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Crash d’hélicoptère après le match Sierra Leone
–Togo Les spécialistes évoquent trois hypothèses. |
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Beaucoup de Togolais continuent de s’interroger sur
les causes qui ont entraîné le crash d’hélicoptère
dimanche dernier à Freetown, dans lequel, 13 de leurs
compatriotes ont perdu la vie. En attendant qu’une
véritable
enquête
soit diligentée, le gouvernement donne une première
version des faits alors que certains témoins et
spécialistes essaient d’expliquer le drame. |
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Les
explications du gouvernement
Selon un rapport présenté par le Ministre d’Etat,
Charles Kondi Agba, chef de la délégation qui s’est
rendue lundi dernier à Freetown en Sierra Léon,
l’hélicoptère « a eu deux explosions avant de
s’abîmer sur le tarmac de l’aéroport ». La
première explosion serait intervenue à 10 m du sol et
la seconde a eu lieu à 5 m.
Cette version a été établie grâce aux divers
témoignages recueillis sur place. C’est à ce moment
que le réservoir de l’appareil se serait explosé.
Selon les explications fournies par le ministre Agba
citant les témoins, l’hélicoptère se serait stabilisé
à 5 m de l’impact (la piste d’atterrissage) avant sa
désintégration totale sur le sol comme une pierre.
Le ministre de la Communication et de la Formation
Civique pour sa part, a déclaré que « les
hélicoptères qui assurent la liaison entre l’aéroport
de Lungi et la ville de Freetown sont de vieux
appareils russes loués par une société dénommée
Paramount Airlines ».
Les thèses des spécialistes
Selon les spécialistes en aviation, il existe
fondamentalement, trois niveaux d’accident d’avion
dans le monde. Il s’agit entre autres d’accident lié
aux erreurs humaines (70 à 75%), des accidents dus
aux pannes techniques (20 à 25%) et les autres cas
qui, eux, représentent (0,1 à 10 %).
Dans le cas spécifique du crash de Freetown, on
privilégie la première piste, c’est-à-dire la piste
technique.
« D’après ce que nous avons vu et les témoignages
que nous avons écouté, il est fort probable que
l’hélicoptère qui a crashé ait eu un problème
technique très important », a déclaré un agent de
l’aviation civile togolais. « Tout a tramé, les
corps sont carbonisés ; c’était des images
insoutenables », a-t-il ajouté.
Selon cette même source, la délégation ministérielle
togolaise qui s’est rendue lundi dernier (composée
des ministres, Charles Kondi Agba, Kokouvi Dogbé, Me
Gahoun Hegbor, Agnelé Christine Mensah et d’un
médecin légiste) n’a pu écouter la bande
d’enregistrement (les conversations entre les pilotes
avant le crash). « Nous avons demandé à avoir cet
élément et à l’écouter. Mais les autorités sierra
léonaises ont dit qu’il est mis sous protection »,
rapportent des membres du comité de crise.
Selon une autre source, le gouvernement togolais
s’apprête à envoyer une équipe de spécialistes pour
assister les autorités de la Sierra Léone en vue de
suivre ensemble l’évolution de l’« enquête sur les
vraies causes de ce crash qui a emporté nos
compatriotes ».
Et la
piste d’attentat ?
Pour le directeur de la Paramount Airlines, Denis
Ivanov, dont la compagnie est inscrite sur la liste
noire européenne lui interdisant tout vol dans
l’Union européenne, « il est peu probable que
l’accident ait une origine technique ». Pourtant
sa compagnie est inscrite sur la liste noire
européenne. Tout vol en direction de l’Europe lui est
interdit. Mais l’hypothèse d’une défaillance
technique étant pour l’heure écartée par Ivanov, des
supputations sur un probable attentat « se font de
plus bel ». Sur ce point, les autorités
togolaises se refusent tous commentaires. Est-il
possible que quelqu’un puisse perpétrer un attentat
sur l’hélicoptère en question ? Et pour quelles
raisons ?
Des questions qui restent pour l’instant sans
réponses. Toujours est-il que la Sierra Léon est un
pays qui sort difficilement d’une guerre civile. Les
autorités Sierra Léonaises ont ouvert une enquête
pour déterminer les causes réelles et les
circonstances du drame. Pour donner une certaine
crédibilité au processus, elles ont demandé le
soutien de la Communauté internationale. Le ministre
des Transports, Prince Harding et le Directeur de
l’Avion Civile ont été suspendus de leur fonction
durant le temps de l’enquête.
L’appareil de fabrication russe, un Mi-8 s’est
écrasé, après avoir franchi le bras de mer qui
séparait la capitale Freetown de l’aéroport
international de Lungi.
Arrivé au poste depuis septembre 2006, le ministre de
la Jeunesse et des Sports du Togo, Richard Attipoé,
laisse derrière lui l’image d’un grand combattant
pour le raffermissement des relations entre les
acteurs sportifs et les différentes fédérations du
pays.
Gabin KOISSIDJIN et Noël Y. A.
GLISSOU
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Gifle et arrestation de Martial Akakpo
:
La partie adverse récuse la version de l’avocat |
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Le bras de fer juridico-médiatique
qui oppose Me Akakpo Martial à Remy Moevi se
poursuit. Suite au point de presse de l’avocat, la
partie adverse est montée au créneau pour dénoncer
les arguments de Me Akakpo et faire valoir les siens.
Aussi est-elle revenue sur les faits et rejette toute
idée de manipulation. |
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Dans sa déposition, confie un proche de Moevi,
celui-ci a déclaré aux officiers de police judiciaire
qu’il s’était rendu le 02 avril 2007, dernier au
cabinet de Me Martial Akakpo en compagnie de Olivier
Sokpoh, un homme d’affaire. L’objet de ce déplacement
était de régler, à l’amiable, un contentieux né de la
vente de voitures au Burkina Faso. En fait, les
véhicules vendus appartenaient à M. Sokpo qui, après
plusieurs tentatives et rendez-vous manqués avait
sollicité la médiation de Remy Moévi. Dans un
premier temps, explique la partie adverse, l’avocat
aurait présenté à ses interlocuteurs (Sokpo et Moevi)
« des comptes erronés » qu’il aurait lui-même
reconnu par la suite.
Ensuite, lors des discussions, il aurait souhaité la
présence d’un tiers impliqué lui aussi, dans
l’affaire et le report des discussions. Ce qui fut
accepté. Curieusement, révèlent les proches de Moevi,
à quelques heures de la rencontre du 03 avril,
l’avocat, par des subterfuges aurait tenté d’annuler
la réunion. Il a fini par se rétracter devant le
refus de Moevi.
Ce dernier, au cours de la réunion, s’inspirant des
mentions de probité morale et autres principes
cardinaux de la profession d’avocat affichés dans les
locaux du cabinet, a fait remarquer au maître des
lieux, que son comportement ne reflétait guère ces
valeurs. « Je ne reconnais aucun de ses principes
dans ton comportement » aurait-il dit à l’avocat
avant d’ajouter : « ton comportement ressemble à
celui d’un escroc ». Blessé dans son amour propre
par ces propos, Akakpo Martial s’en est pris à Moevi.
S’ensuivront de violents échanges et l’acte
regrettable. L’avocat porte la main sur son
interlocuteur. Il lui a donné une gifle qui brisa ses
verres (lunettes) et le blessa à la figure. Suite à
une intervention chirurgicale, un certificat médical
initial (CMI) d’invalidité temporaire de travail
(ITT) a été établi.
Selon les proches de la victime, le délai de l’ITT a
été estimé à 10 jours. Ils récusent par la même
occasion toute idée de manipulation et confient que
leur protégé s’est porté partie civile et attend que
la justice fasse son travail. Par ailleurs, ils se
refusent à commenter le récent court séjour de
l’avocat à la prison civile de Lomé.
Si au fond, certains condamnent l’acte posé par le
juriste, d’autres par contre, proches de lui,
estiment que son incarcération est arbitraire et y
voient derrière, une manipulation politique. Du
dilatoire, affirment certains. Pour l’heure, la
justice a été saisie et poursuit son enquête. Les
parties par contre se livrent à une guerre des médias
pour tirer chacune le drap de son côté.
Marc
D. KOUAKANI-ASSI |
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Examens de fin d’année Les corrections du BEPC ont
repris |
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Au centre de correction du CEG Tokoin-Centre,
l’atmosphère est devenue, depuis hier, détendue.
Après les correcteurs du Baccalauréat première partie
(BAC 1) qui ont suspendu leur mot d’ordre de grève,
c’est le tour de ceux du Brevet d’Etude du Premier
Cycle (BEPC) de revenir sur leur décision. En grève
depuis la semaine dernière, ils ont décidé, malgré la
non-satisfaction de leurs revendications, de
reprendre les séances de correction.
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Les enseignants ont suspendu leur mouvement sur la
base d’une promesse que leur a faite le Premier
Ministre, Yawovi Agboyibo lors de l’entretien qu’il a
eu avec leurs. Au cours de cette rencontre, le chef
du gouvernement les aurait rassuré de son entière
disponibilité dans la résolution de la crise.
Selon les grévistes, les discussions avec les
responsables du ministère des Enseignements Primaire
et Secondaire n’ont pas donné un résultat probant.
Tout comme leurs collègues du BAC 1, le ministre leur
aurait donné les mêmes arguments : « Le budget
2007 est déjà voté et le financement des examens a
adopté sur la base des anciens traitements. Leurs
revendications ne peuvent donc pas être satisfaites ».
A défaut de trouver une satisfaction totale à leurs
doléances, les enseignants chargés des corrections
des épreuves des deux examens (BEPC et BAC 1) peuvent
en revanche se contenter de la disponibilité
immédiate des primes ; contrairement à la pratique
antérieure qui consistait à les payer un (1) an plus
tard.
Par ailleurs, la crise au sein du ministère des
Enseignements Primaire et Secondaire avait suscité
des inquiétudes auprès des candidats qui craignent
que les examinateurs bâclent les corrections. En
effet, certains correcteurs avaient menacé de « déverser
leur colère » sur les copies. A ce propos, un
leader du SYNEDD-TOGO (Syndicat National des
Enseignants du Deuxième Degré) se veut rassurant. Ce
dernier demande aux parents et aux élèves d’avoir
l’esprit tranquille dans la mesure où, estime –t-il,
la réclamation des enseignants n’aura aucun impact
sur la suite de l’examen. «Les enseignant sont
conscients. Ils ne peuvent pas bafouer l’avenir des
enfants pour la simple raison qu’ils ne sont pas
satisfaits ou qu’ils déplorent leurs conditions de
travail », a-t-il déclaré.
Ce syndicaliste s’est, par la même occasion, insurgé
contre la position du conseil des ministres qui avait
qualifié leur mouvement de « cynique et de
chantage » en méconnaissance du sacrifice que
consentent les enseignants. « Il n’y a pas plus
patriote que les enseignants », a-t-il précisé.
De l’avis des grévistes, le gouvernement ne peut pas
prétendre avoir beaucoup fait pour leur corporation
car il contribue au contraire, à la destruction de ce
corps de « métier ». Ceux-ci tiennent pour
preuve la création du corps des enseignants
auxiliaires. Ces derniers (le SYNEDD-TOGO surtout)
trouvent qu’il ne doit pas, pour un même secteur,
avoir des disparités dans le traitement (les
auxiliaires subissent un abattement de 10 % sur leur
salaire) et protestent contre le fait que des
enseignants soient recrutés et envoyés sur le terrain
sans aucune formation. De plus, le manque de stage et
de recyclage sont identifiés par les enseignants
comme des situations qui les encouragent guère.
Avec la succession des revendications au ministère
des Enseignements Primaires et Secondaire, l’on se
demande si les examinateurs du CEPD (Certificat
d’Enseignement Premier Cycle) ne vont pas également
profiter de la vague de réclamations pour introduire
leurs doléances et lutter pour de meilleurs
conditions de travail.
Grégoire
Awesso |
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