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La secrétaire générale du Groupe de
Réflexion et d’Action Femme Démocratie
et Développement (GF2D), Célestine
Akouavi Aïdam, s’est prêtée hier aux
questions relatives à la genèse de son
groupe, ses prestations, sa
participation au dialogue
intertogolais en cours d’une part et
d’autre part son appréciation de la
célébration de la journée de la femme
africaine aujourd’hui, lors d’une
émission télévisée à Lomé. |
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Créé en 1992 pour porter son appui au processus de
démocratisation dans lequel le Togo s’est engagé
depuis le 05 octobre 1990, le GF2D intervient dan
les domaines de la promotion des droits de la femme
en particulier et de l’homme en général et contribue
à l’ « émergence de femmes décideurs », a
laissé entendre Célestine Akouavi Aïdam. Sur le plan
social, la secrétaire du GF2D a révélé que son
association « met un accent sur les approches de
réduction des violences faites au femmes ».
Même si les femmes Togolaises commencent par prendre
conscience du rôle qu’elles doivent jouer dans une
société démocratique, force est de constater que
plusieurs obstacles continuent de freiner leur
épanouissement total. Parmi ces obstacles, note
Célestine Aïdam « l’analphabétisme, la pesanteur
socioculturelle, l’occultisme… ».
A
titre d’exemple, la responsable du GF2D a cité les
rites de veuvage, l’obéissance aveugle de la femme
et le fait que la femme soit considérée comme une
« pondeuse ». Pour pallier à tous ces maux, le
GF2D procède par « la sensibilisation et la
formation des communicateurs » indique Mme Aïdam qui
ajoute aussi que son association « intervient au
niveau des Comités de Développement des Quartiers
(CCDQ) pour leur permettre de participer à
l’épanouissement de leur communauté ».
En
outre, Célestine Akouavi Aïdam, a fait un bilan
positif du GF2D après 14 ans d’existence. « On a
été rejeté au départ tant par les femmes que par les
hommes de même que les autorités. Mais aujourd’hui,
tout le monde reconnaît nos efforts ».
Cependant, les difficultés demeurent. « Le
contexte togolais ne nous permet pas d’évoluer
normalement comme nous l’aurions souhaité »,
a-t-elle souligné
S’agissant de la participation de l’association au
dialogue intertogolais en cours, la responsable de
la GF2D trouve que cela est tout à fait normal. « L’un
de nos objectifs au GF2D, c’est de promouvoir la
démocratie au Togo », a-t-elle indiqué. « Nous
avons manifesté pour le rétablissement de
la
Constitution au lendemain du décès du Général
Eyadema et suite à l’intronisation de Faure
Gnassingbé »,
a rappelé Mme Aïdam qui révèle par ailleurs que son
association avait été déjà invitée « à participer
au dialogue dans le cadre des 22 engagements».
De
plus, après avoir énuméré certains points d’accord
contenus dans la document dit « Accord Politique
de Base » tels que l’observation nationale et
internationale des scrutins législatifs en vue, le
quota de la femme pour les prochaines élections ….Me
Aïdam s’est appesantie sur les raisons qui sou
tendent le paraphe de l’accord. « Cela n’a pas
été facile…Chez nous au GF2D, les décisions sont
prises collectivement…..Nous sommes conscientes que
nous n’avons pas tous les acquis. Mais, nous avons
paraphé le document à titre conservatoire »,
a-t-elle déclaré. En ce qui concerne le rôle
spécifique que le GF2D a joué dans les pourparlers,
la responsable a laissé entendre qu’ « il a
participé pleinement et entièrement aux débats en
tenant compte des aspirations de la société civile
et de la femme ».
En
abordant la question de la facilitation, Mme Aïdam a
noté que le « problème togolais est complexe et
multidimensionnel » et pense que les « points
de désaccords sont nombreux et par conséquent, la
président Blaise Compaoré aura une tâche ardue ».
Elle a nié par contre toute appartenance politique
de l’organisation de défense des Droits de la femme
et de la promotion de la démocratie, dont elle est
responsable, car, « le rôle du GF2D, c’est aider
tous les partis politiques à parvenir à une
résolution de la crise togolaise », a-t-elle
indiqué. Pour Célestine Aïdam, les « Togolais
doivent beaucoup prier pour la réussite du dialogue »
car la « dimension spirituelle aussi compte pour
le dénouement de la crise que traverse le Togo ».
A
propos de la Journée de la femme africaine qui est
célébrée aujourd’hui, Mme Aïdam a rappelé
l’importance de cette initiative et a affirmé que
« la participation de la femme aux prises de
décisions a été une longue bataille et doit être
soutenue par tout le monde ». Elle a saisi
l’opportunité pour lancer un appel à « toutes les
femmes togolaises à s’impliquer davantage dans la
vie politique togolaise ».
Noël GLISSOU |