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1 Août 2007

[ 276: du 31  juillet 2007]  
Mise en place du comité de crise de la FTF : Des voix discordantes s’élèvent

Samedi dernier, l’ambiance était encore chaude dans les rues de Lomé avec de jeunes supporters togolais arborant des t-shirts et foulards jaunes à l’effigie des Eperviers du Togo. Contrairement  aux manifestations de joie à l’issue d’une victoire de cette sélection, cette descente spontanée des supporters dans les rues faisait suite à la nomination des 11 membres devant siéger au Comité provisoire de crise de la Fédération Togolaise de Football (FTF).

Selon ces jeunes, cette nomination est illégale et non-conforme aux textes de cette fédération qui datent de 1994. Justifiant le bien-fondé de leur démarche, le porte parole de ces jeunes a expliqué que c’est le seul moyen pour eux de se faire entendre par le gouvernement togolais et le Comité National Olympique (CNOT).

A leur arrivée au ministère de la Jeunesse et des Sports où ils ont été reçus par le maître des lieux, Gilbert Atsu, les manifestants ont eu à exprimer leur ras-le-bol. Ils ont demandé un retour à l’application des textes précités pour éviter au Togo une exclusion des instances internationales comme la Fédération Internationale de Football Association (FIFA) et la Confédération Africaine de Football (CAF).

Par ailleurs, selon certaines indiscrétions, la création de ce Comité n’est pas une recommandation de la CAF comme l’a stipulé le communiqué du CNOT et du Gouvernement. Ces mêmes sources font état de ce que la décision de la CAF est attendue au plus tard en milieu de cette semaine et risque d’être très énergique.

Outre ces supporters, plusieurs responsables sportifs togolais ont dénoncé la manière «cavalière» avec laquelle le nouveau Comité provisoire de gestion de la FTF a été mise en place par le CNOT, avec le soutien du gouvernement togolais et se sont interrogés sur la disponibilité du président de cette structure. «Sur quelle base ces gens ont-ils été choisis ?», s’interroge Katari Foli-Bazi, président du club de Sémassi de Sokodé, déplorant le fait que les responsables de clubs et de ligues du Togo n’aient pas été consultés avant la mise en place du Comité de gestion. Pour l’ancien premier ministre togolais, Mensah Agbéyomé Kodjo, président du club AC Mazargues de Lomé, le CNOT a commis une erreur grave en mettant en place ce Comité. «C’est un acte qui viole les textes», a-t-il dit, estimant qu’il revient au premier vice- président de la FTF, Gabriel Améyi, d’organiser de nouvelles élections. «Améyi est le président intérimaire statutaire», a-t-il martelé. Cependant, pour le président du CNOT, le général Zoumaro Gnofame, ce Comité a été mis en place sur la base des textes régissant la FTF. Même si l’argument du Général Gnofame est décrié par les responsables de club, il faut noter que le Comité provisoire a été investi depuis samedi dernier.

Pour d’autres qui voient en cette nomination une intrusion du politique dans le sport, «le fait de placer à la tête du comité provisoire de gestion de la FTF un homme politique viole les dispositions de la CAF et de la FIFA». Une affirmation que balaie du revers de la main le président du CNOT. Selon lui, le président Bernard Walla « n’a pas été retenu en tant que ministre mais en tant que président de club ».

Tout compte fait, seule une réaction de la CAF et de la FIFA peut éclairer la lanterne des uns et des autres et dissiper le lourd nuage qui plane sur le football togolais.

Gabin Koissidjin

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 
 
 
 
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