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Selon ces jeunes, cette nomination est illégale et
non-conforme aux textes de cette fédération qui
datent de 1994. Justifiant le bien-fondé de leur
démarche, le porte parole de ces jeunes a expliqué
que c’est le seul moyen pour eux de se faire entendre
par le gouvernement togolais et le Comité National
Olympique (CNOT).
A leur arrivée au ministère de
la Jeunesse
et des Sports où ils ont été reçus par le maître des
lieux, Gilbert Atsu, les manifestants ont eu à
exprimer leur ras-le-bol. Ils ont demandé un retour à
l’application des textes précités pour éviter au Togo
une exclusion des instances internationales comme
la Fédération Internationale
de Football Association (FIFA) et
la Confédération Africaine
de Football (CAF).
Par ailleurs, selon certaines indiscrétions, la
création de ce Comité n’est pas une recommandation de
la CAF
comme l’a stipulé le communiqué du CNOT et du
Gouvernement. Ces mêmes sources font état de ce que
la décision de la CAF
est attendue au plus tard en milieu de cette semaine
et risque d’être très énergique.
Outre ces supporters, plusieurs responsables sportifs
togolais ont dénoncé la manière «cavalière»
avec laquelle le nouveau Comité provisoire de gestion
de
la FTF
a été mise en place par le CNOT, avec le soutien du
gouvernement togolais et se sont interrogés sur la
disponibilité du président de cette structure. «Sur
quelle base ces gens ont-ils été choisis ?»,
s’interroge Katari Foli-Bazi, président du club de
Sémassi de Sokodé, déplorant le fait que les
responsables de clubs et de ligues du Togo n’aient
pas été consultés avant la mise en place du Comité de
gestion. Pour l’ancien premier ministre togolais,
Mensah Agbéyomé Kodjo, président du club AC Mazargues
de Lomé, le CNOT a commis une erreur grave en mettant
en place ce Comité. «C’est un acte qui viole les
textes», a-t-il dit, estimant qu’il revient au
premier vice- président de
la FTF,
Gabriel Améyi, d’organiser de nouvelles élections. «Améyi
est le président intérimaire statutaire», a-t-il
martelé. Cependant, pour le président du CNOT, le
général Zoumaro Gnofame, ce Comité a été mis en place
sur la base des textes régissant
la FTF. Même
si l’argument du Général Gnofame est décrié par les
responsables de club, il faut noter que le Comité
provisoire a été investi depuis samedi dernier.
Pour d’autres qui voient en cette nomination une
intrusion du politique dans le sport, «le fait de
placer à la tête du comité provisoire de gestion de
la FTF un homme politique viole les dispositions de
la CAF
et de
la FIFA».
Une affirmation que balaie du revers de la main le
président du CNOT. Selon lui, le président Bernard
Walla « n’a pas été retenu en tant que ministre
mais en tant que président de club ».
Tout compte fait, seule une réaction de
la CAF
et de
la FIFA
peut éclairer la lanterne des uns et des autres et
dissiper le lourd nuage qui plane sur le football
togolais.
Gabin
Koissidjin |