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Crash d’avion après le match Sierra Leone – Togo : 21
morts dont le ministre Attipoé... |
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La
délégation des officiels togolais ayant accompagné la
sélection nationale des Eperviers du Togo à Freetown
pour la rencontre de la quatrième journée des
éliminatoires de la CAN 2008 a été victime hier en
début de soirée d’un crash d’hélicoptère sur
l’aéroport de Lungi. D’après les premières
informations confirmées par un responsable de la FTF
(Fédération togolaise de football) qui n’a pas fait
le déplacement et les autorités de l’aéroport de
Lungi, cet accident, survenu juste après la rencontre
entre les joueurs togolais et leurs homologues de la
Sierra Leone, a enregistré un bilan de 20 morts dont
le ministre de la Jeunesse et des Sports du Togo,
Richard Attipoé, le Conseiller de la FTF, Théodore
Amégnran et le patron de l’agence « Freddy Voyages »,
Frédéric Aladji. Outre la mort de ces trois
personnalités, on aurait également dénombré 16 autres
victimes dans la délégation des officiels togolais à
Freetown. |
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Il
s’agirait en grande majorité des personnes issues de
l’administration de la FTF. Contrairement à cette
source, l’AFP (Agence France Presse) parle plutôt de
la mort des supporters de la sélection togolaise
alors que l’agence de presse britannique Reuters
évoque la mort des membres de l’équipe elle-même.
En
attendant plus de précisions sur les identités des
autres victimes de la délégation togolaise ainsi que
les causes et les circonstances de ce drame, il faut
noter que seul un des 2 membres de l’équipage a
survécu à cet accident aérien. L’hélicoptère
appartenait au « Paramount Airlines » et
assurait la liaison Freetown – Lungi Airport où la
délégation des officiels togolais devait rejoindre
les joueurs.
Après la mort de Salou Tadjou le 02 avril dernier, ce
crash vient infliger au monde sportif togolais un
nouveau deuil.
Grand acteur de la médiation dans la crise entre les
Eperviers exclus puis réintégrés et la FTF, la
dernière image forte que laissera le ministre Attipoé
au public sportif togolais restera celle du point de
presse animé vendredi dernier dans la grande salle du
ministère de la Jeunesse et des Sports pour expliquer
les raisons de la non-participation d’Adébayor et ses
acolytes au match de Freetown. Il était entouré à
cette occasion du coordinateur de la FTF, Winny
Dogbatsè, du capitaine des Eperviers, Shéyi Adébayor
et 5 de ses coéquipiers, Kader Coubadja, Daré Nibombé,
Tchangaï Massamaesso, Kaka Aziawonou et Olufadé
Adékanmi.
Gabin
KOISSIDJIN
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Nouvelle Cour Constitutionnelle : Faure désigne un
membre de l’UFC |
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10 jours après les députés de l’Assemblée Nationale,
Faure Gnassingbé a, à son tour, procédé ce vendredi 1er
mai, à la désignation des trois membres restants de
la « nouvelle » Cour constitutionnelle. |
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Togbui Gassou Adoboli de l’UNCTT (Union Nationale des
Chefs Traditionnels du Togo), Mlle Ablavi Hohouéto,
coordinatrice du Programme national de modernisation
de la justice (PNMJ) et Me Bébi Olympio, avocat au
barreau de Lomé, sont les personnalités qui ont été
retenues.
Avec ces désignations, les togolais viennent de
mettre un terme au processus de recomposition de la
plus haute instance en matière constitutionnelle.
Cette reforme est l’une des recommandations de
l’accord politique global du 20 août 2006. A présent,
il revient aux neuf personnalités choisies par les
députés et le président de la République, de procéder
à l’élection en leur sein, d’un bureau.
Selon plusieurs observateurs, contrairement aux
députés, qui ont reconduit trois membres de
l’ancienne cour, le chef de l’Etat aurait fait des
choix sages et de qualité.
Ainsi, en dehors du chef traditionnel de Danyi qui, a
priori, n’est pas aux yeux des commentateurs, un
éminent juriste, on reconnaît aux deux autres
personnalités des qualités professionnelles et une
crédibilité.
Mlle Ablavi Hohoueto, est reconnue par certains
auxiliaires de justice, au nombre desquels Mes
Charles Botokro et Zeus Ajavon, comme étant une
magistrate professionnelle, honnête et globalement
intègre. Me Olympio Bébi, est décrit par ses pairs
comme étant un « libre penseur » qui « ne
mâche pas ses mots » et « ne se laisse pas
distraire par les honneurs ». Certaines sources
soutiennent d’ailleurs que feu Gnassingbé Eyadema lui
aurait proposé, à maintes reprises, des postes
ministériels et d’ambassadeurs plénipotentiaires,
sans succès.
En
dépit des qualités que les uns et les autres
reconnaissent aux personnalités (les deux juristes)
retenues par Faure Gnassingbé, certains observateurs
continuent d’émettre des réserves sur la neutralité
de cette nouvelle cour. La présence de certains
faucons du régime dans le groupe ne les rassure
point.
Pour les tenants de cette position, c’est à des fins
politiques que «l’homme du 6 février» a retenu
Me Bébi Olympio, membre de l’UFC (Union des Forces de
Changement) de Gilchrist Olympio. Certains estiment
d’ailleurs qu’au vu des choix antérieurs effectués
par l’Assemblée Nationale, il ne serait pas étonnant
de voir le premier procureur général du Togo
indépendant (Me Olympio), décliner l’offre et obliger
Faure Gnassingbé à revoir sa copie. « Il
n’acceptera pas d’aller se salir dans cette cour que
le RPT a pris soin de remplir avec ses hommes de
mains », explique un de ses proches.
Au
vu de la probité morale et des qualités
professionnelles de Mlle Ablavi Hohouéto, d’aucuns
estiment qu’elle aussi ne « mérite » pas de
siéger dans une cour dont plus des 2/3 des membres
seront aux ordres du parti au pouvoir.
Plus optimistes et moins virulents, d’autres
observateurs pensent qu’avec le choix de ces
personnalités, Faure Gnassingbé a voulu prendre le
contre-pied de « ses députés » qui ne semblent
pas avoir compris le bien fondé de l’accord politique
global.
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Me Bebi Olympio a la cour constitutionnelle : Encore
un Olympio pour faire valoir ? |
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Faure Gnassingbé vient de désigner Me Bébi Olympio
comme membre de la prochaine cour constitutionnelle.
Cette désignation ne fait pas l’unanimité au sein de
la classe politique togolaise. Certains la dénoncent
et y voient une tentative de « débauchage » de la
part du chef de l’Etat. D’autres l’assimilent aux
vielles méthodes du régime, qui à un moment donné, a
voulu « s’entourer » de certaines personnalités de
l’opposition ou de la famille Olympio pour redorer
son blason. Sur ce dernier registre, on cite le cas
du président national du RSDD (Rassemblement pour le
Soutien à la Démocratie et au Développement), Harry
Olympio. |
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En
effet, en 1998, au lendemain de l’élection
présidentielle officiellement remportée par le défunt
Eyadema, celui-ci, dans le cadre de la formation d’un
gouvernement dit de large ouverture, avait nommé le
cousin de Gilchrist Olympio, ministre de la
Démocratie et des droits de l’Homme.
A
l’époque, le regretté Koffi Panou, alors ministre de
la Communication et porte-parole du gouvernement, ne
« ratait » pas l’occasion de présenter la
nomination du membre de la famille Olympio comme un
geste d’ouverture de la part de Gnassingbé Eyadema.
Un
groupe de jeunes se revendiquant de la famille
Olympio (petit-fils de Sylvanus Olympio, 1er
président du Togo) était aussi descendu dans l’arène
à l’époque pour dire qu’ils se sont réconciliés avec
les Gnassingbé et qu’à partir de leur acte, il n’y
avait plus de raison que la crise politique
togolaise, qui date de 1963 avec l’assassinat de
Sylvanus Olympio, continue.
Pour l’heure, on ignore si c’est après consultation
que Me Bébi Olympio a été désigné membre de la
nouvelle Cour constitutionnelle. Si ce n’est pas le
cas, Faure Gnassingbé peut s’attendre alors à un
rejet de son offre par l’intéressé. Le cas Gilchrist
Olympio, désigné membre de la commission nationale de
réhabilitation de l’histoire du Togo est encore
vivace dans les esprits. Sans aucune consultation
préalable, le nouveau chef de l’Etat qui se voulait
chantre d’un Togo réconcilié, a choisi de désigner,
le fils du premier président du Togo, membre de
la commission qui, plus tard proclamera son
géniteur « Père de l’indépendance du Togo » et
Gnassingbé Eyadèma « Père de la nation togolaise. »
Marc D.
KOUAKANI-ASSI
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Suite à une gifle a Remy Moevi : Me Martial Akakpo a
passé 36 heures derrière les barreaux |
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Me
Martial Akakpo, avocat au barreau de Lomé, est depuis
la semaine dernière au centre d’une affaire
médiatico-juridique qui a débouché vendredi dernier à
son arrestation, puis à sa libération hier en fin de
matinée.
Bien avant cette parenthèse malheureuse, Me Akakpo
avait animé vendredi dernier à son cabinet, un point
de presse au cours duquel il a livré aux médias sa
version des faits. |
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Me Martial Akakpo |
Aux
dires de Martial Akakpo, il serait victime dans cette
affaire d’une machination politique du fait qu’il
s’est déclaré candidat aux prochaines législatives
dans la préfecture des Lacs.
Revenant sur les révélations faites par la presse
dans le bras de fer qui l’oppose à Rémy Moèvi, il a
dit avoir reconnu devant les officiers de police
judiciaire les faits (donner une gifle à Rémy Moèvi)
et a présenté par la même occasion ses « excuses
à tous ceux que cet acte aurait pu offenser ».
Selon lui, c’est par nervosité qu’il s’est vu obligé
de porter la main sur le sieur Rémy Moèvi.
Ce
dernier, explique t’il, était le mercredi 04 avril
2007 dans son bureau en tant que médiateur dans une
affaire qui l’opposait à un tiers.
Selon Me Akakpo, à la suite d’un quiproquo, Rémy
Moèvi l’aurait traité d’« escroc » devant ses
employés. Des propos qu’il a jugés désobligeants et
suite auxquels il est passé à l’acte de gifle. Il a
ensuite indiqué que consécutivement à un rapport
d’enquête rendu par les officiers de police
judiciaire, il a été entendu par le procureur de la
République, Robert Bakaï. Celui-ci, conformément aux
résultats d’une expertise médicale effectuée par un
ophtalmologue, qui a estimé l’ITT (durée d’invalidité
temporaire de travail) du blessé à 5 jours, aurait
conseillé aux parties un règlement à l’amiable du
contentieux. Il a été aussi demandé à l’avocat de
prendre en charge les frais médicaux du blessé. Ce
qu’il dit avoir accepté.
Chose curieuse, indiquent les proches de l’avocat, « le
sieur Moevi n’est jamais revenu ». Par contre
disent-ils, « nous avons été surpris de constater
que 57 jours après la rencontre avec le procureur,
celui-ci, sur la base d’un certificat médical
estimant la durée d’invalidité à 10 jours, ait
ordonné l’arrestation ». Car explique-t-ils, « lors
de la première rencontre, le même procureur, sur la
base du CMI (certificat médical initial) estimant la
durée d’invalidité à cinq jours, avait expliqué au
blessé que ce délai ne pouvait pas entraîner une
correctionnalisation de l’affaire et qu’il n’est pas,
par conséquent question pour lui d’ordonner
l’arrestation de l’avocat ».
De
sources proches de Moèvi Rémy, on explique que c’est
l’intransigeance de l’avocat au cours des
discussions qui a amené sa victime à tenir à son
endroit des propos désobligeants. On explique ensuite
que le CMI établi par le docteur Koffigué estime à 10
jours la durée d’invalidité de la victime et que
c’est sur la base des dispositions du code de
procédure pénale que le mandat d’arrêt a été émis.
Ceux-ci ont par ailleurs indiqué que les frais des
produits pharmaceutiques s’élèveraient à 68.435
FCFA.
En
somme, les proches de Moèvi Rémy récusent l’idée
d’une quelconque manipulation.
Pour l’heure, l’affaire ne semble pas encore clôturée
et les proches de l’avocat, convaincus que celui-ci a
été « arbitrairement incarcéré », entendent
faire d’importantes révélations dans les prochains
jours. |
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La société «Le watt» part en fumée : L’incapacité des
sapeurs pompiers devient inquiétante |
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Quelle est la capacité réelle des sapeurs pompiers
togolais face aux sinistres ? C’est la question que
se posent beaucoup de togolais après l’incendie qui a
détruit l’immeuble de la société « Le Watt », ancien
SONACOM, sis dans le quartier Assivito, près du grand
marché d’Adawlato, samedi dernier. |
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D’après les témoignages recueillis sur les lieux du
sinistre, le feu s’est déclenché dans le bâtiment aux
environs de 11 heures alors qu’il pleuvait encore.
Les occupants des maisons voisines affirment avoir
joint immédiatement les sapeurs pompiers. Ceux-ci,
selon toujours les témoins, ne sont intervenus que « trois
heures de temps plus tard ». Face à l’ampleur de
l’incendie, ils ont été « incapables de maîtriser
le feu ». La vétusté du matériel d’intervention a
été une fois de plus évoquée comme la raison
principale de cette incapacité. En effet, d’après les
informations concoctées sur place, « une fois
arrivé devant le bâtiment en feu, le camion des
sapeurs pompiers était tombé en panne ».
« Dans ce genre de situation, la seule la bonne
volonté des agents ne peut en aucun cas suffire car,
ils étaient dépourvu de tout moyen devant leur
permettre de faire efficacement face à l’incendie »,
reconnaît un habitant du quartier.
C’est le service d’intervention de l’aéroport
Gnassingbé Eyadèma de Lomé qui était finalement venu
à la rescousse des sapeurs pompiers. Pour des
témoins, « le feu n’a été maîtrisé que grâce à
l’effort conjugué des populations qui se sont
mobilisées pour faire face au sinistre et à l’arrivée
de l’équipe de l’aéroport ».
Pour l’heure, aucune précision n’a été donnée par
rapport à la cause réelle de cet incendie qui a
détruit la quasi-totalité des articles de cette
société spécialisée dans la vente des produits
électriques et de matériaux de construction.
Ce
malheureux incident met une fois encore à nue le
manque cruel de système de secours d’urgence adéquat
au Togo. D’après des indiscrétions, le corps des
sapeurs pompiers ne dispose aujourd’hui que deux
véhicules en état de fonctionnement. Or, ces deux
engins ne semblent plus adaptés aux besoins de la
ville de Lomé en perpétuelle expansion. De plus, le
nombre limité des agents de ce département rend
difficile la mission complexe qui leur est assignée.
« Et pourtant, les autorités déboursent chaque
jour des milliards pour l’achat des armes et bien
d’autres futilités », déclarent un passant
indigné par les pertes énormes occasionnées par cet
incendie et l’incapacité des pompiers. « Que se
passera-t-il lorsqu’une plus grande catastrophe se
produira dans ce pays ? » S’est-il demandé ?
Saturnin S.
Noamessi |
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