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N°263: du
29 juin 2007]
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Persistance et aggravation du délestage :
Des causes technique et pluviométrique sont
évoquées |
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Depuis quelques jours, les togolais constatent non
seulement la persistance des coupures du courant
électrique, mais aussi son aggravation. Ainsi de 08
heures de coupure, on est passé dans certains
quartiers de Lomé à plus de 12 heures voire 16 heures
de coupure par jour. Une situation extrêmement grave
pour les entreprises et l’économie togolaise qui a
déjà perdu plus de 90 milliards de F CFA dans cette
crise. |
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Au
delà des inquiétudes et les récriminations, les uns
et les autres se demandent ce qui peut encore
expliquer l’aggravation du délestage en cette période
de saison pluvieuse. En plus, des sources
concordantes avaient confiés que de l’argent frais
avait été injecté dans les caisses de la CEB
(Communauté Electrique du Bénin) pour lui permettre
de payer ses dettes, ou du moins, de les réduire.
De
l’avis des techniciens de la CEET (Compagnie
d’Energie Electrique du Togo), deux facteurs
expliquent l’aggravation du délestage ces derniers
jours. Il s’agit des causes technique et hydraulique.
Au
plan technique, on explique que la turbine de la
centrale thermique de Lomé qui est censé produire
environ 8 mégawatts de courant « est arrivé à son
potentiel » et doit à présent faire l’objet d’une
révision. Les travaux de maintenance, dit-on se font
à New York aux Etats Unis et devront durer au bas mot
six mois.
Par
ailleurs, révèlent les sources, la pièce à réviser
n’a pas encore été convoyée aux Etats-Unis pour des
raisons financières.
La
deuxième explication à la recrudescence du délestage
est que, contrairement à Lomé où il pleut beaucoup,
les villes de l’intérieure du pays, notamment la
localité de Nangbéto qui abrite le barrage du même
nom, n’enregistreraient pas une bonne pluviométrie.
Ainsi, en dehors des premières pluies du mois de mai
qui ont permis une certaine amélioration dans la
fourniture, les récentes « averses » qui ont
eu lieu à Lomé, n’ont pas été connues dans la
préfecture de l’Ogou et encore moins à Nangbéto où se
trouve le barrage, dont la capacité de production est
d’environ 65 mégawatts. En clair le barrage manque
d’eau pour tourner à plein régime et fournir le
maximum de courant possible. Il paraît même qu’elle
ne produit pratiquement plus un seul mégawatt de
courant. Ainsi, depuis un certain temps, ce sont
seulement les turbines du Bénin qui « alimentaient »
les deux pays.
Malheureusement, dit-on, depuis la semaine dernière,
la turbine de Cotonou serait tombée en panne et a,
par conséquent, entraîné une baisse considérable de
l’énergie disponible.
A
ces trois éléments, on ajoute, l’inactivité des
turbines de la CEB.
En
effet, depuis qu’elles sont tombées en panne, les
turbines de la CEB n’ont pas repris du service. Des
raisons économiques sont évoquées pour expliquer
cette situation.
En
somme, alors qu’en période de pointe le Togo seul a
besoin de près de 100 mégawatts de courant,
aujourd’hui elle se retrouve avec 100 mégawatts (25
d’Akossombo et 75 de la TCN) qu’elle devrait partager
équitablement entre le Togo et le Bénin (50 mégawatts
chacun).
Face à ces situations où les explications données ne
paraissent plus convaincantes pour les populations
des deux pays, nombreux sont ceux qui s’interrogent
sur l’état d’avancement des travaux des turbines du
groupe américain Contour Global.
Marc D. KOUAKANI-ASSI |
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Convention CEET / Contour Global :
Le délai de mi 2008 est-il tenable ? |
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Le lundi 14 mai 2007 dernier, le gouvernement
togolais, réuni en conseil des ministres, a pris un
décret autorisant la CEET à signer un contrat
d’achat/vente d’énergie électrique avec la société
d’origine américaine Contour Global-Togo. Ceci pour
la fourniture de 100 mégawatts de puissance
électrique. Quelques jours après cette autorisation,
le contrat a été signé et le ministre des Mines et de
l’Energie, le Professeur Léopold Messan Gnininvi
déclarait à cette occasion qu’il faut attendre 13
mois, soit juin-juillet 2008 au plus tard pour
disposer des premières puissances énergétiques de
cette société. |
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Selon
ses explications, les
américains
ont besoin de 6 à 8 mois pour faire venir et
installer leur turbine, alors que le projet gazoduc
devrait connaître lui aussi son aboutissement en
début d’année 2008. En clair, si Contour Global
arrive à installer ses machines, il faudrait, pour
leur démarrage effectif, compter aussi avec la
finalisation des travaux du projet Gazoduc de
l’Afrique de l’Ouest.
Toutefois, il faut signaler que les travaux
techniques de convoiement et d’installation des
turbines de Contour Global-Togo n’ont pas encore
démarré. La convention d’achat/vente signée, ayant
été assortie de trois conditions dont une très
importante : La négociation d’un contrat de
fourniture de gaz avec une société spécialisée dans
la production de cette source d’énergie, étant
entendu que Contour Global-Togo produira son courant
à partir du gaz.
Sur
ce point, des sources proches de la société confient
que les démarches sont très avancées et auraient
mêmes abouti à la présélection d’une société dénommé
N’GAZ. Les responsables de la CEET seraient attendus
à Accra dans la première quinzaine du mois de juillet
pour prendre part aux négociations entre Contour
Global et son probable futur fournisseur de Gaz. Les
autres conditions préalables au démarrage des travaux
de la nouvelle structure de production du courant
sont à la charge de la partie togolaise.
Il
s’agit de l’ouverture d’un compte bancaire pour les
transactions financières entre les deux « associés »
et la constitution d’une caution. Là aussi, les
choses semblent avoir avancées. Selon des sources
proches de la BTD (Banque Togolaise de
Développement), un compte aurait été déjà ouvert en
faveur de la société Contour Global par la CEET.
En
plus, précisent les sources, ce compte aurait été
crédité d’un montant de 2 milliards de F Cfa, au
titre de garantie pour la société américaine.
Le
démarrage effectif des activités de Contour Global
étant lié à l’arrivée du Gaz sur les côtes
togolaises, c’est à juste titre que certains se
demandent si les travaux de branchement ont évolués
de ce côté-là ?
Marc D. KOUAKANI-ASSI |
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Où en est-on avec le projet Gazoduc ?
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Très attendu dans la sous région et plus
particulièrement dans les pays frappés par la crise
énergétique actuelle, le projet gazoduc fait l’objet
ces derniers temps d’une attention particulière dans
les pays de la sous-région. Tous les Etats veulent
l’avoir pour augmenter leurs capacités de production
d’énergie, et multiplient à cet effet les efforts
pour y être « branchés ». |
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Côté togolais, les sources indiquent que ce projet
est très avancé. Le tuyau est déjà en mer et les
dérivations vers le pays sont déjà réalisées.
Malheureusement, soulignent les sources, le tuyau
principal a été abîmé par un navire qui, voulant
jeter l’ancre, l’a sectionné. Les travaux seraient
cependant en cours pour le réparer. Toutefois, même
si ces travaux venaient à être réalisés, il se
poserait un autre problème qui peut par ailleurs être
évité : il s’agit de l’adaptation des turbines à fuel
de la CEB au gaz.
Depuis avril 2006, l’ex-directeur de cette
institution, Cyr M’po Kouagou et son successeur
Djibril Salifou, ne cessent de répéter que les
travaux d’adaptation vont « bientôt »
commencé. Mais depuis lors, rien n’est fait et tout
porte à croire que ce sont les difficultés
financières de cette institution qui sont à la base
de cette défaillance.
En
un mot, le projet gazoduc, tout comme les démarches
pour le démarrage des travaux pour l’acquisition et
l’installation des turbines de Contour Global sont en
cours et très avancées. Bien que réconfortantes, ces
informations ne semblent pas susciter assez
d’enthousiasmes auprès des togolais, qui ne veulent
plus croire aux prévisions de plus en plus
hypothétiques des responsables du secteur de
l’énergie électrique. Tous attendent la mi 2008 pour
se faire une idée des travaux annoncés. |
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10eme séance plénière de l’Assemblée nationale : Le
financement des partis politiques adopté |
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L’Assemblée
Nationale a adopté, mercredi dernier, le projet de
loi portant financement public des partis politiques.
C’était au cours de sa première session ordinaire de
la 10e séance
plénière du 27 juin 2007 sous la présidence de
Kassongue Yambadjoi, 1er vice-président
du parlement. La loi adoptée s’articule autour de 4
chapitres et comporte 15 articles. |
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Financement public des partis politiques
Le
texte de loi précise les conditions à remplir par les
partis politiques pour bénéficier de l’aide
financière de l’Etat. Ces conditions tiennent compte
des résultats enregistrés par chaque formation
politique lors des consultations électorales
législatives et locales à venir et reposent sur le
principe de la proportionnalité. Conformément aux
dispositions de la présente loi, pour bénéficier du
financement, chaque formation doit avoir sur le plan
national, au moins 5 % des suffrages lors des
législatives ou 5 députés élus à l’Assemblée
nationale ou encore, avoir au moins 10 % des
suffrages sur le plan national lors des élections
locales à venir. Un bonus financier visant à
promouvoir la participation féminine aux débats
politiques est alloué à chaque formation. Cet apport
est proportionnel au nombre de femmes élues au sein
du parti. La loi interdit tout financement venant de
la part des personnes publiques de droit étranger.
Le financement privé
Les
textes adoptés précisent que les fonds des
formations politiques sont essentiellement constitués
des cotisations de leurs membres, les produits de
leurs actions et les dons et legs de la part des
personnes physiques ou morales de droit privé. Il est
interdit aux partis de recevoir des dons venant des
personnes de droit privé dont le capital est détenu
par une ou plusieurs personnes morales de droit
public de même que les dons des casinos, les maisons
de jeu et les personnes morales de droit étranger.
Il est aussi fait obligation aux partis politiques
de tenir une comptabilité régulière de gestion et de
leurs biens, et de rendre public leurs comptes de
campagne au lendemain des différents scrutins.
Pour ce faire, chaque organisation politique doit
rendre compte annuellement, à travers un rapport
financier et un rapport d’activité, de l’origine et
de la situation de ses fonds. Ces rapports, annexés
de la liste des donateurs, personnes physiques ou
morales, sont déposés auprès de la commission de
contrôle accompagnée d’une copie adressée à la
commission des finances de l’Assemblée Nationale.
Une
Commission Nationale de Financement des partis
politiques est instituée afin de définir les
modalités techniques de mise en œuvre de ce
financement et d’assurer le contrôle de sa gestion.
Cette commission est permanente et est composée de 5
membres de la cour suprême, de la cour des comptes ou
à défaut de l’inspection générale d’Etat du ministère
chargé des finances et du ministère chargé de
l’administration territoriale pour une durée de 5 ans
renouvelable. Des sanctions sont prévues contre toute
formation politique qui reçoit illégalement des dons
ou qui manque aux obligations prévues par la loi.
Un
décret pris en conseil des ministres déterminera les
modalités d’application de la présente loi ainsi que
l’organisation et le fonctionnement de la Commission
Nationale de financement des partis politiques.
L’adoption de ce projet de loi répond à l’article 6
de la loi fondamentale du Togo et s’inscrit aussi
dans le cadre de la mise en œuvre de l’accord
Politique Global qui prévoit en son point 1.2.12 que
les partis politiques, qui concourent à la formation
et à l’expression de la volonté politique du peuple,
méritent un soutien financier de l’Etat.
Grégoire AWESSO |
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Adoption de la loi portant financement des partis :
Réactions des leaders politiques |
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L’adoption du projet de loi portant financement
public des partis politiques par le parlement,
mercredi dernier, a suscité des réactions de la part
de certains leaders politiques. |
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Selon le président du Parti Démocratique Panafricain
(PDP), Bassabi Kagbara, la présente loi vient à point
nommé pour « éclaircir » désormais la
situation de chaque formation politique. Le leader du
PDP se dit confiant à remplir les conditions pour
bénéficier de l’aide financière de l’Etat si les
échéances électorales à venir sont transparentes,
crédibles et acceptables par tous. Mais,
relativise-t-il, si les élections prochaines se
passent comme par le passé « où on connaît
les résultats à l’avance », cela empêchera les
Togolais de mesurer la valeur réelle de chaque parti.
D’après le président du PDP, le financement public
des partis politiques risque de déclencher une lutte
pour la recherche de l’argent aux dépens de l’intérêt
supérieur du Togo. « Les gens vont passer par tous
les moyens pour être éligibles au financement rien
que pour l’argent plutôt que d’apporter leur
contribution pour le développement du pays »,
a-t-il relevé.
Par
ailleurs, M. Kagbara trouve qu’il est impérieux de
mettre toutes les formations politiques légalement
installées sur un même pied d’égalité avant les
prochaines échéances électorales dans la mesure où
c’est sur la base des résultats de ces élections que
les partis seront financés. Pour lui, il y a
actuellement des partis qui sont au gouvernement et
qui bénéficient des moyens de l’Etat alors que les
autres formations qui ne sont pas signataires de l’APG,
ne fonctionnent qu’avec les cotisations de leurs
membres. « Nous n’avons pas les mêmes moyens »,
a-t-il précisé.
Pour sa part, Kassongue Yambadjoi, 1er vice-président
de l’Assemblée Nationale et membre du RPT, parti au
pouvoir, a déclaré, lors de la séance plénière du
parlement, que ce financement est une « bouffée
d’oxygène » pour les partis politiques qui jusque
là, n’avaient pour sources de financement que les
cotisations de leurs membres. Il s’est par la suite,
réjouit de l’adoption de cette loi qui est une
première au Togo. Il estime par ailleurs que ce « futur
financement va relancer la compétition et permettra
aux formations politiques d’assurer avec
responsabilité et efficacité leur rôle ».
Le
président du MRC, Mouvement Républicain des
Centristes, a aussi accueilli avec satisfaction
l’adoption de la présente loi tout en déplorant le
fait que le pouvoir ait mis du temps pour adopter un
cadre réglementaire prévu par la constitution de 92
et qui est important pour l’épanouissement des
partis politiques et par ricochet, le développement
de la démocratie. « Nous nous réjouissons que le
parlement sortant ait pris conscience que c’est de
cette façon qu’un pays démocratique fonctionne»,
a-t-il laissé entendre. Selon lui, beaucoup reste
cependant à faire dans ce sens car, déclare-t-il, il
n’y a pas que le financement des partis politiques
mais aussi, la mise sur pied de la cour des comptes,
le conseil social et économique, etc.
Pour Jean-Pierre Fabre de l’UFC, le vote de cette loi
rentre dans la logique des choses. Il précise par
ailleurs que les 5 % de suffrages institués pour être
éligible au financement public est un minimum
acceptable pour bénéficier des cotisations du
contribuable. Toutefois, précise-t-il, l’adoption de
ce texte n’est pas l’urgence du moment. Selon lui, le
peuple togolais attend de cette Assemblée
« monocolore », de montrer des signes quelle adhère à
l’esprit et à la lettre de l’APG. Ce dernier dénonce
ainsi la reconduction de 3 membres de la Cour
constitutionnelle sortante. Pour le SG de l’UFC, ces
désignations sont la preuve que l’Assemblée Nationale
n’a pas adhéré à l’accord du 20 août 2006.
Aux
termes de l’exposé des motifs du projet de loi soumis
au parlement par le Premier Ministre, Yawovi Agboyibo,
cette loi répond à la volonté de toutes les parties
prenantes de l’Accord Politique Global pour assurer
une représentation plus grande des femmes dans la vie
politique et traduit également l’engagement du
gouvernement à améliorer la compétition électorale, à
consolider l’Etat de droit au Togo et à raffermir la
démocratie. Pour lui, les partis politiques qui
concourent à la formation et à l’expression de la
volonté politique du peuple, méritent un soutien
financier de l’Etat. |
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Adama Dieng, Sous-SG de l’ONU : «... La
reconciliation passe par le jugement des auteurs des
crimes» |
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Pendant son séjour au Togo, Adama Dieng, sous
secrétaire général des Nations Unies et greffier en
chef du TPIR (Tribunal pénal international pour le
Rwanda), s’est au cours d’une conférence débat
organisée lundi dernier par la représentation
togolaise du HCDH (Haut commissariat des Nations
Unies aux droits de l’Homme), prononcé sur les
conditions indispensables à une réconciliation
effective et efficace au Togo. |
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La
réconciliation étant reconnue comme une période
transitoire, est considérée comme un mouvement vers
la normalisation d’une situation de crise. A partir
de cette définition sommaire, le greffier en chef
pour le TPIR a relevé la nécessité d’une lutte
efficace contre l’impunité. Selon Adama Dieng, ce
combat de par sa complexité requiert des stratégies
authentiques.
Pour ce haut fonctionnaire de l’ONU, pour aboutir à
la réconciliation durable, il est impérieux de
combattre l’impunité. Ceci passe par la ferme
engagement des acteurs politiques à adopter des
mesures susceptibles de lutter contre l’impunité. Ce
qui suppose une volonté de faire la lumière sur les
faits regrettables ayant été à l’origine de la
situation de crise, traduire les auteurs de ces faits
en justice et unifier les protagonistes.
Reconnaissant que le processus n’est jamais simple,
le greffier en chef du TPIR, à partir des exemples
des pays comme le Burundi, le Rwanda, l’Afrique du
Sud, l’Angola, estime qu’il est sage de prendre en
considération les réalités du terrain. Car chaque
stratégie adoptée, présente ses limites. Dans
certaines situations, il est indiqué de légiférer
l’action en justice car, « les criminels sont
souvent rattrapés ». L’exemple de Pinochet en est un
cas patent
Quant à l’efficacité des lois d’amnistie, un système
auquel les politiques ont souvent recours au
lendemain d’une situation de crise, Adama Dieng
trouve la méthode certes efficiente dans certains cas
mais rappelle le besoin de justice. « Chaque
peuple a le droit de connaître la vérité sur les
crimes commis mais le droit à la vérité ne signifie
pas que l’on doit proscrire l’amnistie » a-t-il
déclaré avant d’ajouter que « l’amnistie générale
n’est tout de même pas une action viable ». « Il faut
dans tous les cas la justice » a-t-il martelé
même s’il reconnaît que face à certaines
circonstances, il est préférable de repousser cette
étape dans le seul souci de sauvegarder la cohésion
sociale et la paix. Il a soutenu cette position par
le fait qu’au lendemain d’une situation de crise, le
système judiciaire reste affecté. Il est conseillé de
renforcer premièrement l’appareil judiciaire afin de
garantir des procès équitables, a-t-il précisé.
Revenant sur le processus de réconciliation en cours
au Togo, le greffier en chef pour le TPIR a convié
les autorités et acteurs politiques à user de leur
génie pour trouver la stratégie appropriée pour un
combat effectif contre l’impunité. Car, « l’impunité
engendre toujours le mépris de la vérité et de la
justice » alors que « la paix et la
réconciliation réelles passent par le jugement des
auteurs de crimes commis sur les populations ».
Cette conférence débat a eu lieu en marge de la
tournée d’une délégation que préside Adama Dieng,
dans la sous région. La délégation a quitté Lomé
mercredi dernier en direction de Cotonou, au Bénin.
Pendant son séjour togolais, la délégation a
rencontré les autorités du pays dans le but de faire
le point de la coopération entre le TPIR et le Togo.
Le TPIR a été mis en place en 1994 par le Conseil de
sécurité des Nations Unies au lendemain du génocide
rwandais qui a fait plus d’un millions de victimes
tutsi comme Hutu. Le siège du TPIR se trouve à Arusha
en Tanzanie.
Saturnin A NOAMESSI |
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Faits divers
Le
répondeur humain |
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La paupérisation grandissante de la population
togolaise a fait muer certains Togolais en des
escrocs « super intelligent ». |
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Excusez ! Excusez ! Excusez ! C’est par ces mots que
Bonaventure entra tout en sueur dans la cour de son
ami Claude ! Claude, s’écria-t-il à vive voix. « Je
suis dans un pétrin et si tu ne viens pas à mon
secours, j’aurai de sérieux ennuis ». « Le
propriétaire de la maison dans laquelle j’habite est
revenu au bercail ; il exige que les locataires lui
paient six mois d’arriérés avant qu’il ne reparte
demain », a-t-il poursuivi. C’est ainsi que
Bonaventure commença par solliciter auprès de son ami
un emprunt de 30.000 Fcfa pour compléter la somme
qu’il doit à son propriétaire.
En effet, Bonaventure a loué une pièce dans une
maison dont le propriétaire est à l’étranger et ne
revient que rarement au pays. Il faut dire que
Bonaventure a fouillé ciel et terre en vain avant de
se tourner vers son ami Claude. «Nous sommes
presque à la fin du mois, d’ici le dix du mois
prochain, je te rembourserai», promit Bonaventure
à Claude lorsque ce dernier lui donna la somme qu’il
lui avait demandée.
« Déjà deux semaines et je n’ai plus de nouvelles
de Bonaventure », se demanda un matin Claude.
Trois, quatre semaines passèrent et toujours pas de
trace de son ami ; il décide alors de l’appeler.
Bonaventure, sachant que son ami doit être à sa
recherche, a quitté sa maison, et, à tout appel
provenant d’un numéro dont il ne connaissait pas
l’appelant, il n’y répondait pas. Notre débiteur
invétéré sera toutefois rattrapé dans sa ruse par les
NTIC (Nouvelles technologies de l’information et de
la communication).
C’était la période pendant laquelle Togo-Telecom a
introduit Illico sur le marché du téléphone. Un
après-midi, Bonaventure, voyant le chiffre 33 au
début d’un numéro qui apparaissait sur son portable,
il se dit que c’est sûrement un appel en provenance
de son village natal, étant donné que les numéros de
cette localité commencent par 33. Il décroche avec le
« allo » traditionnel. A l’autre bout, il
entend : «C’est moi Claude…». Ayant reconnu la
voix de son ami, Bonaventure ne lui a même pas laissé
le temps de prononcer son nom avant de reprendre à la
suite de son « allô »: « Bienvenue sur le
réseau gsm de Togocellulaire, le radio-mobile de
votre correspondant est provisoirement inaccessible,
veuillez rappeler ultérieurement, merci… ».
Claude, abasourdi puis étourdi, finit par raccrocher
parce que non seulement il perdait des impulsions
mais aussi son ami continuait de jouer au répondeur
de Togocellulaire.
Lassé par le vilain tour de Bonaventure, Claude ne
cessait de se poser mille et une question du genre:
« Comment a-t-il eu cette idée ? Et moi, me prend
t-il vraiment pour un taré pour me jouer ce vilain
tour ? Et si après je le revois, qu’est-ce qu’il me
dira, et surtout que dois-je lui faire » ?
Et si c’était vous, que feriez-vous ? |
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Match Bénin - Togo du 17 juin dernier : Les origines
profondes de la «barbarie» béninoise |
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Pour certains responsables de
la Fédération Togolaise
de Football (FTF) dont le Manager Général de
l’administration, Zepp Kouété, des réfugiés togolais
seraient impliqués dans les violences commises à
Cotonou le 17 juin dernier sur la délégation qui a
accompagné les Eperviers du Togo. Plus encore,
d’autres membres du bureau exécutif de
la FTF
vont jusqu’à voir derrière ses évènements de Cotonou,
un coup monté depuis la capitale togolaise par des
esprits malveillants. Mais, ces versions des faits
soutenues par une frange de la délégation togolaise
prêtent à confusion et butent sur une autre version,
celle soutenue par la grande majorité des supporters
et journalistes qui ont fait le déplacement du Bénin.
Pour ces derniers, ce que les médias ont qualifié de
« barbarie de Cotonou » ne saurait être attribuée à
des Togolais réfugiés au Bénin. |
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En effet, analysant de près la situation qui a
prévalu avant, pendant et après la rencontre, on
arrive à la conclusion selon laquelle, la délégation
togolaise a été victime de plusieurs évènements qui
ont, par le passé, jalonné la vie sportive des deux
pays. Revenant sur ces évènements, les journalistes
ont pointé du doigt les incidents mineurs de la
première journée des éliminatoires au mois de
septembre 2006. Il s’agit des altercations entre le
président de la FTF, Tata Avléssi et son homologue du
Bénin, Anjorin Moucharaf, le 10 mars à l’ouverture de
la CAN des moins de 17, joué à Lomé au Togo.
Selon les explications des uns et des autres, les
supporters Togolais tout comme le reste de la
délégation ont été « vendus » au public par
certains confrères béninois qui ont mal digéré le
différend qui a opposé au match aller à Kégué un
journaliste béninois et un gendarme, mais aussi par
le refus d’accès au stade à deux autres journalistes
qui ont été jugés ne détenant pas une accréditation
en bonne et due forme. La coupe des Togolais a été
rendue pleine par une prétendue agression de
Moucharaf par le «fils de Masséda». Combinant
ces deux évènements, les enquêtes d’un confrère
béninois résidant au Togo et d’un Togolais résidant
au Bénin révèlent que les analyses des médias
béninois à l’approche de cette rencontre et les
déclarations du président béninois de voir sa
sélection remporter vaille que vaille le match ont
surchauffé les esprits. Mais la question est de
savoir si toute cette violence valait encore la peine
à l’issue d’une rencontre gagnée.
En se référant à l’histoire, certains Togolais
veulent croire que ces actes de vandalisme et
d’animosité orchestrés par les voisins de l’Est sont
plutôt une récidive qui doit être solutionnée à
temps. Ils appellent à témoins les premiers actes
commis par les Béninois sur une délégation togolaise
de football. Selon des notes du doyen des
journalistes sportifs, Mensah Gnamé, en 1974, dans le
cadre d’un match de la coupe d’Afrique des vainqueurs
de coupe, une délégation de ASFOSA de Lomé a subi
presque les mêmes préjudices de la part des
supporters béninois surexcités à Porto Novo. Dans
cette même logique, d’autres sources ont fait
constater que l’organisation d’un match amical entre
les deux sélections n’est pas la solution viable.
Certains vont loin jusqu’à sommer le président de la
République Togolaise, Faure Gnassingbé, de taper du
point sur la table comme ce fut le cas avec son
défunt père dans le temps. Pour l’instant, la
question reste posée : Est-ce que le fils Gnassingbé
va finalement se décider à exiger des excuses
publiques du peuple Béninois comme le souhaite la
grande majorité des Togolais, ou va – t – enfin
appeler ses administrés à se rassembler autour de lui
pour solutionner les multiples problèmes qui minent
le football national?
Gabin
Koissidjin |
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N°262: du
27 juin 2007] |
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Après sa démission avortée : Le «Bélier» veut se
faire respecter |
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Lorsqu’il était appelé à gravir les marches de la
primature, des voix se sont levées pour annoncer sa
mort politique. Il s’est allié au régime en place et
a fait clamer des mécontentements dans une partie de
la classe politique. Ces jugements peuvent peut-être
paraître sévères mais les premiers pas du «Bélier
noir» à la tête du gouvernement d’union nationale ont
rendu perplexe plus d’un et confirmé les craintes de
certains. La scène d’un Agboyibo faisant à l’occasion
de la cérémonie de présentation de vœux, l’éloge d’un
Faure Gnassingbé qu’il «diabolisait» au lendemain du
processus électoral dramatique d’avril 2005 reste
encore vivace dans les esprits. Et pourtant, c’est le
même personnage qui aujourd’hui joue à la victime et
brandit la menace de divorce. Est-ce la fin de la
lune de miel ?
Nul
ne saurait l’affirmer. Ce qui est désormais évident
est le repositionnement stratégique du fils de Kouvé
d’une part. D’autre part, cet incident politique
marque le début d’un nouveau type de relation entre
les deux hommes « forts» de l’exécutif
togolais. |
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Le
parcours de Agboyibo aux cotés de Faure Gnassingbé
Dès
son accession au pouvoir, Faure Gnassingbé a affiché
sa volonté de tourner la page du passé sombre du
pays. Au-delà de cette volonté apparente, « l’héritier
de Gnassingbé 1er »
s’était assigné la mission de redorer son image et de
conquérir sa légitimité. C’est cet objectif qui a
motivé la tenue effective du dialogue national dans
« un esprit de consensus ». Cette table ronde
qui a rassemblé les principaux protagonistes de la
crise socio-politique togolaise, bon gré, mal gré, a
abouti à la signature de l’Accord Politique Global.
Un compromis politique qui, tout en mettant l’accent
sur l’organisation d’élections législatives
acceptables par tous dans des meilleurs délais afin
de faire participer toute la classe politique, dans
sa diversité, à la gestion du pays, a légitimé le
pouvoir du « jeune » président. Dans le but de
consolider cet acquis, Faure Gnassingbé crée la
tension entre les amis d’hier au sujet du choix du
premier ministre. L’accès à la primature suscite une
bataille qui, au finish, a vu l’ascendance de Madji
Agboyibo.
En
fait, le choix porté sur le président du directoire
du dialogue était prévisible. Car, depuis la phase de
concertation du dialogue national, le «Bélier noir»
s’est montré coopératif et avait proclamé sa foi en
un processus de réconciliation dont le successeur d’Eyadèma
Gnassingbé se veut le garant. Une stratégie qui lui a
valu la sympathie et l’estime du locataire de la
présidence.
Prenant en compte son « esprit d’ouverture et sa
disponibilité » à l’accompagner vers un « changement
dans la continuité », Faure Gnassingbé fait de
l’occupant de la primature un compagnon. Le RPT
(Rassemblement du peuple togolais) de son coté,
considérant le poids non moins négligeable du CAR
(Comité d’action pour le renouveau) sur l’échiquier
national, propose à son leader une alliance. Cette
démarche a été motivée par la position du parti de Me
Agboyibo dès le début du dialogue national. Une
position qui laissait transparaître des tensions
entre lui et la formation de Gilchrist Olympio, UFC
(Union des forces de changement), autrefois des
compagnons de combat. Par ailleurs, le langage
politique quelque peu modéré adopté par le CAR dès le
début des discussions inter togolaises et après
l’ « octroi » de la primature à son leader a
également milité en faveur de ce rapprochement.
« Inspiré », l’homme de Kouvé refuse contre toute
attente l’alliance et se positionne. Profitant de la
tribune de « l’atelier du HCDH sur la
responsabilité des leaders des partis politiques dans
la promotion et la protection des droits de l’homme
dans un processus électoral », le premier
ministre réclame à demi-mot le remplacement « des
préfets activistes ». Pour le régime, cette
demande est révélatrice de la réelle ambition du
leader du CAR et prouve que l’homme « n’est pas
digne de la confiance du RPT ». Alors survint
l’idée de le pousser vers la sortie.
Un plan qui profite plutôt au bélier
Se sentant attaquer, le régime RPT concocte un plan
dont l’aboutissement serait de pousser l’ actuel
patron de la primature à la démission.
Un
communiqué présidentiel « destiné » à
déstabiliser, voire discréditer le premier ministre
est diffusé sur les médias. Selon cette mise au point
de la présidence, Agboyibo et son gouvernement sont
les responsables de la lenteur du processus
électoral. Par ailleurs, selon certains leaders
politiques, la présidence, en rappelant au chef du
gouvernement la mission principale assignée à son
équipe, c’est-à-dire l’organisation dans les
meilleurs délais des élections législatives, a voulu
implicitement faire remarquer au «Bélier noir» son
échec.
Ce
dernier, prétextant être humilié, a préféré rendre le
tablier. Sa lettre de démission ne sera pas acceptée
par le président qui, visiblement, s’est laissé
flouer par les siens. A la place de la séparation,
c’est plutôt l’étape du « concubinage » qui
vient d’être franchie. Les deux hommes après cet
incident se retrouvent désormais plus proches l’un de
l’autre. Avant donc que l’annulation du mariage ne
soit véritablement effective (allusion faite à
l’improbable alliance entre le CAR et le RPT), les
fiançailles vont vraisemblablement profiter au
locataire de la primature.
Ainsi, si à la première mi-temps, c’est un Agboyibo
sous-ordre qui a été à la tête du gouvernement, la
seconde mi-temps pourrait connaître un réveil de
l’homme qui, sans nul doute, se montrera beaucoup
plus incisif.
La nouvelle stratégie du «Bélier»
Pour ses proches, s’il s’est montré docile et
coopératif jusqu’à ce jour, c’est par pure stratégie.
Le leader du CAR cherchait depuis fort longtemps,
dit-on, les moyens pour se faire entendre. Vidé de
toutes ses substances, le poste de chef de
gouvernement d’après la loi fondamentale toilettée
(en décembre 2002) n’a pratiquement plus de valeur.
Le premier ministre est plutôt réduit au rang du
premier des ministres. « Yawovi Agboyibo en était
conscient avant d’accepter le rôle », affirment
ses proches avant d’ajouter qu’ « il a décidé
de faire le jeu ».
Mais face à l’enjeu électoral, l’avocat usant de sa
ruse adopte une nouvelle stratégie. Grâce à une
pirouette politique qui lui est propre, il accuse le
camp du président et démontre devant tout le peuple
togolais qu’il n’a pas les coudées franches pour agir
à travers sa réclamation du remplacement des «préfets
activistes».
De
plus la brève tension suscitée par son interpellation
à travers le communiqué de la présidence lui donne
désormais du poids.
En
réalité, en voulant le déstabiliser, les détracteurs
de cet avocat-politicien ont plutôt favorisé sa
relance politique. L’homme qu’une frange de la
population togolaise considérait comme «vendu»s
renaît de ses cendres et détient dorénavant entre ses
mains, les clés d’un aboutissement heureux du
processus électoral.
En
effet, par ce faux pas, Faure a failli mettre en
péril la marche du pays vers la reprise de la pleine
et entière coopération avec ses principaux bailleurs
de fonds internationaux et ses partenaires étrangers,
notamment l’UE (Union Européenne). A part cet enjeu,
c’est l’image de sa personne qu’il a failli une fois
de plus ternir puisque le départ d’Agboyibo
jetterait du discrédit sur le processus de
réconciliation enclenché et annulerait tous les
efforts déployés en ce sens.
Aujourd’hui, il parait évident que la réussite
politique de Faure dépend de l’homme de Kouvé.
Saturnin S. NOAMESSI |
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Recensement électoral :
La CENI propose la période du 16 juillet
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Initialement
prévu pour le 08 juin dernier, le recensement
électoral aura finalement lieu entre le 16 juillet et
le 17 août prochain. Selon des sources
« officielles », cette proposition viendrait de la
CENI qui a eu une rencontre ce mardi avec le chef du
gouvernement. En effet, le premier Ministre a eu hier
une séance de travail avec tous les acteurs et
institutions impliqués dans l’organisation des
prochaines élections. Il s’agit notamment des
ministères concernés, des partenaires étrangers tels
que les Nations Unies, l’Union européenne ainsi que
des membres de la Commission électorale nationale
indépendante (CENI). |
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Au
sortir de l’audience, le président de la CENI a
laissé entendre que tous les dispositifs sont enfin
pris pour permettre la tenue effective des opérations
devant aboutir aux élections. Il revient au
gouvernement de fixer par décret en conseil des
ministres, la nouvelle date du recensement électoral.
Par
ailleurs, si la période du 16 juillet au 17 août
venait à être confirmée, il est évident que la date
du 05 août retenue pour la tenue du scrutin n’est
plus tenable. Une situation qui nécessitera un second
report.
En
effet, selon certains responsables de la CENI, c’est
pour éviter ces « tâtonnements » que la CENI
se refusait dans le temps d’avancer des dates sans
être sûre qu’elle les tiendrait. Aujourd’hui,
l’évidence d’un second report doit interpeller, tous
les acteurs du processus électoral, à tout mettre en
œuvre pour rassurer les populations togolaises en
perte de confiance.
Le
report de la date du recensement avait été expliqué
par le président de cette institution, Tozim Potopére,
par des retards pris par les partis politiques et le
gouvernement dans la transmission de la liste de
leurs représentants dans les Comités de Liste et
Carte (CLC).
En
lieu et place des opérations de recensement
proprement dites, la CENI avait plutôt organisé une
campagne de simulation pour s’assurer de la qualité
de son matériel électoral.
Marc
D.
Kouakani-assi |
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Procédures de financement des bailleurs de fonds Les
opérateurséconomiques seforment |
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La
salle Evala de l’Hôtel 2 février de Lomé abrite
depuis hier mardi 26 juin 2007, un séminaire
d’information et de sensibilisation des opérateurs
économiques sur les procédures des institutions de
financement. |
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Initié par le conseil national du patronat et
co-organisé par le Programme des Nations Unies pour
le Développement (PNUD), ce séminaire vise, selon les
organisateurs, une meilleure connaissance des
procédures de financement des bailleurs de fonds et
des institutions financières. Autrement dit, cette
rencontre entre les acteurs économiques va permettre
aux banques, aux institutions de crédit, aux
organismes de financement du secteur privé et autres
bailleurs de fonds d’expliquer aux chefs
d’entreprises togolaises, les conditions à remplir et
les documents à fournir pour bénéficier de leurs
appuis et soutiens financiers.
Le
développement et le financement des entreprises sont
des facteurs clés dans le processus de la relance du
secteur privé et de l’économie togolaise. Or,
constate le président du patronat togolais, Kossivi
Naku, « le financement et le développement des
entreprises togolaises se heurtent à de multiples
difficultés » dont celle relative à la
méconnaissance des règles et procédures des banques
et des institutions de financement, ainsi que celle
relative aux offres de garantie des risques liés à
l’investissement.
C’est pour remédier à ces difficultés, explique-t-il,
« que nous nous sommes réunis pour échanger avec
les banques, les institutions de financement et de
garantie sur les services qu’elles offrent ainsi que
sur le partenariat nécessaire qui doit exister entre
toutes ces entités et les entreprises togolaises ».
Pour lui, ces deux groupes d’acteurs « sont
complémentaires dans le processus de développement
économique de nos pays et l’un sans l’autre ne peut
pas valablement participer de façon positive à la
dynamisation de l’économie ».
Le
président de l’APBEF (Association Professionnelle des
Banques et Etablissements Financiers du Togo), Yao
Kanékatoua, abondera dans le même sens. Selon lui, « la
croissance économique de nos Etats, repose sur le
développement d’un vivier de petites et moyennes
entreprises, compte tenu de leur capacité de création
de valeurs et d’emplois ». Et ce développement,
poursuit-il, « passe nécessairement par une
facilité d’accès aux sources de financement
véritablement adéquates ».
Cependant, relève M. Kanékatoua, « les contraintes
relatives à l’environnement des affaires, les risques
réels que sont la faiblesse du niveau de fonds
propres des PME (petites et moyennes entreprises), la
faiblesse des capacités managériales de certains
promoteurs, la qualité des dossiers de projet, le
taux élevé des créances impayées, l’insuffisance des
garanties proposées les difficultés juridiques et
judiciaires » constituent de réels freins au
financement bancaire.
Ainsi, en vue de permettre un accroissement des
financements bancaires, le président de l’APBEF
invite les uns et les autres à la promotion de bonnes
relations entre les banques et les entreprises par le
renforcement de la compréhension réciproque des rôles
et responsabilités de chacun ainsi que la promotion
de meilleures pratiques d’affaires.
Tout en se félicitant de l’organisation de ce
séminaire, le ministre de l’Economie et du
Développement, Daniel Kloutsè, a estimé que le thème
de cette rencontre d’échanges entre les opérateurs
économiques et leurs partenaires financiers, porte en
lui-même un profond intérêt. Pour lui, « le
développement d’une entreprise dépend dans une large
mesure de la possibilité qu’elle a de trouver le
financement adéquat pour ses activités ».
Pour ce faire, il invitera les séminaristes à des
réflexions et échanges fructueux pour faire de
l’économie togolaise, une économie dynamique dotée de
PME/PMI (Petites et Moyennes Entreprises)
compétitives.
Le
séminaire qui prend fin aujourd’hui sera marqué par
des exposés sur les procédures de financement,
présentés entre autres par l’APBEF, la BIDC (Banque
d’Investissement de la CEDEAO), la BOAD (Banque Ouest
Africaine de Développement), le FAGACE (Fonds
Africain de Garantie et de Coopération Economique),
le Fonds Gari, Cauris Management et la Commission de
l’UEMOA (Union Economique et Monétaire Ouest
Africaine). |
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Journée mondiale sans tabac :
Les manifestations ont eu lieu hier à
Togblékopé |
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Les manifestions marquant la célébration de la
journée internationale de lutte contre l’abus et le
trafic illicite des drogues au Togo, ont eut lieu,
hier mardi 26 juin 2007 au Terminal du Sahel à
Tobglékopé. Cette célébration a été couplée avec
celle de la journée mondiale sans tabac. Les thèmes
de ces deux journées étaient respectivement, « Espace
sans tabac : pas de fumée à l’intérieur » et « La
drogue contrôle-t-elle ta vie ? ». La clôture des
manifestations a été marquée par la destruction des
drogues et produits pharmaceutiques saisis par la
douane togolaise et les forces de l’ordre et de
sécurité. |
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Selon le ministre de la Santé, Charles Kondi Agba,
l’idée de coupler ces deux journées s’est
naturellement imposée dans la mesure où le tabac et
la drogue sont des agents nocifs qui vont de paire et
demeurent un problème majeur de santé aussi bien dans
les pays développés que dans les pays sous
développés. Pour lui, la tendance à fumer la
cigarette qui s’est dangereusement accentuée ces
dernières années constitue un frein au développement
économique du Togo. En 1980, on a enregistré une
augmentation de la proportion de personnes «fumeuse
régulières » au sein de la population de 25 ans
et plus. Aujourd’hui, elle (cette proportion) varie
entre 15 % chez les hommes de 65 ans et plus et de 50
% chez ceux de 18 à 34 ans. Une enquête réalisée en
1989 révèle que 84 % des élèves des collèges et
lycées ont déjà fumé et que dans 80 % des cas, la
première expérience a été faite avant l’âge de 16
ans.
Le
plus grave, déplore le ministre, c’est que la fumée
du tabac est nocive aussi bien chez les fumeurs que
chez les non fumeurs. En effet, de milliers de
fumeurs passifs (personnes qui ne fument pas mais se
trouvent dans l’environnement immédiat des fumeurs)
meurent chaque année de maladies dues à l’inhalation
de la fumée des autres. Selon les estimations, au
moins 200 000 travailleurs meurent chaque année du
fait d’une exposition à la fumée secondaire sur le
lieu du travail et la moitié des enfants, à l’échelle
mondiale, sont exposés à la fumée du tabac, en
particulier à domicile. C’est pourquoi le
représentant de l’OMS au Togo (Organisation Mondiale
de la Santé), Dr Tankari, estime que l’institution
des zones « 100 % non fumeurs » constitue la
seule solution pour garantir une protection efficace
des populations contre les effets dévastateurs de
l’exposition à la fumée secondaire. Celui-ci a dans
ce sens déploré l’inapplication de la convention
cadre de l’OMS pour la lutte antitabac par les pays
qui l’ont ratifié. « Faire passer une législation
antitabac ou anti-drogue ne suffit pas. Il faut
également veiller à son application effective »,
a-t-il déclaré. Pour le représentant de l’OMS au
Togo, le tabac est dangereux pour la santé des
fumeurs et celle de leurs entourages, qu’ils soient
familial ou professionnel.
D’après le directeur régional de l’OMS Luis Samba, la
toxicomanie constitue la deuxième plus grande cause
de mortalité dans le monde. Ce dernier trouve que « si
les tendances actuelles de la consommation du tabac
se maintiennent d’ici 2020, le nombre de décès dus au
tabagisme atteindrait 10 millions par an et 70 % de
décès surviendront dans les pays sous-développés ».
Aussi, a-t-il lancé un appel aux gouvernements afin
que ceux-ci prennent des mesures législatives faisant
de tous les lieux de travail et les lieux publics
fermés, des espaces « 100 % non fumeurs ». « Seule
une législation garantissant une protection égale et
efficace à tous les travailleurs et au public est
acceptable », a-t-il ajouté.
Pour sa part, le Colonel Atcha Tittikpina, ministre
de la sécurité, a laissé entendre que la drogue est
un phénomène dangereux qui gangrène nos sociétés.
Selon lui, la toxicomanie engendre un cortège de
malheurs que sont : les scènes de violence,
d’agressivité et d’irrévérence sur les lieux de
travail, dans le cercle familial, scolaire et
professionnel. Elle entraîne aussi le manque
d’assiduité au travail, la criminalité et la
recherche excessive du gain facile. Face à l’ampleur
du fléau, le ministre a lancé un appel de détresse:
« Il faut arrêter l’hémorragie », a-t-il
déclaré.
Les
manifestations ont pris fin avec la destruction de
638,724 Kg de drogue et de produits contrefaits.
Grégoire AWESSO |
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Lutte contre la toxicomanie : Quelle stratégie pour
le Togo? |
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La toxicomanie, un phénomène néfaste et récurrent ces
dernières années, implique des actions concrètes et
efficaces pour l’enrayer de la société. D’où
l’institution de la journée mondiale sans tabac, la
journée internationale de lutte contre la drogue et
l’adoption de plusieurs mesures tendant à promouvoir
cette lutte. |
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Le
Togo n’est pas resté en marge de cet élan. Il a
ratifié la plupart des textes et créé des
institutions pour mener la lutte. Mais, toutes ces
mesures paraissent pour l’heure insuffisantes pour
arrêter le fléau. A l’occasion de la journée mondiale
de lutte contre l’abus et le trafic de drogue,
638,724 kg de stupéfiants et de produits
pharmaceutiques contrefaits ont été détruits hier
mardi 26 juin 2007 sur le champ de tire d’Agoenyivé.
Au total, 24,607 kg de cocaïne, 12,334 kg d’héroïne
et 614,321 kg de canabis ont été brûlés.
Selon le chef de division de la lutte contre la
drogue de la Direction de la douane, Pania Gagnon,
les services douaniers ont intercepté 14 tonnes de
produits pharmaceutiques contrefaits en provenance du
Nigeria. D’après lui, l’importation de ces produits
nocifs à la santé est prohibée au Togo.
Le
ministre de la santé, Charles Kondi Agba, a, à cette
occasion, déclaré que le gouvernement prendra des
mesures incitatives pour promouvoir l’institution des
« espaces sans tabac » par le biais des textes
interdisant de fumer dans les lieux publics, de
travail et lors des transports en commun. Face à
l’avancée du fléau, plusieurs mesures ont déjà été
adoptées par le Togo. Ainsi, le Togo a pris un arrêté
interministériel interdisant l’usage du tabac dans
les établissements scolaires et universitaires et
l’adoption par l’Assemblée nationale le 27 septembre
2005 de la loi cadre de l’OMS pour la lutte
antitabac. De plus, l’implantation des panneaux
publicitaires sur le tabac a été interdite au Togo.
En
2004, le nombre de toxicomanes au Togo était estimé à
environ 5 000, la répartition spatiale étant inégale
(le milieu urbain est plus touché que le monde
rural).
Préoccupé par la toxicomanie, le gouvernement du
Togo a décidé de renforcer sa politique de lutte
contre ce fléau par la création du Comité National
Anti-drogue, d’un laboratoire nationale des
stupéfiants et de l’Office Central de Répression et
de trafic illicite des drogues. En outre, le Togo a
adopté la loi No 98-8 du 18 mars 1998 portant
contrôle des drogues. Malheureusement, constate le Dr
Luis Sambo, directeur régional de l’OMS,
l’application de toutes ces mesures reste difficile.
Certains expliquent cette inéfficacité par le fait
que certaines autorités seraient impliquées dans le
trafic. « Comment voulez-vous que la lutte contre
la drogue soit efficace dans la mesure où ceux qui
sont censés lutter contre ce fléau y sont eux aussi
impliqués ? », s’interroge un citoyen.
Le
ministre de la santé trouve que pour lutter contre
le fléau, la population doit adopter un comportement
sain. Ce qui exige, selon lui, une culture que les
parents, enseignants et autres éducateurs doivent
s’approprier. Il a par la suite demandé à ceux qui ne
sont pas tombés dans l’engrenage de la drogue de se
sentir fiers. Il les a exhorté à tout faire pour ne
pas s’aventurer sur ce chemin. « La meilleure
méthode pour arrêter de fumer, c’est de ne pas
commencer », a-t-il conseillé.
Certains fumeurs, quand à eux, trouvent que fumer
fait oublier les soucis. « Quand je ne fume pas,
je ne suis pas à l’aise. Je fume 1 à 2 paquets par
jour», a déclaré un fumeur approché au Terminal
du Sahel. Ce dernier a déclaré dépenser en moyenne
800 f cfa pour l’achat quotidien de la cigarette.
Malheureusement, ceux qui ont déjà fait la triste
expérience et qui veulent cesser ne peuvent plus ; la
nicotine provoque un effet de dépendance et
d’accoutumance chez le fumeur.
Dans un passé récent, le Togo a été cité comme étant
une plaque tournante du trafic, un point de transit
de la drogue vers les pays européens et asiatiques.
Mécanismes des outils de garantie des financements
Outil de promotion du développement du secteur privé
sous-régional, instrument qui assure la protection
des investissements ou encore qui protège les
établissements bancaires et financiers contre les
risques encourus lors de l’octroie de crédits, le
fonds de garantie des investissements privés en
Afrique de l’ouest (Fonds Gari ou Gari) est très peu
connu du public cible togolais. C’est pour mettre fin
à cette « ignorance » ou « méconnaissance »
des mécanismes et méthodes du fonds Gari que sa
direction a organisé le lundi 25 juin 2007, un forum
sur la garantie à l’intention des banquiers et autres
institutions de financement des investissements
privés.
Placé sous le thème : « Financement des garanties
d’investissement privé », cette rencontre entre
les banques, les établissements de crédit, les
entreprises du secteur privé et le fonds Gari a pour
but, selon ses organisateurs, de livrer à ce public
la quintessence des activités de cette institution.
Selon son directeur général, Pierre Yawovi Sédjro,
malgré les efforts notables accomplis par le Gari en
terme d’approbation de garanties et de mobilisation
de ressources, « force est de reconnaître que les
résultats actuels de cet outil de développement du
secteur privé ouest Africain sont encore relativement
modestes face à l’ampleur des besoins de financement ».
Apres avoir relevé que malgré « ses potentialités
énormes, le secteur privé peine encore à décoller,
pour véritablement jouer son rôle de moteur de
croissance et de création de richesses dans nos pays »,
M. Sédjro a indiqué que son institution «a pour
principal objectif de contribuer au développement de
ce secteur, en accordant sa garantie, sous forme de
partage de risque, pour accompagner les opérations
destinées au financement des investissements promus
par les entreprises qui y opèrent ».
Pour le DG du Gari, son établissement ne peut
atteindre cet objectif que par le recours des banques
et autres établissements financiers à ses services.
Dans un élan marketing, il a appelé les participants
au forum à faire confiance au Fonds Gari. « Le
Gari se veut un partenaire fiable et crédible, un
maillon solide dans la chaîne du financement du
secteur privé au sein de l’espace CEDEAO »,
a-t-il lancé, tout en soulignant que le présent forum
est le premier d’une série prévue dans huit pays de
la sous région.
Ces
rencontres rappelle-t-il, ont pour but « d’insuffler
un nouvel élan au partenariat entre le Gari et son
public cible et de parvenir à un plus large ancrage
des activités du Fonds dans la région ».
Parrain de cette rencontre, l’Union Européenne était
représentée à la cérémonie d’ouverture par le Chargé
d’affaires par intérim de la délégation de la
commission européenne au Togo, Joâo Mélo de Sampaio.
D’après celui-ci, « le plan marketing du Fonds
Gari aura en effet bénéficié de la part de Pro€invest
(un programme du Groupe des Etats ACP et de
la
Commission Européenne pour la promotion des
investissements et le transfert de technologies dans
les entreprises des pays ACP), d’une subvention
totale de près de 95.000.000 de F Cfa ».
Tout en relevant que l’appui apporté au Gari
s’inscrivait dans la politique de développement et de
coopération de la Commission européenne, M. Sampaio a
indiqué que c’est au vu de son expérience et de son
engagement en faveur de l’accès des PME et PMI aux
prêts bancaires dans la zone CEDEAO (Communauté
Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest) que la
Commission européenne a décidé de lui accorder sa
confiance. Pour ce faire, il invite les participants
à recourir aux services du fonds Gari, car
explique-t-il, « les garanties à l’appui des
investissements réduisent les risques liés aux
projets et encouragent les flux privés de capitaux ».
Tout en se félicitant de l’initiative du Fonds Gari,
le porte-parole du président de l’APBEF (Association
Professionnelle des Banques et établissements
financiers du Togo), Martial Goeh-Akué, a au nom de
cette structure, confié que « pour la communauté
bancaire togolaise, le Fonds Gari constitue un outil
de premier choix, permettant aux entreprises de
financer leur investissement et leur développement ».
Le
Fonds Gari a été institué en 1995 à l’initiative
d’organismes de développement, d’institutions
financières internationales et de 23 banques
commerciales implantées dans la zone CEDEAO.
Basé à Lomé, il est doté d’un capital social évalué à
près de 13 milliards de F Cfa. Son objectif est de
faciliter l’accès des entreprises privées, installées
dans la zone CEDEAO, aux financements à moyen et long
termes par le partage, avec les établissements de
crédits, des risques liés à ces opérations.
Toutes les entreprises relevant du secteur privé et
exerçant entre autres dans le tourisme, les
télécommunications, l’agro-alimentaire, la pêche, les
mines peuvent recourir aux services du Gari. Le Fonds
pour sa part peut intervenir dans les opérations de
création, de modernisation ou de privatisation
d’entreprises et dans celle de transfert de
propriétés.
Pour être éligibles au Fonds, les financements
garantis(ou les projets soumis au Fonds par une
banque) doivent atteindre un montant minimal égal à
50 millions de F CFA contre une quotité (l’apport du
Gari) maximale fixée à 50% du financement consenti.
Comme dans toute transaction financière, des
garanties sont exigées aux clients du Fonds avant
tout engagement de ce dernier.
Marc D.
kouakani-assi |
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Fin des enquêtes préliminaires sur le crash de Lungi :
Les thèses d’accident se confirment
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De sources bien informées, les résultats des enquêtes
préliminaires sur le crash d’hélicoptère de Lungi
ont été remis aux autorités togolaises. « Un premier
rapport nous a été remis après les travaux des
experts togolais et sierra léonais », a confirmé un
officiel togolais. Selon les conclusions de ce
rapport, le crash serait d’origine technique.
« L’appareil a dûs avoir une défaillance technique »,
précise la source précitée. |
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Après cette étape préliminaire, une seconde enquête,
cette fois-ci internationale, sera ouverte avant la
publication des conclusions définitives. On annonce à
cet effet la mise sur pied d’une équipe composée
d’experts des pays d’origine des victimes à savoir :
le Togo, le Sénégal, le Gabon, la France de même que
la Sierra Léone (où a lieu l’accident).
Les
mêmes sources indiquent que les experts togolais ont
pu auditionner le 3e pilote
qui s’est éjecté de l’appareil avant le crash. Ces
révélations contrastent avec les thèses d’un
attentat. Dimanche dernier, le porte-parole du
collectif des parents des victimes de ce crash, Me
Kokou Dodji Apévon, a réclamé la mise sur pied d’une
Commission d’enquête pour situer les
responsabilités. Il a dénoncé les services de secours
et de sécurité de l’aéroport de Lungi. Selon des
témoignages, les victimes n’ont pas été secourus ;
l’aéroport de Lungi ne disposant ni de sapeurs-
pompiers ni d’extincteurs pour maîtriser l’incendie
qui s’est déclenché après le crash.
Pour rappel, le 3 juin dernier, après le match Sierra
Léone-Togo comptant pour la 4e journée
des éliminatoires de la CAN Ghana 2008, un
hélicoptère de la Compagnie Paramount
Airlines
qui transportait une partie de la délégation
togolaise vers l’aéroport de Lungi s’y est écrasé,
causant la mort de 21 personnes dont 13 Togolais
parmi lesquels, le ministre de la Jeunesse et des
Sports, Richard Kokou Attipoé.
Noël
y. A. Glissou
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