AgoraPress

 

Tribune

 

Politique

 

Culture

 

Société

 

Sites

 
 
Golf Info

 

4 juillet 2006

[ No 120: 30 juin 2006]

Fait divers : A cause de la femme d’autrui, il rate son BAC

Demandez au jeune Kokou le gigolo par excellence, élève en classe de terminale dans un lycée de Lomé, pourquoi il n’a pas composé au cours de l’examen du baccalauréat 2e partie de la semaine dernière. Il vous répondra certainement qu’il a eu « un petit accident » et qu’il se « prépare pour la session de remplacement » ou « session des malades ». Ce qu’il ne vous avouera peut-être jamais, c’est qu’il a été surpris en flagrant délit d’adultère avec Da Massan, une femme mariée et tabassé en conséquence par les hommes de main de l’époux de cette dernière.

 
 

Da Massan, ménagère dans le quartier Xédzranawoé (banlieue nord-est de Lomé), âgée d’une trentaine d’années est friande de corps chauds de jeunes hommes qu’elle entretient sur le dos de son mari Daniel, imprimeur de son état. Et pourtant ce n’est pas de l’attention ou de l’affection qui lui manque de la part de celui qui a consenti des sacrifices pour lui assurer son train de vie. Bijoux, pagne, commerce…, tout est bon pour manifester à l’être aimé tout l’amour qu’on lui porte. Mais, le seul reproche de Daniel, c’est de découcher le plus souvent pour raison de travail.

Kokou est le dernier venu dans le quartier. Jeune homme bien bâti avec des épaules d’athlète, il paraît plus âgé qu’il ne l’est et beaucoup lui donneraient volontiers 25 ou 30 ans. Il n’a que 18 ans et n’a pas tardé à taper dans les yeux de Da Massan qui voit en lui, un moyen de combler les « nombreuses nuits passées seule dans le froid » de sa chambre. Telle une bête guettant sa proie, elle multiplie les assauts et finit par conquérir le jeune Kokou.

« Kokou, viens m’accompagner au marché, Kokou, aide-moi à faire le ménage… », autant de sollicitations de la part de Da Massan qui ont fini par payer, faisant du jeune usurpateur un être plutôt serviable apprécié par Daniel. Mais les habitants du quartier s’inquiètent de cette relation et de fil à aiguille, la nouvelle tombe dans les oreilles de Daniel.

Il décide alors de donner une correction à ce jeune qui abuse de sa confiance et le cocufie depuis un certain temps. La veille de l’examen alors que ses camarades révisaient assidûment leurs leçons, Kokou, à son habitude, est entre les jambes de Da Massan, en plein ébat amoureux. Et c’est le moment choisi par Daniel pour débarquer avec des amis à la maison. Son cœur est déchiré quand il entend les gémissements de sa femme,  au rythme martelé de Kokou.

Après une course poursuite dans le quartier, Kokou est rattrapé par ses poursuivants qui ne sont pas allés de mains mortes pour lui ôter l’envie de courir la femme d’autrui.

Kokou, bien qu’essoufflé a quand même la force d’interdire qu’on continue par lui taper sur le bras gauche, victime d’une précédente facture. L’un des supplicers comprit, et comme pour lui rendre service, passe au bras suivant, le droit.

            Il invite les autres à faire plaisir à Kokou en ne lui « caressant que le bras droit ». le malheureux sent son bras l’abandonner, ayant produit un certain bruit; il est brisé. Kokou est à bout de souffle. Les cris des femmes qui ont accouru n’entament en rien la rage de Daniel à en finir. Mais, une autre détonation, ou mieux une déflagration viendra sauver le pauvre. Elle viendra de son anus. Ses bourreaux l’abandonnent à moitié évanouie, baignant dans sa propre bouse. Il ne se réveillera qu’à l’aube le lendemain.  Kokou se sent mal, et sent mauvais. Il est 6 heures. Ses camarades qu’il voit passer se rendent au centre d’écrit pour la 1ère épreuve…

Edem K. ASSIGNON

 

Job.com

 

 

 
 

© 2005  www.togoforum.com All rights reserved