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Golf
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31 juillet 2006 |
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[No 133: 31 juillet 2006]
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Émission 7 sur 7 Me Martial Akakpo
:
«La communauté internationale
doit adopter des sanctions contre ceux
qui empêchent la démocratie au Togo» |
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Le dialogue intertogolais avec la
désignation mardi dernier du président
Blaise Compaoré comme facilitateur, la
question de la bonne gouvernance, et
l’Economie sont entre autres, les
sujets qui ont meublé l’émission 7/7
de ce dimanche 30 juillet 2006.
L’invité du jour est Me Martial Akakpo,
avocat au barreau de Lomé et Président
de l’Observatoire Togolais de la Bonne
Gouvernance (OTBG). |
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Tout en reconnaissant que « le facilitateur peut
aider les togolais à parvenir à un accord global »,
le cinquante quatrième invité de l’émission 7/7 a
émis des doutes sur les qualités du chef de l’Etat
burkinabé à réussir sa mission. « Je ne suis pas
convaincu par les arguments évoqués pour justifier
son choix », a-t-il indiqué. Pour Martial Akakpo,
Blaise Compaoré, bien qu’ayant réussi à faire signer
différents accords (Ouaga 1, 2, 3) entre le
gouvernement togolais et l’opposition, est resté
impuissant face au non-respect desdits accords. De
plus a-t-il fait remarquer, le n°1 burkinabé n’a
pas réussi à régler la question de l’impunité dans
son pays dans l’affaire Norbert Zongo. Or,
l’impunité reste aujourd’hui l’un des points qui
opposent les parties prenantes au dialogue
intertogolais.
Dessinant le portrait du facilitateur, Me Martial
Akakpo estime qu’il devra être quelqu’un « qui
soit en mesure de convaincre et de faire respecter
les accords ».
Interrogé sur l’accord politique de base paraphé par
7 des 9 délégations présentes au dialogue, l’invité
de 7/7 après avoir reconnu qu’il y a eu des acquis a
relevé tout de même qu’on n’avait pas besoin de
dialogue politique pour organiser des élections
propres et acceptables au Togo. « Pensez-vous
qu’on a besoin d’un dialogue politique pour savoir
qu’il faut des observateurs dans une élection, ou
qu’il faut des cartes électorales infalsifiables »,
s’est-il interrogé avant de faire remarquer que « le
cadre électoral tel qu’il est discuté au dialogue
peut servir de base à une élection transparente ».
« Les élections législatives avant la formation
d’un gouvernement ou l’inverse ne sont pas
importantes », dit maître AKAKPO qui estime
qu’il faut d’abord que « les partis soient
d’accord sur tous les points ». Car le problème
togolais réside plutôt dans « la peur à
l’alternance ».
Aujourd’hui, les choses peuvent évoluer s’il y a une
réelle volonté des nouvelles autorités à tourner la
page puisque avant, « le président Eyadema
incarnait une réticence à l’ouverture démocratique ».
Il a alors demandé à Faure Gnassingbé d’œuvrer pour
« l’ouverture du jeux démocratique au Togo en
raisonnant les gens de son parti ».
Il
faut donc éviter certaines pratiques qui tendent à
monarchiser le pays. « Le Togo est une monarchie
qui tend à se monarchiser » a-t-il déclaré. « Au
Togo on a connu le père de la nation, on a
aujourd’hui le fils de la nation, les frères de la
nation, sans oublier les sœurs de la nation qui
n’ont pas encore dit leur dernier mot », a
martelé l’avocat et président de l’OTBG.
La
question de la bonne gouvernance a aussi fait
irruption dans le débat. A ce sujet, le président de
l’ONG spécialisée en la matière a indiqué qu’il
s’agit d’un concept nouveau en Afrique et
particulièrement au Togo. Raison pour laquelle
dit-il, son organisation a passé les douze premiers
mois de son existence à se former et à se
familiariser avec les outils et instruments de la
bonne gouvernance, qui selon lui sont d’une extrême
complexité. Il a alors promis dans les jours à
venir, des rapports issus d’un travail
professionnel effectué par son organisation sur la
corruption et la bonne gouvernance au togo. « L’économie
togolaise est dominée par toute sorte de trafics
illicites et criminels extrêmement graves ».
C’est par cette phrase que Me Martial Akakpo a
exprimé la vision qu’il a de l’économie du pays. A
en croire le président de l’OTBG, ces trafics
engendreraient des conséquences désastreuses qu’il
regroupe sur le plan social avec « l’affaiblissement
du tissu social » ; le plan politique avec « la
possibilité qu’auront les trafiquants devenus riches
à corrompre les hommes politiques et à démettre des
régimes démocratiquement établis », et enfin, au
plan économique où les trafiquants pourraient selon
Me Akakpo « acheter un pan entier de l’économie »
au détriment des citoyens du pays.
Après avoir salué la tenue des élections en RDC, Me
Akakpo a déploré tour à tour la crise ivoirienne et
le conflit Israélo-palestinien avec leurs cortèges
de victimes. Me Martial Akakpo est revenu à la fin
sur l’actualité togolaise et a souhaité que ce
dialogue ne soit pas un de plus et qu’à son terme
les togolais puissent retrouver le bonheur et la
joie de vivre.
Marc D.
kouakani-assi |
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La
femme africaine
célébrée aujourd’hui |
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Aujourd’hui
est célébrée en Afrique la femme « noire » |
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Cette journée consacrée à la promotion du genre
féminin a été instituée pour lutter contre
l’ignorance, l’injustice et réhabiliter la femme
africaine. Le thème de cette année est : « Paix,
sécurité et stabilité économique », et vise à
impliquer davantage les femmes dans la résolution
des conflits. En Afrique et en particulier au Togo,
les femmes jouent un rôle très important dans
l’économie ; selon le ministère de la promotion
féminine, «53% de ceux qui produisent au Togo
sont des femmes». Ce ministère vient de faire
sortir un document intitulé, « Document de
stratégie de l’intégration du genre dans la
politique et le programme du gouvernement au Togo ».
Selon la ministre Kanny Sokpo-Diallo, ce document a
pour but de lutter pour le droit et contre la
pauvreté des femmes. Tous les secteurs de
production, le social, la santé, l’éducation… sont
concernés. Ce document, selon la ministre
Sokpo-Diallo, permet de donner à la femme togolaise,
les moyens d’être une vraie actrice du développement
économique au même titre que l’homme.
Au programme de cette journée, plusieurs activités
seront organisées à l’intérieur du pays. A Lomé,
toute la population est invitée cet après midi au
Palais des Congrès, où est organisé un débat sur le
thème de la journée. L’apothéose de la journée aura
lieu ce 5 août avec la remise du prix Oyigan 2006,
organisé par l’association Afri-Muse.
Yvette
Banney-Nyonato |
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Micro finance : Moyen de relance économique et de lutte contre la pauvreté |
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« Articulation
banques / Institutions de micro finance (IMF) »,
tel est le thème de l’atelier national qui a eu lieu
les 27 et 28 juillet à l’Hôtel Sarakawa à Lomé.
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Cet atelier qui vise à renforcer les synergies entre
la banque et la micro finance, a été organisé par le
Programme d’Appui à la Stratégie Nationale de Micro
finance (PASNAM), en collaboration avec
l’Association Professionnelle des Banques et
Etablissements Financiers (APB-EF) du Togo.
Pendant deux jours, les acteurs des institutions
bancaires et de micro finances qui ont participé à
ces assises, ont travaillé pour redonner de
l’énergie au fonctionnement des secteurs bancaires
et de la micro finance et renforcer leur
complémentarité. Le programme des assises a comporté
plusieurs exposés et des travaux en commission qui
ont abouti à des résolutions visant à rendre sain le
secteur de la micro finance. Les discussions ont
porté sur des sous thèmes dont la « Présentation
du secteur de micro finance au Togo » et aux « enjeux
de l’articulation banques / IMF ».
Le représentant résident du PNUD et coordonnateur du
système des Nations Unies au Togo, Mme Rosine
Sori-Coulibaly, a insisté sur la capacité de la
micro finance à relancer l’économie nationale et à
lutter contre la pauvreté.
Allant dans le même sens, le ministre de l’économie
et des finances et des privatisations, M. Payadowa
Boukpessi a fait savoir que la micro finance est un
instrument qui, utilisé à bon escient contribue à
la réduction de la pauvreté, en ce sens qu’elle
permet aux couches défavorisées d’accéder aux
services financiers adaptés au financement de leurs
activités.
Yvette
Banney-Nyonato |
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