraient à ce consensus… », a-t-il affirmé. Sur un ton ironique, le ministre togolais a indiqué que la démarche de l’UFC est « peut-être sa manière d’exister sur la scène politique nationale ».

Fustigeant le comportement des responsables de l’UFC dans leurs appréciations des problèmes, le chef du département de la Coopération a énuméré les différentes tractations que tous les acteurs engagés dans le processus électoral sont en train de faire pour l’organisation des prochaines législatives au Togo. « Au lieu de saluer les actions que mènent l’UE (Union Européenne), les Etats-Unis d’Amérique, la France, la CEDEAO ( Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest), l’ONU (Organisation des Nations Unies), on préfère faire des récriminations et proférer des menaces », a-t-il regretté. Il a par ailleurs accusé l’UFC d’être elle-même l’instigatrice de la démotivation des populations à se rendre dans les bureaux de vote pour se faire recenser. Il a insisté sur les conditions de sécurité et de paix qui doivent prévaloir lors des prochaines législatives. A cet effet, il a martelé que « personne n’a intérêt à appeler les populations à la violence et aux troubles. La rigueur et toute la rigueur de la loi sera appliquée. Et si quelqu’un est pris en infraction par rapport à la loi et l’ordre public, je suis sûr que cette personne le regrettera pour beaucoup de temps ».

S’agissant de la question de certains préfets qui entraveraient le bon déroulement du processus électoral, le membre du comité central du RPT a estimé qu’il ne « faut chercher à jeter les gens en pâture » comme le fait l’UFC.

Noël Y. A. GLISSOU

 
Recensement électoral : Encore 3 jours pour Lomé et le Golfe

Tant souhaités par l’ensemble des partis politiques signataires de l’Accord Politique Global, la prorogation du délai des opérations du recensement électoral vient d’être effectuée. Les électeurs de Lomé-Commune et ceux de la préfecture du Golfe qui ne se sont pas encore faits enrôler ont encore trois jours pour se mettre en ordre de bataille. C’est ce qu’a finalement décidé la CENI (Commission électorale nationale indépendante), après une rencontre avec les partis politiques samedi dernier.

En effet, au cours de cette rencontre, les participants se sont mis d’accord sur la nécessité de proroger le délai du recensement dans certaines localités.

A côté de Solitoki Esso du RPT (Rassemblement du Peuple Togolais) qui estime qu’il faut une prorogation d’une semaine pour l’ensemble des localités de la zone A, les autres partis (UFC, CAR, CDPA, CPP et PDR) ont proposé pour leur part une à deux semaines de prorogation dans Lomé-Commune et la préfecture du Golfe.

A l’arrivée, la CENI  prolonge les opérations d’enrôlement de trois jours ; du 30 juillet au 1er août 2007 seulement dans Lomé Commune et dans la préfecture di Golfe.

Débutée le 16 juillet dernier dans la zone A comprenant lomé-commune, la préfecture du golfe et les chefs-lieux des autres préfectures, l’opération de recensement a été émaillée de plusieurs dysfonctionnements allant du retard dans le déploiement des kits au manque des matériaux de travail (fiches d’identification, carburant pour les groupes électrogènes) en passant par le vol de certains consommables informatiques, etc.

Cette situation a indigné un certain nombre d’acteurs qui, depuis la première semaine du recensement, ont commencé à reclamer une prorogation du délai. Aujourd’hui, c’est chose faite. Mais déjà, certains se demandent si   les trois jours sont suffisants pour rattraper le retard accusé. La CENI répond en indiquant qu’elle va renforcer en ressources humaines les équipes en place à Lomé et dans le Golfe.

Marc D. KOUAKANI-ASSI

 
Sécurisation des prochaines élections : Les mises en garde de Gilbert Bawara

Le ministre de la Coopération et du NEPAD, Gilbert Bawara s’est exprimé sur l’évolution du processus du recensement électoral et sur la question de sa sécurisation.  Il a, à cet effet, mis en garde les éventuels « fauteurs de trouble »…..

Dans l’ensemble, le ministre Bawara s’est montré satisfait du déroulement du processus de recensement électoral commencé depuis le 16 juillet dernier dans la zone A. Selon lui, les cafouillages observés au début des opérations ont pour origine des défaillances techniques et logistiques. Dans son argumentation, il a affirmé que « cela est normal dans la mesure où le processus est très complexe.

C’est difficile de démarrer un tel processus sans qu’il ait un certain nombre de ratés et de dérapages
 », a-t-il concédé.

Cependant, M. Bawara s’est montré rassurant pour la suite des opérations d’enrôlement des électeurs. « Après les débuts difficiles constatés pendant les trois premiers jours, le processus a continué normalement dans des conditions de sécurité et de paix sur l’ensemble du territoire », a-t-il déclaré. Faisant référence aux troubles qui ont émaillé la même opération au cours de la présidentielle (inscriptions sur les listes électorales) du 24 avril 2005, le ministre Gilbert Bawara s’est réjoui du climat qui prévaut actuellement. « Je crois que nous commençons par tirer les leçons de toutes les difficultés que nous  avions connues les années précédentes.

Il y a donc de bonnes raisons que le processus se déroule dans de bonnes conditions
 », a-t-il souligné. Il a par ailleurs indiqué que le recensement électoral est un acte volontaire et par conséquent, « même si on fixe les délais dans un mois ou plus, il y aura toujours quelqu’un pour des raisons ou une autre qui va, attendre les deniers moments  et ne pourra le faire ».

 
Hausse du prix du ciment : Le gouvernement veut arrêter la flambée

Le ministère du Commerce et la direction générale de la société « Fortia Cement » viennent de rendre public des communiqués distincts. Ces communiqués sont destinés à mettre un frein à la flambée du prix de ciment qu’a connue le pays ces dernières semaines.

Après avoir expliqué dans son communiqué les causes de la pénurie du ciment sur l’ensemble du territoire national, le ministre du Commerce, Jean-Lucien Savi de Tové, rappelle aux populations togolaises que les prix de vente de ce matériau de construction restent inchangés et sont de 3. 300 FCFA le paquet pour les produits de la société Fortia, et 3.470 FCFA pour ceux  de la société Cimtogo ; la tonne étant respectivement de 66. 000 et 69. 400 FCFA chez les deux sociétés.

Selon Savi de Tové, les pénuries constatées seraient liées « à un arrêt de la production des usines de Fortia pour cause de maintenance de l’outillage et à des problèmes structurels mettant en cause l’approvisionnement en clinker ».

Par ailleurs, les consommateurs sont invités à la vigilance et à signaler tous les contrevenants à ces dispositions. En effet, les deux dernières semaines ont été marquées à Lomé et à l’intérieur du pays par une flambée du prix du ciment. Ainsi dans certains quartiers de Lomé, le prix du paquet du ciment a été porté jusqu’à 4.000 voire 5.000 FCFA.

Une situation qui a fait penser à une hausse officielle du prix de ce matériau. Par leurs communiqués, le ministère et la société « Fortia » ont voulu mettre fin à la flambée du prix du ciment et en appellent à la vigilance des populations pour démasquer les distributeurs qui tenteront de profiter de cette conjoncture.

Marc D. KOUAKANI-ASSI

 
La jalousie dans la société togolaise : Tout aussi dévastatrice qu’un cancer

Un Japonais, un Français  et un Togolais sont capturés par le diable. Il les informe de son intention de les mettre à mort la semaine suivante. En attendant, le diable accorde à chacun d’entre eux un vœu qu’il promet d’exaucer. Le Japonais demande un week-end à Tokyo, dans l’un des plus beaux hôtels, avec sa maîtresse, sans que sa famille le sache. Le Français demande un week-end à la campagne en  compagnie de son chien et de ses livres préférés. Le Togolais demande que la propriété de son voisin soit détruite.

Au-delà de cette histoire fictive, il faut reconnaître que la jalousie a pris des proportions exagérées dans la société togolaise. La jalousie n’est sans nul doute  un mot étranger au Togolais, car ici, jalousie et sorcellerie riment parfaitement le quotidien des uns et des autres. La jalousie, présente à toutes les époques, est un sentiment désastreux qui n’épargne personne. De Lomé à Cinkassé, dans les foyers, les entreprises, les familles et les églises, la jalousie est omniprésente, qu’elle soit prononcée ou dissimulée.

Dans certaines langues anciennes (indo-européennes), le mot que l’on traduit par « jalousie » veut dire littéralement « regarder d’un œil mauvais ». Le regard du jaloux est mauvais dans ce sens que celui-ci ne peut pas supporter le bonheur, les succès et les avantages des autres. « Je suis jalouse de mon mari parce que nos 2 enfants sont plus tournés vers lui que vers moi, et pourtant je suis leur mère, je les ai porté dans mon sein pendant 9 mois », avoue avec une franchise déconcertante une femme au foyer. « Je déteste mon petit frère parce qu’il est plus intelligent que moi et mes parents l’aime plus que moi », reconnaît pour sa part un jeune adolescent, qui pour ce fait, est incapable de parler gentiment à son petit frère.

Ces deux exemples montrent qu’au Togo, comme partout d’ailleurs, la jalousie a atteint la cellule de base de la société qu’est la famille. Cette dame et cet adolescent ont l’impression d’être dépossédés d’un privilège qui leur revient de droit. Ce qui confirme la pensée de John Locke (philosophe anglais) quand il dit que « la jalousie est une inquiétude de l’âme causée par la considération d’un bien que nous désirons, lequel est possédé par une autre personne, qui, à notre avis, n’aurait pas dû l’avoir de préférence à nous ».

Dans la société togolaise, la jalousie se rencontre aussi bien en milieu rural qu’urbain. Dans les fermes reculées du pays, l’agriculteur jaloux qui constate l’abondance de la récolte de son voisin va le dénigrer, le calomnier et même chercher à le détruire pour l’empêcher de prospérer. Ainsi, à cause de la méfiance à l’égard des jaloux, le paysan dissimulera les résultats d’une récolte particulièrement abondante ou celui d’une partie de chasse!

Aussi, chacun a-t-il peur de donner l’impression de faire mieux ou d’avoir mieux que son prochain. Un membre d’une tribu dans le sud du pays a dit que «  quand tout va bien pour eux et qu’ils ont assez de nourriture, une bonne santé, une femme et des enfants admirables, quelqu’un -un homme jaloux- dira : «Détruisons-le bonheur de cette tribu» ». Ainsi, la recherche du bonheur dans cette tribu est toujours tempérée par la crainte du jaloux.

En ville, la jalousie prend plusieurs formes. « Les clients trouvaient mes prestations de service meilleures à celles de mon patron. J’ai été viré par mon patron tout simplement à cause de cela », a déclaré un jeune qui était employé dans une entreprise à Lomé.

 Il  a continué en disant que cette comparaison  était ressentie par son patron comme une offense et une blessure, car il se voyait dépasser par un jeune. « Au fur et à mesure, sa haine envers moi progressait à l’idée insupportable, que je sois plus bon que lui et puisse recevoir plus d’honneur que lui ».

A l’école et à l’université, là aussi, la jalousie y est. Un élève ou un étudiant qui a de la peine dans ses études va essayer de distraire les autres en faisant la pagaille dans la salle de classe ou dans l’amphithéâtre pour empêcher les autres de suivre les cours et donc de mieux réussir que lui.

La jalousie est un frein au développement économique et social. Dans une localité du Togo, les habitants réagissent très mal aux avantages et succès des autres. Leur esprit de jalousie se manifeste concrètement dans la construction de leurs maisons, car ils ne supportent pas l’idée que le voisin puisse construire une maison meilleure que la leur, qui est bâtie selon la méthode traditionnelle, en briques de terre, sans étage et avec un toit en paille. Lorsqu’un individu a l’audace de construire une maison à étage ou avec un toit en tôle pour la rendre imperméable à la pluie, ses voisins lui font subir toutes sortes d’exactions allant souvent jusqu’à la mort, pour le punir de son « orgueil ». Luis de Granada avait raison quand il écrivit que « le jaloux ne cherche pas tant à atteindre le bonheur des autres qu’à rendre les autres aussi misérables que lui-même ». A cause de cette triste réputation de la localité précitée, même les cadres fonctionnaires qui y sont originaires ne veulent pas y vivre ni y être affectés.

La jalousie est un signe d’immaturité et de faiblesse morale, une offense honteuse et une perversion dégradante avec des conséquences très graves. Harold Kallemeyn le dit en ces termes : « Comme une épidémie virulente, la jalousie infecte et gâte tout sur son chemin : des amitiés, des familles et des pays. Elle ravage l’âme du jaloux aussi bien qu’elle fait du tort à ses victimes ».

La jalousie abaisse, détruit le jaloux et fait du mal à toute la société. Le jaloux est lui-même son plus grand ennemi. Quitte à chacun de développer et entretenir un caractère et des qualités qui amenuisent ce sentiment destructeur qu’est la jalousie.

Hermann Kpognon

 
Mise en place du comité de crise de la FTF : Des voix discordantes s’élèvent

Samedi dernier, l’ambiance était encore chaude dans les rues de Lomé avec de jeunes supporters togolais arborant des t-shirts et foulards jaunes à l’effigie des Eperviers du Togo. Contrairement  aux manifestations de joie à l’issue d’une victoire de cette sélection, cette descente spontanée des supporters dans les rues faisait suite à la nomination des 11 membres devant siéger au Comité provisoire de crise de la Fédération Togolaise de Football (FTF).

Selon ces jeunes, cette nomination est illégale et non-conforme aux textes de cette fédération qui datent de 1994. Justifiant le bien-fondé de leur démarche, le porte parole de ces jeunes a expliqué que c’est le seul moyen pour eux de se faire entendre par le gouvernement togolais et le Comité National Olympique (CNOT).

A leur arrivée au ministère de la Jeunesse et des Sports où ils ont été reçus par le maître des lieux, Gilbert Atsu, les manifestants ont eu à exprimer leur ras-le-bol. Ils ont demandé un retour à l’application des textes précités pour éviter au Togo une exclusion des instances internationales comme la Fédération Internationale de Football Association (FIFA) et la Confédération Africaine de Football (CAF).

Par ailleurs, selon certaines indiscrétions, la création de ce Comité n’est pas une recommandation de la CAF comme l’a stipulé le communiqué du CNOT et du Gouvernement. Ces mêmes sources font état de ce que la décision de la CAF est attendue au plus tard en milieu de cette semaine et risque d’être très énergique.

Outre ces supporters, plusieurs responsables sportifs togolais ont dénoncé la manière «cavalière» avec laquelle le nouveau Comité provisoire de gestion de la FTF a été mise en place par le CNOT, avec le soutien du gouvernement togolais et se sont interrogés sur la disponibilité du président de cette structure. «Sur quelle base ces gens ont-ils été choisis ?», s’interroge Katari Foli-Bazi, président du club de Sémassi de Sokodé, déplorant le fait que les responsables de clubs et de ligues du Togo n’aient pas été consultés avant la mise en place du Comité de gestion. Pour l’ancien premier ministre togolais, Mensah Agbéyomé Kodjo, président du club AC Mazargues de Lomé, le CNOT a commis une erreur grave en mettant en place ce Comité. «C’est un acte qui viole les textes», a-t-il dit, estimant qu’il revient au premier vice- président de la FTF, Gabriel Améyi, d’organiser de nouvelles élections. «Améyi est le président intérimaire statutaire», a-t-il martelé. Cependant, pour le président du CNOT, le général Zoumaro Gnofame, ce Comité a été mis en place sur la base des textes régissant la FTF. Même si l’argument du Général Gnofame est décrié par les responsables de club, il faut noter que le Comité provisoire a été investi depuis samedi dernier.

Pour d’autres qui voient en cette nomination une intrusion du politique dans le sport, «le fait de placer à la tête du comité provisoire de gestion de la FTF un homme politique viole les dispositions de la CAF et de la FIFA». Une affirmation que balaie du revers de la main le président du CNOT. Selon lui, le président Bernard Walla « n’a pas été retenu en tant que ministre mais en tant que président de club ».

Tout compte fait, seule une réaction de la CAF et de la FIFA peut éclairer la lanterne des uns et des autres et dissiper le lourd nuage qui plane sur le football togolais.

Gabin Koissidjin

 
 
 
 
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