AgoraPress

 

Tribune

 

Politique

 

Culture

 

Société

 

Sites

 
 
Golfe Info

5 juin 2007

[ 252: du 4 juin 2007]  
Crash d’avion après le match Sierra Leone – Togo : 21 morts dont le ministre Attipoé...

La délégation des officiels togolais ayant accompagné la sélection nationale des Eperviers du Togo à Freetown pour la rencontre de la quatrième journée des éliminatoires de la CAN 2008 a été victime hier en début de soirée d’un crash d’hélicoptère sur l’aéroport de Lungi. D’après les premières informations confirmées par un responsable de la FTF (Fédération togolaise de football) qui n’a pas fait le déplacement et les autorités de l’aéroport de Lungi, cet accident, survenu juste après la rencontre entre les joueurs togolais et leurs homologues de la Sierra Leone, a enregistré un bilan de 20 morts dont le ministre de la Jeunesse et des Sports du Togo, Richard Attipoé, le Conseiller de la FTF, Théodore Amégnran et le patron de l’agence « Freddy Voyages », Frédéric Aladji. Outre la mort de ces trois personnalités, on aurait également dénombré 16 autres victimes dans la délégation des officiels togolais à Freetown.

Il s’agirait en grande majorité des personnes issues de l’administration de la FTF. Contrairement à cette source, l’AFP (Agence France Presse) parle plutôt de la mort des supporters de la sélection togolaise alors que l’agence de presse britannique Reuters évoque la mort des membres de l’équipe elle-même.

En attendant plus de précisions sur les identités des autres victimes de la délégation togolaise ainsi que les causes et les circonstances de ce drame, il faut noter que seul un des 2 membres de l’équipage a survécu à cet accident aérien. L’hélicoptère appartenait au « Paramount Airlines » et assurait la liaison Freetown – Lungi Airport où la délégation des officiels togolais devait rejoindre les joueurs.

Après la mort de Salou Tadjou le 02 avril dernier, ce crash vient infliger au monde sportif togolais un nouveau deuil.

Grand acteur de la médiation dans la crise entre les Eperviers exclus puis réintégrés et la FTF, la dernière image forte que laissera le ministre Attipoé au public sportif togolais restera celle du point de presse animé vendredi dernier dans la grande salle du ministère de la Jeunesse et des Sports pour expliquer les raisons de la non-participation d’Adébayor et ses acolytes au match de Freetown. Il était entouré à cette occasion du coordinateur de la FTF, Winny Dogbatsè, du capitaine des Eperviers, Shéyi Adébayor et 5 de ses coéquipiers, Kader Coubadja, Daré Nibombé, Tchangaï Massamaesso, Kaka Aziawonou et Olufadé Adékanmi.

Gabin KOISSIDJIN

 
Nouvelle Cour Constitutionnelle : Faure désigne un membre de l’UFC

10 jours après les députés de l’Assemblée Nationale, Faure Gnassingbé a, à son tour, procédé ce vendredi 1er mai, à la désignation des trois membres restants de la « nouvelle » Cour constitutionnelle.

Togbui Gassou Adoboli de l’UNCTT (Union Nationale des Chefs Traditionnels du Togo), Mlle Ablavi Hohouéto, coordinatrice du Programme national de modernisation de la justice (PNMJ) et Me Bébi Olympio, avocat au barreau de Lomé, sont les personnalités qui ont été retenues.

Avec ces désignations, les togolais viennent de mettre un terme au processus de recomposition de la plus haute instance en matière constitutionnelle. Cette reforme est l’une des recommandations de l’accord politique global du 20 août 2006. A présent, il revient aux neuf personnalités choisies par les députés et le président de la République, de procéder à l’élection en leur sein, d’un bureau.

Selon plusieurs observateurs, contrairement aux députés, qui ont reconduit trois membres de l’ancienne cour, le chef de l’Etat aurait fait des choix sages et de qualité.

Ainsi, en dehors du chef traditionnel de Danyi qui, a priori, n’est pas aux yeux des commentateurs, un éminent juriste, on reconnaît aux deux autres personnalités des qualités professionnelles et une crédibilité.

Mlle Ablavi Hohoueto, est reconnue par certains auxiliaires de justice, au nombre desquels Mes Charles Botokro et  Zeus Ajavon, comme étant une magistrate professionnelle, honnête et globalement intègre. Me Olympio Bébi, est décrit par ses pairs comme étant un « libre penseur » qui « ne mâche pas ses mots » et « ne se laisse pas distraire par les honneurs ». Certaines sources soutiennent d’ailleurs que feu Gnassingbé Eyadema lui aurait proposé, à maintes reprises, des postes ministériels et d’ambassadeurs plénipotentiaires, sans succès.

En dépit des qualités que les uns et les autres reconnaissent aux personnalités (les deux juristes) retenues par Faure Gnassingbé, certains observateurs continuent d’émettre des réserves sur la neutralité de cette nouvelle cour. La présence de certains faucons du régime dans le groupe ne les rassure point.

Pour les tenants de cette position, c’est à des fins politiques que «l’homme du 6 février» a retenu Me Bébi Olympio, membre de l’UFC (Union des Forces de Changement) de Gilchrist Olympio. Certains estiment d’ailleurs qu’au vu des choix antérieurs effectués par l’Assemblée Nationale, il ne serait pas étonnant de voir le premier procureur général du Togo indépendant (Me Olympio), décliner l’offre et obliger Faure Gnassingbé à revoir sa copie. « Il n’acceptera pas d’aller se salir dans cette cour que le RPT a pris soin de remplir avec ses hommes de mains », explique un de ses proches.

Au vu de la probité morale et des qualités professionnelles de Mlle Ablavi Hohouéto, d’aucuns estiment qu’elle aussi ne « mérite » pas de siéger dans une cour dont plus des 2/3 des membres seront aux ordres du parti au pouvoir.

Plus optimistes et moins virulents, d’autres observateurs pensent qu’avec le choix de ces personnalités, Faure Gnassingbé a voulu prendre le contre-pied de « ses députés » qui ne semblent pas avoir compris le bien fondé de l’accord politique global.  

 
Me Bebi Olympio a la cour constitutionnelle : Encore un Olympio pour faire valoir ?

Faure Gnassingbé vient de désigner Me Bébi Olympio comme membre de la prochaine cour constitutionnelle. Cette désignation ne fait pas l’unanimité au sein de la classe politique togolaise. Certains la dénoncent et y voient une tentative de « débauchage » de la part du chef de l’Etat. D’autres l’assimilent aux vielles méthodes du régime, qui à un moment donné, a voulu « s’entourer » de certaines personnalités de l’opposition ou de la famille Olympio pour redorer son blason. Sur ce dernier registre, on cite le cas du président national du RSDD (Rassemblement pour le Soutien à la Démocratie et au Développement), Harry Olympio.

En effet, en 1998, au lendemain de l’élection présidentielle officiellement remportée par le défunt Eyadema, celui-ci, dans le cadre de la formation d’un gouvernement dit de large ouverture, avait nommé le cousin de Gilchrist Olympio, ministre de la Démocratie et des droits de l’Homme.

A l’époque, le regretté Koffi Panou, alors ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, ne « ratait » pas l’occasion de présenter la nomination du membre de la famille Olympio comme un geste d’ouverture de la part de Gnassingbé Eyadema.

Un groupe de jeunes se revendiquant de la famille Olympio (petit-fils de Sylvanus Olympio, 1er président du Togo) était aussi  descendu dans l’arène à l’époque pour dire qu’ils se sont réconciliés avec les Gnassingbé et qu’à partir de leur acte, il n’y avait plus de raison que la crise politique togolaise, qui date de 1963 avec l’assassinat de Sylvanus Olympio, continue.

Pour l’heure, on ignore si c’est après consultation que Me Bébi Olympio a été désigné membre de la nouvelle Cour constitutionnelle. Si ce n’est pas le cas, Faure Gnassingbé peut s’attendre alors à un rejet de son offre par l’intéressé. Le cas Gilchrist Olympio, désigné membre de la commission nationale de réhabilitation de l’histoire du Togo est encore vivace dans les esprits. Sans aucune consultation préalable, le nouveau chef de l’Etat qui se voulait chantre d’un Togo réconcilié, a choisi de désigner, le fils du premier président du Togo, membre de la           commission qui, plus tard proclamera son géniteur « Père de l’indépendance du Togo » et Gnassingbé Eyadèma « Père de la nation togolaise. »

Marc D. KOUAKANI-ASSI

 
Suite à une gifle a Remy Moevi : Me Martial Akakpo a passé 36 heures derrière les barreaux

Me Martial Akakpo, avocat au barreau de Lomé, est depuis la semaine dernière au centre d’une affaire médiatico-juridique qui a débouché vendredi dernier à son arrestation, puis à sa libération hier en fin de matinée. Bien avant cette parenthèse malheureuse, Me Akakpo avait animé vendredi dernier à son cabinet, un point de presse au cours duquel il a livré aux médias sa version des faits.

Me Martial Akakpo

Aux dires de Martial Akakpo, il serait victime dans cette affaire d’une machination politique du fait qu’il s’est déclaré candidat aux prochaines législatives dans la préfecture des Lacs.

Revenant sur les révélations faites par la presse dans le bras de fer qui l’oppose à Rémy Moèvi, il a dit avoir reconnu devant les officiers de police judiciaire les faits (donner une gifle à Rémy Moèvi) et a  présenté par la même occasion ses « excuses à tous ceux que cet acte aurait pu offenser ». Selon lui, c’est par  nervosité qu’il s’est vu obligé de porter la main sur le sieur Rémy Moèvi.

Ce dernier, explique t’il, était le mercredi 04 avril 2007 dans son bureau en tant que médiateur dans une affaire qui l’opposait à un tiers.

Selon Me Akakpo, à la suite d’un quiproquo, Rémy Moèvi l’aurait traité d’« escroc » devant ses employés. Des propos qu’il a jugés désobligeants et suite auxquels il est passé à l’acte de  gifle. Il a ensuite indiqué que consécutivement à un rapport d’enquête rendu par les officiers de police judiciaire, il a été entendu par le procureur de la République, Robert Bakaï. Celui-ci, conformément aux résultats d’une expertise médicale effectuée par un ophtalmologue, qui a estimé l’ITT (durée d’invalidité temporaire de travail) du blessé à 5 jours, aurait conseillé aux parties un règlement à l’amiable du contentieux. Il a été aussi demandé à l’avocat de prendre en charge les frais médicaux du blessé. Ce qu’il dit avoir accepté.

Chose curieuse, indiquent les proches de l’avocat, « le sieur Moevi n’est jamais revenu ». Par contre disent-ils, « nous avons été surpris de constater que 57 jours après la rencontre avec le procureur, celui-ci, sur la base d’un certificat médical estimant la durée d’invalidité à 10 jours, ait ordonné l’arrestation ». Car explique-t-ils, « lors de la première rencontre, le même procureur, sur la base du CMI (certificat médical initial) estimant la durée d’invalidité à cinq jours, avait expliqué au blessé que ce délai ne pouvait pas entraîner une correctionnalisation de l’affaire et qu’il n’est pas, par conséquent question pour lui d’ordonner l’arrestation de l’avocat ».

De sources proches de Moèvi Rémy, on explique que c’est l’intransigeance de l’avocat  au cours des discussions qui a amené sa victime à tenir à son endroit des propos désobligeants. On explique ensuite que le CMI établi par le docteur Koffigué estime à 10 jours la durée d’invalidité de la victime et que c’est sur la base des dispositions du code de procédure pénale que le mandat d’arrêt a été émis. Ceux-ci ont par ailleurs indiqué que les frais des produits pharmaceutiques s’élèveraient à 68.435 FCFA. 

En somme, les proches de Moèvi Rémy récusent l’idée d’une quelconque  manipulation.

Pour l’heure, l’affaire ne semble pas encore clôturée et les proches de l’avocat, convaincus que celui-ci a été « arbitrairement incarcéré », entendent faire d’importantes révélations dans les prochains jours.

 
La société «Le watt» part en fumée : L’incapacité des sapeurs pompiers devient inquiétante

Quelle est la capacité réelle des sapeurs pompiers togolais face aux sinistres ? C’est la question que se posent beaucoup de togolais après l’incendie qui a détruit l’immeuble de la société « Le Watt », ancien SONACOM, sis dans le quartier Assivito, près du grand marché d’Adawlato,  samedi dernier.

D’après les témoignages recueillis sur les lieux du sinistre, le feu s’est déclenché dans le bâtiment aux environs de 11 heures alors qu’il pleuvait encore. Les occupants des maisons voisines affirment avoir joint immédiatement les sapeurs pompiers. Ceux-ci, selon toujours les témoins, ne sont intervenus que « trois heures de temps plus tard ». Face à l’ampleur de l’incendie, ils ont été « incapables de maîtriser le feu ». La vétusté du matériel d’intervention a été une fois de plus évoquée comme la raison principale de cette incapacité. En effet, d’après les informations concoctées sur place, « une fois arrivé devant le bâtiment en feu, le camion des sapeurs pompiers était tombé en panne ». « Dans ce genre de situation,  la seule la bonne volonté des agents ne peut en aucun cas suffire car, ils étaient dépourvu de tout moyen devant leur permettre de faire efficacement face à l’incendie », reconnaît un habitant du quartier.

C’est le service d’intervention de l’aéroport Gnassingbé Eyadèma de Lomé qui était finalement venu à la rescousse des sapeurs pompiers. Pour des témoins, « le feu n’a été maîtrisé que grâce à l’effort conjugué des populations qui se sont mobilisées pour faire face au sinistre et à l’arrivée de l’équipe de l’aéroport ».

Pour l’heure, aucune précision n’a été donnée par rapport à la cause réelle de cet incendie qui a détruit la quasi-totalité des articles de cette société spécialisée dans la vente des produits électriques et de matériaux de construction.

Ce malheureux incident met une fois encore à nue le manque cruel de système de secours d’urgence adéquat au Togo.  D’après des indiscrétions, le corps des sapeurs pompiers ne dispose aujourd’hui que deux véhicules en état de fonctionnement. Or, ces deux engins ne semblent plus adaptés aux besoins de la ville de Lomé en perpétuelle expansion. De plus, le nombre limité des agents de ce département rend difficile la mission complexe qui leur est assignée. « Et pourtant, les autorités déboursent chaque jour des milliards pour l’achat des armes et bien d’autres futilités », déclarent un passant indigné par les pertes énormes occasionnées par cet incendie et l’incapacité des pompiers. « Que se passera-t-il lorsqu’une plus grande catastrophe se produira dans ce pays ? » S’est-il demandé ?

Saturnin S. Noamessi

 
 
 
 
 
 
 
 

 
 
 
Job.com
 

© 2005  www.togoforum.com All rights reserved