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26 juillet 2007

[ 273: du 25 juillet 2007]  
Football / succession de Tata Avlessi à la FTF : Gilbert Atsu met les protagonistes à la porte

La pagaille n’aura duré que moins d’une semaine. Les protagonistes de la crise de succession ouverte depuis l’expiration  du délai du recours en appel du président de la Fédération Togolaise de Football (FTF), Tata Adaglo Avléssi, allaient rentrer dans la phase d’affrontement pour l’occupation du siège de la FTF,  quand par un communiqué, le ministère de la Jeunesse et des Sports avait mis tout le monde hors d’état de nuire.

Selon un  communiqué rendu public vendredi dernier, quelques heures après la supposée « prise de fonction du conseiller de la FTF, Louis Gallus Téyi Lawson », devenu président sur la base du principe de doyen d’âge du bureau, l’accès aux locaux abritant le siège de la FTF est interdit à tout membre de cette fédération jusqu’à nouvel ordre. Deuxième décision importante dans cette injonction, du ministre des Sports par intérim, Gilbert Atsu, c’est la suspension du championnat national de football de première division en cours en attendant un compromis consensuel entre l’Etat togolais et la Confédération Africaine de Football (CAF) autour de cette crise de succession.

Si ces deux décisions du nouveau patron des Sports au Togo ont le mérite d’être salutaires, il faudrait néanmoins revenir sur les derniers développements de l’actualité de la FTF pour en saisir le sens.

Rentré dans la danse depuis lundi dernier en convoquant une rencontre entre les deux camps, à savoir les pro Améyi et les pro Tata, le gouvernement a mis en place un comité interministériel de 4 ministres et dirigé par Gilbert Atsu. Après deux rencontres boudées par le camp Améyi, le comité interministériel est parti à la rencontre du président de la CAF, Issa Hayatou le jeudi 19 juillet dernier. Sans attendre les résultats officiels de cette mission, Gallus Lawson et les 6 autres membres du bureau de la FTF qui se disent héritiers  de Tata Avléssi, ont pris d’assaut le siège de la FTF dans la matinée du vendredi dernier. Ce qui n’a pas été du goût des autorités togolaises qui ont envoyé des militaires les déloger.

Le comble a été atteint avec la démission du clan Gallus Lawson qui a dit vouloir, par cet acte, témoigner leur solidarité au président suspendu, Tata Adaglo Avléssi. Conséquence de cette démission collective, la paralysie de la FTF. La voix est ouverte à de nouvelles élections.

En récapitulatif, cette intervention énergique pose un veto sur les velléités des uns et des autres à s’approprier le fauteuil de président de la FTF, au nom des textes de 1994 que chacun interprète à son avantage. A juste titre, les deux camps sont renvoyés devant les électeurs qui devront, si tout va bien, élire dans les deux mois à venir un nouveau bureau de la FTF.

Gabin Koissidjin

 
Corruption d’arbitres L’appel de Tata Avléssi risque d’échouer

Suspendu pour 8 ans, depuis le 10 juillet dernier,dans une affaire de corruption d’arbitre lors de la CAN des cadets, jouée en mars dernier à Lomé, Tata Avléssi a interjeté appel.

Malgré qu’il soit entouré d’un collectif d’avocats qui a entrepris depuis lundi dernier une démarche auprès de la CAF, les informations recueillies ne sont pas de nature à susciter espoir d’un aboutissement heureux de l’appel.

Des sources proches de la CAF révèlent que l’appel « n’a rien de consistant » pouvant amener le jury d’appel à demander une nouvelle étude du dossier.  Ces dernières, pessimistes évoquent l’élargissement de la suspension de l’ancien patron de la FTF à l’échelle internationale par la FIFA.

Alors, si il n’y a plus d’issue pour une sollicitation du Tribunal Arbitral du Sport (TAS) à Lausanne en Suisse, à quoi joue le juge Aquéréburu et ses collègues ?

Gabin Koissidjin

 
Crise de succession à la FTF : Le gouvernement viole les textes !

A l’issue de sa session du 4  juillet 2007, le jury disciplinaire de la CAF (Confédération Africaine de Football) a suspendu Tata Adaglo Avléssi de Mass, président de la FTF (Fédération Togolaise de Football) pour 8 ans. L’homme du « 09 janvier » est frappé d’interdiction de toutes activités sportives pour s’être rendu coupable de corruption d’arbitres. Une suspension qui a créé une crise sans précédent à la tête du football togolais. Pour succéder à Tata Avlessi de Mass, deux camps se sont formés. Face à l’imbroglio le gouvernement décide de fermer les portes du siège de la FTF aux nez de tout prétendant et confie la gestion de la crise à un comité interministériel. Cette option qui méprise les normes et règles qui régissent le football est brandie par l’exécutif togolais comme seule solution pour sortir la FTF du chao. Mais,  ne faut-il pas plutôt respecter les textes qui, dans leur essence, prennent en compte tous les problèmes?

Il faut rappeler  que selon les textes de la fédération, l’indisponibilité du président Tata Avléssi de continuer à diriger la FTF donne droit au premier vice-président, Gabriel Améyi, de lui succéder. Tel était au départ,  le point de vue de la CAF. « Ecoutez ! Il ne faut pas semer de la confusion dans cette affaire. Ce n’est pas la FTF qui est sanctionnée, ce n’est pas non plus son bureau ; c’est le président de la FTF qui est sanctionné pour un motif bien précis. Les autres membres ont été élus par le Congrès individuellement et poste par poste. Ils sont reconnus par la FIFA et la CAF. A partir de cet instant, aucun membre n’a le droit de renvoyer l’autre.(…) Le problème est très simple, il faut appliquer les textes », a déclaré le premier vice-président de la CAF, le Général Séyi Mèmène. Le respect des textes martelé ici par la CAF, implique directement que le député Améyi prenne les rennes de la FTF. Mais, tout porte à croire que le président de Maranatha FC de Fiokpo ne pourra accéder à ce poste qui lui revient de droit.

Pour beaucoup d’observateurs, la décision en date du vendredi 13 juillet, prise par le président « sanctionné », et qui exclut  Améyi et compagnie, est un acte prémédité. « Cette décision visait tout simplement à tordre le coup aux textes et à empêcher le successeur légitime, qui se trouve être, le député Améyi de jouir de ses droits », a déclaré un président de ligue.

Pour régler la crise née de la succession de Tata Avléssi, une délégation composée entre autres, du  ministre par intérim du Sport, Gilbert Atsu et du président du CNOT (Comité Olympique National Togolais), le Général Zoumarou Gnonfame, s’était rendue à Alger (en Algérie) le 19 juillet dernier, pour rencontrer le président de la CAF, le Camerounais Issa Hayatou. Il était question de présenter au patron du football continental, les propositions de sortie de crise notamment la mise en place d’un comité interministériel, qui en réalité, est en contradiction avec les statuts de la FTF. D’après les informations, Lomé aurait exercé une « forte » pression sur le président de la CAF pour faire passer son plan d’action. 

Celui-ci, après plusieurs hésitations, « se serait écarté de la légalité » pour s’aligner sur une position politique de compromission introduite par la délégation togolaise.

Suite logique du plan de sortie de crise du gouvernement, dans la soirée de vendredi 20 juillet dernier, le secrétaire d’Etat Gilbert Atsu assumant l’intérim de son collègue des Sports, se rend au siège de la FTF accompagné des forces de sécurité et boucle toutes les portes « jusqu’à nouvel ordre » aux nez de tous.

Entre temps, sept membres du Bureau exécutif proches de Tata Avlessi ont démissionné en bloc pour rendre impossible la mission que les textes confèrent au député Améyi.

Aux dernières nouvelles, c’est le Général Mèmène qui serait pressenti pour conduire une fois encore, les destinées de la FTF jusqu’à la mise en place d’un nouveau bureau.

Le non respect des textes, un autre problème au Togo ?
Dans l’attendement de certains Togolais, la succession normale de Tata Avléssi en de pareille circonstance, revient de facto au 1er vice-président, Gabriel Améyi ainsi que le confirme les textes de la Fédération, appuyés par la CAF qui s’est exprimé sur la légalité et la légitimité de cette option. Mais, selon des insdiscretuons, des courants à l’intérieur tout comme à l’extérieur de la fédération, se  seraient opposés à cette succession, car estiment-t-ils, Améyi se serait « briller » par son absentéisme aux réunions du Bureau Exécutif. L’argument semble souffrir de consistance. Selon Me Atta Zeus Ajavon, il revenait aux autres membres d’attirer l’attention des absents sur les sanctions qu’ils encourent. Pour  Me Attoh-Mesanh, cette décision d’exclure Améyi n’est pas valable dans la mesure où elle intervient après la sanction contre Tata Avléssi. Il a fait remarquer que dans la mesure où ceux-ci ne l’on pas fait, cet argument ne pouvait plus servir de socle à une quelconque décision. « Pour contrebalancer cette solution « légale (la succession du 1er vice-président)», Tata Avléssi, malgré sa sanction qui, juridiquement l’empêchait de poursuivre sa mission de président de la FTF, et prétextant de son appel en interjection, a convoqué une réunion au cour de laquelle, Gabriel Améyi, Boukpéssi Essoyaba, Amavi Patatou, Espoir Assogbavi ont été démis. La manœuvre était de les écarter d’une prise de la direction de la FTF », relève un observateur. 

De l’avis de plusieurs analystes, la décision du gouvernement de confier la direction de la FTF à un comité ministériel serait une proposition faite par un haut responsable du sport au Togo. En décidant de fermer les locaux de la FTF jusqu’à nouvel ordre, le gouvernement togolais tente de mettre  fin à la pagaille qui s’est installée au sein du Bureau Exécutif. Par ailleurs en prenant en considération la démission des sept membres du bureau exécutif de la FTF fidèles à tata Avlessi de Mass, la décision du gouvernement s’apparente à une machination destinée à empêcher l’intérimaire légitime d’assumer ses fonctions de président par intérim. 

En effet, pour des proches du premier vice-président Améyi qui revendiquent la succession statutaire, cette décision ne résouds pas le problème. « S’il faut aller aux élections dans les mois à venir, il faut laisser le soin au 1er vice-président d’assumer sa mission. Il faut cesser de voir le problème en termes de personnes. Les textes parlent d’eux-mêmes », soutient un analyste.

Généralement, il est dit qu’entre le sport et la politique, il n’y a qu’un pas à franchir ! Transposer sur le terrain politique, la crise née de la suspension infligée par la CAF à Avléssi et sa gestion pose la sempiternelle question du respect des textes au Togo. Loin  de ressusciter des démons en évoquant cette question, il convient néanmoins de rappeler que le « mépris » des lois au Togo a toujours conduit le pays à des situations déplorables et constitue l’un des critères de l’enlisement de la crise socio politique. Dans une société où la loi et les dispositions réglementaires ne sont plus des repères, voire bafouées, c’est la raison du plus fort qui triomphe.

Hier, c’était Fambaré Natchaba, président de l’Assemblée nationale que la bassesse politique a empêché d’accomplir sa mission constitutionnelle de deux mois à la tête de l’Etat. Aujourd’hui, c’est peut-être Améyi qui subira les mêmes coups à la FTF. Si, comme l’a dit Jean-Jacques Rousseau : « L’obéissance aux  lois qu’on s’est données est la Liberté » alors, il va falloir que l’amour des lois, le respect des règlements interviennent dans le pays.

Tata  Adaglo Avléssi ou le « rêve du crabe »
Dans l’une de ses chansons, le rocker togolais, Jimmy Hope faisait allusion au crabe qui, dans un rêve, se voyait au sommet d’un étage. En réalité, le crabe tel que chanté par Jimmy, « était plutôt assaisonné » sur un plat de pino (plat à base de la farine de manioc). Cette chanson véhicule donc un message similaire à l’ « aventure » de l’homme de Masséda à la tête de la FTF. Selon des indiscrétions, il aurait affiché sa volonté de diriger un jour la FTF en Allemagne, lorsque la crise des primes de match des Eperviers défrayait la chronique dans la presse internationale.

En effet, Tata Adaglo Avléssi, « le charpentier de Masséda », devenu homme d’affaires, est arrivé à la tête de la FTF suite au congrès électif du 09 janvier 2007, après la gestion calamiteuse de la participation des Eperviers du Togo à la Coupe du monde Allemagne 2006. « Les scènes de joie et les commentaires qui ont suivi son élection à la tête de
la FTF dénotent du soulagement des populations de voir enfin une nouvelle personnalité qui pourrait changer les donnes du football après la désolation de Wagen. Il avait le soutien du peuple ce qui constituait un atout important pour son mandat. Mais, lui non plus n’a réussi à sortir le football togolais des méandres de l’amateurisme », regrettait un journaliste sportif. Accueilli donc comme un « messie », «Tata de Mass a confondu vitesse et précipitation dans ses prises de décision et se retrouve aujourd’hui, à la limite, au « bas de l’échelle » dans le domaine sportif. En attentant la décision du jury disciplinaire de la CAF qui devra statuer sur son appel (selon plusieurs sources, les faits retenus contre Tata Avléssi sont vrais et il ne pourra s’en sortir), son rêve s’est estompé le jeudi 19 juillet dernier. Même s’il a la volonté d’apporter du sang neuf au football togolais, Tata Avléssi  a « péché » soit, par arrogance, soit parce qu’il s’est laissé toujours influencé par son entourage. Ainsi, durant les six mois de sa gestion, le football togolais a connu beaucoup de difficultés.

Du crash de Lungi (Sierra Léone) aux violences exercées par des supporters béninois à Cotonou sur les Eperviers et leurs supporters, en passant par des exclussions de joueurs, le président de l’USM (Union Sportive de Masséda) s’est vite mis le manteau de l’homme le plus « critiqué » ces derniers temps par le public sportif national.

Noël Y. A. Glissou

 
Me Zeus Ajavon : «Que le gouvernement ne fixe pas précipitamment de date pour les élections»

Ancien membre de l’UTD (Union Togolaise pour la Démocratie) devenue  CPP (Convergence Patriotique Panafricaine), Maître Atta Zeus Mensah Ajavon a, depuis avril 2005, quitté cette formation politique pour la société civile. Dimanche dernier, sur un plateau de télévision, il a donné les raisons de son choix et sa vision des dernières évolutions de l’actualité nationale.

Les raisons de sa rupture avec la CPP
« J’ai quitté la politique parce que je servirai mieux mon pays dans la société civile ».
C’est par ces mots que Me Atta Zeus Ajavon a justifié sa rupture avec la CPP. Pour lui, lorsqu’on milite dans un parti politique, on est généralement obligé de respecter sa vision. « Dans la société civile on est beaucoup plus libre », a-t-il précisé. C’est ainsi qu’il a justifié la naissance du CASCOT (Collectif des associations et organisations de la société civile) qui a vu le jour le 7 avril 2005 pour dénoncer la prise du pouvoir dans l’illégalité constitutionnelle par Faure Gnassimgbé.

Définition et contributions de la société civile
Il existe plusieurs définitions à la société civile selon Me Ajavon. Mais la définition généralement admise, confie-t-il,  « est celle de la société civile par opposition à la société politique ». Selon lui, un membre de la société civile peut faire partie d’un parti politique. Mais, poursuit-il, lorsqu’on agit pour la société civile, on s’écarte de la politique et inversement.

Les contributions de la société civile, pour le chef de file du CASCOT, se résument à quatre choses : sensibilisation, mobilisation, éducation et prise de décisions. La société civile doit dans le cadre du recensement électoral, relève Me Ajavon, « aller sur le terrain pour appeler les gens à s’inscrire, pour leur dire que le pouvoir leur appartient et qu’il est exercé au nom du peuple ».

Législatives 2007
« Peut voter tout citoyen togolais âgé de 18 ans et plus. Mais la question qui se pose est celle de savoir qui est Togolais?». C’est en ces termes que le président du CASCOT a répondu à la question : qui peut s’inscrire ?

Pour le professeur de droit à l’université de Lomé, il faut se référer aux textes qui disent:  «Est togolais celui qui est né au Togo, d’un père et/ou d’une mère nés au Togo. Donc celui qui a la possession d’état  d’un Togolais et qui est considéré comme tel par son entourage peut librement voter», a-t-il affirmé.

Toujours dans le cadre des législatives, l’avocat a dénoncé les insuffisances constatées dans le démarrage du recensement. Evoquant le retard que ce dernier pourrait connaître, il a préconisé « que le gouvernement ne fixe pas de date pour les élections sans avoir effectivement terminé le recensement ».

Crise à
la FTF
La crise qui mine le football togolais n’a pas laissé indifférent le premier vice-président de la fédération togolaise de basket-ball. Ainsi, selon ce dernier, « vu les antagonismes et les relations conflictuelles dans lesquels se sont déroulées les élections, cette crise était prévisible. ». Tout en dénonçant l’immixtion du gouvernement dans les affaires du football, il a proposé la convocation d’un congrès par les ligues membres de la FTF (Fédération togolaise de football).

Rodolphe TOMEGAH

 
Me Attoh-Mensah : «Ce serait très préjudiciable pour le Togo de rater ces élections»

Au cours d’un entretien télévisé, Me Attoh Messanh, membre de la CNDH (Commission nationale des droits de l’homme) a eu à se prononcer sur les dernières évolutions de l’actualité nationale. Il s’est beaucoup appesanti sur les prochaines élections législatives qui selon lui, constituent un enjeu majeur pour le Togo.

D’entrée, Me Attoh-Messanh a rappelé le caractère tout particulier que revêt les législatives prochaines pour le Togo, ce, en raison de la crise que traverse le pays depuis plusieurs années déjà. « Le scrutin est extrêmement important pour une sortie de crise du pays », a-t-il relevé. A cet effet, il  s’est montré très préoccupé par le cafouillage qui entoure  à Lomé, les opérations de recensement. Il en a imputé la responsabilité à la CENI  (Commission Electorale Nationale Indépendante), au gouvernement et aux responsables des partis politiques. Selon lui, étant donné que l’utilisation des kits constitue une première au Togo, les différents acteurs devaient  donner au préalable une formation adéquate aux OPS (Opérateurs de saisie), mener une campagne de sensibilisation des populations sur les nouvelles dispositions du code électoral  notamment, le recensement électoral.

Au vue des difficultés et des défaillance techniques constatées au niveau des kits et la « piètre  prestation » de certains OPS, il a estimé que la « CENI a du pain sur la planche ». Dans ces conditions, l’avocat au barreau de Lomé a émis de sérieux doutes sur la capacité de la CENI à tenir dans les délais les opérations de recensement. « La CENI est politisée et les intérêts sont croisés et il est difficile à cette institution dite indépendante de faire converger les points de vues », a-t-il regretté.

Des risques de fraudes ?
« Ce serait très préjudiciable pour le Togo de rater ces législatives. Il faut que le scrutin se fasse dans de bonnes conditions pour rendre minoritaires,  les contestataires », a-t-il déclaré. Par ailleurs, Me Attoh-Mensah a tenu à rappeler  « aux extrémistes de tous bords » les mises en garde des Ambassadeurs de la France et des Etats-Unis sur un éventuel échec du processus électoral. En effet, Messieurs Alain Holleville et David Dunn ont, au cours de l’anniversaire de leur pays respectif, attiré l’attention des acteurs de la classe politique togolaise sur les conséquences « désastreuses » pour le Togo d’une mauvaise organisation des législatives. « Pourquoi devons-nous avoir des gens pour saboter le processus ? », s’est demandé l’avocat au barreau de Lomé.

Noël Y. A. GLISSOU

 

 
 
 
 
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