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N°263: du
29 juin 2007]
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Match Bénin - Togo du 17 juin dernier : Les origines
profondes de la «barbarie» béninoise |
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Pour certains responsables de
la Fédération Togolaise
de Football (FTF) dont le Manager Général de
l’administration, Zepp Kouété, des réfugiés togolais
seraient impliqués dans les violences commises à
Cotonou le 17 juin dernier sur la délégation qui a
accompagné les Eperviers du Togo. Plus encore,
d’autres membres du bureau exécutif de
la FTF
vont jusqu’à voir derrière ses évènements de Cotonou,
un coup monté depuis la capitale togolaise par des
esprits malveillants. Mais, ces versions des faits
soutenues par une frange de la délégation togolaise
prêtent à confusion et butent sur une autre version,
celle soutenue par la grande majorité des supporters
et journalistes qui ont fait le déplacement du Bénin.
Pour ces derniers, ce que les médias ont qualifié de
« barbarie de Cotonou » ne saurait être attribuée à
des Togolais réfugiés au Bénin. |
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En effet, analysant de près la situation qui a
prévalu avant, pendant et après la rencontre, on
arrive à la conclusion selon laquelle, la délégation
togolaise a été victime de plusieurs évènements qui
ont, par le passé, jalonné la vie sportive des deux
pays. Revenant sur ces évènements, les journalistes
ont pointé du doigt les incidents mineurs de la
première journée des éliminatoires au mois de
septembre 2006. Il s’agit des altercations entre le
président de
la FTF,
Tata Avléssi et son homologue du Bénin, Anjorin
Moucharaf, le 10 mars à l’ouverture de
la CAN
des moins de 17, joué à Lomé au Togo.
Selon les explications des uns et des autres, les
supporters Togolais tout comme le reste de la
délégation ont été « vendus » au public par
certains confrères béninois qui ont mal digéré le
différend qui a opposé au match aller à Kégué un
journaliste béninois et un gendarme, mais aussi par
le refus d’accès au stade à deux autres journalistes
qui ont été jugés ne détenant pas une accréditation
en bonne et due forme. La coupe des Togolais a été
rendue pleine par une prétendue agression de
Moucharaf par le «fils de Masséda». Combinant
ces deux évènements, les enquêtes d’un confrère
béninois résidant au Togo et d’un Togolais résidant
au Bénin révèlent que les analyses des médias
béninois à l’approche de cette rencontre et les
déclarations du président béninois de voir sa
sélection remporter vaille que vaille le match ont
surchauffé les esprits. Mais la question est de
savoir si toute cette violence valait encore la peine
à l’issue d’une rencontre gagnée.
En se référant à l’histoire, certains Togolais
veulent croire que ces actes de vandalisme et
d’animosité orchestrés par les voisins de l’Est sont
plutôt une récidive qui doit être solutionnée à
temps. Ils appellent à témoins les premiers actes
commis par les Béninois sur une délégation togolaise
de football. Selon des notes du doyen des
journalistes sportifs, Mensah Gnamé, en 1974, dans le
cadre d’un match de la coupe d’Afrique des vainqueurs
de coupe, une délégation de ASFOSA de Lomé a subi
presque les mêmes préjudices de la part des
supporters béninois surexcités à Porto Novo. Dans
cette même logique, d’autres sources ont fait
constater que l’organisation d’un match amical entre
les deux sélections n’est pas la solution viable.
Certains vont loin jusqu’à sommer le président de
la République Togolaise,
Faure Gnassingbé, de taper du point sur la table
comme ce fut le cas avec son défunt père dans le
temps. Pour l’instant, la question reste posée :
Est-ce que le fils Gnassingbé va finalement se
décider à exiger des excuses publiques du peuple
Béninois comme le souhaite la grande majorité des
Togolais, ou va – t – enfin appeler ses administrés à
se rassembler autour de lui pour solutionner les
multiples problèmes qui minent le football national?
Gabin
Koissidjin |
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N°262: du
27 juin 2007] |
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Fin des enquêtes préliminaires sur le crash de Lungi :
Les thèses d’accident se confirment
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De sources bien informées, les résultats des enquêtes
préliminaires sur le crash d’hélicoptère de Lungi
ont été remis aux autorités togolaises. « Un premier
rapport nous a été remis après les travaux des
experts togolais et sierra léonais », a confirmé un
officiel togolais. Selon les conclusions de ce
rapport, le crash serait d’origine technique.
« L’appareil a dûs avoir une défaillance technique »,
précise la source précitée. |
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Après cette étape préliminaire, une seconde enquête,
cette fois-ci internationale, sera ouverte avant la
publication des conclusions définitives. On annonce à
cet effet la mise sur pied d’une équipe composée
d’experts des pays d’origine des victimes à savoir :
le Togo, le Sénégal, le Gabon, la France de même que
la Sierra Léone (où a lieu l’accident).
Les
mêmes sources indiquent que les experts togolais ont
pu auditionner le 3e pilote
qui s’est éjecté de l’appareil avant le crash. Ces
révélations contrastent avec les thèses d’un
attentat. Dimanche dernier, le porte-parole du
collectif des parents des victimes de ce crash, Me
Kokou Dodji Apévon, a réclamé la mise sur pied d’une
Commission d’enquête pour situer les
responsabilités. Il a dénoncé les services de secours
et de sécurité de l’aéroport de Lungi. Selon des
témoignages, les victimes n’ont pas été secourus ;
l’aéroport de Lungi ne disposant ni de sapeurs-
pompiers ni d’extincteurs pour maîtriser l’incendie
qui s’est déclenché après le crash.
Pour rappel, le 3 juin dernier, après le match Sierra
Léone-Togo comptant pour la 4e journée
des éliminatoires de la CAN Ghana 2008, un
hélicoptère de la Compagnie Paramount
Airlines
qui transportait une partie de la délégation
togolaise vers l’aéroport de Lungi s’y est écrasé,
causant la mort de 21 personnes dont 13 Togolais
parmi lesquels, le ministre de la Jeunesse et des
Sports, Richard Kokou Attipoé.
Noël
y. A. Glissou
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