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Golfe Info |
22 juillet 2007
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[
N°272: du
20 juillet 2007]
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Recensement électoral
:
Les
difficultés persistent ! |
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Depuis
lundi 16 juillet, les Togolais en âge de voter sont
invités à aller s’inscrire sur les listes électorales
enfin de se faire établir une carte d’électeur.
Quatre jours après le lancement officiel de cette
opération, le processus semble toujours piétiner. Ce
qui pourrait porter atteinte à sa réussite. |
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Vols de kits et matériels de recensement!
Au
Lycée de Tokoin, on signale la disparition d’un kit.
Des informations font également état de la
disparition du consommable des kits (encre, papiers)
dans le convoi destiné aux opérations de recensement
dans les Lacs. Acte de mauvaise foi d’un citoyen ou
acte destiné à d’autres fins inavouables ? Pour le
moment, les responsables de la CENI ne se sont pas
encore prononcés sur la question.
Par ailleurs, il se dit que dans plusieurs centres
d’enrôlement, il n’y a qu’un seul kit qui fonctionne
au lieu de trois voire quatre. Un autre problème
préoccupant est l’insuffisance des groupes
électrogènes. Il est à noter que certains centres ne
disposent que d’un groupe électrogène et ont ainsi
des difficultés pour l’alimentation des kits. Or, la
durée des coupures d’électricité va jusqu’à 18 heures
dans certaines localités. ce qui entraîne une
paralysie des opérations. Dans plusieurs cas, les
opérations sont suspendues à 15 h ou 15 h 30 au lieu
de 16 h initialement prévue par la CENI. Plus encore,
les populations elles-mêmes sont amenées à cotiser de
l’argent pour acheter du carburant destiné à
alimenter les générateurs en cas de coupure de
courant. Ceci dans le but de se faire enregistrer.
Les
ratés des opérateurs de saisies
Dans certains bureaux de vote à Agoé, banlieue nord
de Lomé, des centaines de cartes d’électeurs ont été
établis aux populations sans que les kits aient été
initialisés. Après s’être rendus compte des faits,
les responsables de ces centres et ceux de la CENI
(Commission Electorale Nationale Indépendante) font
actuellement appel aux populations pour une reprise
totale des opérations. Or, dans la plupart des cas,
la prestation des opérateurs de saisie laisse à
désirer. Selon plusieurs témoins, ces agents prennent
parfois entre 15 et 20 minutes pour délivrer une
seule carte au lieu de 03 à 05 minutes par électeur.
C’est aussi ce qui a été observé mercredi dernier
dans certains bureaux de recensement à Adidogomé. « Nous
avons passé presque toute la journée ici pour avoir
nos cartes », relève un électeur.
En plus de ces difficultés, nombreux sont les OPS
(Opérateurs de Saisie) qui saisissent les données
avec des fautes. Ce qui suppose un grand nombre de
corrections.
Tous les indicateurs laissent penser que les
perturbations enregistrées dès les premières heures
du recensement électoral peuvent être tolérées dans
la mesure où, l’introduction du matériel informatique
constitue une première pour le pays.
De plus, la maîtrise de l’outil n’étant pas toujours
aisée, il est évident que l’enrôlement des candidats
électeurs connaissent des défaillances notamment
d’ordre technique d’autant plus que la CENI, l’organe
chargé d’organiser et de superviser les élections,
n’a pas pris le temps nécessaire pour former les OPS.
En lieu et place, elle a juste choisi en tout et pour
tout, cinq jours pour le faire.
Aujourd’hui, les difficultés s’étalent et perdurent
au point de susciter des inquiétudes au sein des
populations et empiéter sur la crédibilité de
l’ensemble du processus.
Pas de délai exceptionnel pour Lomé
La
commune de Lomé et la préfecture du Golfe n’auront
donc pas bénéficier d’un « statut particulier »
dans les opérations de recensement électoral qui se
déroulent actuellement.
En effet, selon un communiqué du conseil des
ministres en date de mercredi 12 juillet dernier, le
gouvernement a confirmé le démarrage du recensement
électoral pour le 16 juillet. Plus, loin, le
communiqué sanctionnant les travaux indiquait que « dans
la préfecture du Golfe et
la
Commune de Lomé, les opérations vont se poursuivre de
façon continue durant la période requise »,
c’est-à-dire du 16 juillet au 17 août 2007. Alors,
bien évidemment, beaucoup d’électeurs pensaient que
ces deux zones bénéficiaient d’un statut particulier,
vu la taille de leur population électorale pendant
les précédentes élections, soit environ 1,5 millions
de togolais. En réalité, chaque zone délimitée ne
recevra les équipes de recensement que pour deux
semaines. Ensuite, les équipes seront déployées dans
la seconde zone pour la poursuite des opérations. Une
fois la durée inspirée, il n’y aura plus de
possibilité pour les électeurs qui ont raté
l’occasion de pouvoir s’inscrire.
Ces clarifications apportées par la CENI ont le
mérite d’attirer l’attention des populations qui
voudraient attendre les dernières minutes pour se
précipiter sur les lieux de recensement pour se
faire délivrer leur carte mais, sème à même temps, de
la confusion dans les esprits.
Noël Y.A.GLISSOU |
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Élections législatives
:
Les
partis politiques invitent les populations au
recensement |
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La fièvre des législatives semble avoir gagné tous
les partis politiques togolais. Ceci, au vu de
l’enjeu que représente ce scrutin et son importance
dans la perspective d’un Togo nouveau. Du RPT
(Rassemblement du Peuple Togolais) à l’UFC (Union
des Forces de Changement) en passant par la CDPA
(Convention Démocratique des Peuples Africains), le
CAR (Comité d’Action pour le Renouveau), au PRR
(Parti pour le Renouveau et la Rédemption) etc.,
toutes les formations politiques sont montées au
front pour mobiliser chacun, ses militants et
sympathisants. Dans tous les états majors, le message
est le même : les populations sont priées d’aller se
faire recenser. |
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Dans un communiqué rendu public le mardi 17 juillet
dernier, le bureau national de l’UFC par la voix de
son secrétaire général, Jean-Pierre Fabre, appelle
les populations togolaises à se mobiliser massivement
pour se faire recenser.
La
CDPA-BT du Professeur Gu-Konou fait de même. Elle
convie ses « membres, sympathisants et toute la
population à aller se faire inscrire sur les listes
électorales en entendant des consignes de vote qui
seront portées à leur connaissance ultérieurement, à
l’approche des élections ».
Du
côté de la CDPA du Professeur Gnininvi, c’est à
travers une caravane que les populations sont
exhortées à se rendre dans les centres de
recensement. Ce parti, se refuse de penser que les
prochaines élections seront elles aussi, émaillées de
violences. Aussi invite-t-il ses militants et
sympathisants à prendre d’assaut les centres de
recensement. « Que personne ne dise qu’il n’est
pas concernée. Que personne ne dise que ces échéances
seront les mêmes que les précédentes »,
scandaient les caravaniers de la CDPA.
Le
PRR de Nicolas Lawson n’est pas du reste. A travers
un communiqué de presse en date de ce jeudi 19
juillet, le leader de cette formation politique
appelle à une mobilisation générale de la population.
Après avoir appelé « tous les togolais à aider
la
CENI et ses agents par tous les moyens pour mener à
bien les opérations de recensement et d’organisation
des élections »,
le PRR estime que « tout le monde doit aller se
faire recenser et voter le moment venu pour changer
l’assemblée nationale actuelle». « Nous devons
tous nous mobiliser pour sanctionner ceux qui ont
conduit le Togo à la ruine », conclu Nicolas
Lawson dans son adresse au peuple togolais.
Au
RPT de Faure Gnassingbé, la démarche est autre. C’est
à travers des campagnes de sensibilisation couplées
de cérémonies d’installation de bureaux préfectoraux
et cantonaux que cette formation invite ses militants
à se mobiliser pour se faire inscrire sur les listes
électorales.
Il
en est de même pour d’autres partis qui sillonnent le
pays pour la même cause.
A
la veille du démarrage du recensement, le chef de
l’Etat, Faure Gnassingbé, dans un discours
radiotélévisé avait déjà donné le ton aux
invitations. « Je vous invite à aller vous
inscrire afin que les élections à venir soient une
réussite pour le Togo », a-t-il déclaré après
avoir souligné les efforts consentis par le
gouvernement afin de permettre à la CENI de réussir
sa mission.
Le
président de cet organe, Tozim Potopéré lui aussi
montera au créneau pour rassurer les Togolais sur la
crédibilité des prochaines joutes électorales et les
a ensuite invité à aller massivement se faire
enrôler.
Rodolphe TOMEGAH |
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Implication de la femme dans la vie politique
:
Un
atelier de formation en prévision
des
législatives ouvert hier |
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Le centre de formation Christ Rédempteur (plus connu
sous l’appellation « Brother Home ») abrite depuis
hier jeudi 19 juillet 2007 un « atelier
d’appropriation de la campagne de sensibilisation sur
la participation des femmes à la vie publique ». |
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Cet
atelier est organisé par deux associations de la
société civile qui défendent les droits de la femme,
à savoir le GF2D (Groupe de réflexion et d’action
femme et développement) et le REFAMP (Réseau des
femmes africaines ministres et parlementaires) ; il
prend fin aujourd’hui. Il a pour but de former les
femmes leaders et candidates aux prochaines
législatives autour de la participation de la gent
féminine à la vie publique. Les participantes à cet
atelier seront à leur tour chargées de vulgariser les
conclusions et recommandations de leurs travaux
auprès des diverses couches de la population
togolaise. Ledit atelier est la concrétisation de la
première phase d’un projet à trois volets piloté par
ces mêmes organisations et financé par le PNUD
(Programme des Nations Unies pour le développement),
le NED (National endowment for democracy), une
organisation américaine et la Fondation allemande
Friedrich Ebert. « Il faut que les femmes soient
candidates aux prochaines législatives et non
pas seulement des votantes», a déclaré Mme Kafui
Kuwonou, secrétaire-générale du GF2D, en justifiant
la tenue de cet atelier de formation.
C’est la ministre des Affaires sociales et de la
Promotion féminine, Mémounatou Ibrahima, qui a
procédé au lancement officiel des travaux de cet
atelier. Pour elle, cette rencontre est « d’une
grande importance dans la mesure » où elle va
apporter un plus « au mouvement d’émancipation de
la femme » au Togo. Elle a, au passage, salué les
acquis dans la législation togolaise qui promeuvent
les droits de la femme. Il s’agit entre autres de
l’adoption d’une politique nationale du genre et de
l’avant-projet de la modernisation du CTPF (Code
togolais des personnes et de la famille). Mme
Ibrahima a, par la même occasion, déploré la faible
proportion de femmes détenant des postes de
responsabilité au Togo (4,4% seulement). Elle a de ce
fait, appelé la population togolaise en général et
plus particulièrement les femmes, à apporter leur
soutien à ce projet de formation et de
sensibilisation. Présent également à cette cérémonie
de lancement, le ministre de l’Administration
territoriale, Kwesi S. Ahoomey-Zunu, a situé la
participation de la femme dans la vie politique dans
la droite ligne de l’application de l’APG (Accord
politique global). « L’heure est venue pour les
femmes de prendre leur place dans la gestion publique »
pour le plus grand bien du Togo, a-t-il indiqué. Il a
prévenu cependant que c’est progressivement que les
mentalités hostiles à l’implication des femmes dans
la sphère publique vont se gommer.
De
son côté, la ministre des Droits de l’Homme et de la
Démocratie, Célestine Aïdam, a précisé que les
femmes représentent 51% de la population nationale
mais les statistiques sur leur implication dans la
vie publique révèlent que seulement 0,3 à 0,9 %
d’entre elles occupent à l’heure actuelle, des postes
ministériels alors que 0,24% à 6,18% d’entre elles,
ont été parlementaires de 1994 à nos jours.
Cette inégalité est aussi transposable dans les
organes de direction des différents partis politiques
togolais, a-t-elle poursuivi avant de saluer la
concrétisation de ce projet du GF2D et du REFAMP.
L’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique au Togo,
David Dunn, de même que le président de la CNDH,
Koffi Kounté (Commission nationale des Droits de
l’Homme) ont aussi pris part à la cérémonie
d’ouverture de cet atelier.
Edem GADEGBEKU |
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Fin de règne pour Tata Avlessi |
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Arrivé à la tête de la Fédération Togolaise
de Football le 09 janvier 2007, Tata Avléssi, après
six mois de gestion n’est plus président de cette
instance depuis hier minuit. Reconnu coupable dans
une affaire de
corruption d’arbitre lors de
la CAN
des cadets jouée à Lomé au Togo, Tata Avléssi de
Mass, a été suspendu depuis le 05 juillet dernier
par
la Confédération Africaine
de Football pour une durée de 8 ans de toute
activité liée au football. Cinq jours plus tard, la
sanction lui a été signifiée. Entre temps, il a fait
appel mais pour l’instant aucune décision n’est
sortie de son recours. |
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Dix
jours après sa suspension et selon les textes, il est
obligé de quitter son poste en attendant les
conclusions de son recours. Dans le cadre de cet
appel, certaines informations font état de ce que le
collectif d’avocats qui s’est constitué pour défendre
sa cause est au Caire depuis lundi. D’autres encore
ont révélé que les arbitres qui l’ont accusé de
tentative de corruption sont désormais prêts à faire
des révélations. Mais reste à savoir si le jury
d’appel de
la CAF
donnera l’occasion à Tata Avléssi de se confronter à
ces arbitres comme il l’a toujours demandé.
Il faut noter qu’au cours des six mois passés à la
tête de
la FTF,
Tata Avléssi, malgré quelques bourdes, a réussi à
offrir au Togo une qualification à la coupe du monde
des cadets (Séoul 2007 qui débute le 18 août
prochain), une 2e place
du groupe 9 avant la dernière journée des
éliminatoires de la CAN
des seniors, Ghana 2008. Il a octroyé une subvention
de 6 millions et des dons de maillot aux clubs de 1ère,
2e et
3edivisions.
Depuis la signification de la suspension, la
succession de Tata Avléssi a commencé par faire
l’objet de tiraillements entre deux membres du bureau
exécutif de la fédération, le premier vice président,
Gabriel Améyi qui s’est auto proclamé depuis dimanche
et Gallus Lawson, le conseiller et très proche de
l’homme de Masséda. Reste à savoir à qui reviendra le
fauteuil, après une délibération de
la CAF
et de
la FIFA.
Gabin
Koissidjin |
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