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Golfe Info |
12 juillet 2007
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[
N°268: du
11 juillet 2007]
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Préparatifs de la coupe du monde, Corée du Sud 2007 :
Le dernier virage pour les Eperviers cadets |
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Le
staff technique de la sélection des Eperviers cadets
du Togo a rendu public le week end dernier une liste
de 26 joueurs retenus pour le stage de préparation
qui devrait débuté le 21 juillet prochain en
Allemagne. |
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Sur
la liste des joueurs rendu public par le technicien
allemand Paul Sauter et les deux coaches togolais,
Abraw Samer et Tchanilé Tchakala, on retrouve quinze
des dix-huit Eperviers cadets vice-champions
d’Afrique en mars dernier, et 13 nouveaux joueurs. Ne
font pas partir de la liste, le portier Koffitsè
Akora d’Agaza, Agodonou Moutaka de Planète foot) et
Gati Koami de l’Union Sportive de Masséda.
Précisant que le travail a été fait avec le concours
du technicien allemand, un membre du staff technique
a laissé entendre que « l’encadrement a gardé les
trois quarts de l’équipe qui a défendu nos couleurs à
la
CAN ».
Cette liste, selon les explications données, sera
allongée en terre allemande avec l’arrivée de 6
internationaux cadets évoluant en Allemagne, en
Espagne et en France. Il s’agit de Yao Aziabou
(défenseur) et Kalem Damessi (milieu de terrain) de
l’équipe cadette Toulouse Football Club, Anthony Ihou
(attaquant) et Hadyl Bellow (attaquant)
respectivement de Racing Club et Strasbourg en
France, de Kader Atakora (attaquant) du Borussia
Dortmund en Allemagne et Kokou Sogan (attaquant) de
Herculès Alicente en Espagne.
Faisant le point des 10 jours de travail qui lui ont
permis de dégager ensemble avec les autres membres du
staff cette liste, Paul Sauter a indiqué qu’il reste
du travail à faire.
Durant les trois semaines que doivent durer les
stages de Wangen et Ruit, il est prévu des matches
amicaux avec une sélection locale de Wangen (le 25
juillet), une sélection allemande (le 28 juillet) et
les équipes du Bayern Munich (le 31 juillet), de
Stuttgart (7 août) et de Rosenberg (le 11 août). Le
stage, selon des proches du bureau exécutif de la
Fédération Togolaise de Football, est sponsorisé par
la Fédération allemande de football.
A
l’issue de ce stage, une sélection finale permettra
de retenir 23 joueurs qui doivent défendre les
couleurs du Togo à cette messe mondiale du football
des cadets.
A
cette coupe du monde des cadets qui se déroule du 18
août au 9 septembre 2007 en Corée du Sud, le Togo
évoluera dans le groupe A, en compagnie de la Corée,
du Pérou et de Costa Rica. Les Eperviers livreront le
match d’ouverture de la compétition le 18 août face
au Costa Rica.
Gabin KOISSIDJIN
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Voici la liste des 26 Eperviers cadets retenus |
Gardiens
Messan Nsouhoho
Sodokè Tidjani
Anounkou Mohamed
Tchagouni Baba |
Défenseurs
Akondo Ouro
Kinvi-boh Alex
Tchadonou Smaïla
Mama Zerifou
Olembé James
Awougnon Papa
Ayao Joshua
Mama Awali |
Milieux de terrain
Mani Sapoul
Houma Elué André
Alofa Koffi Godfrey
Korodowou Malik
Atakora Lalawélé
Ségbéfia Selom
Ségbéfia Elie
Abdoulaye Mohamed |
Attaquants
Gabiam Vinyalé Rémi
Alowonouvo Backer
Abraw Camaldine
Saïbou Safiou
Dodja Fataou
Tidjani Bilaminou |
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Tentative de corruption d’arbitres lors de la CAN
cadette 2007 :
Tata Avléssi a 4 jours pour sauver son poste! |
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Le président de la FTF (Fédération togolaise de
football) a été sanctionné depuis le 05 juillet par
la juridiction disciplinaire de la Confédération
africaine de football pour une période de 8 ans.
Inculpé dans une affaire de corruption d’arbitres
lors du match de la deuxième journée des phases de
poule de la Coupe d’Afrique des Nations des moins de
17 ans, le patron de la FTF pourrait être suspendu de
toutes activités sportive pendant les 8 années à
venir. Si cette sanction venait à être appliquée,
Tata Avléssi risque d’abandonner son poste au profit
de l’un des membres de l’actuel bureau exécutif de la
FTF. |
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A
Lomé, l’annonce de cette information est tombée comme
un boulet de canon et a suscité beaucoup de questions
sur l’avenir du sport roi au Togo. Ces questions ont
leur raison d’être dans la mesure où le football
togolais végète depuis plus d’une année dans des
crises à répétition.
En
attendant que cette décision ne rentre en vigueur,
l’homme de Masséda dispose d’une période de recours
de quatre jours à compter d’hier. Selon ses proches,
Tata Avléssi a introduit un recours et reste
optimiste quand à l’aboutissement de son action. Dans
cette phase de recours, il y a de fortes probabilités
qu’une confrontation soit faite entre le président de
la FTF et les arbitres au centre de cette affaire,
surtout l’officiel togolais, Attivi. C’est du moins
le souhait du patron de l’instance du sport roi
togolais.
Si
la notification de cette sanction dans sa formulation
est sujette à des polémiques autour du conditionnel
qui a été utilisé pour introduire le nombre d’années
de sanction à retenir contre Tata Avlessi, elle ouvre
cependant la voie à une probable période d’intérim
allant de 6 mois à 3 ans à selon certaines sources.
En
se référant aux textes de 1994 qui ont régi le
congrès du 09 janvier dernier de la FTF, il ressort
que c’est au doyen d’âge de l’actuel bureau exécutif
qu’il revient d’assumer l’intérim du président en cas
de sanction. D’après les investigations et en se
basant sur les dossiers de candidature du congrès, le
plus âgé de cette équipe dirigeante de la FTF est le
président de l’AS Togo Port et 2ème vice
président de l’instance du football national,
Essoyaba Boukpessi.
Ce
dernier fait partie de la bande des 4 qui ont rendu
public le 02 juillet dernier, une lettre envoyée à
Tata Avléssi de Mass, lettre dans laquelle ils
expriment leur « désolidarisation de la politique
de gestion cavalière et artisanale dont
la FTF fait l’objet ».
Dans l’attente du verdict final sur le recours qui
doit venir confirmer ou infirmer cette suspension de
8 ans, il convient de tenir ces informations avec des
pincettes.
En
plus de Tata Avléssi, les arbitres togolais et
gambiens qui ont crié à la tentative de corruption
ont été également épinglés. Ils devront écoper d’une
suspension de 4 ans. Cette affaire de corruption
avait déjà entraîné une suspension de l’arbitre
togolais Attivi.
Gabin KOISSIDJIN |
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Surmédiatisation des Evala : La réconciliation
nationale mise à rude épreuve |
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Depuis samedi dernier, la région de la Kara connaît
une ambiance toute particulière à la faveur du
déroulement annuel des luttes Evala. Dans ses
différentes éditions d’information, la presse
gouvernementale accorde une fois de plus une place
prépondérante à cet évènement culturel plus qu’il
n’en exige, ce, contrairement à la couverture qu’elle
a ou va réserver à des manifestations traditionnelles
semblables. |
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Fête d’initiation en pays Kabyè célébrée chaque
année, les Evala sont symbolisés par la lutte. Ils
incarnent l’occasion pour le jeune Kabyè de se
distinguer parmi ses co-initiés par sa force, son
endurance et l’élégance de sa danse. Ils lui
permettent en outre d’intégrer, à l’issue de
différents rites, la classe des adultes.
Etalé sur une semaine, le déroulement des Evala dans
tous les cantons de la préfecture de la Kozah a ceci
de particulier qu’il est surmédiatisé (dans les
organes d’information étatiques) dans la liste des
fêtes traditionnelles du Togo. On pourra concéder à
la perpétuation d’une telle particularité la durée de
cette fête, contrairement à la majorité des
célébrations traditionnelles qui ne durent pas plus
d’une journée. C’est dans le même ordre d’idées qu’il
faut inscrire la présence du chef de l’Etat, d’une
grande majorité des membres du gouvernement, des
parlementaires et de plusieurs directeurs de sociétés
d’Etat à ces grandes retrouvailles des natifs de la
Kozah. Ainsi, pour le début samedi dernier de
l’édition 2007 de cette grand-messe des fils de la
Région de la Kara, TVT (la télévision togolaise) lui
a consacré un dossier de dix-huit minutes dans son
journal qui s’étend généralement sur trente minutes
alors que Radio Lomé a réservé le même jour un quart
d’heure au même sujet dans son journal du soir qui
dure également une demi-heure. Togo-Presse
n’échappera pas à cette couverture médiatique
atypique lundi dernier dans ses colonnes. Aussi,
depuis samedi dernier, le même événement culturel
figure-t-il en bonne place dans les titres et le
développement des éditions d’information de ces
médias précités.
Mais, pourquoi accorde-t-on plus de «visibilité
médiatique» aux Evala qu’aux autres fêtes
traditionnelles togolaises ? On pourrait de façon
abrupte répondre à cette question en se fondant sur
l’argument selon lequel cette fête est célébrée dans
la préfecture d’origine du chef de l’Etat et que
après Eyadèma Gnassingbé (qui a avait un grand
respect pour les traditions de sa région natale),
Faure Gnassingbé a décidé de faire perdurer la
vision de son défunt père.
Du
vivant d’Eyadèma Gnassingbé, les responsables des
chaînes et du quotidien d’Etat rivalisaient de génie
malgré eux, sous la férule de leur ministre de
tutelle, dans la couverture des Evala pour leur
donner un écho aussi grand que possible,car ils
étaient un rendez-vous annuel incontournable sur
l’agenda du regretté président. A cette mise au pas
de la presse gouvernementale, s’est greffé par la
suite le zèle aussi bien des différents ministres de
la Communication qui se sont succédés sous le défunt
Gnassingbé que de certains directeurs des médias
gouvernementaux.
Cette combinaison de contraintes et de dévotion
n’était donc pas de nature à pousser à une réflexion
sur une autre couverture des Evala. Cependant, sous
l’ère Faure Gnassingbé, les patrons de la presse
d’Etat ainsi que le ministère dont ils dépendent
semblent disposer de plus de perspectives
d’innovations grâce à un « boulevard de prises de
décisions » qui leur a été implicitement ouvert ,
boulevard sur lequel ils hésitent encore à s’engager
en accordant toujours plus d’importance aux Evalas
qu’à d’autres fêtes similaires. C’est justement cette
conception de la couverture par la presse
gouvernementale des Evala, conception qui les
idéalise et les vitrifie (dans le lot des
célébrations rituelles propres aux différentes
régions du Togo) qu’il faut redéfinir. En effet,
selon la constitution togolaise, les Togolais et les
Togolaises naissent égaux en droit et en devoir. L’APG
(Accord politique global) censé tracer le chemin de
la fin de la crise socio-politique togolaise et
gommer la division entre les Togolais est allé plus
loin en prévoyant dans son Annexe III des mesures « pour
la sauvegarde de la paix, de la concorde sociale et
de l’unité nationale par l’acceptation des diversités
d’options politiques et d’opinions ». Du coup, au
nom de la recherche de l’unité nationale, les temps
d’antenne et les colonnes réservés à la couverture
des fêtes traditionnelles sur les médias d’Etat
devraient être les mêmes. Malheureusement, les
organes étatiques d’information ne semblent pas
encore disposer à aller dans ce sens.
Ainsi, des célébrations comme Kamaka (dans l’Assoli),
Tislim-Lifoni Oboudam (dans la Kéran), Gadao (dans la
préfecture de Tchaoudjo) ou encore Koudapaani (dans
l’Oti) qui se déroulent entre les mois de janvier et
d’avril n’ont jamais été logées à la même enseigne
que les Evala sur les médias d’Etat. Les festivités
traditionnelles qui s’annoncent comme Dzawuwu-za
(dans le Kloto), Hogbeza (dans le Yoto), Ayiza (dans
le Zio), Odon-Tsu (dans l’Ogou) etc. ne connaîtront
probablement pas meilleur sort si la promotion et la
valorisation équitables des traditions ancestrales
togolaises dans les médias d’Etats ne sont pas
repensées d’ici-là. Très souvent, on ne leur y
consacre que de simples reportages. Le sens profond
et les diverses facettes de ces cérémonies qui
enrichissent la culture togolaise ne sont que très
peu dévoilés. En perpétuant cette médiatisation
particulière des Evala, les patrons des médias d’Etat
togolais semblent n’avoir que cure des ressentiments
qu’ils font naître dans l’esprit des ressortissants
des régions du pays. Cette attitude est non seulement
loin des appels à la réconciliation que lancent les
politiques et premiers responsables togolais dans
leurs discours, mais aussi, ne rejoint pas l’une des
vingt promesses électorales de Faure Gnassingbé qui
veut que le Togo « se réconcilie avec lui-même,
accepte ses différences et renforce son unité du Nord
au Sud, de l’Est à l’Ouest ». La vraie recherche
de la réconciliation nationale doit également passer
par le toilettage de certaines habitudes qui ont
toujours la vie dure sur les médias d’Etat du Togo.
Edem GADEGBEKU |
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