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[ No 119: 28 juin 2006]
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Ratification du code bénino-togolais
de l’électricité
Vers la fin des cafouillages dans la
gestion de l’électricité ? |
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Elaboré et signé depuis le 23 décembre 2003,
l’accord international portant code bénino-togolais
de l’électricité vient d’être approuvé par
l’assemblée nationale togolaise, réunie en session
ordinaire le lundi 26 juin dernier.
Ce
code précise les cadres législatif, réglementaire et
technique qui doivent désormais régir le secteur de
l’énergie électrique dans les deux pays. Tout en
encourageant l’élaboration de dispositions
nationales en la matière, le texte interétatique
intègre de nouveaux concepts comme ceux de « producteurs
indépendants, de transporteurs délégués et d’abus
de position ». L’adoption de ce nouveau code
répond au souci des autorités des deux pays de
mettre un terme aux cafouillages qui règnent dans le
secteur de l’énergie électrique, en proie depuis
quelques années déjà à des perturbations entraînant
des coupures régulières. D’ores et déjà, on indique
que cette nouvelle loi, qui a d’ailleurs fait
l’objet de discussion entre Faure Gnassingbé et Yayi
Boni, lors de la récente visite de ce dernier au
Togo en début de ce mois, permettra de mettre de
l’ordre dans la gestion de l’énergie électrique dans
les deux pays.
La
CEB, société inter étatique, chargée de la gestion
et de la distribution de l énergie électrique pour
le compte des deux pays, a fait l’objet ces deniers
temps de vives critiques de la part de la presse
togolaise, qui en a dénoncé ouvertement la gestion
calamiteuse.
Marc D. KOUAKANI-ASSI |
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Prise en charge des orphelins du sida
:
Un
document de politique nationale en étude |
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Le
nombre d’orphelins et d’enfants rendus vulnérables
par le VIH-Sida ne cesse de s’accroître dans le
monde et particulièrement au Togo.
Selon les chiffres de l’ONUSIDA, à ce jour, plus de
15 millions de personnes de moins de 18 ans ont
perdu soit un parent, soit les deux par suite du VIH/Sida.
Pour venir en aide à ces malheureux, le secrétariat
permanent du Conseil National de Lutte contre le
Sida et les Infections Sexuellement Transmissibles (CNLS-IST)
a organisé hier à l’Ecole professionnelle de Lomé (Brother
Home), un atelier de validation du document relatif
à l’étude diagnostique pour la mise en place d’une
politique nationale de prise en charge des orphelins
et enfants rendus vulnérables par le VIH-Sida. Cette
politique vise à mettre en place et à renforcer
les capacités gouvernementales, familiales et
communautaires et à créer un « environnement
favorable pour les orphelins, les filles et les
garçons infectés et touchés par la maladie ». Le
document cherche à « assurer la prise en charge
psychologique de ces enfants et leur inscription à
l’école » et à leur « donner un accès sur un
pied d’égalité avec les autres enfants, aux services
sanitaires et sociaux ».
Le
coordonnateur national du CNLS-IST, Abi Tchao Tagba,
a rappelé les conséquences tragiques et
dévastatrices du VIH/Sida sur le bien-être des
enfants dans le monde. « …Des millions d’entre
eux ont leur vie radicalement changée par la maladie
et le décès de leurs parents ou tuteurs »,
a-t-il lancé.
Il
a placé cet atelier dans le cadre de l’attention
particulière que les différents acteurs accordent à
cette catégorie de personnes « non du fait de
leur fragilité ou de leur vulnérabilité mais parce
qu’ils portent en eux l’essence même du devenir de
l’être ». Par conséquent, Abi Tchao Tagba a
exhorté les participants a adopter ce document pour,
assure-t-il, « protéger l’enfance togolaise ».
Cet atelier organisé grâce à l’appui financier de
Plan Togo rentre dans le cadre de la « déclaration
d’engagement sur le VIH/Sida », adoptée en juin
2001 par 189 Etats lors d’une session extraordinaire
des Nations Unies.
Edem K. ASSIGNON |
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Les péages, une autre corvée ? |
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La
décision du dernier conseil des ministres de rendre
opérationnels à partir du 1er
juillet 2006, quatre postes de péage (Vodougbé,
Davié, Sotouboua et Sanguéra) laisse perplexes
nombreux observateurs économiques togolais qui se
posent certaines questions. Que sont en fait les
péages et quel est leur historique ?
Dans l’histoire de péage en Europe et dans les pays
occidentaux, les fonds engendrés par les postes de
péages servent à construire les autoroutes ou à les
entretenir. Ce moyen d’aide apporté à l’Etat repose
sur un principe d’équité, seul l’utilisateur paie le
prix du péage en fonction de la distance parcourue
et du type du véhicule utilisé (camion, voiture
particulière). Le péage, permet à l’Etat et aux
collectivités locales de pouvoir faire face au
développement économique indispensable du pays. Les
coûts élevés de construction en zones urbaines et
périurbaines et la difficulté de financer de grands
travaux projets pourtant indispensables, par des
impôts supplémentaires, impliquent la solution
autoroutière à péage.
Conséquence des péages sur nos routes
La
première conséquence de cette augmentation serait
sans doute perçue en premier lieu par les clients
des véhicules de transports. En payant par exemple
300 à l’aller sur la route Lomé/ Anèho, le taximan
qui fait 5 à 8 tours se verra obligé de débourser
près de 4 800 FCFA à l’aller/retour. Il est à
craindre que les prix de transport urbains ne
flambent une nouvelle fois. Le principe du choix
n’existe pas dans l’application autoritaire
d’imposer le péage à tous nos concitoyens sur des
routes non bitumées et déformées. Le cas de la
route d’Anèho avec un pan complètement inexistant
est une bonne illustration. « Nous ne pourrons
pas payer encore ces péages. Nos routes ne sont pas
assez larges, on y fait chaque fois des accidents.
Les policiers continuent de faire des sorties et
nous payons chaque fois 3000 FCFA » confiait un
chauffeur qui fait le trajet Lomé/ Kpalimé.
Les chauffeurs de bus, surtout ceux qui font une
longue distance continuent de subir sur leur trajet
des sorties intempestives des douaniers.
« Un bus de 15 places paie à la fin du trimestre
près de 20.250 FCFA, en un an, cela fait plus de
80.000 FCFA. Mais en plus chaque chauffeur paye 3000
FCFA. Si on nous supprime les impôts, les sorties et
les fouilles des policiers sur nos routes, oui nous
payerons les péages. Mais si tout cela devra rester
en place, alors nous prendrons nos dispositions.
Nous ne voulons pas que l’on nous dise encore que
c’est nous, les chauffeurs qui sommes responsables
de grèves dans le pays »
affirmait un délègue rencontré sur la station de
Kodomé.
Des coûts un peu trop élevés sur des routes
mauvaises
Le
coût des passages des péages au Togo est un peu plus
élevé que dans la sous-région. Au Bénin par exemple,
le coût de passage du pont/péage serait de 350 FCFA
pour les véhicules légers et de 1000 FCFA pour les
plus lourds. En plus, confiait un automobiliste qui
fait le trajet Lomé/ Cotonou, les routes au Bénin
sont très larges et très bien éclairées. Alors
qu’ici nos routes font juste 5 à 6 mètres. « On
dit que les péages c’est pour le FER (Fonds
d’Entretien Routier), or nous payons déjà ces fonds
sur le prix de l’essence (15/litre). Alors je me
demande si ces frais n’existeront plus ou alors on
va continuer par percevoir ces deux taxes ? »
s’interroge un autre délégué.
Ces postes de péage ont été construits, il y a près
de deux ans mais n’ont pas été opérationnels suite à
un embargo de la banque mondiale.
Antoine
Tevi-benissan |
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Financement des PME / PMI togolaises
:
Une initiative à concrétiser |
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Dans le cadre de la promotion et du financement des
PME/PMI, le gouvernement réuni en conseil des
ministres le vendredi 23 juin dernier, a pris un
décret portant « création, organisation et
fonctionnement d’une agence nationale de promotion
et de garantie de financement des PME/PMI ». |
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Aux termes de ce décret, stipule le communiqué du
conseil des ministres, « cette agence sera non
seulement un cadre privilégié de contribution de
l’Etat, des partenaires au développement du secteur
privé, à la promotion des petits et moyens
opérateurs économiques, mais aussi et surtout, une
structure autonome de garantie de financement,
d’encadrement et de promotion des PME/PMI ».
Cette structure, précise le communiqué, « va
essentiellement contribuer aux investissements
productifs tout en apportant aux opérateurs
économiques une assistance et des conseils en
matière de gestion. »
D’ores et déjà, en attendant que cette agence, pour
laquelle le gouvernement a prévu un budget de 700
millions de FCFA au titre de la loi des finances
2006, ne devienne une réalité, les jeunes promoteurs
et porteurs de petites et moyennes structures
togolaises se frottent les mains.
En
effet malgré l’existence d’un panel d’institutions
financières et d’établissements de micro crédit, les
promoteurs des PME/PMI togolaises ont d’énormes
difficultés pour bénéficier de concours financiers,
si ceux-ci ne leur sont pas inaccessibles. Un fait
lié aux innombrables conditions à remplir qui
paraissent trop exigeantes pour des structures qui
disposent seulement d’une petite surface financière.
Marc d.
kouakani-assi |
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Mauvaises conditions de travail
:
Sit-in
aujourd’hui des agents des mairies de Lomé |
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Les employés de toutes les mairies de la commune de
Lomé organisent aujourd’hui un sit-in devant la
mairie centrale pour exiger leur reclassement et la
perception de cinq ans d’allocations familiales. Ce
mouvement, manifestation de la colère de ces
travailleurs intervient après des années de « conditions
de travail dérisoires », selon les délégués des
employés.
En
effet, les anciens travailleurs s’estiment lésés au
profit des nouveaux qui, pour les délégués, sont
engagés sur la base du clientélisme et du népotisme,
propre à l’administration togolaise depuis des
décennies. En plus, la décision du gouvernement en
début d’année 2006, de reclassement et de déblocage
des avancements au sein de la fonction publique,
semble restée lettre morte chez les autorités
municipales. En témoignent les nombreuses « démarches
infructueuses » que ces employés auraient
entreprises auprès de leurs supérieurs hiérarchiques
qui, demanderaient « une lettre signée du
ministre avant tout reclassement ». Pis encore,
les nouveaux engagés auraient des statuts plus
avantageux que les anciens qui disent n’avoir
d’autre choix que la « rue pour réclamer ce qui
est avant tout leur droit ».
Edem
K. Assignon |
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