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Golfe Info |
9 juillet 2007
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N°265: du
7 juillet 2007]
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Avant la 6e rencontre
du comité de suivi :
Blaise Compaoré exige des avancées ! |
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Prévue pour le 11 juin dernier, la 6ème session
du Comité de suivi de l’APG (Accord Politique
Global) a été repoussée à une date ultérieure.
Diverses raisons sont évoquées pour expliquer ce
report. Dans les milieux du gouvernement, on évoque
le calendrier chargé du président de ce Comité de
suivi, Blaise Compaoré, comme la principale cause de
la non tenue de cette rencontre. Mais des sources
proches de l’opposition parlent de préalables que le
chef de l’Etat burkinabé aurait exigés. |
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En
effet, selon des sources dignes de foi dans le camp
de l’opposition, le facilitateur du dialogue inter
togolais a exigé des progrès sensibles dans les
préparatifs des élections à venir avant une
éventuelle nouvelle rencontre. Cela permettra,
justifient ces sources, aux différentes délégations
ou représentants des parties signataires de l’APG de
travailler à partir des données précises.
D’après des leaders de cette tendance politique, la
pression est mise notamment sur gouvernement
d’une part et sur la CENI (Commission électorale
nationale indépendante) d’autre part. Il est demandé
au gouvernement d’entreprendre des actions concrètes
et de mettre en place des mécanismes et conditions
susceptibles de garantir la transparence et l’équité
des prochaines élections. L’objectif serait d’éviter
que les prochaines échéances électorales ne se
déroulent et dans un environnement tendu empreint de
violences.
La
CENI de son côté est conviée à fournir un
chronogramme précis des tâches à accomplir
préalablement à la tenue effective des échéances
électorales. A défaut d’un plan d’action clair, la
date du début du recensement aurait été exigée.
C’est dans ce contexte que le ministre des Affaires
étrangères du Burkina Faso a effectué le vendredi 22
juin dernier une visite au Togo. Pendant son séjour,
l’émissaire du président burkinabé a eu une séance de
travail avec le chef du gouvernement et la CENI.
Ainsi, à côté du rappel à l’ordre de Faure Gnassingbé
qui a demandé à Yawovi Agboyibo de s’impliquer
davantage dans le processus électoral afin de lui
insuffler une nouvelle dynamique, le passage du
ministre burkinabé est perçu comme l’autre élément
ayant motivé la tenue de la rencontre Premier
ministre - membres de la CENI qui a abouti à
l’annonce de l’imminence du début des opérations de
recensement. A l’issue de cette séance de travail à
la primature, le président de la CENI, Tozim Potopéré
a déclaré en effet que la date du début des
recensements sera communiquée par le conseil des
ministres dans les jours à venir. Entre-temps, du
côté du gouvernement, ce sont certains préfets dits
« activistes » qui ont été remplacés ou mutés.
Des
actions que l’exécutif togolais ne veut pas mettre à
l’actif d’une quelconque directive de la facilitation
ou du Comité de suivi. Selon un ministre du
gouvernement Agboyibo que nous avons contacté, ce
sont des initiatives du gouvernement. Par ailleurs,
le deuil qui a frappé le Togo, référence faite au
crash de Lungi, a quelque peu bousculé le programme
initialement établi, confie ce ministre avant
d’ajouter que « la réunion du comité de suivi aura
probablement lieu dans les jours à venir ».
En
rappel, c’est à l’issue de la dernière session du
comité de suivi que la date du 05 août avait été
annoncée pour la tenue des élections législatives. A
cette époque, il était reproché à la CENI de n’avoir
pas concocté un chronogramme précis de ses tâches.
Saturnin S. NOAMESSI |
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Pas d’opérations de délivrance des pièces d’identité :
Une
porte ouverte aux fraudes ? |
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Au
nombre des mesures dictées par l’APG (Accord
Politique Global) pour l’organisation d’élections
libres et transparentes, il y a la délivrance des
pièces d’identité en vue du recensement électoral.
Mais la question ne semble plus d’actualité. Aucun
parti n’en parle. Même l’UFC (Union des Forces de
Changement) qui critique tout sur son passage. Et
pourtant, cette question est très capitale… |
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L’APG
pour régler cette question qui avait posé problème
par le passé, stipule en son point 1-2-5 que: « Les
parties prenantes au Dialogue conviennent de faire
procéder à un recensement électoral en vue d’obtenir
un fichier électoral fiable. Elles conviennent
également de la mise en place d’un programme de
délivrance de cartes nationales d’identité. Le
recensement électoral est organisé par
la
CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante)
en collaboration avec le gouvernement qui
déterminera les modalités de délivrance des cartes
nationales d’identité ».
A
partir de ces données, tous le «feu vert» est donné à
l’équipe de Me Yawovi Agboyibo pour exécuter ce
programme. Mais, finalement, l’opération n’aura plus
lieu.
Au
niveau de la Primature, on explique que l’opération
de la délivrance des pièces nécessaires pour
l’établissement de carte d’identité nationale prendra
trop de temps si on devait la déclencher. En effet,
au Togo, pour se faire délivrer son certificat de
nationalité, le demandeur doit disposer des
certificats de naissance et d’origine qu’il mettra à
la disposition des services du ministère de la
Justice. Des enquêtes sont ensuite diligentées pour
déterminer l’authenticité de ces pièces. C’est à
partir des conclusions de ces enquêtes que le
certificat de nationalité est délivré. Selon la
Primature, toutes ces opérations exigent un temps
considérable. Ce qui pourrait amener « à reporter
les élections à un an plus tard ».
Les alternatives
A
défaut d’organiser les opérations « foraines »
précitées, le gouvernement et les autres acteurs du
processus électoral comptent sur les témoignages pour
l’identification des citoyens démunis de ces pièces
et qui devront s’inscrire sur les listes. Ainsi,
explique la Primature, le jour du recensement, les
chefs de village et les notables sont invités à
statuer sur l’origine des personnes qui viendront
pour se faire délivrer la carte d’électeur. En plus
de ces chefs coutumiers, les représentants des
différentes formations politiques qui prennent part
au scrutin législatif seront également présents dans
les bureaux de vote. Est-ce suffisant pour garantir
une certaine transparence au processus ?
Du
côté de l’UFC, on regrette l’ajournement de
l’opération de délivrance des cartes d’identité aux
populations en âge de voter. « Le gouvernement
togolais devrait disposer d’ un fichier d’Etat civil
fiable pour que tous les citoyens aient des pièces »,
a déclaré Patrick Lawson, le 3e vice-président
de ce parti qui précise que c’est l’ensemble des
partenaires qui, à défaut des audiences foraines, a
opté pour le témoignage. Toutefois, il appelle à la
vigilance des représentants des partis d’opposition
qui seront envoyés sur les lieux de recensement. « Nous
demandons à nos représentants d’être vigilants et de
suivre de près tout le déroulement de l’opération »,
a-t-il conseillé.
Des inquiétudes
Dans un rapport élaboré par une mission de l’Union
Européenne sur le processus électoral (mission qui a
séjourné au Togo du 13 au 23 mars 2007), les experts
ont exprimé des inquiétudes liées à l’organisation
des prochaines législatives en l’état actuel des
choses. « ….Il y a un besoin pressant d’améliorer
la connaissance des électeurs et les rassurer sur le
processus électoral. Il y a en effet une crainte
générale parmi la population concernant les élections
qui avaient lieu dans le passé et qui étaient
accompagnées de violences. Le Togolais a besoin
d’être rassuré afin de participer activement et
paisiblement au processus », rappelle ce rapport.
Plus loin, les conclusions du même rapport indiquent
que « ni
la
CENI ni le Ministère de la Communication ne trouvent
pas opportun d’enclencher un programme de
sensibilisation nationale
(de la part de la population autour du processus
électoral en général». Ces appréhensions confortent
les pessimistes du processus et conduisent à des
supputations aussi bien au sein des populations que
chez certains responsables de partis politiques. Ces
derniers accusent le parti au pouvoir et le
gouvernement de vouloir saboter le processus.
« Cela
est fait à dessein. L’opposition est piégée. Des
dispositions sont mises en place pour inscrire des
électeurs fictifs sur les listes électorales».
C’est du moins ce que pense un responsable
politique. Selon ce dernier, dans certaines régions
du pays, des plans seraient déjà concoctés pour
faire passer des étrangers pour des Togolais. « Ces
gens ne vont plus utiliser les armes pour conserver
le pouvoir. Pour cela, ils cherchent de nouvelles
stratégies pour gagner en douceur les législatives »,
a estimé un autre analyste.
L’argument du « temps » que prendra les
opérations de délivrance des pièces d’identité selon
le gouvernement pose par ailleurs problème.
En
effet, il y a bientôt un an que l’APG a été signé.
S’il y a véritablement la volonté de faire bouger les
choses, pourquoi n’a-t-on pas pris les dispositions
nécessaires pour la réalisation de toutes les tâches
qui concourent l’organisation d’élections
transparentes?
Les
élections ont été déjà reportées une première fois et
la CENI peine à annoncer une nouvelle date. « Au
lendemain de la signature de l’APG, le gouvernement
et les autres acteurs du processus électoral se sont
engagés dans des calculs politiciens ; l’installation
de
la
CENI et la désignation de son président, l’adoption
du type de carte d’électeur à utiliser et bien
d’autres choses encore ont pris du temps à se
dessiner. Du coup, tout le processus a pris du
retard. Aujourd’hui, on nous dit que les opérations
foraines pour la délivrance de pièces d’identité
prendront beaucoup de temps. C’est un argument qui ne
nous convainc pas»,
relève un observateur de la scène politique
togolaise.
Apparemment, l’exécution de l’APG pose de sérieux
problèmes que les signataires n’auraient peut-être
pas anticipé. Cet Accord n’a pas en outre pris en
considération tous les problèmes politiques togolais.
Et, de plus en plus, des voix s’élèvent pour réclamer
qu’un autre « deal » soit trouvé entre tous
les protagonistes de la classe politique pour une
résolution profonde de la crise.
Noël Y.A.GLISSOU |
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N°266 : du
9 juillet 2007]
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Législatives 2007 : Natchaba, super directeur de
campagne du RPT ? |
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A défaut d’être candidat du RPT (Rassemblement du
peuple togolais) aux prochaines élections
législatives, l’ex-président de l’Assemblée Nationale
togolaise et professeur de droit à l’UL (Université
de Lomé), Ouatara Fambaré Natchaba est pressenti aux
« fonctions » de super directeur de campagne du vieux
parti à ces échéances. |
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Des
sources proches du secrétariat général du parti
indiquent que l’homme n’a ni accepté ni décliné
l’offre, mais que tout porte à croire qu’il finira
par s’exécuter, bon gré mal gré.
Ouatara Fambaré Natchaba a été pendant la législature
en cours, député de la partie septentrionale du pays
pour le compte du parti au pouvoir. Entre 2002 et
2005, il était le dauphin constitutionnel du défunt
président Eyadèma Gnassingbé. Mais la vague de «coups
d’Etat» qu’a connue le Togo entre les 05 et 06
février 2005 l’a aussi emporté.
En
mission à l’extérieur du pays, l’ex-président de
l’Assemblée Nationale à qui il revenait en cas de
décès du président de la République d’assumer
l’intérim du pouvoir, sera empêché de rentrer au pays
pour assumer ses nouvelles fonctions. Faure
Gnassingbé sera dans un premier temps désigné à sa
place ; « le toiletteur venait d’être toiletté ».
Suite aux condamnations nationales et
internationales, celui-ci jettera l’éponge et cédera
le poste « au plus chanceux des Togolais », El
hadj Abass Bonfoh, alors 1er vice
président du parlement. « Le toilettage du
toiletteur » venait ainsi d’être définitivement
consommé. Après moult tractations, il regagnera le
pays en provenance du Bénin (accompagné par le
président Mathieu Kérékou et rejoindra son parti.
Dans la foulée, il retrouvera son siège de député à
l’Assemblée.
Alors qu’il pensait pouvoir être « reconduit »
dans ses « fonctions » de député, la nouvelle
ère de l’ex-parti unique en a décidé autrement. Les
élections primaires sont proposées par Faure
Gnassingbé et organisées par le parti pour désigner
ses candidats aux prochaines législatives. Dans la
région des Savanes (dont il est originaire), Natchaba
est battu. Ses proches dénoncent une mascarade, mais
le parti comme à son habitude préfère s’accommoder
d’une mauvaise élection.
Mécontent, l’homme refuse d’accepter le verdict des
primaires et met en difficulté, malgré lui dit-on,
les candidats retenus (ceux-ci ne pouvant pas aller
en pré-campagne).
L’affaire parvient au président national du parti.
Celui-ci aurait multiplié sans succès les rencontres
avec l’intéressé pour désamorcer la crise.
On
en était là lorsque des sources proches du parti ont
confié que les premiers responsables du RPT ont fini
par lui trouver le « poste » de super
directeur de campagne des candidats du parti aux
prochaines législatives. L’idée ici serait qu’après
ces élections, le parti entend « l’envoyer »
au Sénat (en création) ou dans une autre institution
où il exercera son art préféré : la rhétorique.
Pour l’heure, bien qu’il n’ait pas le choix, l’homme,
selon ses proches, ne semble pas très chaud pour le
poste de directeur de campagne et continue d’œuvrer
pour retrouver son « siège » de député de la 3ème circonscription
électorale de l’Oti. C’est dire que Faure Gnassingbé
et Solitoki Esso, respectivement président et
secrétaire général du parti, ont du pain sur la
planche et devraient batailler dur pour ramener le
juriste dans les rangs. N’est ce pas que pendant
longtemps le mot d’ordre de ce parti a été : « RPT
avant tout, discipline» !
Marc D. KOUAKANI-ASSI |
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Primaires du RPT à Kara :
La
candidature de Kpatcha Gnassingbé contestée ! |
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D’après des sources généralement bien informées, la
candidature de Kpatcha Gnassingbé serait contestée
par les populations de la Kara. Des raisons ethniques
sont évoquées comme principales causes du refus de
voir le fils du père fondateur du RPT (Rassemblement
du peuple togolais), représenter le parti à la
prochaine bataille électorale. |
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Le
rejet de la population concernerait également les
deux autres candidats de la localité, Kpan’le
Patassé, ancien directeur général de l’OTP (Office
togolais des phosphates) et Bernard Walla, ministre
des Petites et moyennes entreprises et de la
promotion de la Zone franche.
Selon les arguments avancés par les contestataires de
ces candidatures, les trois représentants du RPT sont
issus des cantons de Pya (les deux premiers) et de
Lama (Walla). Or, pendant longtemps, « ce sont ces
deux localités qui ont toujours été privilégiées »,
fait remarquer une source proche du parti et
originaire de la région de la Kara. « Tout est
fait comme si les autres cantons ne possèdent pas de
cadres capables de défendre les intérêts du parti »
s’est plaint une autre. D’après des informations
recueillies, dans la plupart des cas, la famille
Walla serait la grande bénéficiaire des différentes
promotions « destinées » au canton de Lama. Du
coté du canton de Pya, tout porte à croire que l’on
commence par être lassé par l’envahissement « du
nom Gnassingbé », qui est devenu le porte
flambeau de cette formation politique. Quant à
Patassé, il serait considéré comme l’élu de la « famille
royale », et jouirait de ce fait des avantages
liés à cette considération.
En
plus de ces considérations à caractère ethnique, des
doutes planeraient sur la popularité de ces trois
personnalités.
Par
ailleurs, les autres cantons estiment être lésés dans
le partage des postes à responsabilité. Cette
contestation aurait créé une situation de crise qui a
contraint l’état major du parti à se réunir. C’est
ainsi que des séances de travail sont initiées depuis
mercredi dernier pour résoudre ce problème et bien
d’autres qui fragilisent la cohésion de cette
formation politique. Mais, qui osera, si les
populations maintenaient leurs exigences du
remplacement de ces trois personnalités, demander le
retrait d’un certain Kpatcha Gnassingbé ? That’s the
question…
En
dehors de ce qu’il convient d’appeler « le
problème Kara », les responsables du RPT essaient
également de trouver des solutions à la crise qui
secoue la région Centrale. Ecarté par les primaires,
Abass Bonfoh, l’actuel président de l’Assemblée
nationale, voyant sans nul doute lui échapper la
chance inouïe et le destin heureux qui l’ont propulsé
au sommet de l’Etat, ne veut en aucun cas lâcher
prise. Il se serait imposé comme candidat dans sa
région, mettant ainsi à rude épreuve l’efficacité des
primaires introduits par Faure Gnassingbé pour
accroître les chances de son parti aux prochaines
législatives.
Au
vu de ce qui précède, il apparaît que la maison RPT
est «en feu». Pour la sauver, il faudra une
perspicacité de la part de ses premiers responsables
qui doivent prendre des décisions objectives et
impartiales pour ne pas faire couler la barque « RPT » ;
non seulement cette barque mais aussi et surtout tout
le régime dont elle est la génitrice.
Une
crise profonde au RPT déstabiliserait le pouvoir de
Faure Gnassingbé qui, visiblement, est décidé à
insuffler une nouvelle dynamique à sa formation
politique. A moins que, comme l’ont annoncé diverses
sources proches de la présidence « le jeune »
se décide à faire valoir définitivement la différence
entre son père et lui en créant sa propre formation
politique ; un pas qu’il aura du mal à franchir à
l’heure actuelle.
Saturnin S. NOAMESSI |
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Échec de la formation d’un gouvernement africain au
sommet d’Accra : A qui la faute ? |
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Accra, la capitale ghanéenne, devait être la ville
historique de la formation du gouvernement des
Etats-Unis d’Afrique. Le 9e
Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de
l’UA a pris fin mardi dernier sans avoir réussi à
créer cette équipe gouvernementale. Deux camps
s’opposent et la question est renvoyée en janvier
2008, à Addis-Abeba, lors d’une prochaine rencontre.
A
défaut d’un gouvernement, le Sommet d’Accra a mis en
place 4 Commissions pour plancher davantage sur la
question. |
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Ce
devait être une mission accomplie pour le président
John Kufuor pour marquer les 50 ans de l’indépendance
de son pays et faire montre de la bonne santé de la
diplomatie ghanéenne depuis qu’il assume la
présidence en exercice de l’UA (Union Africaine). Et
la déception est d’autant plus grande chez les
Ghanéens qui pensaient faire honneur au « père de
leur indépendance », le Docteur Kwami N’Krumah,
l’un des pionniers du projet des Etats-Unis
d’Afrique. L’échec des discussions sur la création
d’un gouvernement à l’échelle continentale exprime
bien les disparités des points de vue sur la gestion
des pays africains.
Pourquoi le projet a-t-il échoué ?
A
Accra, le « syndicat des chefs d’Etat d’Afrique »
a passé outre à l’idée chère aux premiers dirigeants
du continent qui, aux lendemains des indépendances,
voyaient l’émergence de l’Afrique à travers une « union
sacrée ».
Deux camps s’opposent sur ce projet : celui de ceux
qui voulaient tout de suite la concrétisation du
projet à savoir, le Libyen Khadafi, le Sénégalais
Wade et le Gabonais Bongo Odimba. On retrouve
également sur cette ligne, le Togo, conduit par
Faure Gnassingbé. Pour ces pays à majorité
francophone, le Sommet d’Accra devait être le ciment
de l’unité retrouvée entre les Africains à travers la
mise en place du gouvernement de l’Afrique. Ainsi
donc, Kadhafi, malgré ses « pétrodollars», n’a
pas pu convaincre ses pairs africains sur sa cause et
devra à la limite, se contenter des quatre
Commissions précitées.
A
l’inverse, se trouvent les « puissants »
anglophones, aux premiers rangs desquels, l’Afrique
du Sud et le géant pétrolier de l’Ouest, le Nigeria.
Pour les dirigeants de ces pays, le projet en soi
n’est pas mauvais, mais ils refusent d’aller trop
vite en besogne. En fait, ces pays prônent le
renforcement des ensembles régionaux à l’instar de la
CEDEAO (Communauté Economique des Etats de l’Afrique
de l’Ouest), la CEMAC (Communauté Economique et
Monétaire de l’Afrique Centrale), la SADC (Communauté
pour le Développement de l’Afrique Australe qui
regroupe également les îles de l’Océan Indien) et l’UMA
(Union du Maghreb). Ainsi, pour Thabo MBéki et ses « complices »,
le gouvernement de l’Afrique ne peut se faire que sur
la base des avancées notables de ces regroupements
sous-régionaux.
La position du Togo
Avant le Sommet d’Accra, le chef de la diplomatie
togolaise, Zarifou Ayéva, avait organisé plusieurs
rencontres sur le plan national pour recueillir
l’avis des Togolais sur le projet. La démarche des
autorités togolaises est intervenue à une semaine
seulement de l’ouverture du Sommet d’Accra. Au delà
des résultats de ces consultations, certaines sources
ont indiqué que Lomé avait déjà sa position sur le
sujet, celle de soutenir le projet de création d’un
gouvernement africain. Le pouvoir togolais peut-il
adopter une position différente de celle exprimée par
ses soutiens à l’intérieur du continent ? « Pas du
tout », répond un professeur de droit. « Depuis
la mort du Général Eyadema, la diplomatie togolaise a
perdu un peu de sa verve et on note pour l’instant,
une politique de suivisme. On imagine donc que le
Togo s’est aligné sur la position de
la
Libye pour ne pas fâcher Kadhafi, considéré comme
un soutien de poids au régime de Faure Gnassingbé »,
a-t-il conclu.
Le
Togo sous le règne de Gnassingbé père s’est illustré
dans le règlement de plusieurs crises sur le
continent. Eyadèma Gnassingbé jouissait d’une
certaine réputation auprès de ses pairs. « L’homme
du 13 janvier » a joué par exemple un grand rôle
dans le règlement de la crise entre le Tchad et la
Libye dans les années 1980, au Libéria, en Angola, en
Sierra Leone, en Côte d’Ivoire etc. C’est également
sous l’impulsion d’ Eyadèma Gnassingbé que les bases
de la mutation de l’OUA (Organisation de l’Unité
Africaine) en l’UA (Union Africaine) ont été posées
lors du Sommet de 2000 à Lomé. Même si elle était
qualifiée de « diplomatie de billets de banque »,
la diplomatie togolaise avait le mérite de se
singulariser et d’être indépendante.
Le « tout-puissant » Kadhafi
Depuis son isolement dans le monde arabe, le « Guide »
de la révolution libyenne, Muammar Kadhafi, tente de
récupérer le projet du panafricanisme à son compte.
Mais la personnalité du guide libyen pose problème.
Il y a bien de sujets sur lesquels la Libye n’est pas
tout à fait un bon élève ; les Droits de l’Homme et
les questions de démocratie pour ne citer que ces
deux la. On note également chez Kadhafi un certain
prosélytisme. Ainsi, beaucoup de chefs d’Etat
africains craindraient l’influence de sa religion
(l’islam) dans un gouvernement continental dans
lequel la Libye aura un grand rôle à jouer.
Au
cours des débats du 9e Sommet
de l’UA, il a même refusé de prendre la parole parce
que l’hôte de la rencontre, John Kufuor, l’a désigné
sous le nom de « président de
la
Libye ». « Il
n’y a pas de président en Libye, il n’y a qu’un
Guide », a-t-il déclaré créant ainsi un scandale
diplomatique. « Comment voudra-t-on créer un
gouvernement d’envergure continentale si les premiers
responsables ont du mal à se respecter entre
eux-mêmes ? », s’interroge un observateur. Chacun
cherche en réalité à s’imposer. Dans ces conditions,
il est normal que des gens manifestent leur hostilité
face à ce projet des Etats-Unis d’Afrique.
Les ambitions personnelles
Les
questions de souveraineté et d’identité personnelles
en Afrique constituent un autre frein à la création
des Etats-Unis d’Afrique. En effet, il se dit que
certains dirigeants africains conçoivent mal ce
projet dans la mesure où plus tard, ils seront amenés
à perdre des privilèges dont ils jouissent
actuellement. Dans ces conditions, beaucoup
d’interrogations existent sur la personnalité de
celui qui devra être à la tête de l’équipe
continentale. Dans une Afrique où les ambitions ne
sont pas toujours les mêmes et où les intérêts
diffèrent d’un président à un autre, il serait
difficile que du jour au lendemain, des gens
acceptent d’abandonner leur « proie » au
profit d’une union.
Par
ailleurs, il existe actuellement, une brouille entre
les « trois grands » du continent à savoir le
Nigeria, la Libye et l’Afrique du Sud.
Paradoxalement, ces pays constituent les chefs de
file des ensembles régionaux sur lesquels d’autres
pays devront s’appuyer pour conduire la barque
« Afrique » vers le fédéralisme. De plus, une
certaine dichotomie prévaut dans la gestion des pays
qui sont conviés à créer le gouvernement unique
d’Afrique. En effet, sur le continent, il y a des
pays qui connaissent des avancées en matière de
démocratie et d’autres qui peinent à s’ouvrir aux
changements démocratiques. La cohabitation serait
donc difficile entre ces deux blocs. Toutefois, selon
le ministre sénégalais des Affaires étrangères,
Cheick Tidiane Gadio, on ne doit pas attendre d’avoir
tous les arguments possibles avant la création de ce
gouvernement : « C’est dire que nous ne sommes pas
convaincus que ceux qui ont bâti les Etats-Unis
d’Amérique, que les premiers qui ont signé l’acte de
la constitution américaine et qui étaient
ressortissants de 13 Etats ont attendu d’avoir tous
les arguments économiques, politiques et
socioculturels ; d’avoir tous les bons arguments pour
aller à l’unité. Il y a quelque part dans l’histoire
des peuples, des moments forts où il faut avoir le
sens du destin (…). Nous devons nous demander si, la
génération qui nous a précédée, la génération
actuelle et celle qui doit venir, sommes tous prêts à
remplir notre mission et à bâtir l’unité de
l’Afrique », a-t-il confié au journal ivoirien,
Fraternité Matin.
Les conflits sur le continent
Le
continent africain est encore le théâtre de plusieurs
conflits armés et divers observateurs n’imaginent pas
la formation d’un gouvernement en l’état actuel des
choses. Il faut donc arriver un jour à régler tous
ces problèmes ou à la limite, trouver une méthode de
résolution plus efficace de ces calamités. Les pays
les plus riches de l’Afrique seront amenés à
contribuer beaucoup plus que les autres au
financement de ce gouvernement et cela, nombre
d’entre eux, ne veulent pas en attendre parler, du
moins pour le moment.
L’Afrique veut à travers le fédéralisme constituer
un autre pôle de prise des grandes décisions de la
planète. Un projet ambitieux qui, cependant, pour se
réaliser, exige des sacrifices et un dépassement des
considérations égoïstes. Mais, les dirigeants
africains sont-ils prêts à le faire ?
Noël Glissou |
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Fait divers :
Le dilemme de Razak |
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La
scène se passe dans l’un des centres hospitaliers à
Lomé. Un bouquet de fleurs à la main, pétrifié,
Razak sent ses jambes l’abandonner. Le monsieur, un
haut cadre d’une organisation internationale au
Togo, est confronté à un dilemme. Faut-il s’occuper
de sa femme qui vient de s’évanouir (elle est
sage-femme dans cet hôpital) ou rester au chevet de
sa maîtresse qui lutte contre la mort après un
accouchement difficile ? Ce qui est sûr, dans son
for intérieur, Razak, à l’instant même, regrette
son infidélité qui risque de coûter la vie à deux
personnes. |
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Comme il est de coutume chez les « grotos »
d’entretenir des relations extraconjugales avec des
jeunes filles, Razak sort, il y a un bon bout de
temps, avec la petite Tatiana dont il a fait
connaissance lorsque cette dernière était en stage
dans son service.
Avec sa femme, Razak se fait passer pour le mari le
plus sérieux, le plus attentionné qui puisse exister.
Naturellement, son épouse, Mariana, crut à son «chéri
coco» et ne cessait de se vanter devant ses
copines d’être tombée sur un mari exemplaire.
Razak menait ainsi paisiblement sa double vie; il
faut dire qu’il a les moyens de sa « politique »
car, ce ne sont pas les moyens financiers qui lui
font défaut. Lorsqu’il allait manger au restaurant
avec sa dulcinée Tatiana, celle qui lui évitait à ses
yeux d’avoir une vie monotone, il rentrait
tardivement à la maison en faisant croire à sa femme
qu’il était invité à un dîner de gala ou à une
conférence de presse et par conséquent, il ne pouvait
plus prendre son repas du soir. Les jours où il ne
peut pas tromper la vigilance de son épouse, Razak
s’arrange à rentrer tard dans la nuit, quand madame
est déjà au lit. Il profite souvent du sommeil de
Mariana pour donner son repas à ses deux chiens, de
peur que celle-ci se rende compte le lendemain qu’il
n’avait pas mangé la nuit précédente. «Que c’est
salutaire d’avoir un chien chez soit », disait-il
tout souriant. Des années passèrent sans que Mariana
ne sache que son « adorable chéri » mène une
vie à double vitesse. Razak devenait de plus en plus
attentionné avec elle. Mariana mettrait ses doigts à
couper pour croire que son « homme » n’est pas
exactement ce qu’il prétend être !
Un
jour, Tatiana annonce à Razak qu’elle est enceinte.
Affolé, Razak passe par tous les moyens pour la
convaincre de mette fin à cette grossesse qui risque
de lui compliquer la vie. Mais en vain. La jeune
fille est prête à garder la grossesse quel que soit
le prix à payer et elle menace même de faire un
scandale si Razak ne s’occupe plus d’elle. Désarmé,
ce dernier se résolut malgré lui à être père de
nouveau. Les analyses échographiques le
réconforteront dans sa décision. Le futur nouveau-né
est une fille alors que sa femme ne lui a fait que
trois garçons jusqu’à présent. Razak était tout
heureux à l’idée d’avoir une fille puisque, pendant
longtemps, il était prêt à dépenser sa fortune pour
en avoir.
Neuf mois se sont écoulés sans que Razak ne s’en
rende compte. Ce lundi matin-là, la maman de Tatiana
l’appelle pour lui apprendre que sa « femme » est en
travail (elle est sur le point d’accoucher). Sans
tarder, Razak appelle son ami Toussaint qui est
médecin dans une clinique de la capitale pour lui
annoncer l’arrivée de sa « femme ». Malheureusement,
l’accouchement se révéla difficile et il fallut
évacuer Tatiana au CHU-Tokoin. Là, les médecins
arrivèrent à la délivrer par césarienne, mais elle
était très fatiguée parce qu’elle a perdu assez de
sang.
Tout joyeux d’avoir enfin une fille, et en attendant
de trouver la meilleure façon d’annoncer cette
nouvelle à sa femme, Razak achète un bouquet de
fleurs et se rend à l’hôpital. S’il savait qu’une
surprise désagréable l’attendait! Sa joie lui avait
obnubilé les yeux à telle enseigne qu’il oublia que
sa femme légitime y travaille.
Dans la salle d’hospitalisation, l’heureux papa se
retrouva donc nez à nez avec sa femme qui, le voyant
avec un bouquet de fleurs, avait tout compris. La
jeune mère est bien sa coépouse. Aussitôt, elle tombe
évanouie. Ah, la pauvre, elle a veillé toute la nuit
pour s’occuper de Tatiana. Des deux femmes, de qui
allait-il s’occuper ? Razak suait à grosses gouttes !
Grégoire
Awesso |
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Coupure anarchique du courant : Qu’en dit la CEET ? |
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Décidément les togolais ne comprennent plus rien
du délestage. Non seulement ils constatent son
aggravation, mais ils observent aussi des coupures
anarchiques du courant. Et nombreux sont ceux qui
s’en plaignent tous les jours. « Que se passe t-il
au juste à
la
CEET ?
» s’interroge Athanase qui se plaint de n’avoir vu
la lumière que pendant une heure de temps mercredi
dernier (dans son quartier à Amoutiévé), alors que
dans d’autres quartiers de Lomé, certains disent en
avoir eu pour 16 voire 20 heures de temps au moins.
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Et
pourtant la CEET (Compagnie d’Energie Electrique du
Togo) a établi un programme de fourniture destiné, a
priori, à prévenir et à épargner la population des
coupures intempestives et imprévisibles.
Mais voilà, il se fait que Noupokou Dammipi et ses
collaborateurs n’arrivent pas à respecter le
programme qu’ils ont eux-mêmes concocté. Selon un
responsable de la direction d’exploitation, service
en charge des coupures et des fournitures à la CEET,
cet état de chose est lié aux caprices des
fournisseurs de la CEB (Communauté Electrique du
Bénin), principal fournisseur de la CEET.
En
effet, expliquent ces techniciens, « il arrive
qu’avant d’élaborer son programme,
la
CEET soit amener à constater une disponibilité
énergétique de 80 mégawatts de courant et que
quelques jours après, on lui dise qu’il n’y a plus
que 50 mégawatts de courant disponible sur le
réseau. »
Dans le premier cas, vu le fait que la société ne
peut pas stocker le courant, alors, elle distribue
ce qu’elle a au maximum de consommateurs possible.
Ce qui fait, disent-ils, que même ceux qui ne sont
pas censé être alimentés pendant certaines tranches
horaires, le sont que, d’autres eux ont le courant
au-delà de l’heure de fourniture normale prévue
dans le programme.
La
deuxième situation, la plus décevante pour les
populations, est celle où la quantité de courant
disponible avant l’élaboration du programme de
fourniture, connaît une baisse. Dans ce cas, disent
les techniciens de la CEET, « nous n’avons pas le
choix, nous coupons le maximum de foyers possible !
Même ceux qui n’étaient pas prévu être coupé en ce
moment », précisent-ils.
Selon les responsables de la compagnie, le premier
cas est plus fréquent les week-ends et les jours
fériés où les industriels et l’administration ne
tournent pas.
En
plus, certains fournisseurs, tels que la CIE
(Compagnie Ivoirienne d’Electricité) et la VRA
(Volta Region Authorithy) ne seraient pas trop
exigeants pendant les week-ends où ils autorisent
des «tirages» allant entre 20 à 30 mégawatts
pour la VRA à 10 à 20 mégawats pour la CIE.
A
l’inverse, pendant les jours ouvrables, c’est le
programme établi qui est censé être respecté. Mais
au cas où une turbine ou une panne intervient dans
le circuit, celui-ci (le programme) devient caduc
(d’où les coupures intempestives et anarchiques).
Par ailleurs, d’après le programme actuel, ce sont
les zones administratives et industrielles qui sont
privilégiées. Selon ce programme, ces deux zones
devront avoir du courant entre 7 h et 17 h voire 19
heures selon la disponibilité du courant, alors que
les zones de « ménages » sont divisées en
deux groupes alternatifs.
Le
groupe A est censé avoir le courant entre 23 h et 7
h au cours de la première semaine alors que le
groupe B devrait l’avoir entre 15 h et 19 h au cours
de la même période. La semaine d’après, on inverse
la programmation et c’est le groupe A qui a le
courant le jour alors que le groupe B l’a la nuit.
En
un mot, les responsables de la CEET semblent
vouloir décliner leurs responsabilités dans
l’affaire des coupures anarchiques. Ce que
n’entendent pas accepter les populations qui ne
cessent de crier leur ras-le-bol sur cette compagnie
qui parait impuissante devant la crise actuelle.
L’impuissance de la CEET et le cri de détresse de la
population amènent à s’interroger sur les
alternatives ou les plans de secours envisagés par
l’Etat. Surtout qu’une rumeur fait état d’une
opération de levée de capitaux sur le marché
financier régional.
Marc D. KOUAKANI-ASSI |
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Lutte contre la torture au Togo : Le gouvernement
invité à plus d’efforts |
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En
fin de séjour au Togo, la mission de suivi des
recommandations du Comité des Nations Unies contre
la torture a rendu public son rapport sur la
situation du Togo.
Ensemble avec des associations de défense et de
promotion des droits de l’Homme, la mission, tout en
prenant en compte les efforts du gouvernement pour
une action efficiente dans le cadre de la promotion
des droits de l’Homme, a formulé des recommandations
à l’endroit des autorités du pays. Celles-ci visent
surtout à accompagner les actions déjà entreprises
afin de les rendre plus efficaces pour une
consolidation de la lutte contre la torture au Togo. |
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C’est à l’occasion d’une séance de travail avec la
presse ce jeudi 05 juillet 2007à la paroisse Saint
Antoine de Padoue de Hanoukopé à Lomé que la mission
a fait le bilan de ses travaux au Togo.
Selon Patrick Mützenberg, responsable de programme à
l’OMCT (Organisation mondiale contre la torture),
une ONG (Organisation non gouvernementale) basée à
Genève, en Suisse, des avancées notables ont été
enregistrées ces derniers temps. Ces avancées à
mettre à l’actif des efforts déployés par le
gouvernement pour la mise en œuvre des
recommandations du CAT (Comité des Nations Unies
contre la torture), bien qu’importantes, ne
satisfont pas en totalité les attentes des
associations de lutte pour l’abolition de la torture
et tout autre traitement inhumain et dégradant.
C’est ainsi que le gouvernement a été convié au
respect de toutes les recommandations initialement
formulées à son endroit par le (CAT) puis relayées
par la présente mission avec l’appui des ONG opérant
sur place.
Les autorités sont conviées dans ce cadre à
« impliquer activement les organisations de la
société civile à la préparation des rapports
périodiques destinés aux Organes de traités et au
suivi des recommandations ». Une autre requête
jugée assez importante par Guillaume Colin,
secrétaire exécutif adjoint de la FIACAT (Fédération
Internationale de l’Action des Chrétiens pour
l’Abolition de la Torture) membre de la mission de
suivi et d’évaluation, est la nécessité de la
ratification du protocole facultatif de la
convention contre la torture par l’Etat togolais.
Selon ses explications, ce protocole a pour objectif
de « prévenir la torture et les autres formes de
mauvais traitements en établissant un système de
visite régulière aux lieux de détention, menées par
des organes internationaux et nationaux
indépendants ».
En
plus de ces deux recommandations, il a été demandé
aux gouvernants de mettre tout en œuvre pour
« intégrer dans l’arsenal pénal togolais, la
définition du crime de torture ainsi que les
sanctions y afférentes ». Il leur est par
ailleurs demandé de trouver des stratégies
appropriées susceptibles de garantir la sécurité de
toute personne dénonçant des tortures ou des
mauvais traitements.
La
lutte contre l’impunité, un sujet préoccupant pour
la plupart des associations, mouvements et
organisations de défense des droits humains, a été
également prise en considération. Pour la mission et
les défenseurs des droits de l’Homme, il urge qu’un
combat soi mené contre ce phénomène à travers
« la mise en place d’un mécanisme d’enquête pénale,
efficace et indépendante sur les cas de tortures et
autres mauvais traitements ».
Enfin, le respect des délais d’établissement des
rapports à soumettre au CAT a été rappelé au
gouvernement.
Depuis la ratification de la Convention des Nations
Unies contre la torture par l’Etat togolais, le
premier rapport d’étape de la mise en œuvre de
cette convention n’a été envoyé qu’en mai 2006,
après 17 ans de retard. Parallèlement au rapport
envoyé par l’Etat togolais, l’OMCT a élaboré un
autre document alternatif sur la violence étatique
et la pratique de la torture et autres mauvais
traitements au Togo. Selon Patrick Mützenberg, ce
rapport alternatif a été préparé en étroite
collaboration avec des ONG togolaises et des membres
de la société civile.
Un
examen des deux rapports a permis de formuler des
recommandations à l’endroit des autorités du pays.
C’est pour un travail de suivi de ces
recommandations, que la présente mission est arrivée
au Togo. Elle a été appuyée dans ses travaux sur le
territoire togolais par l’ACAT-Togo (Action des
chrétiens pour l’abolition de la torture), Amnesty
International Togo, le Bureau International
Catholique de l’enfance, le Collectif des
associations contre l’impunité au Togo, le conseil
consultatif des femmes du Togo, la Commission
nationale des droits de l’Homme, « Enfants
radieux », la Ligue togolaise des droits de
l’Homme et bien d’autres associations.
Saturnin S. A. NOAMESSI |
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