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Golf
Info |
29 juillet 2006 |
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[No 132: 28 juillet 2006]
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Pour répondre aux remontrances :
Des militaires réduisent
tout
en poussière à Novissi |
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Cabines
téléphoniques et mosquées de
fortune détruites, points de
restaurations ravagés, appâtâmes
saccagés ; le tout teinté de menaces,
tel est le visage du Boulevard Jean
Paul II, au niveau station Texaco
jusqu’à la sortie Est de Lomé 2, le
domicile privé de Eyadema Gnassingbé à
l’entrée du marché de Hédzranawoé |
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Hier, des éléments des FAT et des policiers armés de
coupe-coupe et autres à la tête desquels se
trouverait un officier à la brigade anti-gangue à
Lomé ont fait éruption chez les usagers de cette
partie du Boulevard et sans ménagement se sont mis à
détruire tout sur leur passage. « Les militaires
sont venus bien armés et se sont mis à détruire
tout », raconte un conducteur de taxi- moto, qui
ajoute que « ces gens disent que cette partie du
boulevard est un camp militaire et par conséquent,
personne ne doit l’occuper. Mais c’est faux, nous
sommes ici depuis ; même du vivant du Président
Eyadema et on ne nous a jamais parlé de camp.
Finalement, tout le Togo va devenir un camp
militaire ».
Selon certains riverains, ils sont soumis depuis un
moment à des menaces et intimidations de la part des
agents de sécurité, qui lui demandent de quitter les
lieux sans argument fondamental. « …nous nous
sommes rendus chez le ministre de l’Intérieur et il
a promis mener des enquêtes pour déterminer les
causes du problème. Mais après, on n’a pas eu de
suite avant que les militaires ne viennent casser
tout, ce matin ».
Pourtant, ce serait une affaire banale qui est à
l’origine de la descente musclée d’hier. Un individu
serait venu uriné sous l’apatam des conducteurs de
taxi-moto en début de semaine dernière. Ceux-ci lui
auraient intimé l’ordre de ne pas le faire. Ce
dernier, ayant vivement protesté contre l’attitude
des conducteurs, aurait déclaré qu’il les ferait
quitter les lieux. « C’est cette menace qui est
mise en œuvre », soutiens certains.
Plusieurs activités économiques du secteur informel
se déroulent sur ce tronçon, des activités telles
que, l’exploitation de cabines téléphoniques, vente
de gravier, de bois, de déguè….Avec cette casse, ce
sont d’importants investissements qui viennent
perdus en un moment où les populations dénoncent la
misère qu’elles vivent.
Noël
Glissou |
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Dialogue national :
Blaise Compaoré,
plus
qu’un facilitateur |
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M ardi
dernier, les travaux du dialogue inter togolais ont
repris. A l’issue de la rencontre, les parties se
sont mises d’accord sur le choix de Blaise Compaoré
comme facilitateur. Bien avant ce choix, elles ont
donné leurs avis sur le profil fixe de la
personnalité idéale et ont dit leurs préférences par
rapport aux attributions et aux compétences de ce
dernier.
Selon le professeur Léopold M. Gnininvi, le
facilitateur ne doit pas se limiter à son rôle de
facilitation, mais « doit aller au-delà et jouer
le rôle de médiateur ». Pour lui, la préférence
qu’il donne au titre de médiateur s’explique par la
possibilité pour ce dernier de « donner son avis »,
contrairement « à un facilitateur qui s’en
abstiendrait ». Ainsi donc, pour Blaise Compaoré,
la tâche ne sera pas aisée. Il devra rendre
conciliable les positions tout en jouant le rôle
d’intermédiaire entre les différentes parties,
donner son point de vue si nécessaire.
Dans la droite ligne de cette idée, Patrick Lawson,
3e vice-président
de l’UFC a expliqué que « le facilitateur a
l’autorité de se faire écouter pour diriger les
débats…Le médiateur, en dehors des qualités propres
à un facilitateur, s’adosse en plus à une puissance telle
une institution comme les Nations Unies, l’Union
Européenne …, et cette institution qui joue un rôle
sur la scène internationale peut l’aider en cas de
difficultés. Or, le facilitateur est laissé à
lui-même quand il y a des difficultés».
Devant l’énormité de la tâche, Blaise Compaoré est
appelé à faire des concessions et des propositions
tout en tenant compte des revendications des
parties.
Il
apparaît donc aujourd’hui que toutes les parties
insistent sur l’expérience, les compétences et la
probité de ce « facilitateur ». Comme l’expose
Gahoun Hégbor du CAR qui estime que « le
facilitateur doit aider à rapprocher les points de
vue. »
Blaise Compaoré, actuel président du Burkina Faso,
est déjà intervenu dans la crise togolaise. Depuis
le début du processus démocratique au Togo, il a
apporté son concours lors des rencontres entre les
parties au pouvoir et l’opposition. C’est sous sa
médiation qu’ont été signés les accords dénommés
Ouaga I, Ouaga II, et Ouaga III. Ces accords ont été
obtenus dans le cadre de la résolution des crises au
lendemain du début de la lutte pour la
démocratisation du pays. L’homme
se
présente comme une personnalité importante qui
connaît les problèmes du Togo. M Tchassona du PDR,
interrogé à l’issue des travaux affirme : «nous
avons aboutit à un nom qui a fait le consensus. Il
n’ y a donc pas de problèmes ».
Eli
Gbodui |
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Dialogue national :
Le
prr
désapprouve
la
désignation d’un facilitateur |
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Après
plus de deux mois de discussions à la salle
Evala, les participants aux pourparlers inter
togolais sont unanimement parvenus mardi dernier, à
la désignation d’un facilitateur en la personne de
Blaise Compaoré, président du Burkina Faso. Une
procédure désapprouvée et fustigée par Nicolas
Lawson, président du PRR (Parti pour le Renouveau et
la Rédemption). Il l’a fait savoir, à travers une
conférence de presse animée ce mercredi 26 juillet
2006 au siège du parti. « Ce n’est pas quelqu’un
qui doit venir de l’extérieur pour nous dicter
comment nous devons comprendre les intérêts de notre
pays et comment nous devons gérer les problèmes qui
se posent à notre pays ». C’est en substance en
ces termes que le malheureux candidat à l’élection
présidentielle de 2003 et de 2005, a fustigé et
condamné avec la dernière rigueur le recours à un
facilitateur étranger. Il estime que ce recours
dénote de l’absence de bonne foi des politiques
togolais.
« Si
les acteurs politiques sont de bonne foi, ils
feraient les concessions majeures pour sortir ce
pays de la crise » a-t-il martelé.
Pour lui, l’antidote à la crise socio politique que
traverse le Togo depuis 1990, reste le retour à la
constitution de 1992, dont la référence ne requiert
toujours pas l’unanimité de la classe politique.
Il
a par ailleurs relevé que « les Togolais ont la
démocratie, mais n’ont ni la liberté, ni la justice »
avant d’ajouter que « les populations découvrent
avec amertume, incompréhension et profonde déception
qu’ils ont été dupés par des politiciens qui se
battent en réalité pour leurs intérêts personnels ».
Pour lui, si les politiques doivent nécessairement
faire recours a un facilitateur, «il faut d’abord
voir qui est ce facilitateur et comment il est
arrivé au pouvoir, sans perdre de vue comment il
gouverne son pays». M. Nicolas Lawson a en outre
laissé entendre que « son parti n’a jamais placé
un quelconque espoir en ce dialogue ».
Abdoul Wahid AFODA |
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Mobilisation des verts et de la diaspora : Voyage
risqué pour Faure |
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Annoncée
depuis le début de ce mois de juillet, la
prochaine visite de Faure Gnassingbé continue de
susciter des réactions au sein de la classe
politique française. Ainsi, le 27 juillet, les verts
sont rentrés dans la danse pour exprimer leur
opposition à la visite du n°1 togolais à l’ami
personnel de son géniteur, le président Jacques
Chirac.
Dans un message intitulé « contre la visite de
Faure Gnassingbé à Paris », Patrick Farbiaz, le
Responsable International du parti français de Noël
Mamere invite les membres dudit parti, la diaspora
togolaise et les différentes associations, partis et
syndicats français et les français concernés, à une
réunion de concertation le 28 août prochain au siège
du parti. Pour les verts, cette réunion a pour but «
d’envisager des actions pour dénoncer le régime
togolais et l’appui de
la
France »
dont il bénéficie.
Depuis son élection controversée le 26 avril 2005,
Faure Gnassingbé n’a pu se rendre à Paris. Un fait
qui contraste avec une tradition qui a toujours
voulu que les chefs d’Etat de l’Afrique francophone
nouvellement élus, se rendent premièrement à
l’Elysée pour recevoir la bénédiction du Maître des
Lieux, en l’occurrence Jacques Chirac. Mais les
réactions de contestation nées de la position et des
propos du chef de l’Etat français au lendemain des
événements du 05 et 06 février 2006, ont compromis
durant plus de 12 mois le respect de cette
tradition.
Aujourd’hui, alors qu’il est à moins d’un an de la
fin de son mandat, Jacques Chirac tient à ouvrir de
façon officielle, les portes de l’Elysée au fils de
son ami personnel. D’où la visite de Faure
Gnassingbé à Paris annoncée pour le 07 septembre
prochain.
La
réaction des verts fait suite à celle de Nicolas
Sarkozy, le ministre de l’Intérieur français et
président de l’UMP, parti du président Chirac
En
effet des informations relayées par la presse font
état de ce que, des membres du parti du pouvoir
français chercheraient à bouder le n°1 togolais lors
de son probable prochain déplacement dans
l’hexagone. Monsieur Sarkozy aurait même déclaré
qu’il ne rencontrera pas Faure Gnassingbé. Une
attitude « antidiplomatique » mais qui paraît
normal quand on sait qu’au lendemain des événements
de février-avril 2005, le président de l’UMP était
monté au créneau pour fustiger l’élection de Faure
Gnassingbé à la tête du Togo.
L’initiative des verts français est co- organisée
avec la CCFD, un réseau de 1500 bénévoles venant de
28 mouvements et services d’Eglises. Organisation
laïque, le CCFD a reçu pour mandat de la Conférence
des évêques de France de mobiliser la solidarité des
chrétiens au profit notamment de la situation des
pays pauvres.
Parallèlement à cette mobilisation des Verts, la
diaspora togolaise en Europe envisage également
organiser des manifestations pour protester contre
le régime en place au Togo. Pour ce faire, ils ont
lancé un appel à toute la place citoyenne de la
diaspora togolaise d’Europe pour la formation d’un
comité préparatoire pour la coordination des
contre-manifestations durant le séjour français du
chef de l’Etat togolais. L’objectif est de
centraliser les propositions de manifestation pour
une action plus efficace afin que le voyage de Faure
Gnassingbé soit le premier et le dernier et reste à
jamais gravé dans l’histoire française.
Marc
Kouakani-Assi |
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